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L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Forum RP de l'Eglise Aristotelicienne du jeu en ligne RR Forum RP for the Aristotelic Church of the RK online game 
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Iaudas

Inscrit le: 09 Juin 2018 Messages: 2894
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Posté le: Lun Nov 24, 2025 2:37 pm Sujet du message: |
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L'Aveugle vint sur la place, étant resté discret jusque là.
Bonjour ma chère Tokai, vieille arche parmi les grandes arches ! Comment va ? On vous entend depuis la France, vous savez ? Mes vieilles bésicles ne me permettent plus de lorgner grands choses, mais je vous reconnaîtrais même dans l'obscurité. Oui, oui !
Alors, qu'est-ce qui se passe ? Racontez à ce bon vieux Iaudas l'objet de vos déboires. Qu'est-ce donc qui vous tracasse, un jeune bedeau à tirer les oreilles ?
Il s'appuyait sur sa canne, espérant qu'il ne faille tout de même une chaise. |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Mar Nov 25, 2025 10:45 am Sujet du message: |
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Elle leva la tête et vit un vieux visage qu elle reconnut aussitôt. Un sourire parcourut son visage
Le bonjour Monseigneur. Comment allez vous depuis le temps?
En fait j'étais en train de penser au Diocèse de Nîmes qui est vacant et qui doit avoir les caisses pleines. J’espère qu une armée de brigands n'ira pas le prendre!
Je m'étais installée à l'origine ici et j avais commencé à lire ..
Colporteur
..., un canard sorti par chez moi.Puis on m'a apporté celui ...
AAP...là.
Après, je discute avec diverses personnes, on veut que je démissionne de tous mes postes actuels,que je me confesse, on m accuse de tout un cas de forfaitures, rien de neuf donc.. _________________
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Iaudas

Inscrit le: 09 Juin 2018 Messages: 2894
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Posté le: Mer Nov 26, 2025 2:45 pm Sujet du message: |
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Oh, regardez-moi. Je peine à me déplacer maintenant, bientôt je risque de me fossiliser comme une vieille arche. Un jour, on me trouvera bien une place dans un cagibi tout poussiéreux.
Hausse les épaules, impuissant contre le temps.
Nîmes, c'est bien ça. Ils y font de bons croque-monsieur et de la bonne fougasse. Attention, vous allez finir par vous empâter si vous faites des excès !
Bon, bon, bon...vous devriez tourner la page, ma sœur. Laissez ce bon vieux Tymothé à Bourges, il doit se gaver de zizis à l'heure où nous parlons -eh c'est bien une spécialité de Bourges ça ?-
Vous voudriez que je vous reçoive en confession ? Ainsi, on vous donnera la paix et vous pourrez aller jouer à la corrida dans les arènes nîmoises avec les fidèles. Qu'en dites-vous ? Vous connaissez Rome, tout est administratif, on aime bien les overdose de certificat. Un jour, des manifestants débouleront pour se plaindre qu'on tue trop de moutons pour faire de vélins. |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Jeu Nov 27, 2025 12:25 am Sujet du message: |
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Moi aussi je suis une vielle Arche, et pourtant un voyageur du nom de Simbhaadde me parla un jour dans un océan fort lointain d'un poisson semblable à un fossile, le Cœlacanthe, donc bon..dit elle en pouffant.
Puis sa servante lui apporta un parchemin...
Finalement je vais rester dans le Berry , très chère Arche..Le diocèse vacant de Nîmes avec ses coffres pleins ,qui finiront par être brigandés par des tiers ,attendront ...
Vous me parlez de confesse, mais la confesse ne vaut que si la confessée avoue les péchés qu elle dit avoir commis sinon ce n est plus une confession mais un jugement,non? Ensuite il faut que cela soit fait dans un lieu privé car le confessionnal ne regarde que deux personne le confesseur et le confessé.dit elle d un air taquin
Également, pourquoi me parlez vous de SE Tymothé, je n'en ai pas parlé... _________________

Dernière édition par tokai le Ven Nov 28, 2025 4:24 pm; édité 1 fois |
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Iaudas

Inscrit le: 09 Juin 2018 Messages: 2894
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Posté le: Ven Nov 28, 2025 2:34 pm Sujet du message: |
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Je crois bien qu'on a parlé au même voyageur !
L'Aveugle eut un sourire, et se fit plus attentif à la nouvelle.
Vous n'aimez pas les arènes de Nîmes, c'est ça ? Au pire vous demandez au Duc d'en construire une, ce ne doit pas être si compliqué à bâtir. Mais, il est plus noble de vouloir sauver un diocèse du brigandage. Un jour Aristote vous en remerciera dans un songe. Que demander de plus au cours d'une vie.
Nous sommes tous pécheurs, ma bonne sœur. Je suis moi-même le premier. Il est bon de se confesser en tout temps, et ce même si, notre Seigneur connaît la couleur de nos sous-vêtements et la lavandière qui l'a lavée. Dans un lieu privé, c'est tout à fait possible. Si vous préférez, avec joie ! Dites-moi quand. Et pensez à ramener de la bûchette berriochone, à trop parler ouvre l'appétit.
Boh, m'enfin ma sœur ! Comme je vous l'ai dit, on entend parler de votre histoire avec Tymothé dans toute la France. Votre histoire fait choux gras dans la presse. Mes vieilles oreilles sifflent tellement ! Allez, claquez lui un gros bisou et passons à autre chose. |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Ven Nov 28, 2025 4:54 pm Sujet du message: |
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Les Arènes de Nîmes sont très belles, mais j ai recu une missive dans laquelle j ai cru comprendre que ma présence à Bourges était requise, vous m'envoyez navrée. De plus je dois vous avouer un secret...
Elle s'approcha et lui dit à voix basse
Comment y aller alors que je suis sous interdit ,révoquée, vilipendée et en attente de de procès...Le ...
...serpent qui mord sa queue, Ouroboros, vous connaissez? dit elle à voix basse pour ne pas etre entendue par des personnes mal intentionnées
Sinon, que se passe t il entre moi et Tymothe? Il a été choisi par l'AEF pour etre à Bourges,non? Ai je dit quelque chose contre là bas? Il a été poutré par une armée , qu'y ppuis je? Je suis curette et ne peux m'absenter de ma ville à cause des confessions In Gratibus que je me dois d'assurer car chez moi les Vertus In Gratibus sont importantes pour certaines personnes...Il a eu un procès, qu'y puis je? Je n'ai aucun pouvoir temporel dans le Berry comme vous devez le savoir...Il n'habite plus dans le Berry..est-ce ma faute si il ne s'y plait pas dit elle en appuyant chaque syllabe
Moi, j'habite Sancerre et je m y plais beaucoup dit elle en montrant son...
adresse ou elle habitait depuis de nombreuses années
Pour la confesse, indiquez moi un lieu secret juste accessible à vous deux et j irai, mais je vais pas vous rappeler ce qu est la Confession dit elle en pouffant _________________
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Ven Nov 28, 2025 5:08 pm Sujet du message: |
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| Laodin a écrit: | -----Laodin aurait pu décider, en entendant Tokaï demander pour la énième fois ce qu'elle devait confesser, de passer en revue toute la liste en détail... Cependant, cela aurait été lui donner une nouvelle occasion de ne pas écouter, et de rester indéfiniment bloquée dans la même position. Elle avait de plus commencé à détailler sa relation conflictuelle avec Tymothé, et cela ne concernait pas Laodin, qui ne comprenait pas en plus cette histoire de forme bleue. Tout ce qu'il voulait, c'était que la hache de guerre fût enterrée, et qu'elle pût se racheter de tout ce qu'elle avait fait. On n'y parviendrait pas tant qu'elle ne se serait pas réconciliée avec l'auteur de son interdit, or il y avait peut-être un coup à jouer :
------ Écoutez, je pense que le mieux serait que vous puissiez le rencontrer et discuter de tout cela avec lui. Je suis venu ici pour vous exposer les faits qui vous sont reprochés, mais je ne peux pas m'exprimer dans le différend qui vous oppose tous deux. Il m'a signalé être "ouvert au dialogue" entre lui et vous, "avec un intermédiaire de l'AEF". Cela semble être une occasion en or d'aller de l'avant. Qu'en pensez-vous ? |
Se tournant vers le dénommé Laodin elle lui de son plus beau sourire..
...en faisant attention au chat du coin qui était venu ronronner sur ses genoux à elle car c'est une personne pure!
Je tiens si vous adresser mes plus vives félicitations Éminence, si vous cherchez une voisine à la cantine de la Curie, pensez à moi dit elle en se gondolant _________________
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Dim Nov 30, 2025 8:05 pm Sujet du message: |
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La nuit tombait, le vieux Clerc ne savait pas trop ce qu il voulait quand soudain elle entendit un
OUHHHHHOUHHHOUUUUUUU
Elle leva la tete et vit...
...un Grand Duc qui désignait au sol un parchemin de...
AAP
| Citation: | ...(AAP) - Il n’est point de République qui puisse longuement subsister, si les puissances qui la composent se trouvent éparses, minées ou sujettes à l’arbitraire des volontés particulières. Car, de même que l’unité du corps dépend de l’accord des humeurs, ainsi la stabilité des institutions requiert que l’autorité, unique et constante, préside aux choses spirituelles comme aux temporelles. Or, il est advenu depuis quelques années, et les événements récents en sont preuves éclatantes, que l’Église Aristotélicienne dite Romaine, autrefois ferme citadelle de doctrine et de régulation, montre en ses ressorts le relâchement d’une puissance jadis indivise.
Voyez comme désormais les Évêchés, qui jadis relevaient du jugement d’un consistoire royal ou du Saint-Collège, sont concédés aux régnants locaux, aux ducs et comtes selon leur territoire. Le siège de Bourges, naguère métropolitain et revêtu d’une antique dignité, se voit remis non par décret romain, mais par la seule volonté du Duc de Berry. Utrecht, Angers, Lausanne et Genève, antiques bastions de la foi, se trouvent pareillement soumis à la grâce d’un Comte ici, d'un Archiduc ou d'Avoyers là, comme si le gouvernement des âmes devait être mesuré à l’aune des frontières terrestres et non plus à celle de l’autorité sacrée.
Je ne parle point ici pour contester la prudence des princes, car je tiens, en accord avec la doctrine que j’exposai ailleurs, que la souveraineté, pour être parfaite, doit embrasser les causes publiques. Mais je note ceci : là où les puissances sacrées deviennent tributaires des puissances civiles, et où les nominations ecclésiastiques procèdent non d’un centre commun mais d’une multitude de centres divergents, là naît l’inévitable dislocation du pouvoir spirituel. Ce qui était un devient plusieurs ; ce qui était universel se particularise ; et ce que l’on nommait Église se réduit en une série de chapelles soumises aux princes de leur province.
Il n’est nulle surprise, dès lors, que les anciens canons se voient transgressés, que les procédures se fassent diverses selon les terres, et que l’arbitrage de Rome, qui d’ordinaire servait de mesure et règle, s’étiole peu à peu dans les ombres d’une autorité déchue. Car là où n’existe plus une puissance supérieure donnant forme et unité, là s’immisce la confusion, mère de discorde et de décadence.
Mais le mal ne vient point des princes, mais de Rome seule.
Car si le Duc a voulu, en toute clarté, reconduire un prélat connu de son peuple, ce n’est point là qu’est la faute. Elle est plutôt dans ce clerc zélé, moins instruit des usages nouveaux que des vieilles vanteries romaines, qui réclama soudain l’aval d’un souverain qui n’a plus droit ni regard sur ces terres. Voilà bien le signe d’une Église égarée, dont les ministres, retirés comme avares dans leurs nefs pleines d’or, convoitent titres et prérogatives, mais désertent entièrement la place publique et le soin véritable des âmes.
Que Rome, autrefois juge universel, soit tombée si bas qu’il faille aux provinces régler elles-mêmes les successions spirituelles, voilà marque certaine d’un édifice sacré rongé jusqu’à la racine. Là où les calotins n’exercent plus leur charge, les peuples et les souverains doivent suppléer. Et si l’Église continue de somnoler dans sa richesse, ignorant le monde vivant, il n’en restera bientôt que le nom, tandis que les pouvoirs terrestres gouverneront seuls jusqu’au salut des consciences.
Et pourtant, il est de l’essence des corps institués que, lorsqu’ils abdiquent leur pouvoir propre, d’autres s’en emparent ; car jamais le vide n’est toléré dans les choses humaines. Là où Rome ne gouverne plus, les princes gouvernent. Là où l’Église ne choisit plus, les ducs et les comtes choisissent. Et là où l’unité se retire, la multiplicité s’installe.
Si quelque salut demeure, il ne viendra point d’un retour chimérique à un ordre ancien déjà défait, mais d’une reconnaissance claire : qu’une institution, pour vivre, doit exercer réellement l’autorité qu’elle prétend détenir ; qu’une puissance spirituelle ne saurait survivre si elle se contente de sceller ce que les puissances séculières ont décidé ; et que, sans redressement ferme, l’Église Aristotélicienne Romaine ne sera plus bientôt qu’un souvenir, un fantôme doctrinal, un nom laissé aux livres, tandis que la réalité du pouvoir aura passé tout entière aux mains des souverains terrestres.
Ainsi s’achève cette observation, non sans tristesse, mais avec le soin de la vérité. Car il appartient au philosophe comme au politique non point d’orner le réel de vaines illusions, mais d’en dévoiler les ressorts, afin que ceux qui gouvernent puissent, s’ils le veulent encore, prévenir la ruine annoncée.
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...et se mit à le lire...puis rit aux larmes... _________________
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Ven Déc 05, 2025 12:27 pm Sujet du message: |
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Poursuivant sa lecture, Tokai s'attarda sur les nouvelles du Berry..
| Citation: |
[center] [/center]
[hr=50]
[center] Nomination à l'Archevêché de Bourges
[/center]
[hr=50]
[center]
Au peuple du Berry,
Aux illustres membres de nostre noblesse,
À tous ceux qui la présente liront ou se feront lire,[/center]
Moi, Alleaume de Niraco, Duc de Berry par la grâce des urnes et du Très-Haut, déclare ce qui s’ensuit :
Le Duché de Berry est indépendant depuis plus de dix ans à présent.
Malgré cela, une ambiguïté persistait quant à la nomination de l’Archevêque du diocèse de Bourges.
Désormais, l’avenir est clair et sans équivoque : les Hautes Instances ont pris la décision — conformément au souhait exprimé par les Berrichons — de permettre au Duché de nommer lui-même son Archevêque, par la voix du Duc de Berry.
À compter de ce jour et pour l’avenir, le Duc de Berry choisira et nommera lui-même le titulaire du diocèse.
Cette décision met un terme définitif à une querelle théologique et temporelle initiée par le Cardinal Tymothe de Nivellus.
Par la présente, nous annonçons que Monseigneur Tokai reprend sa charge d’Archevêque de Bourges pour les quatre prochains mois.
Profitons également de cette occasion pour déclarer Tymothe de Nivellus usurpateur de la charge d’Archevêque de Bourges.
Nous lui nions le droit de se présenter comme tel tant qu’il n’en aura pas été décidé autrement par nos soins.
Ainsi soit-il ordonné, ainsi soit-il tenu.
[center]Fait et scellé de nostre main ducale, en la noble cité de Bourges, capitale de nostre bon Duché de Berry, ce XXVIème de Novembre, l’an de Pâques 1473.
Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.
[/center]
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Pie de Valence Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012 Messages: 7912 Localisation: Langres/Joinville
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Posté le: Dim Déc 07, 2025 11:39 pm Sujet du message: |
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Le cardinal de Mâcon-Langremont passait par hasard pour voir si tout allait bien pour sa fille adoptive quand il aperçut Tokai en grande conversation et montrant plusieurs documents qui démontraient un peu plus chaque jour combien Rome n'était plus grand chose.
D'ailleurs, il sortit de sa poche un projet d'article
Ah Tokai, le bonjour vous va ! Je vois que vous êtes en grande forme !
Si ça vous intéresse, j'ai de la lecture pour vous. Je médite la rédaction de plusieurs articles de presse, voici l'un de mes brouillons qui devrait ébranler les fondements-même de l'Eglise quand tout le monde va savoir que Christos était probablement bougre et avait des amants.
| Citation: | Titre : Le chapitre XIII de la Vita de Christos : Révélations et sous-entendus d'une réécriture historique
Dans le cadre d'une étude approfondie sur la Vita de Christos, texte fondateur de l’Église Aristotélicienne, des chercheurs ont mis en lumière des éléments surprenants cachés dans le fameux chapitre XIII. Ce texte, largement perçu comme un témoignage sacré et inaltéré des enseignements de Christos, révèle une réécriture subtile et codée, destinée à dénoncer les contradictions internes de l’Église et à exposer les dynamiques de pouvoir qu’elle a engendrées. Derrière l'apparente orthodoxie, un message caché s'infiltre dans les marges du dogme…
L'Histoire officielle de Christos :
Le chapitre XIII de la Vita de Christos est un texte fondateur dans la tradition de l'Église Aristotélicienne. Il décrit des moments cruciaux de la vie de Christos et de ses interactions avec ses apôtres. La figure centrale de Christos y incarne l'autorité spirituelle suprême et dispense des enseignements moraux censés régir la vie des croyants. Dans ce chapitre, Christos impose un principe fondamental : le célibat pour ses apôtres et la séparation entre l'amour humain et la dévotion spirituelle.
Le passage le plus marquant reste celui où Christos impose à ses disciples, sans exception, de renoncer à toute forme d'attachement charnel afin de se consacrer exclusivement à Dieu. Cette règle, apparemment absolue et universelle, est présentée comme un idéal spirituel, un moyen de se rapprocher de la divinité, en transcendant les désirs terrestres.
Les subtilités cachées : une réécriture avec des messages codés
Toutefois, une analyse plus poussée du texte met en lumière des tensions sous-jacentes qui ne peuvent être ignorées. Le copiste qui a rédigé cette version semble avoir inséré, sous couvert de conformité doctrinale, des codes linguistiques et des symboles destinés à des initiés. Le texte, loin d’être une simple règle de conduite spirituelle, devient un véritable palimpseste, une surface écrite et réécrite où se dessinent des dynamiques de pouvoir, de désir et de répression.
Une condition féminine réduite à la maternité
Dès les premières lignes du chapitre XIII, un passage majeur attire l'attention : le dialogue entre Christos et Natchiachia, une figure féminine importante, où l’amour est uniquement valorisé pour sa fonction réproductive :
| Citation: | | "Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation…" |
Cette formulation déshumanise l’amour conjugal en le réduisant à une pure fonction biologique, une vision où la femme est cantonnée à son rôle de mère et de femme d’époux. En ce sens, Natchiachia, bien que respectée, ne trouve pas une spiritualité autonome, son rôle restant celui de femme traditionnelle, sans voix véritable dans la mission religieuse. Cette vision patriarcale de la femme se retrouve dans de nombreuses parties du texte, où le rôle domestique et la maternité sont les seules sphères d'expression permises à la femme dans cette version des enseignements de Christos.
Le célibat des apôtres et la marginalisation des femmes
Le célibat des prêtres et apôtres est un principe majeur de l'aristotélisme historique, et il est réaffirmé dans ce chapitre de la Vita de Christos. Cependant, un détail particulièrement frappant de cette règle est l'absence totale de réaction des six apôtres féminines au moment où cette règle est annoncée. Aucune d’elles ne proteste, ne remet en question, ni même ne doute de la règle. Leur silence est inquiétant : une invisibilisation implicite des femmes dans la pratique religieuse, qui renforce l’idée qu’elles sont non seulement marginalisées mais aussi soumis au silence.
Cet aspect de la règle souligne le contraste entre l'idéologie du célibat (supposée être une forme de purification spirituelle) et la réalité de sa mise en œuvre : un contrôle total des désirs humains, qui ne fait qu'accentuer le déséquilibre de pouvoir entre les hommes et les femmes au sein de la communauté religieuse.
La jalousie de Daju : un conflit sous-jacent d'affection
L’un des moments les plus intrigants du chapitre XIII est la scène où Daju, un apôtre, manifeste une jalousie apparente envers Natchiachia. Pourtant, après une lecture attentive, on comprend que cette jalousie n’est pas vraiment dirigée contre Natchiachia, mais bien contre Christos lui-même. Le véritable objet de sa frustration semble être l'attention particulière que Christos porte au Centurion et au narrateur, deux figures qui symbolisent des désirs affectifs de nature bougro-érotique (Daju craint d'être évincé du coeur et du lit de Christos par d'autres amants plus désirables, ce qui rend soudain clair cette jalousie qu'on peinait à expliquer jusqu'ici) : le militaire, fantasme de virilité sublimée et le jeune homme à la beauté ensorcelante.
| Citation: | | "Daju était d’un tempérament jaloux et n’appréciait ni l’amitié que Christos portait maintenant au Centurion, ni la bienveillance particulière dont il me gratifiait du fait de mon âge innocent. C’est pourquoi il se leva, courroucé…" |
Ce passage, décrit de manière presque caricaturale, est en réalité une illustration des tensions affectives beaucoup plus complexes. Ainsi, Daju apparaît comme un amant rejeté, frustré et humilié par l’imposition du célibat. Loin d’être une simple règle ascétique, cette interdiction devient un instrument de contrôle émotionnel et spirituel. Le célibat imposé par Christos semble moins une quête de purification qu’une punition personnelle à l’égard de Daju, qui se trouve ainsi éloigné de l’affection de Christos.
Un message codé et une critique de l'Église
Ce chapitre, loin d’être une simple narration des événements, devient un terrain subversif pour un copiste qui, à travers des symboles et des codes, critique les normes patriarcales de l’Église et la répression des désirs humains. Derrière la façade de la doctrine religieuse officielle, se dessine une contre-histoire des corps et des désirs. Le texte dénonce le silence des femmes et remet en question l'usage de la religion comme un outil de domination des désirs et des relations humaines.
En insérant ces codes secrets, le copiste dénonce la manière dont l'Église utilise les interdits sexuels pour maintenir une structure de domination, tout en dissimulant la répression des désirs naturels sous des principes théologiques. Ces révélations suggèrent qu’au cœur même de l’Église Aristotélicienne, se cachent des tensions internes et des dissensions affectives qui s’opposent aux principes sacrés imposés aux croyants. L'utilisation de la règle du célibat comme moyen de vengeance ou de domination montre la manière dont l'Église impose des règles en fonction de rapports de pouvoir et non d’une véritable ascèse spirituelle.
Conclusion : une vision complexe de l’Église et de ses Règles
Le chapitre XIII de la Vita de Christos ne se contente pas de servir de simple extrait des enseignements sacrés. Il devient un document fascinant à la croisée de la théologie, de l’histoire sociale et de la critique des structures de pouvoir. Sous son apparence de règle universelle et absolue, il révèle une véritable critique de l'Église, de ses rapports de pouvoir, de ses contradictions et de ses tentatives de contrôle des corps et des désirs. Un texte qui, bien qu'écrit il y a des siècles, continue de résonner dans la réflexion contemporaine sur les rapports entre spiritualité, pouvoir et sexualité. |
_________________ "Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence) |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Dim Déc 07, 2025 11:55 pm Sujet du message: |
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Elle sourit en voyant son ancien collègue qui lui aussi avait été révoqué
Coucou vous, on a le point commun maintenant d'avoir été révoqués tous les deux si je ne m'abuse...J'ai une petite forme actuellement, certains événements récents m'ont fait sourire, regardez donc ce qui est affiché dans le Berry et ailleurs :
| Citation: | Le Pape : Innocentius
Province de Bourges
Diocèse métropolitain : Archidiocèse de Bourges
Diocèses suffragants :
Diocèse de Limoges
Diocèse de Clermont
Diocèse du Puy
Diocèse de Cahors
Diocèse de Rodez
Archidiocèse de Bourges
(dépend de la Province de Bourges, dirigée par l'évêque métropolitain Tokai) |
Il faudra d'ailleurs que je rédige une annonce à ce sujet.Permettez que je lise votre bafouille?
Puis elle lit le projet d'article. _________________
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Pie de Valence Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012 Messages: 7912 Localisation: Langres/Joinville
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Posté le: Mar Déc 09, 2025 11:02 pm Sujet du message: |
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Faites, faites ! Le Berry a raison. Laisser des diocèses dans les mains d'esprits aussi intolérants est un danger qu'il faut prévenir et écarter.
De mon côté, suite à ce chapitre XIII, j'ai pris le contrepied de cette intolérance.
Hop, nouvelle publicité.
Pro dignitate universali et de susceptione coniugii consensualis
Pour la Dignité Universelle et l’Accueil du Mariage Consenti
[justify] | Citation: | [center] [/center]
Annonce de l’Église Universelle Aristotélicienne – Évêché de Langres
[center]Pro dignitate universali - Pour la Dignité Universelle [/center]
[center]
L'Ange à la couronne d'épines, Le Bernin, 1667 - 1669)[/center]
Chers frères et sœurs,
Au cœur du Livre des Vertus, nous lisons que Dieu est Amour : un amour infini, sans bornes, qui traverse toutes les distinctions érigées par les hommes. À la lumière de cette vérité, nous reconnaissons que toute personne porte en elle une étincelle divine.
Ainsi devient-il nécessaire, pour notre Sainte Église, d’affirmer avec force la fin de toute discrimination, y compris envers ceux dont l’inclination du cœur diffère des usages anciens.
Nous proclamons donc que nos frères et nos sœurs, qu’ils soient bougres ou tribades selon la langue des anciens, et qui cherchent une union sincère et un engagement mutuel, sont appelés à recevoir pleinement la miséricorde de Dieu.
En découle que le sacrement du mariage, lorsqu’il est librement consenti, peut être célébré entre deux hommes comme entre deux femmes, dès lors que leur engagement se fonde sur la fidélité, la droiture et la grâce.
I. De l’Amour divin et de la dignité de l’homme
La foi aristotélicienne enseigne que chaque être humain est façonné à l’image du Très-Haut, dépositaire d’une dignité qui ne saurait être amoindrie par aucune différence. Aux yeux de Dieu, rien ne vient entraver cette essence sacrée.
Les discriminations qui, parfois, ont marqué notre communauté — et même notre institution — doivent désormais être rejetées, au nom de la justice et de la charité.
Dieu nous appelle à dépasser les préjugés et à contempler la variété des chemins par lesquels l’amour humain se manifeste. Car lorsqu’il est sincère et ordonné, l’amour reflète la lumière d’Aristote et de Christos dans le monde.
II. De l’unité visible de la famille aristotélicienne
Le Livre des Vertus convie chacun à vivre dans la fidélité du cœur et dans la vérité des engagements. Le mariage y apparaît comme un lieu saint, où l’amour devient signe visible de l’alliance entre deux âmes.
Que cette union soit donc reçue comme un engagement libre, équilibré, et marqué de la grâce divine, quels que soient les êtres qui s’unissent.
En ouvrant le mariage aux couples de même sexe, l’Église répond aux réalités multiples de l’amour humain et renforce les liens fraternels au sein de sa propre communauté, sans renier pour autant la noblesse du célibat, vocation élevée offerte à d’autres.
III. De la mission d’accueil et de réconciliation
Les blessures causées par le rejet et l’exclusion demeurent profondes. Notre mission pastorale nous commande donc de tendre la main à ceux que la peur ou les préjugés ont tenus à distance.
Aristote et Christos, dans leur enseignement, n’ont cessé de rappeler que la rencontre véritable s’accomplit sans barrière, sans mépris et sans discrimination.
Ainsi, notre Église doit ouvrir largement ses portes afin que chacun trouve en elle un foyer de paix, où la charité triomphe de toute exclusion.
Cette mission inclut désormais la reconnaissance et la bénédiction des unions entre personnes de même sexe, dès lors qu’elles sont scellées dans la sincérité, la fidélité et le désir de progresser vers le Paradis solaire.
IV. Vers un renouveau de la communion
L’intégration du mariage de couples de même sexe dans la vie ecclésiale ne contredit en rien l’idéal précieux du célibat consacré. Elle enrichit au contraire notre compréhension de l’union sacramentelle, en manifestant la diversité des chemins par lesquels l’amour agit dans le monde.
Reconnaître la valeur d’un amour droit et fidèle, célébrer la plénitude d’une vie conjugale sous toutes ses formes, c’est affirmer que Dieu veut que toute relation marquée par la charité devienne un signe vivant de Sa miséricorde.
V. Conclusion — Appel à l’unité et à la justice divine
En cette heure de renouveau, nous appelons toute la communauté ecclésiale à prier pour la fin des discriminations.
Que chaque cœur, éclairé par la lumière de Dieu et la sagesse de Ses prophètes, reconnaisse que l’amour véritable ne connaît ni barrière, ni frontière.
Que notre Église devienne un exemple d’unité, où le mariage — quelles que soient les personnes qu’il unit — demeure l’expression sacrée d’un engagement libre et consenti.
C’est sur ce chemin d’espérance et de réconciliation que nous avançons, confiants que l’amour divin guidera chacun vers la plénitude de la vie en Aristote et Christos.
Que la paix du Seigneur, qui dépasse toute intelligence, repose sur nos vies et nos communautés, et que Sa grâce nous aide à bâtir un monde où l’amour l’emporte sur la division.
Pour l’amour de Dieu et le Salut commun,
Fait à Langres, le 19 novembre 1473
Monseigneur Pie de Mâcon-Langremont,
Evêque-duc de Langres |
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| Citation: | [center]Alexis, Saint-Patron de l’Amour et des Cœurs affligés.[/center]
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Alexis reçoit la visite de Saint-Michel-Archange[/center]
Alexis - ce qui signifie étymologiquement "le Secourable" - est né à Cortone, en Toscane, vers 310 d'un père d'origine grecque et d'une mère d'origine étrusque, modestes artisans dont la discrétion égalait la foi et la Vertu.
Dès son plus jeune âge, Alexis montra une grande compassion et une profonde empathie envers les autres. Il passait ses journées à aider les pauvres, à soigner les malades et à réconforter ceux qui étaient dans le besoin.
Ainsi, il avait créé, dans sa vile natale, un dispensaire de consultations et de soins gratuits et allait-il régulièrement bûcheronner pour vendre du bois au plus bas prix possible pour les plus pauvres.
Cependant, Alexis portait en lui un secret qu’il n’osait confier à personne : son cœur se tournait vers les hommes. En ces temps anciens, un tel penchant était entouré d’incompréhension et d’interdits. Alexis redoutait que cet amour, pourtant sincère, ne soit jugé indigne et ne lui vaille l’exil des siens.
Un jour, alors qu'il priait dans la petite église de Saint-Michel-Archange à Metelliano, Alexis eut une vision. L'Archange lui apparut et lui dit :
| Citation: | | "Alexis, ton amour est pur et sincère. Ne redoute plus de montrer qui tu es. Dieu t’a façonné tel que tu es, et l’inclination de ton cœur n’est point un fardeau, mais un don précieux." |
Fortifié par cette vision, Alexis comprit qu’il ne pouvait plus vivre dans l’ombre de sa propre crainte. Il se résolut, avec courage, à révéler au grand jour la vérité de son cœur, convaincu que son amour n’avait rien d’impur.
| Citation: | Chers frères et sœurs,
Je me tiens devant vous aujourd'hui pour partager une vérité qui m'a été révélée par l'Archange Saint-Michel. Cette vérité, c'est que l'amour, quel qu'il soit, est un don précieux de Dieu. Chacun d'entre nous est créé avec la capacité d'aimer, et cet amour, s'il est pur et sincère, est toujours digne d'être célébré.
Je sais que mes paroles peuvent surprendre certains d'entre vous. Pendant trop longtemps, j'ai caché une partie de moi-même, craignant le jugement et la condamnation. Mais aujourd'hui, je me tiens ici, devant vous, en tant qu'homme qui aime un autre homme. Je me tiens ici pour vous dire que cet amour n’est point une faute, mais une bénédiction reçue du Très-Haut.
L'amour est patient, l'amour est bienveillant. Il ne jalouse pas, il ne se vante pas, il ne s'enfle pas d'orgueil. Il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il ne soupçonne pas le mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité.
Dieu nous appelle à ouvrir nos cœurs à Sa lumière et à reconnaître la grâce là où elle se manifeste. Ne jugez pas selon l’apparence, mais voyez la vérité qui unit deux âmes.
Que notre communauté devienne un havre de bonté et de miséricorde, où chacun est accueilli pour ce qu’il est. La paix véritable ne s’obtient que lorsque nous nous aimons les uns les autres, sans réserve ni crainte. La paix et l'harmonie ne peuvent être atteintes que lorsque nous nous aimons les uns les autres, sans réserve ni jugement.
Que Dieu vous bénisse tous, et que la charité guide chacun de vos pas. |
Peu de temps après cette révélation, Alexis rencontra un jeune homme du nom de Luca, également originaire de Cortone. Luca, un artiste talentueux, était connu pour ses peintures pleines de vitalité et ses sculptures magnifiques. La première fois qu'ils se virent, ce fut comme si le destin les avait réunis. Leurs regards se croisèrent lors d'une fête de village, et une connexion instantanée se forma entre eux.
Alexis, fort de la vision qu'il avait eue, n'hésita pas à approcher Luca. Ils discutèrent longuement ce soir-là, partageant leurs rêves, leurs aspirations et leurs craintes. Leur relation évolua rapidement, et bientôt, ils devinrent inséparables. Ensemble, ils surmontèrent les préjugés et les jugements de leur société, et leur amour devint une source d'inspiration pour les autres.
Leur maison devint un havre de paix et de compassion. Ils accueillaient tous ceux qui avaient besoin d'aide, offrant un refuge aux rejetés et aux marginaux. Alexis continuait ses œuvres de charité et Luca mettait son art au service de l’élévation des esprits, invitant chacun à la mansuétude et à la bienveillance.
Avec le temps, leur relation devint un symbole puissant d'amour et de force tranquille. Peu à peu, les habitants cessèrent de les considérer comme une curiosité : ils devinrent pour tous le témoignage vivant d’un amour fidèle et sans détour. Leur histoire fut contée, chantée, transmise, et leur amour toucha des cœurs bien au-delà des frontières de leur humble cité.
La paix intérieure qu'Alexis avait trouvée l'incita à aider les autres avec encore plus de dévouement, et son amour et sa compassion touchèrent de nombreuses vies car rien ne le rebutait, ni les maladies les plus hideuses, ni les rumeurs les plus sordides sur les individus, ni les prétendus péchés des uns et des autres. Sans rien demander ni exiger en retour, il les approchait sans a priori et leur apportait son aide.
Un jour, alors qu'Alexis et Luca travaillaient ensemble au dispensaire, une épidémie dévastatrice frappa Cortone. Les malades affluaient, et malgré leurs efforts, Alexis et Luca commençaient à perdre espoir face à l'ampleur de la catastrophe.
Une nuit, alors qu'Alexis priait intensément dans la petite église de Saint-Michel-Archange, l'archange lui apparut de nouveau. Il lui dit :
| Citation: | | Alexis, ton amour et ta compassion ont touché le cœur de Dieu. Par ta foi, la guérison se manifestera.. |
Le lendemain matin, Alexis retourna au dispensaire avec une nouvelle détermination. Il prit une cruche d'eau bénite et commença à bénir chaque patient. À mesure qu'il passait, touchant doucement leurs fronts et priant pour leur guérison, une transformation miraculeuse se produisit.
Les malades commencèrent à se sentir mieux instantanément. Les fièvres se dissipèrent, les douleurs s'atténuèrent, et en quelques jours, l'épidémie fut éradiquée. La nouvelle de ce miracle se répandit rapidement, et les habitants de Cortone attribuèrent la guérison à l'intervention divine, manifestée à travers Alexis.
Ce miracle ne fit que renforcer la réputation d'Alexis comme un homme béni par Dieu, dont l'amour et la compassion étaient des dons précieux. Les gens commencèrent à affluer de plus loin encore pour recevoir ses bénédictions et écouter ses paroles sur la charité véritable et l’ampleur infinie de la miséricorde divine.
Sa vertu incita même quelques pécheurs qu'il avait secourus à se convertir et à embrasser la foi aristotélicienne. Quand on lui demandait le secret de sa bonté, il répondait :
| Citation: | | "Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger". |
À ceux qui s’étonnaient encore de le voir vivre ouvertement avec un homme tout en menant une vie de vertu, il citait souvent ces vers :
| Citation: |
Nous les amoureux
On voudrait nous séparer
On voudrait nous empêcher
D'être heureux
Nous les amoureux
Il paraît que c'est l'enfer
Qui nous guette
Ou bien le fer et le feu
C'est vrai, les imbéciles et les méchants
Nous font du mal, nous jouent des tours
Pourtant rien n'est plus évident
Que l'amour
Nous les amoureux
Nous ne pouvons rien contre eux
Ils sont mille et l'on est deux
Les amoureux
Mais l'heure va sonner
Des nuits moins difficiles
Et je pourrai t'aimer
Sans qu'on en parle en ville
C'est promis
C'est écrit
Nous les amoureux
Le soleil brille pour nous
Et l'on dort sur les genoux
Du bon Dieu
Nous les amoureux
Il nous a donné le droit
Au bonheur et à la joie
D'être deux
Alors, les sans-amour, les mal-aimés
Il faudra bien nous acquitter
Vous qui n'avez jamais été
Condamnés
Nous les amoureux
Nous allons vivre sans vous
Car le ciel est avec nous
Les amoureux* |
Avec le temps, la réputation de Saint Alexis se répandit au-delà de sa ville natale. Il devint connu comme le Protecteur des Cœurs, un saint qui rappelait que nul n’est exclu de la tendresse de Dieu, quelle que soit la voie par laquelle son cœur s’attache.
Il mourut fort avancé en âge, le 17 mai 390, à l'aube, dans son village natal qu'il n'avait jamais quitté, rendant son dernier souffle à son Créateur. Sa vie et son message inspirèrent, à travers le temps, de nombreuses personnes à embrasser la diversité et à célébrer l'amour sous toutes ses formes.
Des années après sa mort, une terrible famine s'abattit sur la région de Cortone. Les récoltes avaient échoué, et les habitants, désespérés, se tournaient vers la prière pour obtenir de l'aide. Ils se réunirent à la cathédrale d'Arezzo, où reposaient les reliques de Saint Alexis, espérant un signe divin.
Une nuit, une jeune femme nommée Isabella, connue pour sa grande piété, fit un rêve dans lequel il lui apparaissait. Dans ce rêve, Saint Alexis lui dit :
| Citation: | | Allez au champ voisin et creusez à l'endroit où pousse l'arbre le plus grand. Vous y trouverez la providence divine. |
Le lendemain matin, Isabella partagea son rêve avec les habitants. Malgré leur scepticisme initial, ils décidèrent de suivre les instructions données par Saint Alexis. Ils se rendirent au champ voisin et commencèrent à creuser au pied du grand arbre. À leur grande surprise, ils découvrirent une source d'eau douce jaillissant de la terre.
Cette source permit non seulement d'abreuver les habitants et leur bétail, mais aussi d'irriguer leurs champs, permettant ainsi la culture de nouvelles récoltes. La famine prit fin grâce à cette intervention miraculeuse, et les habitants de Cortone attribuèrent ce miracle à l'intercession de Saint Alexis.
La nouvelle de cette source miraculeuse se répandit rapidement, et de nombreux pèlerins affluèrent à Cortone pour boire de cette eau bénie et prier devant les reliques de Saint Alexis. La ville devint un lieu de pèlerinage, et Saint Alexis fut encore davantage vénéré comme le Protecteur des Cœurs et le Saint-Patron de l'Amour universel.
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Fête le 17 mai.
Saint-Patron de l’Amour et des Cœurs affligés.
Reliques : ses ossements conservés dans la cathédrale d'Arezzo où les avait fait transporter le pape Grégoire X.
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* Paroliers : Maurice Vidalin / Jacques Datin/ interprète : Jean-Claude Pascal
Pour l’amour de Dieu et le Salut commun,
Fait à Langres, le 19 novembre 1473
Monseigneur Pie de Mâcon-Langremont,
Evêque-duc de Langres |
[/justify] _________________ "Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence) |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Mar Déc 09, 2025 11:31 pm Sujet du message: |
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Elle finit sa lecture...
Excusez moi mais à l AEF et Curie, ils ne vont po être contents du tout...Moi, j attends des excuses publiques de leur part...et vous? _________________
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Pie de Valence Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012 Messages: 7912 Localisation: Langres/Joinville
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Posté le: Mar Déc 09, 2025 11:45 pm Sujet du message: |
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Pareil, j'attends aussi des excuses publiques de leur part pour leur comportement haineux et leur politique d'exclusion et d'hypocrisie face à des questions aussi essentielles que la foi, la famille, l'adoption et la lutte contre les discriminations et comme ce n'est pas demain la veille que Rome reconnaîtra ses erreurs, j'avance sans eux.
Pendant ce temps, réduits à l'impuissance, il perdent... des diocèses, des fidèles, des soutiens, leur crédibilité.
Et, si je me présentais aux prochaines royales quand elles auront lieu... ? _________________ "Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence) |
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tokai

Inscrit le: 23 Jan 2009 Messages: 2579
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Posté le: Mar Déc 09, 2025 11:51 pm Sujet du message: |
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Rajouter pour moi aussi la Levée de l Interdit, des excuses publique de la Curie et AEF, éventuellement du Pape, et pourquoi pas un dédommagement pécuniaire pour la peine occasionnée..Nous serions en droit de demander 35 cas par personne , non? _________________
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