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Vita du bienheureux Père Louis

 
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Bender.B.Rodriguez
Cardinal
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Inscrit le: 16 Sep 2008
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MessagePosté le: Mar Avr 24, 2012 12:16 am    Sujet du message: Vita du bienheureux Père Louis Répondre en citant

Citation:


Citation:
Le Bienheureux Louis
Témoignage du père de Louis


1° Partie.
Je me rappelle encore cette nuit que j'avais passé en taverne avec mes amis du conseil municipal ; jusqu'au bout de la nuit, on parlait de tout et de rien, mais beaucoup plus de rien . En taverne j'ai toujours été celui qui savait faire rire les autres . Je savais imiter notre maire, notre duc, notre curé et notre évêque, et cette nuit là j'avais beaucoup fait rire mes amis. Tout le monde y passait ; je ridiculisais tellement de personnes avec mes plaisanteries que certains des villageois évitaient de me rencontrer afin de ne pas être sujets de moquerie d'une soirée. Je me rappelle que cette nuit-là, je leur racontais l'histoire d'un aveugle rencontré le matin même au marché et à qui j'avais fait un croche pied. L'homme était tombé et en se relevant, cherchait bêtement qui l'avait fait tomber. Il paraissait ridicule, puisqu'il ne voyait pas. J'avais alors éclaté de rire, à tel point que cela s'entendit à l'autre bout du marché.
Cette nuit-là donc, j'étais rentré très tard chez moi. J'y avais trouvé mon épouse qui m'attendait, les larmes aux yeux, me demandant où j'avais pu bien passer. Elle paraissait très fatiguée ; elle allait accoucher. Je me sentis alors coupable d'avoir abandonné ma femme au moment où elle avait le plus besoin de moi. Je la conduisis rapidement dans la demeure du médecin du village, où j'attendis un long moment avant qu'épuisé, je décidai de rentrer chez moi me reposer. Quelques heures passèrent et la fille du médecin vint chez moi en me demandant de venir. J'y retournai et le médecin me dit que l'enfant avait les yeux blanc, signe de cécité. Je pris ma tête entre les mains, repoussant ma colère et ma souffrance, et me rappelai tout de suite de l'aveugle du matin et ce que je lui avais fait.
Depuis ce temps, jamais je n'ai pris soin de mon fils ; je considérais qu'il n'était même pas à la maison. Quand dans la nuit il se mettait à pleurer, je quittais la chambre pour aller dormir ailleurs. Ma femme s'occupait beaucoup de lui et l'aimait énormément. Quant à moi, je ne le détestais pas, mais je n'arrivais pas à l'aimer. Après lui, ma femme eut deux autres garçons. Ils ont grandi ensemble, tous les trois. Je n'aimais pas rester à la maison, j'étais toujours avec mes amis du conseil municipal, en taverne, à plaisanter. Ma femme me reprochait sans arrêt d'être plus proche des deux derniers et différent avec Louis ; cette différence, je l'affichais.


2° partie
Un jour, un dimanche, j'étais invité par le Duc à déjeuner pour discuter de ma future position au sein de la prochaine liste des élections ducales. Je me levai et me préparai pour l'occasion, revêtant mes plus belles braies et ma plus belle chemise. En sortant de la maison, j'entendis Louis pleurer à chaudes larmes. C'était la première fois que je le voyais pleurer depuis qu'il était bébé. Dix ans avaient passé et jamais je n'étais allé vers lui. J'essayais de l'ignorer mais je n'y réussis pas ; je l'entendais appeler sa mère. Je me dirigeai vers lui et lui ai demanda : "Louis, qu'as-tu ?" Quand il entendit ma voix, il s'arrêta net de pleurer. Dès qu'il sentit ma présence, il commença à chercher quelque chose avec ses mains. En fait, il voulait me fuir. Il rentra dans sa chambre. Il refusa au début de me dire pourquoi il pleurait, mais finit par le dire au bout d'un moment.
Son jeune frère, qui avait pour habitude de l'accompagner à l'église, tardait à venir et il avait peur de ne pouvoir trouver une place au premier rang. Il avait appelé son frère et sa mère, mais personne n'avait répondu. Ils étaient en retard de leurs courses au marché. Je me mis à regarder ses yeux blancs en train de pleurer et ne pus continuer à écouter la suite de ce qu'il avait à dire. Je portai ma main sur sa bouche, pour qu'il ne dise plus un mot, et lui demandai si c'était pour cela qu'il pleurait. Et il répondit que oui. Sur le champ, j'oubliais la politique et j'oubliais l'invitation du Duc. Je lui dis que je l'accompagnerais a l'église. Il fut surpris puis, pensant qu'encore une fois je plaisantais, il recommença à pleurer. J'essuyai alors ses larmes et pris sa petite main pour y aller. Je voulais l'emmener à cheval mais il refusa, me disant que l'église était tout près et qu'il fallait y aller à pied.
L'église était pleine, mais le curé réussit à trouver une place pour Louis au premier rang. A la fin de la messe il me demanda de lui ramener un Livre des Vertus. Je trouvai cela étrange puisqu'il ne pouvait pas lire ; pourquoi en demandait-il un ? Je faillis ignorer sa requête, mais le fit quand même, de peur de le blesser. Je lui tendis le Livre et il me demanda de l'ouvrir au chapitre II de la Vita d'Aristote. Il prit alors l'ouvrage et récita le texte avec ses yeux clos. Je me dis alors : "par le Très Haut! Il est en train d'apprendre entièrement le dogme!" J'eus honte de moi-même, et alla prendre un autre Livre des Vertus. A peine ouvert, je ne pus le supporter et commençai à pleurer comme un enfant ; je compris que c'était moi l'aveugle, car jamais je n'avais regardé Dieu dans les yeux.

3° Partie
Mon fils devint diacre, puis curé. Oh, il ne fit pas une grande carrière ecclésiastique, mais pendant plus de soixante ans, il sut être un aveugle qui guidait les fidèles sur le chemin du Très Haut, un homme aimé et respecté tant par le peuple que par ses supérieurs hiérarchiques. Il nous a quitté avant-hier, à l'âge de soixante-dix ans. J'en ai quatre-vingt quinze et je sais qu'il ne me reste que peu de temps avant de le rejoindre, si Dieu m'accepte sur l'astre solaire. Aujourd'hui conscient qu'une personne tel que Louis ne peut pas rester dans l'oubli, j'ai décidé pour la première fois de ma vie de coucher par écrit l'état de nos relations et la façon dont il m'a ouvert les yeux, lui que j'avais condamné au rejet parce qu'il était aveugle.
Sur la sépulture de mon fils, les villageois ont fait inscrire : "aveugle est celui qui ne voit pas Dieu, pas celui qui n'a pas d'yeux"


redaction de Angelo, wilgforte et baronsengir


Notification : Après enquête du Saint-office nous pouvons certifier que le Bienheureux Père Louis était Curé de la Paroisse de Tulle dans le Diocèse du Limousin et qu'il y vécu au treizième Siècle (1307-1377)
Reliques Nous pouvons lui associer comme symbole matériel sa sépulture situé a cent mètre derrière l'église de Tulle et le parchemin latin du cardinal De Geaud actuellement conservé dans les locaux du Saint-office
Eléments liées Protecteur des aveugles , symbole du lien Père-Fils, symbole du dévouement malgré l'infirmité

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