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[FR] Bienhreureux Hippolyte

 
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Bender.B.Rodriguez
Cardinal
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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2012 4:36 pm    Sujet du message: [FR] Bienhreureux Hippolyte Répondre en citant

Citation:


Vie du bienheureux Hippolyte

L'enfance

Hippolyte est dans une famille de paysans pauvres, peut-être aux alentours de 650, dans le village de Poligny, en Franche-Comté.
De sa prime jeunesse nous ne savons rien, car les témoignages de l'époque ne s'intéressaient guère à la vie des familles déshéritées. Ce que l'on sait de ses parents, c'est qu'ils étaient très pauvres et qu'ils faisaient l'élevage du cochon, animal nourri, déjà en ce temps, au maïs, comme il se doit. La famille vivait chichement, cumulant vente de la viande sur le marché et aumône à l'église, car le père et la mère du petit Hippolyte étaient très croyants en Dieu, fréquentant l'église du village le mercredi et le dimanche, ne manquant en cela aucun office. L'enfant fut donc très tôt habitué à la Parole divine et s'en imprégna complètement. On raconte qu'il était turbulent chez ses parents mais calme et attentif quand il était dans l'édifice consacré, observant avec le plus grand sérieux les gestes et les paroles du clerc qui officiait.

La période sombre

Le couple, habitué à la proximité des animaux, finit par en attraper une maladie redoutable, une sorte de peste qui rend le cochon noir comme boudin. Il décéda brutalement. L'enfant, âgé de 10 ans, s'en sortit indemne pourtant, sans doute parce que depuis qu'il était né, l'habitude avait été prise de le coucher au milieu des pourceaux afin qu'il ait plus chaud, ce qui a sans doute développé chez lui une résistance aux miasmes nocifs.

Il fut alors recueilli par le voisin de la famille, un dénommé Barnabé, dit le goitreux, qui le prit avec lui moins par pitié que par intérêt.
Barnabé n'est point un saint homme, loin de là : il trafique dans son auberge et entretient des relations plus que troubles avec les coupe-jarrets de la région.

Hippolyte reçut ainsi une éducation non conventionnelle, marquée par l'amour du lucre et de la dive bouteille et grandit dans une atmosphère délétère et empreinte de l'ombre de la Créature Sans Nom. La vie étant tout sauf vertueuse autour de lui, il fut déniaisé par une « employée » de l'auberge à 12 ans et sombra rapidement dans la débauche.

Le premier miracle

Le jour de ses 14 ans, le Goitreux vint le trouver. Il était temps pour lui de faire ses preuves. Ce serait la truande ou la porte !

Hyppolite réfléchit et pensa, à contre cœur, qu'il valait mieux avoir le ventre plein que de mourir de faim au bord d'un chemin, aussi accepta-t-il d’entamer une carrière de malfrat.
Le travail consistait à aller de nuit, avec deux complices, dans la maison d'un bourgeois de Poligny, le père Roland, meunier de son état réputé fort riche, pour le voler.
Les compères entrèrent par effraction, tirèrent le bonhomme de son lit, tout surpris et apeuré, et commencèrent à le questionner pour savoir où était caché son or. Mais le meunier ne répondit pas, têtu comme un âne et promettant la corde aux trois lascars.
L'un des trois eut alors une idée: il se saisit d'un tisonnier, le porta au rouge dans les braises de la cheminée, et avec un air des plus pervers, l'approcha de sa victime.
Hippolyte trouva alors que les choses allaient trop loin. Il demanda à arrêter, dit qu'il fallait s'en aller, quitter les lieux. Il se jeta même sur le tortionnaire qui l'assomma alors d'un rude coup de poing, le laissant pour mort.

Le noir et le silence se firent. Lorsqu'il reprit péniblement ses esprits, il découvrit une pièce retournée sens dessus-dessous et le corps du vieil homme inanimé à l'autre bout de la salle. Il se releva, se dirigea vers lui et ne put retenir un cri d'horreur: les yeux du meunier avaient été brûlés. Il était aveugle.
Il s'agenouilla, des larmes pleins les yeux, et, se souvenant alors d'une prière que l'on chantait à l'église le dimanche, il la récita intérieurement puis approcha lentement sa main de la plaie rouge qui barrait le visage de l'homme. Soudain, une faible lumière jaillit de l'extrémité de ses doigts qui se fit plus intense, à tel point qu'il lui fallut détourner le regard. Il entendit un gémissement. Le meunier reprit conscience, ses yeux s'ouvrirent et Ô miracle, la blessure affreuse avait disparu.
Le père Roland croula sous l'émotion tandis qu'Hippolyte resta interdit et ne sut que dire.
"Tu m'as sauvé, tu m'as sauvé ! C'est un miracle ! La volonté de Dieu vient d'apparaître ! J'ai retrouvé grâce à toi la Lumière !"

Une vie vertueuse.


À compter de ce jour, la vie d'Hippolyte bascula. Bouleversé, il décida, quelques temps après cet épisode, de se faire ordonner prêtre et de vivre dans la pauvreté, ce qui n'était pas bien difficile à réaliser en ces temps forts obscurs. Il voua désormais sa vie Au Très Haut, mais très vite aussi, sa maison fut envahie de gens venus de Poligny, de toute la Franche-Comté et de bien au-delà encore. On vint le voir pour se faire soigner, pour lui parler ou le toucher. Une vraie ferveur populaire s'était emparée de la région et des centaines de gens gravitaient en permanence autour de lui. Les guérisons miraculeuses se multipliaient mais se limitaient aux seuls malades souffrant d'infirmité des yeux.
On vint de contrées éloignées aussi pour l'écouter car sa parole porta loin et son éloquence était proche de la perfection. Là encore il fit sortir des ténèbres de nombreux mécréants qui sans lui auraient été condamnés aux malheurs de l'enfer lunaire.
À l'âge de 26 ans, cependant, les privations et le froid eurent raison de sa santé fragile. Il mourut, un beau matin, au milieu de ceux qu'il avait aimé et qui lui avaient rendu cet amour.
Son corps fut mis en terre dans le cimetière de l'église de Poligny où des milliers de fidèles vinrent lui rendre un dernier hommage.

Le mystère

Une année passa. Le père Roland, à qui il avait le premier rendu la vue, vint fleurir sa tombe comme toutes les semaines. Mais cette fois-là, il découvrit avec stupéfaction et effroi que celle-ci avait été profanée. La terre avait été creusée, le corps exhumé, le linceul ouvert. Il ne restait rien. Les pilleurs de tombe, ceux qui font le commerce des reliques, avaient frappé, attirés par la renommée d'Hippolyte. Les larmes vinrent alors aux yeux du vieil homme qui s'effondra à genoux, quand, Oh surprise, il aperçut, sous un morceau de tissu, une forme ronde. Avec précaution, il souleva le linceul et découvrit le crâne du Saint homme. Il le prit alors délicatement dans les mains lorsqu'un éclair vint l'éblouir en une fraction de seconde. En l'examinant de plus près, il remarqua alors une croix gravée sur le front, étrangeté fort remarquable.
Dans le plus grand secret, il décida de cacher la précieuse relique dans un sac, leva la tête vers l'église de Poligny puis se mit en marche.
Depuis ce jour, nul ne sait ce qu'il est advenu des Saints Restes d'Hippolyte.

Symboles associés :

Relique : Aucune relique connue.

Qualités liées : La persuasion, la compassion.

Citations :
- Si un aveugle guide un autre aveugle, tous les deux tombent dans le trou.
- Après les ténèbres vient la lumière.
- Ne voit la Lumière que celui qui est éclairé.

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