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Ellesya



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MessagePosté le: Lun Oct 08, 2018 11:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

« Alors je regarde dans le miroir et je contemple mes erreurs,
Et tous ces regards sans espoir dans mon rétroviseur
Ces quelques mains qui se tendaient que je n'ai jamais rattrapées
Dans tout ce que j'ai tenté je ne revois que mes ratés.
Alors j'avance mais à tâtons et puis en regardant derrière
Je me sens coupable encore une fois et ce sera pas la dernière »

- Grand Corps Malade –



La question désinvolte sur la rupture faillit la faire passer de la peine et la peur précédentes à la colère foudroyante.
Par bonheur, tandis qu’elle tâchait de colmater les fissures, il reprit la parole. Difficile de lui hurler dessus désormais. Pour cette fois. Elle vivait sous tension depuis des années sur la question maritale car il fut un temps où tous n’étaient pas découragés et qu’une pression notable lui usait les nerfs. Désormais, Charles Antoine et son propre esprit à elle suffisaient. Mais était-il encore temps de plaindre l’un ou l’autre ?

Toute une partie de sa raison l’enjoignait de fuir pour de bon. L’autre part était sensible aux arguments de Montegridolfo et les avaient déjà avancés par le passé.
Il disserta plus raisonnablement qu’en introduction. Son écoute fut attentive bien qu’elle se fût éloignée de lui pour conserver un semblant de maîtrise, profitant pour boire une gorgée de vin et le regarder. Il ne faudrait pas en plus qu’il lui vole un baiser. Sa chair était bien trop faible lorsque sa sérénité se faisait la malle. Un « détail » qu’il ignorait, heureusement.

Des approbations éclairaient ses pensées, en réponse aux propos énoncés, mais aussi tant de désaccords et même d’ironiques réflexions. Pourtant il semblait si sûr de lui alors qu’elle avait déjà été si pénible par le passé. Était-il maso ? Avait-il raison ? Et si ce n’était pas le cas ?

Le regard clair se baigna dans les reflets du nectar viticole. Ellesya s’était détournée pour réfléchir, un dernier essai.


Tu ne peux pas m’épouser. Tu te souviens du « détail » nobiliaire ?

L’ancien héraut d’armes de France et préfet du Collège héraldique de Rome n’avait jamais apprécié de se laisser dicter les choses par l’Institution. Peut-être était-ce là même un argument de plus pour cette union ? Les déjouer.

Le chevalier teutonique avait-il brisé tous ses béliers ?

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Charles_antoine



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MessagePosté le: Mar Oct 09, 2018 1:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Huile bouillante !

L'avertissement venait de ses vaillants petits soldats qui s'obtinaient à conquérir l'imprenable et délicieuse forteresse qu'était Ellesya. Et alors que tous les obstacles et toutes les murailles avaient cédés jusque là, et qu'ils étaient au pied du donjon à donner l'assault final, que de pleines bassines d'huile bouillante allaient leur tomber dessus. La "forteresse" n'avait donc pas dit son dernier mot, et avait encore une belle ressource défensive qui aurait pu aisément décimer tous les assaillants et anihiler tout espoir.

Mais non, c'était un Charles-Antoine résolu qui s'était présenté au palais de Minerve. Si son espoir, tout comme son amour ne s'était jamais affaibli avec le temps ou l'éloignement, sa détermination était aujourd'hui à son paroxysme. Et il résoudrait bien mieux la question posée, que des soldats pourraient éviter des jets d'huile bouillante ; du moins l'espérait-il.

Elle s'était éloigné, se défaisant de l'étreinte qu'il avait tenté de mettre en place. Il y vit un heureux présage. On ne fait retraite que lorsque l'on est acculé. Il y était presque (ou pas).

Il fît donc deux pas nonchalant en avant, ne cherchant aucunement à se rapprocher, et se retournant vers elle, répondit à l'objection.



Je ne peux t'épouser sur l'instant. Et rassure-toi, je n'ai pas mis Urbain en embuscade dans quelque sombre recoin pour qu'il nous lie dès l'instant où tu accepteras.

Oui, du futur. Le conditionnel, c'était vraiment trop aléatoire.

Mais j'ai bon espoir que cela se règle prochainement. Je mets tout en oeuvre en tout cas.

Oui, parce que pendant qu'une troupe assiégeait le donjon, un autre détachement tentait de faire tomber une dernière place forte, et pas des moindres ; le dernier obstacle, probablement qui le séparait de la possibilité d'un mariage avec la noble française qu'était Ellesya.

Je ne puis compter ni sur le soutien de la hérauderie de France, ni sur celui de mon très cher et très estimé cousin qui partagent entre eux le fait de n'être ni honoarbles ni respectables.
Mais il se trouve que j'oeuvre, depuis mon retour en Lorraine, pour le duché, autant que je le peux. Il existera probablement par ce biais là, une issue pour nous deux.


Un pas de plus, cette fois, dans sa direction à elle, sans pour autant être très proche ; un bon mètre les séparait.

Cela ne doit cependant pas entraver ta volonté à me prendre comme époux, comme cela n'entrave pas ma volonté de t'avoir pour femme.
Nous aurons le temps de préparer notre union, notre mariage, et moi, j'aurai le temps d'être digne de toi.


Il cherchait son regard. Il espérait qu'il serait plus convaincant que la coupe de vin. La question, cette fois, se fît plus traditionnelle et légèrement moins autoritaire.

Ellesya, souhaites-tu m'épouser ?
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Ellesya



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MessagePosté le: Mar Oct 23, 2018 8:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Se réjouir d’acculer un loup est innocent car c’est alors le plus sûr moyen de le faire attaquer.
Mais en l’état, Ellesya tenait plus de l’animal saigné pisté sans relâche, à l’épuisement, par un chien de sang. Est-ce qu’il le vivra toujours, le temps passant, comme une victoire d’avoir un trophée exsangue pour lui tenir chaud cet hiver ?

Quoique… « je ne peux t’épouser sur l’instant. » C’était là un risque qu’il prenait car, à moins qu’il ne vive encore d’amour et d’eau claire, la conquête serait peut-être à reprendre à nouveau le moment venu. Ou avait-il mûri et compris comment la garder cette fois ?


Peut-être risques-tu de regretter de n’avoir pas prévu ton guet-apens marital avec Urbain…

Cela aurait été le cas, il était difficile, même pour elle, de savoir comment elle aurait réagi. Motivée par l’entorse aux règles ? Furieuse de tomber dans un piège ? Nul ne saurait donc jamais.
Vu ce qui se disait de la Lorraine et de sa noblesse puisqu’il avait été question de s’y intéresser depuis que l’aimable Charlemagne avait fait montre de toute sa bienveillance patriarcale, Charles Antoine pourrait sûrement réellement prétendre à sa main quand elle ne serait plus en âge d’enfanter. Ce sera probablement aussi l’âge où un joli tendron lui égaillera plus férocement les braies qu’une Walkyrie caractérielle.

Mais ? Hé ! Ca signifiait donc encore « ceinture » pour elle aussi ? Le cri de révolte mourut sur ses lèvres. Il venait de la redemander en mariage. De manière plus aimable cette fois. Puis il avait dit un truc sur la dignité qui l’avait fait tiquer. A tirer au clair, si elle n’oubliait pas.
C’était la troisième demande de sa part depuis le début de la discussion. Elle ne pouvait plus décemment reculer.
Elle croisa son regard et émit un léger soupir. Les « mais, les « si », les « sauf » etc n’avaient pas vraiment encore leur place à cet instant. Elle fit sobre, ne sachant pas trop ce qu’elle ressentait en émettant sa réponse.


Oui.

Peut-être une part de sidération, un regard ironique sur une note d’espoir, une trouille viscérale et tant d’autres choses. Ne manquerait-il plus qu’elle vomisse de stress !
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Charles_antoine



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MessagePosté le: Ven Nov 02, 2018 3:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le sourire se fît amusé lorsqu'elle lui fît remarquer les regrets qu'il pourrait nourrir à n'avoir pas convié Urbain à les marier ici-même et sur l'instant. Mais non, il n'aurait jamais pu lui faire cela. Il lui avait promis, il y a de celà quelques temps, lors de son passage à Nancy, la liberté. Il ne souhaitait la contraindre ou la piéger. Ce n'était pas ce qu'il voulait pour eux.

Et finalement, la réponse arriva. Le rythme de son coeur s'était imperceptiblement accéléré. Elle avait dit "oui".

Il n'était rien de plus déroutant pour des assaillants, que de voir s'ouvrir les portes de la forteresse en plein assault. Ainsi, tout comme ces assaillants, Charles-Antoine se trouva légèrement décontenancé par ce "oui" pourtant tant attendu et espéré. S'il savait -ou croyait au moins savoir- l'affection qu'elle avait pour lui, il lui connaissait cependant quelques dizaines de raisons de refuser ; et pour chacune de ces raisons, il avait prévu des objections plus ou moins pertinentes. Il n'y avait finalement que pour l'acceptation qu'il n'avait rien prévu.
Ainsi, si jusque là il avait réussi à réfreiner le sourire-pas-si-intelligent qu'il arborait systématiquement en présence d'Ellesya, ce dernier fît là un fugace retour avant de redevenir ce qu'il était auparavant : un sourire franc et assuré.

Mais il savait que ce n'était là qu'une première étape, et que la condition manquante pour que leur union soit célébrée - en considérant qu'il n'y en ait qu'une - ne serait pas aisée à remplir. Mais forcément, fort de cette réponse, sa détermination serait d'autant plus infaillible. Il n'était cependant pas certain que cela y suffise ; mais comme toujours, l'espoir incommensurable du jeune Appérault lui permettait d'aborder l'avenir avec sérénité.

Et si la forteresse était conquise, il fallait à présent conclure l'assault. Il n'y aurait pas de triomphalisme, sinon celui qu'il gardait pour lui en son for intérieur de suivre le destin que le Très-Haut avait prévu pour lui. Il s'approcha d'elle, doucement, lui reprit une main. Il vint porter sa bouche au niveau de son oreille à elle et se faisant, ils se retrouvèrent plus proches qu'ils ne l'avaient été durant cette entrevue. Il murmura quelque mots à son oreille.
Si, en un sens, elle donnait sa rédition, il le ferait aussi, en un sens. Nul vainqueur, nul vaincu ; juste une alliance qui les renforcertaient tous deux.

Néanmoins, sans lui laisser le temps de répondre, de son oreille, les lèvres de Charles-Antoine descendirent vers les lèvres de la Valkyrie. Si l'Appérault pouvait parfois paraître un monstre de pudeur et de décence et d'une déraisonnable sagesse quant aux choses de la chair, les lèvres d'Ellesya, au moins, lui manquaient souvent...
Peut-être était-là aussi un moyen de ne point voir de réaction, car le baiser fût donné les yeux fermés.

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Ellesya



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MessagePosté le: Mer Nov 07, 2018 12:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

La forteresse avait cédé. Depuis combien d’années se connaissaient-ils désormais ? Mais atteindrait-il jamais la salle aux trésors, ce lieu si clos et reculé dans les profondeurs de ses souvenirs, si piégeux, si sombre que chaque joyau entreposé n’offrait plus que l’éclat rendu ténu par la poussière des regrets et des solitudes. Serait-il vraiment aussi patient ? S’il ne l’avait pas aimée ainsi, tout aurait été plus simple également, elle ne se serait pas sentie aussi indigne, vu son passif. Il en avait refusé pour cela, pour le manque d’harmonie. Egoïstement, le chevalier se sentait lasse et songeait à l’hiver. Pas celui qui arrivait, annuel, mais celui de son existence, après avoir brûlé les chandelles par les deux bouts. Ils trouveraient peut-être leur compte tous les deux ? Il semblait si sûre et elle doutait tant. Plus que jamais. Non. Plutôt comme à chaque fois qu’elle avait été près d’accepter une demande en mariage mais toujours elle avait fini par reculer.

Lui, il souriait. Moins bêtement qu’avant. Alors un sourire discret y répondit et sa main ne se défila pas lorsqu’il la prit. Le murmure la surprit au plus haut point. Ce fut sidérée intérieurement qu’elle retrouva les lèvres abandonnées depuis quelques saisons. Elle finit par répondre doucement au baiser. Elle retrouva avec un étrange soulagement la chaleur qui émanait de l’être humain qui s’était échiné à la retrouver.

La mise en œuvre de la reddition de l’Appérault ne serait absolument pas à l’ordre du jour finalement. Ellesya se sentait nerveusement vidée par ce « simple » tête-à-tête et ne le voyait pour l’instant plus de la même manière. Il n’aurait même pas l’occasion de visiter le palazzetto de fond en comble. L’armure, trop lourde, était tombée, alors Cagli attira simplement Montegridolfo sans un mot vers une large banquette dans une des pièces voisines, l’une des confortables dont elle usait souvent en été pour supporter la touffeur à l’ombre, au repos. De quelques regards et pressions de la main, il se retrouva installé avec la femme « désarmée » et épuisée par la complexité de ses tournures d’esprit et batailles mentales, à moitié allongée contre lui, en train d’étouffer un baillement.

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