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Démonographie de Satan

 
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Auteur Message
Sainte Wilgeforte



Inscrit le: 17 Juil 2009
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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2009 7:19 pm    Sujet du message: Démonographie de Satan Répondre en citant




    Démonographie de Satan



    La naissance de Satan


    Il était une fois, jadis, lorsqu’Oanylone recelait une vie agréable et paisible, un jeune homme de bonne famille du nom de Gaël Sybarite tomba éperdument amoureux d’une des plus belles femmes de la ville. Elle se prénommait Aurore. La blondeur de ses cheveux n’avait d’égal que la clarté de ses yeux bleus et sa gentillesse et sa bienveillance étaient connues de tous. Gaël entreprit de lui faire une cour assidue et la belle Aurore n’y fut pas insensible. Après quelques temps, elle accepta avec plaisir d’offrir sa main à Gaël, l’aimant secrètement du plus profond de son cœur depuis maintes années.

    Les années passèrent et le couple était très heureux. Mais Aurore ne parvenait toujours point à avoir un descendant. Elle se sentait coupable de ne pouvoir donner à son mari un fils qu’il attendait tant. Elle alla voir les meilleurs médicastres d’Oanylone qui tous lui prodiguèrent de précieux conseils. Mais le temps passa et rien n’y fit, elle n’arrivait point à engendrer.
    Alors Aurore pria de toute son âme, de tout son être. Et la femme, dans ses prières, bien qu’ayant un cœur aussi pur que l’eau de la rivière, ne pût s’empêcher de réclamer, à tous prix, un garçon. Elle était prête à tout pour rendre Gaël heureux et fier d’elle.

    Son désir, si intense, dû faire son œuvre, puisque de cette heureuse union naquit, dans les premiers jours du printemps, un enfant d’une beauté manifeste. Une chevelure d’un noir ébène, des yeux d’un vert de jade : il fit le bonheur de ces bonnes gens et la fierté des habitants alentours. A la vue de ce bébé qui jamais n’était rassasié du sein de sa mère, Gaël décida alors de lui donner le nom de Satan. Aurore et Gaël oublièrent bien vite ces années de tourments et profitèrent de Satan, l’enfant-roi désiré depuis si longtemps.






    Les premières années de leur vie à trois furent bénies. Tout semblait être propice à un bonheur sans fard. Gaël réussissait en affaires et sans cesse gagnait plus d’argent. Aurore était une femme de maison occupée et une mère aimante. Satan, lui, était un enfant vif et curieux. Il s’intéressait à tout et qu’importait qu’il fasse des bêtises ou non, tout le monde lui pardonnait de suite ses écarts.
    Mais un tel bonheur ne semblait pouvoir durer éternellement. Ainsi, lorsque Satan atteignit ses douze printemps, Aurore tomba subitement gravement malade. Après plusieurs mois d’atroces souffrances, elle mourut sans que personne réussisse à la sauver. Gaël, fou d’amour et de tristesse, S’enfuit de la ville et se jeta du haut des falaises proches d’Oanylone.

    Satan se retrouva alors seul, abandonné par des parents aimants et pourtant, il s’en rendait compte aujourd’hui, absents lorsqu’il avait besoin d’eux. Il restait dans cette vaste demeure, héritage empoisonné d’une famille détruite. Il devait retrouver le faste de son enfance, coûte que coûte. Le jeune adulte se mit en tête d’amasser tout ce qui se trouvait à Oanylone et qui avait un tant soit peu de valeur. Il n’était jamais rassasié. Il n’en avait jamais assez. Rien de ce qu’il acquérait ne trouvait grâce à ses yeux. Rien de ce que lui offrait la Vie n’arrivait à combler le vide béant qui animait le jeune homme au regard ombrageux.
    Il changeait irrémédiablement et perdait peu à peu l’éclat enfantin que sa mère lui avait transmis.

    Ses sombres pensées et ses peines infinies attirèrent la Créature Sans Nom près de l’enfant. Voyant en lui un hôte prédestiné à porter en lui un des péchés du monde, elle finit d’accabler le jeune cœur de Satan d’amertume et de regret, pour ne laisser en lui qu’une envie insatiable et intarissable.







    A jamais, des richesses entassées...


    Satan était encore jeune lorsqu’il fit outrageusement fructifier son domaine aux dépends des paysans des environs. Il s’acharna contre eux et les appauvrissait sans remords aucun, leur réclamant la moitié de leur rente et, quand bien même avait-il gagné en une journée ce qui aurait suffit à quiconque pour toute une vie, cela ne semblait toujours pas lui convenir.

    Le malheur de ces hommes le réjouissait, la misère des bûcherons le contentait. Et, chaque jour et à chaque heure, il désirait causer encore plus de tristesse, encore plus de désespoir, encore plus de rancœur. Car rien à ses yeux ne valait ce qu’il ressentait au plus profond de son être. Car ses sentiments s’étaient mués en haine envers l’humanité, envers ceux qui pouvaient encore prétendre au bonheur.

    Cela était sa nourriture vitale, sa revanche sur la vie, sa vie en elle-même.




    Et l’innocence vint lui résister…


    Un jour d’hiver, alors qu’il se promenait sur ses terres, Satan vit une petite cabane cachée derrière de grands arbres. Furieux de voir que certains se dissimulaient et ne payaient pas les dettes qu’ils lui devaient, il ouvrit à grands fracas la porte. Face à lui, apparut une jeune fille d’une grâce divine, à la peau laiteuse et aux lèvres vermeilles.





    Il sût de suite qu’elle devait lui appartenir, comme toutes les belles choses de ce monde. Il l’exhorta alors à le suivre pour qu’elle vienne en son domaine afin qu’il puisse l’épouser. Malheureusement pour lui, Aliénor, car tel était le nom de cette jeune femme, avait voué son existence au Très Haut et refusa d’épouser le beau et ténébreux Satan. Il entreprit alors de la séduire comme jadis son père Gaël le fit pour sa mère Aurore. Car il était clair dans l’esprit malade du jeune homme qu’Aliénor porterait son engeance. Mais Aliénor, chaque jour, refusa ses avances, qu’elles soient doucereuses, passionnées ou d’une violence inégalée. Chaque jour, Satan revint chez luy ivre de rage et chaque jour il faisait exécuter l’un de ses esclaves.

    Au soir du quatre vingt dix neuvième jour, fou de rage d’être encore rejeté par une souillon, il ordonna à ses suppôts de s’en saisir et de la torturer avant de la brûler vive. Ces derniers appartenaient à la garde rapprochée du jeune seigneur et œuvraient sur ses terres en se chargeant de récolter les biens des habitants et en leur faisant subir mille douleurs si ceux-ci refusaient. Ils firent donc selon sa volonté.

    Les cris d’Aliénor emplirent le domaine et la pauvre brûla pendant des heures. A la nuit tombée, sur le cadavre de la vierge encore fumant, Satan récupéra une cornaline couleur sang qu’elle portait au cou et qui devait être son seul et unique trésor. Accrochant le pendentif sur lui, il arborait ainsi fièrement la victoire qu’il avait eue contre la jeune fille.






    Satan continuait son chemin vers le Vice Ultime, vers l’annihilation Deux jours après cette mésaventure, un de ses fidèles lieutenants, Simplicius, tomba amoureux d’une des femmes qui résidait dans la cité. Ne parvenant à la séduire, il voulut l’emporter de force mais un homme s’interposa et luy arracha l’œil droit.
    C’était Michel.
    Humilié, Simplicius en avertit son maître Sybarite qui, écœuré par la race féminine depuis la mort d’Aliénor, envoya toute une troupe arrêter la famille de cette Emmelia.






    Puis, il ordonna à ses suppôts de faire venir, chaque jour, une femme de la ville, pour qu’elle se donne à lui et à ses envies. Toutes celles qui refuseraient mourraient. Les autres vivraient encore pour quelques temps.

    Cela ne suffisait pourtant pas à faire son bonheur, et il voulait encore davantage : les mères, les vierges, les trésors, les champs… Rien ne pouvait assouvir Satan et son corps se marquait chaque fois un peu plus des atrocités qu’il faisait endurer aux autres.

    Son envie ne connaissait plus le repos. Les souffrances que subissaient les habitants d’Oanylone endurer non plus.
    A ce moment, Satan n’eut plus rien d’humain et son apparence bestiale effrayait quiconque croisait son chemin. Des excroissances déformaient sa tête et chaque recoin de sa peau était recouvert de scarifications, vestiges de ses pulsions sadiques.





    Dieu punit alors les hommes…


    Il faut savoir qu’en ces temps-là, Satan n’était pas le seul homme à s’être abandonné aux péchés. La cité d’Oanylone, autrefoy si prospère, était devenue l’Antre du Vice et la Créature Sans Nom jouissait du Chaos quy y régnait.
    Furieux, Dieu décida alors de punir la race humaine en détruisant l’intégralité de la ville d’Oanylone.

    Certains, alors, qui ne réalisaient pas combien avaient été grandes leurs fautes et qui ne pouvaient accepter l’idée de quitter cette vie faite de saveurs doucereuses à la décrépitude certaine, décidèrent de fuir pour échapper au Courroux Divin.


    D’autres, au nombre de sept, et parfaitement conscients des vices qu’ils incarnaient, furent choisis par la Créature Sans Nom. Ils prêchèrent, sous ses ordres, la rébellion contre le Très Haut et réussirent à rallier nombre de partisans à leur cause.

    Satan, prêcha de tout sa haine. Son énergie décuplée par le soutien de la Bestia Innominata le guida pour insuffler à chacun le Désir que tout homme se devait d’avoir. Ce Désir était l’incarnation de toute la perversité humaine et Satan la personnifiait. Il leur criait de vouloir, toujours et sans répit. Il les exhortait à désirer toujours plus, de devenir un désir à part entière, comme une fin en soi. Le Prince Sybarite était Sy tant convaincu des propos qu’il avançait, qu’il persuada de pauvres âmes. Il exultait, il jubilait.

    Ses yeux verts à la luminescence cadavérique captivaient la foule, sa richesse et sa beauté démoniaque devinrent les premiers désirs des êtres l’écoutant. Chacun louèrent sa prestance et sa virilité. La foule en vint à se désirer les uns les autres. L’Envie devint le fiel suintant de toutes part. Dans le flot de Vice permanent qui inondait la Ville Maudite les horreurs devinrent légions sans noms et sur les immondices putréfiées des vestiges du passé, Satan se tint fièrement debout avec ses six autres incarnations démoniaques en signe de Défi contre l’Unique.

    Le septième jour après la sentence de Dieu, la cité fut engloutie et, avec elle, les sept incarnations du péché. Satan ne sentit aucune douleur, tant son esprit avait pris possession de son corps et s’était englouti dans le nombre de désirs qu’il avait en lui. Ayant perdu la raison, il ne se rendit pas compte qu’il ne désirait plus rien. Il n’avait en son être que l’ultime désir de vouloir désirer.






    Il demeure pour l’éternité avec ses péchés…


    Satan fut envoyé avec les six autres hommes sur la Lune et fut puni à une éternité de souffrances sous le titre de Prince Démon.

    son corps, déjà meurtri à l’extrême, se transforma jusqu’à refléter la noirceur de son âme.

    Sa chevelure, qui faisait jadis sa fierté, s’allongea et imprégna son corps pour former dans son dos deux grandes ailes chitineuses semblables à celles d’une chauve-souris. Les larmes de ses beaux yeux, qui coulaient par rage et désir irraisonnés, se confondirent alors avec la pierre d’Aliénor et finirent par colorer peu à peu son corps. Sa peau prit alors une couleur améthyste. La pierre d’aliénor s’incrusta en sa chair et ainsy enchastrée, luy rappelle pour l’éternité son amour perdu.

    Il s’entoura, dans ses tourments sans fin, d’or, d’argent et de bijoux, de mets parmi les plus exquis, d’hommes et de femmes dont les corps rivalisaient en beauté. Il laissait chacun d’entre eux dévorer du regard ses trésors et ses merveilles jusqu’à ce qu’ils se dévorent intérieurement eux-mêmes.

    En effet, dans sa cruauté la plus totale, il décida que quiconque toucherait à ce qu’il entreposait subirait une affreuse douleur. Ainsi, conservait-il son butin. Ainsi pouvait-il voir son propre désir dans les yeux des autres. Et il se complaisait à observer la souffrance qui le rongeait lui-même.






    Au Prince-Démon s’oppose l’Archange…


    À Satan, Prince de l’Envie, s’oppose Michel, Archange de la Justice. Ce dernier était, du temps de son vivant, le frère de la belle Emmelia, dont était tombé amoureux un des suppôts de Satan.

    On retrouve d’ailleurs Satan se battre contre lui lors de la célèbre légende du Mont Saint-Michel qui remonte à l’époque où certains Barbares vénéraient des Dieux alcooliques.

    Un d’entre eux, du nom de Saathan honorait son Dieu en lui sacrifiant des enfants. Ce barbare poursuivait une communauté de fidèles qui tenta de fuir mais se retrouva bloquée en pleine forêt, près de l’océan.

    Préférant mourir dans les bras de la mer que dans ceux de Saathan, les fidèles prièrent le Saint Michel pour qu’il prépare leur venue.

    Le Très Haut, en désaccord avec cette décision car l’Homme n’a pas à décider de l’heure où il ira rejoindre l’astre solaire, leur ordonna par l’intermédiaire d’un messager céleste de construire une palissade à l’aide des troncs d’arbres. Quand elle serait construite, ils devraient alors allumer un grand feu afin que le Barbare découvre leur position.

    Les fidèles exécutèrent le souhait de Dieu et, au bout de sept jours, le feu fut allumé. Les troupes de Saathan arrivèrent alors et commencèrent à s’attaquer à la palissade. Au moment où la communauté s’apprêtait à se défendre, munie de pierres et de lances, l’archange Michel, vêtu d’une armure et portant une lance et un bouclier, apparut au milieu des flammes qui avaient été allumées quelques heures plus tôt.

    Le saint Michel lança son arme vers l’horizon et la mer, éveillée, engloutit les troupes du Barbare.

    L’Archange Michel reconnut immédiatement en Saathan son ennemi intime. Ses yeux verts à la luminescence cadavérique ne laissaient aucun doute. Le païen avait été possédé par le Prince Démon et corrompu par les mêmes péchés que Satan : l’envie inaltérable d’avoir ce qu’il désirait, sans qu’on ne lui oppose de résistance.



    Dans le cœur des pécheurs, résonne le Chant de Satan…

    Satan, alors qu’il était encore jeune et vivant, était connu pour fredonner à toutes heures du jour ou de la nuit ces quelques mots.
    Ces paroles n’ont pas été perdues, puisque quiconque se laisse noircir le cœur par le vice du désir a ce refrain en tête :

    Le désir cherche,
    Un précieux cœur, il cherche.
    Laisse-moi voir si c’est le tien
    Et alors, il m’appartiendra.
    Et si tu ne l’as pas ?
    Le désir cherche,
    Tout ce que tu possèdes, il cherche.
    Laisse-moi te détruire pour m’en enrichir,
    pour devenir mien.



    Traduit par monseigneur Aranwae

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Marco_Castello



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MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 1:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant




    Demonigrafia de Satan



    El naixement de Satan


    Temps era temps, quan Oanilònia ocultava una vida agradable i tranquil•la, un jove home de bona família de nom Gaël Sybarite va enamorar-se perdudament d’una de les més belles dones de la ciutat. S’anomenava Aurora. El color ros dels seus cabells només s’igualava a la claror dels seus ulls, i la seva gentilesa i a la seva benevolència eren conegudes arreu. Gaël va es va proposar de flirtejar amb ella constantment i, a la bella Aurora, no li passà desapercebut. Després d’un temps, va acceptar amb molt de gust oferir la seva mà a Gaël, al qual estimava secretament al fons del seu cor desde feia força anys.

    Els anys van passar i la parella era molt feliç. Però Aurora no semblava capaç de tenir descendència. Se sentia culpable de no poder dar al seu marit el fill que tant anhelava. Va anar a veure als millors metges d’Oanilònia i tots li donaven fabulosos consells. Però el temps passava i no passava res, no podia arribar a concebre.
    Aleshores l’Aurora va resar amb tota la seva ànima, amb tot el seu ser. I la dona, en les seves oracions, encara que tenint el cor pur com l’aigua del riu, no podia abstenir-se de reclamar, a qualsevol preu, un nen. Estava disposada a tot per alegrar a Gaël, per tal que estigués orgullós d’ella.

    Els seus desitjos, tan intensos, van obrar bé, doncs d’aquesta feliç unió nasqué, als primers dies de primavera, un nen d’una manifesta bellesa. Una cabellera d’un negre com el banús, uns ulls verds com el jade. Fou la felicitat d’aquestes bones gents i l’orgull dels habitants dels voltants. A la vista d’aquest nadó que mai no s’afartava del pit de la mare, Gaël va decidir aleshores dar-li el nom de Satan. L’Aurora i en Gaël van oblidar molt ràpidament aquells anys de turment i van treure pit per en Satan, el nen-rei desitjat durant tant de temps.






    Els primers anys de la seva vida, els tres foren beneits. Tot semblava propiciar una felicitat sense cap mena d’ombra. Gaël tenia èxit en els seus assumptes i guanyava diners sense parar. Aurora era una mestressa de casa ocupada i una mare afectuosa. Satal era un nen viu i curiós. S’interessava per tot i no, tot i fent tot tipus de ximpleries, li eren perdonades per tothom.
    Però tal felicitat no semblava poder durar eternament. Així, quan Satan va assolir les seves dotze primaveres, l’Aurora va emmalaltir súbitament. Després de força mesos de patiments atroços, va morir sense que ningú aconseguís salvar-la. Gaël, boig d’amor i de tristor, va fugir de la ciutat i es va llançar daltabaix dels penya-segats propers a Oanilònia.
    Satan aleshores es va trobar sol, abandonat pels reus afectuosos pares i, no obstant això, se n’adonava que, absents, era quan més els necessitava. Es va quedar a la seva vasta morada, herència enverinada d’una família destruïda. Havia de trobar ‘alegria de la seva infantessa, costés el que costés. L’adolescent va anar guardant tot el que trobava per Oanilònia i que podia tenir algun valor. Mai no se’n cansava. Mai no en tenia prou. Res del que adquirís tenia gràcia pels seus ulls. Res del que li oferia la vida aconseguia satisfer el buit obert que omplia el jove de mirada desconfiada.
    Canviava irremeiablement i perdia poc a poc la part infantil que la seva mare li havia transmès.
    Els seus ombrius pensaments i les seves infinites penes van atraure la Criatura sense Nom al costat del nen. Veient en ell un hoste predestinat a dur un dels pecats del món, va acabar d’atabalar el jove cor de Satan amb amargor i pesar, per tal de deixar en ell només una enveja insaciable i inesgotable.







    Per a sempre, riqueses amuntegades...


    Satan era encara jove quan va fructificar excessivament els seu domini sobre els camperols de les rodalies. Es va aprofitar d’ells i els empobria sense remordiments, reclamant-los la meitat de les seves rendes i, tot i que guanyava en un dia el que bastaria per a qualsevol per tota una vida, sempre mostrava insatisfacció.

    La desgràcia d’aquests homes el feia feliç, la misèria dels llenyataires l’acontentava. I, cada dia i cada hora, desitjava causar encara més tristor, encara més desesperació, encara més rancor. Per què res valia pels seus ulls més que el que sentia en el fons del seu ànim. Per què els seus sentiments havien canviat en misantropia, vers els qui encara aspiraven a la felicitat.

    Això mateix era el seu aliment vital: la seva despreocupació per la vida; per la seva vida.




    I la innocència s’hi va oposar...


    Un dia d’hivern, mentre passejava sobre les seves terres, Satan va veure una petita cabana amagada rere uns grans arbres. Furiós per veure que alguns s’amagaven i no pagaven els deutes que li devien, va obrir amb un gran cop la porta. Davant seu, va aparèixer una noia jove de gràcia divina, amb la pell lletosa i els llavis carnosos





    De seguida va pensar que li havia de pertànyer, com totes les coses belles d’aquest món. La va exhortar, aleshores, a seguir-lo per a que fos al seu domini per tal de casar-se amb ell. Desgraciadament, Aliénor, que era el nom de la jove, havia consagrat la seva vida a l’Altíssim i es va negar a casar-se amb el bell i tenebrós Satan. Va proposar-se aleshores seduir-la amb d’antuvi o feu el seu pare Gaël amb la seva mare Aurora. Per què estava clar per a l’esperit malaltís del jove que Aliénor duria la seva descendència. Però Aliénor, dia rere dia, negava els seus avenços, tan si eren dolços o d’una violència inigualable. Cada dia, Satan tornava a casa rabiós i cada dia feia executar un dels seus esclaus.
    La tarda del noranta-novè dia, boig de ràbia de seguir essent rebutjat per una minyona, va ordenar als seus servents d’agafar-la i torturar-la per tal que després la cremessin viva. Aquests últims pertanyien a la seva guàrdia personal i treballaven sobre les seves terres encarregant-se de recollir els béns dels habitants i fent-los patir mil i una penúries si aquests s’hi negaven. Van fer, doncs, la voluntat del seu amo.

    Els crits d’Aliéno van omplir tot el senyoriu i la pobre va cremar durant hores. A la posta del sol, sobre el cadàver de la verge que encara fumejava, Satan va recuperar un penjoll del color de la sang que duia penjat al coll i que seria, segurament, la seva única pertinença. Penjant-se el medalló, enarborava orgullosament la victòria que havia obtingut sobre la pobre noia.






    Satan va continuar el seu camí vers l’Últim Vici, vers l’aniquilament. Dos dies després d’aquesta desventura, un dels seus fidels tinents, Simplici va enamorar-se d’una de les dones que residia a la vila, Emmelia. Quan ja estava a punt de seduir-la, va voler dur-se-la per la força, però un home s’interposà i li va arrancar l’ull dret.

    Era Miquel.

    Humiliat, Simplicius avertí d’això al seu senyor Satan que, fastiguejat del sexe femení des de la mort d’Aliénor, va enviar tota una tropa a detenir a la família d’Emmelia.






    Després, va ordenar als seus servents fer venir, cada dia, a una dona de la ciutat per a que s’entregués a ell i a les seves enveges. Totes les que es negaren, morien. Així viurien encara un temps.
    Això no bastava, però, per a fer-lo feliç i volia encara més: les mares, les verges, els tresors, els camps...Res no podia saciar a Satan i el seu cos es marcava, cada cop una mica més, per cada nova atrocitat que seguia a l’anterior.
    La seva enveja no tenia fi. Els patiments que podien suportar els habitants d’Oanilònia tampoc.

    En aquest moment, Satan no tenia res d’humà i la seva aparença bestial espantava a qualsevol que es creués en el seu camí. Les pertorbacions deformaven el seu cap i cada amagatall de la seva pell estava recobert d’escarificacions, vestigis dels seus impulsos sàdics.




    Déu castiga aleshores als homes…


    Cal saber que en aquells temps, Satan no era l’únic entregat als pecats. La ciutat d’Oanilònia, en altres temps una ciutat pròspera, s’havia convertit en el Centre del Pecat, i la Criatura sense Nom gaudia del Caos que allà hi regnava.
    Furiós, Déu va decidir aleshores castigar a la raça humana destruint totalment la ciutat d’Oanilònia.

    Alguns, aleshores, els que no havien comès faltes i els que no podien acceptar la idea de canviar aquesta vida de dolç sabor per un detriment segur, van decidir fugir per tal d’escapar de la Fúria Divina.

    Altres, un total de set, i perfectament conscients dels vicis que encarnaven, foren escollits per la Criatura sense Nom. Predicaren, sota les seves ordres, la rebel•lió contra l’Altíssim i aconseguiren unir a nombrosos partidaris a la seva causa.

    Satan va predicar amb tot el seu odi. La seva energia decuplicada pel suport de la Criatura sense Nom el va guiar per insuflar a cada un el Desig que tot humà havia de tenir. Aquest Desig era l’encarnació de tota la perversió humana i Satan n’era la personificació. Els cridava que desitgessin, sempre, i sense rendir-se mai. Els exhortava a desitjar sempre més, a que un desig seguís un altre, sense cap mena de fi. El Príncep Satan n’estava tan convençut dels propòsits que clamava que va persuadir a les ànimes més dèbils. Exultant, es mostrava exultant.

    Els seus ulls verds de luminescència cadavèrica captivaven a la multitud, la seva riquesa i la seva bellesa demoníaca es convertiren als primers desitjos dels éssers que l’escoltaven. Cadascú va llogar la seva excel•lència i la seva virilitat. La multitud començava a desitjar-se els uns als altres. L’enveja es va fer l’anhel que supurava per arreu. En el fluir del Pecat permanent que inundava la Ciutat Maleïda, els horrors es feren per legions sense nom i sobre la immundícia podrida dels vestigis del pasat, Satan orgullosament es posà en peu amb les altres sis encarnacions demoníaques en senyal de desafiament contra l’Únic.

    El setè dia després de la sentència de Déu, la ciutat fou engolida i, amb ella, les set encarnacions del pecat. Satan no va sentir cap dolor, de tal manera el seu esperit havia pres possessió del seu cos i havia engolit els nombrosos desitjos que tenia en ell. Havent perdut la raó, no se n’adonà que no desitjava res més. Tenia en el seu ser només l’últim desig que volia desitjar.






    Queda per a la eternitat amb els seus pecats …


    Satan fou enviat amb els altres sis homes sobre la Lluna, castigat a una eternitat de sofriments sota el títol de Príncep-Demoni.

    El seu cos, ja maltractat en extrem, es va transformar fins a reflectir la negror de la seva ànima.

    La seva melena, que de bell antuvi fora el seu orgull, es va allargar i impregnar al seu cos per tal de formar-li, a l’esquena, dos grans ales quitinoses semblants a les d’un ratpenat. Les llàgrimes dels seus bells ulls, que buidava per ràbia i desitjos irraonables, es van confondre aleshores en la gemma d’Aliénor i van acabar per colorar, poc a poc, el seu cos. La seva pell va adoptar un color ametista. La gemma d’Aliénor va incrustar-se a la seva carn i així, encastada, li recordava eternament el seu amor perdut.

    Va rodejar-se, en els seus turments infinits, d’or, diners i joies, de plats d’entre els més exquisits, d’homes i dones entre els qui el cos rivalitzava en esplendor. Deixava a cada un d’ells devorar amb la mirada els seus tresors i meravelles fins que ells mateixos es devoraven interiorment.

    Efectivament, en la seva crueltat més absoluta, va decidir que qualsevol que toqués el que emmagatzemava patia un dolor terrible. Així conservava el seu botí. Així podia veure el seu propi desig en els ulls de la resta. I es complaïa en veure el patiment que el corroïa a ell mateix.





    Al Príncep-Dimoni s’oposa a l’Arcàngel…


    A Satan, Príncep-Dimoni de l’Enveja, s’hi oposa Miquel, Arcàngel de la Justícia. Aquest últim era, quan vivia, el germà de la bella Emmelia, de la que s’havia enamorat un dels seguidors de Satan.

    Trobem per altra banda a Satan barallant-se contra ell en el moment de la cèlebre llegenda del Munt Sant Miquel, que es remunta a l’època en la que certs bàrbars veneraven a certs Déus alcohòlics.

    Un d’ells, de nom Saathan, honorava al seu Déu sacrificant-li nens. Aquest bàrbar perseguia a una comunitat de fidels que va intentar fugir que es va trobar bloquejada a ple bosc, a la vora de l’oceà.

    Preferint morir en braços del mar que a mans de Saathan, els fidels pregaren a Sant Mique per a que preparés la seva arribada.

    L’Altíssim, en desacord amb aquesta decisió, puix que l’Home no pot decidir l’hora en que anirà a reunir-se amb l’astre solar, els va ordenar a través d’un missatger celeste que construïssin una muralla amb l’ajuda de troncs. Quan estigués construïda, haurien d’encendre un gran foc amb la finalitat que el Bàrbar descobrís la seva posició.

    Els fidels executaren el desig de Déu i, en set dies, el foc estigué encès. Les tropes de saathan van arribar aleshores i començaren a atacar la muralla. En el moment en el que la comunitat estava a punt de defensar-se, proveïda de pedres i llances, l’Arcàngel Miquel, vestit amb una armadura i duent una llança i escut, va aparèixer enmig de les flames que havien estat enceses unes hores abans.

    Sant Miquel va llençar la seva arma a l’horitzó i el mar, despertant, va engolir les tropes del Bàrbar.

    L’Arcàngel Miquel va reconèixer immediatament en Saathan el seu enemic íntim. Els seus ulls verds de luminescència cadavèrica no deixaven lloc al dubte. El pagà havia estat posseït pel Príncep-Dimoni i corromput pels mateixos pecats que Satan: l’enveja inalterable de tenir el que desitjava, sense que se li oposés cap mena de resistència.



    En el cor dels pecadors, ressona el Cant de Satan…

    Satan, mentre que era encara jove i viu, fou conegut per taral•lejar a tota hora del dia i de la nit aquestes paraules.

    Aquestes no s’han perdut, ja que qui sigui que deixa ennegrir el seu cor pel vici del desig té en ment aquesta tornada:

    El desig busca,
    Un cor preciós, el busca.
    Deixa’m veure si és el teu
    I aleshores, em pertanyerà.
    ¿I si no el tens?
    El desig busca,
    Tot el que posseeixes, ho busca.
    Deixa’m destruir-te per a enriquir-me,
    Per a fer-te meu.


Traduït per Monsenyor Aranwae
Traduït al català per Ignius.

_________________

Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
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MessagePosté le: Lun Juil 16, 2012 11:37 am    Sujet du message: Répondre en citant




    Demonografia di Satana



    La nascita di Satana


    C'era una volta, tanto tempo fa, quando a Oanilonia la vita era ancora piacevole e pacifica, un giovane di buona famiglia di nome Gael Sybarite, che si innamorò perdutamente di una delle donne più belle della città. Il suo nome era Aurora. Il biondo dei suoi capelli non aveva eguali se non la limpidezza dei suoi occhi blu, la sua gentilezza e la sua bontà erano ammirati da tutti. Gael iniziò a corteggiarla e la bella Aurora ne rimase lusingata. Dopo qualche tempo, concesse con gioia la sua mano a Gael, che l'amava segretamente dal più profondo del cuore da molti anni.

    Passavano gli anni e i due amanti erano molto felici. Ma Aurora non era in grado di dare alla luce una discendenza. Si sentiva in colpa per non aver donato al marito quel figlio che tanto aspettava. Si era recata ad Oanilonia presso i migliori medici che le diedero preziosi consigli. Ma il tempo passava e non succedeva niente, anzi più invecchiava e più calavano le possibilità di rimanere incinta.
    Allora Aurora si mise a pregare con tutta la sua anima, con tutta se stessa. E la donna, nelle sue preghiere, pur avendo un cuore puro come l'acqua di un fiume, non poteva trattenersi dal chiedere, a tutti i costi, un bambino. Era disposta a tutto per rendere Gael felice ed orgoglioso di lei.

    Il suo desiderio, così intenso, così profondo, finalmente si realizzò e, grazie a quella felice unione, nei primi giorni di primavera, nacque un bellissimo bambino. I capelli neri come l'ebano, gli occhi verdi come la giada: fu la felicità di queste buone persone e l'orgoglio degli abitanti attorno. Alla vista di quel neonato che non era mai sazio dal seno di sua madre, Gael decise di chiamarlo Satana. I due genitori dimenticarono presto quegli anni di tormento e si dedicarono al piccolo che avevano desiderato per cosi tanto tempo.






    I primi anni della loro vita a tre furono benedetti. Tutto sembrava andar bene e farli felici. Gael faceva molti affari e guadagnava sempre più ducati. Aurora era una casalinga occupata ed una madre amorevole. Satana stesso era un bambino brillante e curioso. Era interessato a tutto e non importava se ogni tanto faceva qualche birbanteria, tutti lo perdonavano subito.
    Ma tale felicità non sarebbe durata per sempre. Satana aveva compiuto da poco il suo dodicesimo anno quando Aurora all'improvviso si ammalò gravemente. Dopo diversi mesi di atroci sofferenze, morì senza che nessuno riuscisse a salvarla. Gael, folle di amore e di tristezza,, fuggi dalla città e si tolse la vita gettandosi dalla scogliera vicina a Oanilonia.

    Satana rimase quindi solo, abbandonato dagli amorevoli genitori, e si rese ben presto conto nella loro assenza che aveva assolutamente bisogno di loro. Gli rimaneva una vasta eredità, avvelenata da una famiglia distrutta. Voleva ritrovare lo splendore della sua infanzia, a tutti i costi. Il giovane ragazzo si mise in testa di accumulare tutto ciò che trovava a Oanilonia e che avesse un pò di valore. Ma non era abbastanza. Non era mai soddisfatto. Nulla di quello che comprava dava sollievo ai suoi occhi. Niente di ciò che gli offriva la vita avrebbe potuto colmare la voragine che animava il giovane uomo dallo sguardo ombroso.
    Egli cambiò irrimediabilmente e perse gradualmente quel bagliore infantile che gli aveva trasmesso la madre.

    I suoi pensieri oscuri e gli infiniti dolori attrassero la Creatura Senza Nome. Lo vide come un ospite predestinato a incarnare uno dei peccati del mondo e decise di sopraffare con amarezza e rimpianto il cuore del giovane Satana, per lasciare in lui un'invidia insaziabile e inesauribile.







    Mai, delle ricchezze accumulate...


    L’ancora giovane Satana rese il suo latifondo oltraggiosamente redditizio a scapito dei contadini locali. Si accaniva contro di loro e li faceva impoverire senza alcun rimorso, rivendicava la metà del loro raccolto e, anche se guadagnava in un giorno tutto quello che sarebbe bastato a chiunque per tutta la vita, non era mai soddisfatto.

    La miseria di questa povera gente lo rallegrava, la loro povertà lo soddisfava. E, a ogni giorno e a ogni ora, desiderava causare ancora più tristezza, più disperazione, più rancore. Perché nulla ai suoi occhi valeva più di quello che sentiva nel profondo del suo essere. Perché i suoi sentimenti erano logorati dall’odio verso l’umanità, verso coloro che potevano ancora aspirare alla felicità.

    Questo era il suo nutrimento, la sua rivincita sulla vita, la sua vita stessa.




    E solo l'innocenza potè resistergli…


    Un giorno d'inverno, mentre passeggiava nei suoi possedimenti, Satana vide una piccola capanna nascosta dietro dei grossi alberi. Furente che qualcuno vi si potesse nascondere per non pagare il dazio che aveva imposto, aprì la porta con grande foga. Di fronte a lui, apparve una fanciulla di una grazia divina, con la pelle lattea e le labbra rubino.





    Decise immediatamente che sarebbe dovuta essere sua, come tutte le cose belle di questo mondo. La esortò a seguirlo nel suo palazzo in modo da poterla sposare. Purtroppo per lui, Aliénor, perché quello era il nome di questa giovane donna, aveva dedicato la sua vita alla Altissimo e si rifiutò di sposare il bello e tenebroso Satana. Iniziò allora a corteggiarla, proprio come fece un tempo suo padre Gael con sua madre Aurora. Poichè era chiaro, nella mente malata del giovane, che Aliénor sarebbe stata perfetta per la sua progenie. Ma Aliénor ogni giorno rifiutava le sue avances, sia quelle mielate, sia quelle passionali che quelle di una violenza senza precedenti. Ogni giorno, Satana tornava a casa ubriaco di rabbia e ogni giorno si sfogava su uno dei suoi schiavi.

    La sera del novantanovesimo giorno di corteggiamento, infuriato per essere stato ancora respinto dalla sguattera, ordinò ai suoi sottoposti di sequestrarla e di torturarla prima di bruciarla viva. Questi ultimi appartenevano alla guardia del corpo del giovane signore ed erano incaricati di riscuotere i tributi dalle sue terre, abituati a far soffrire mille dolori a coloro che si rifiutavano di pagare il dazio. Fecero come Satana ordinò loro.

    Le grida di Aliénor echeggiarono per la tenuta e la poverina bruciò per delle ore. Quella stessa notte, dal cadavere della vergine ancora fumante, Satana recuperò un ciondolo rosso sangue che ella portava al collo e che doveva essere il suo unico tesoro. Appese quel ciondolo al suo collo, lo portava con orgoglio, simbolo della sua vittoria contro l'innocente ragazza.






    Satana continuò il suo cammino verso il Vizio Estremo, verso la distruzione. Due giorni dopo questo incidente, uno dei suoi fidati luogotenenti, Simplicio, si innamorò di una donna che viveva in città. Non riuscendo a sedurla, provò comunque a conquistarla con la forza. Ma un uomo intervenne e gli cavò l'occhio destro.
    Il suo nome era Michele.
    Umiliato, Simplicio andò a lagnarsi dal suo crudele maestro, che, disgustato dal genere femminile dopo la morte di Aliénor, inviò tutta una truppa per arrestare la famiglia di questa Emmelia.






    Successivamente, ordinò ai suoi scagnozzi di rapire ogni giorno una donna dalla città, affinchè si donasse a lui e soddisfasse i suoi desideri. Tutte coloro che si fossero rifiutate, sarebbero morte. Le altre avrebbero vissuto ancora un po'.

    Eppure questo non era sufficiente a renderlo felice, ed egli voleva ancora di più: le madri e le vergini, i tesori e i campi... Nulla riusciva a placare Satana e il suo corpo era segnato ogni volta un po' di più delle atrocità che faceva patire agli altri.

    La sua invidia non conosceva riposo. E neanche la sofferenza subita dagli abitanti di Oanilonia.
    In quel momento, Satana non aveva più nulla di umano e chiunque attraversasse la sua strada veniva spaventato dal suo aspetto bestiale. Alcune escrescenze deformavano la sua testa e ogni centimetro della sua pelle era coperto di cicatrici, vestigia dei suoi impulsi sadici.




    Dio punisce allora gli uomini…


    Bisogna sapere, a quei tempi, Satana non era l'unico uomo ad essersi abbandonato al peccato. Infatti, la città di Oanilonia, così prospera, era diventata l'antro del vizio e la Creatura Senza Nome godeva di come li regnasse il caos.
    Furioso, Dio decise quindi di punire la razza umana, distruggendo l'intera città di Oanilonia.

    Alcuni, allora, che non si rendevano conto di quanto grandi fossero i loro peccati e che non potevano accettare l'idea di lasciare questa vita piena di dolci sapori per una morte certa, decidero di fuggire per evitare la Collera Divina.

    Degli altri, sette di numero, avevano piena consapevolezza dei vizi che incarnavano e furono scelti dalla Creatura Senza Nome. Per sua istigazione, predicarono la ribellione contro l'Altissimo e riuscirono ad adescare molti adepti per la loro causa.

    Satana predicò con tutto il suo odio. La sua energia scatenata dal sostegno dell' Innominata Bestia lo guidò per infondere a ciascuno la Brama che tutti gli uomini dovevano avere. Questa Brama era l'incarnazione di tutta la perversione umana e Satana la impersonificava. Egli gridava loro di volere, sempre e senza sosta.. Li esortava a desiderare sempre di più, a diventare loro stessi una Brama a pieno titolo, come un fine in sè. Il Principe Bramoso era così convinto dei propositi che avanzava da persuadere delle povere anime. Esultava, gioiva di tutto ciò.

    I suoi occhi verde luminescenti di morte affascinavano l'interlocutore, la sua ricchezza e la sua bellezza demonicaca diventavano il primo desiderio di coloro che lo ascoltavano. Ognuno elogiava la sua prestanza e la sua virilità. La folla iniziò a desiderare ognuno ciò che avesse l'altro. L'Invidia divenne un veleno che trasuda da tutti i pori. Della schiera del Vizio permanente che inondava la Città Maledetta, gli orrori divennero legioni senza nome e sui rifiuti putrefatti delle orme del passato, Satana si ergeva orgogliosamente in piedi con le sei altre incarnazioni demoniache in segno di sfida contro l'Uno.

    Il settimo giorno dopo la sentenza di Dio, la città fu inghiottita, e con essa, le sette incarnazioni del peccato. Satana non sentiva alcun dolore, talmente il suo spirito avesse preso possesso del suo corpo e si fosse inabissato nel numero di desideri che aveva in sè. Aveva perso la ragione, e non si rendeva conto che non desiderava più nulla. Aveva nel suo essere nient'altro che il desiderio ultimo di voler desiderare






    Resta per l'eternità con i suoi peccati ...


    Satana fu confinato con gli altri sei uomini sulla Luna e fu punito con una eternità di sofferenza sotto il titolo di Principe Demone.

    Il suo corpo, già ferito all'estremo, fu trasformato in modo da riflettere le tenebre della sua anima.

    I suoi capelli, che un tempo erano il suo orgoglio, si allungarono e si fusero con il suo corpo a formare due grandi ali chitinose come quelle di un pipistrello. Le lacrime dei suoi bei occhi, che scorrevano per la rabbia irrazionale e per il desiderio, bagnarono il ciondolo di Aliénor e finirono per colorare poco a poco tutto il suo corpo. La sua pelle poi cangiò diventando color ametista. Il ciondolo di Aliénor si incrostò nella sua carne e, così incastrato, gli avrebbe ricordato per l'eternità il suo amore perduto.

    Si circondò, nel suo interminabile tormento, di oro, argento e gioielli, dei piatti più squisiti, di uomini e di donne i cui corpi gareggiavano in bellezza. Lasciava ciascuno di essi divorare con lo sguardo i suoi tesori e le sue meraviglie finché non si divoravano interiormente essi stessi.

    Infatti, nella sua crudeltà più totale, decise che, chiunque li avesse toccati, avrebbe sofferto un dolore terribile. Così manteneva il suo bottino. Così poteva vedere il suo stesso desiderio negli occhi degli altri. Ed egli si compiaceva nell'osservare la sofferenza che rodeva anche a lui.







    Al Principe Demone s’oppose l’Arcangelo…


    A Satana, Principe Demone dell'Invidia, si oppose Michele, Arcangelo della Giustizia. Quest'ultimo fu, nei giorni della sua vita, il fratello della bella Emmelia, di cui si era innamorato uno degli scagnozzi di Satana.

    Inoltre, troviamo Satana combattere contro di lui nella famosa leggenda di Mont St. Michel, che risale all'epoca in cui alcuni Barbari adoravano divinità alcoliste.

    Uno di essi, di nome Saathan, onorava il suo dio, sacrificando i suoi figli. Questo barbaro perseguitava una comunità di fedeli che cercò di fuggire, ma si ritrovò bloccata nella foresta vicino all'oceano.

    Preferendo morire tra le onde del mare piuttosto che per mano di Saathan, i fedeli pregarono San Michele affinchè si preparasse ad accoglierli in paradiso.

    L'Altissimo, in disaccordo con questa decisione, perché l'uomo non può decidere l'ora in cui si ricongiungerà con l'astro solare, ordinò loro attraverso un messaggero celeste di costruire un recinto utilizzando i tronchi degli alberi. Una volta costruito, avrebbero dovuto accendere un falò in modo che il barbaro scoprisse la loro posizione.

    I fedeli eseguirono la volontà di Dio e, dopo sette giorni, il fuoco fu acceso. Le truppe di Saathan arrivavarono e cominciarono ad attaccare la palizzata. Nel momento in cui la comunità si apprestava a difendersi, con pietre e lance, l'arcangelo Michele, indossando un'armatura e brandendo una lancia e uno scudo, apparve in mezzo alle fiamme che ardevano già da qualche ora.

    San Michele lanciò la sua arma verso l'orizzonte e il mare, sollevato, inghiottì le truppe del barbaro.

    L'Arcangelo Michele immediatamente riconobbe in Saathan un suo nemico intimo. I suoi occhi verdi luminescenti di morte non lasciavano dubbi. Il pagano era stato posseduto dal Principe Demone e corrotto dagli stessi peccati di Satana: la brama inalterabile di avere quello che desiderava, a cui nessuno poteva resistere.




    Nel cuore dei peccatori, risuona il canto di Satana…

    Satana, quando era ancora giovane e vivo, era solito cantare a tutte le ore del giorno e della notte questa canzone.
    Queste parole non sono state perdute, dal momento che chi si abbandona al vizio del desiderio ha questo ritornello in mente:

    Il desìo cerco,
    Un cuore prezioso, quello cerco.
    Lasciami vedere se lo hai tu
    E se così fosse, diventerà mio.
    E se non l'hai?
    Il desìo cerco,
    Tutto ciò che tu possiedi, quello cerco.
    Lascia che ti distrugga, che mi devo arricchire,
    per divenir mio.




    Tradotto in Francese da Monseigneur Aranwae
    Tradotto in Italiano da S.E. Mons. Sir.Johnny
    Revisionato da Mons. Adhominem

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MessagePosté le: Mar Fév 18, 2014 5:06 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Demonografía de Satán



El nacimiento de Satán


Erase una vez, antaño, cuando Oanilonia ocultaba una vida agradable y apacible, un joven hombre de buena familia del nombre Gaël Sybarite se enamoró perdidamente de una de las más guapas mujeres de la ciudad. Se llamaba Aurora. El color rubio de sus cabellos sólo tenía igual a la claridad de sus ojos y su gentileza y su benevolencia eran conocidas por todos. Gaël se propuso hacerle la corte asiduamente y la bella Aurora no fué insensible a ello. Después de algún tiempo, aceptó con mucho gusto ofrecer su mano a Gaël, al que amaba secretamente en lo más profundo de su corazón desde hace varios años.

Los años pasaron y la pareja era muy feliz. Pero Aurora no parecía capaz de tener un descendiente. Se sentía culpable de no poder darle a su marido el hijo al que esperaban tanto. Fue a ver a los los mejores medicastros de Oanilonia y todos le prodigaron preciosos consejos. Pero el tiempo pasaba y nada ocurría, no llegaba a poder engendrar.
Entonces Aurora rezó con todo el alma, de todo su ser. Y la mujer, en sus oraciones, aunque teniendo un corazón tan puro como el agua del río, no pudo abstenerse de reclamar, a cualquier precio, a un chico. Estaba dispuesta a todo para alegrar a Gaël y para que estuviera orgulloso de ella.

Su deseo, tan intenso, debió hacer su obra, pues de esta unión feliz nació, en los primeros días de la primavera, un niño de una manifiesta belleza. Una cabellera de un negro ébano, ojos de un verde de jade: fue la felicidad de estas buenas gentes y el orgullo de los habitantes de los alrededores. A la vista de este bebé que jamás se hartaba del pecho de su madre, Gaël decidió entonces darle el nombre de Satán. Aurora y Gaël olvidaron muy rápidamente aquellos años de tormentos y sacaron provecho de Satán, el niño-rey deseado durante tanto tiempo.






Los primeros años de su vida a tres fueron benditos. Todo parecía propiciar una felicidad sin sombra. Gaël tenía éxito en sus asuntos y sin cesar ganaba más dinero. Aurora era una mujer de casa ocupada y una madre cariñosa. Satán, él, era un niño vivo y curioso. Se interesaba por todo y no importaba que hiciera algunas boberías o no, todo el mundo le perdonaba enseguida sus desviaciones.
Pero tal felicidad no parecía poder durar eternamente. Así, cuando Satán alcanzó sus doce primaveras, Aurora de súbito enfermó gravemente. Después de varios meses de sufrimientos atroces, murió sin que nadie consiguiera salvarla. Gaël, loco de amor y de tristeza, huyó de la ciudad y se lanzó desde lo alto de los acantilados próximos a Oanilonia.

Satán se encontró entonces solo, abandonado por sus cariñosos padres y sin embargo, se daba cuenta, ausentes cuando más les necesitaba. Se quedó en esta morada vasta, herencia envenenada de una familia destruida. Debía encontrar la alegría de su infancia, costara lo que costara. El joven adulto se puso a guardar todo lo que encontraba en Oanilonia y que podía tener algún valor. Jamás se hartaba. Jamás tenía bastante. Nada de lo que adquiriera encontraba gracia a sus ojos. Nada de lo que le ofrecía la Vida lograba colmar el abierto vacío que animaba al joven hombre de mirada desconfiada.
Cambiaba irremediablemente y perdía poco a poco la parte infantil que su madre le había transmitido.

Sus sombríos pensamientos y sus infinitas penas atrajeron a la Criatura Sin Nombre cerca del niño. Viendo en él a un huésped predestinado a llevar en él uno de los pecados del mundo, acabó de agobiar el joven corazón de Satán con amargura y con pesar, para dejar en él sólo una envidia insaciable e inagotable.







Para siempre, riquezas amontonadas...


Satanás era todavía joven cuando hizo fructificó excesivamente su dominio a costa de los campesinos de los alrededores. Se ensañó contra ellos y los empobrecía sin remordimiento alguno, reclamándoles la mitad de su renta y, aun cuando había ganado en un día lo que sería bastante para cualquiera para toda una vida, siempre mostraba insatisfacción.

La desgracia de estos hombres lo regocijaba, la miseria de los leñadores lo contentaba. Y, cada día y a cada hora, deseaba causar todavía más tristeza, todavía más desesperación, todavía más rencor. Porque nada con sus ojos valía lo que sentía en lo más hondo de su ser. Porque sus sentimientos habían cambiado en odio hacia la humanidad, hacia los que todavía podían aspirar a la felicidad.

Esto mismo era su alimento vital, su desquite sobre la vida, su vida.




Y la inocencia vino a oponerse…


Un día de invierno, mientras se paseaba sobre sus tierras, Satán vió una pequeña cabaña escondida detrás de unos grandes árboles. Furioso por ver que algunos se escondían y no pagaban las deudas que le debían, abrió con gran estruendo la puerta. Frente a él, apareció una chica joven de una gracia divina, con la piel lechosa y los labios bermejos.





Enseguida pensó que debía pertenecerle, como todas las cosas bellas de este mundo. La exhortó entonces a seguirlo para que fuera a su dominio con el fin de que pudiera casarse con él. Desgraciadamente para él, Aliénor, porque tal era el nombre de esta joven mujer, había consagrado su existencia al Altísimo y se negó a casarse con el bello y tenebroso Satán. Se propuso entonces seducirla como antaño lo hiciera su padre Gaël con su madre Aurora. Porque estaba claro para el espíritu enfermo del joven hombre que Aliénor llevaría su descendencia. Pero Aliénor, cada día, negó sus avances, tanto si eran dulces, apasionados o de una violencia inigualable. Cada día, Satán volvía a casa lívido de rabia y cada día hacía ejecutar a uno de sus esclavos.

Por la tarde del nonagésimo noveno día, loco de rabia de seguir siendo rechazado por una fregona, ordenó a sus servidores cogerla y torturarla antes de quemarla viva. Estos últimos pertenecían a la guardia personal del joven señor y trabajaban sobre sus tierras encargándose de cosechar los bienes de los habitantes y haciéndoles sufrir mil penurias si estos se negaban. Hicieron pues según su voluntad.

Los gritos de Aliénor llenaron el señorío y la pobre ardió durante horas. A la caída de la tarde, sobre el cadáver todavía humeante de la virgen, Satán recuperó un colgante color sangre que llevaba en el cuello y que debía ser su solo y único tesoro. Colgándose el medallón sobre él, enarbolaba tan orgullosamente la victoria que había tenido contra la joven chica.






Satanás continuó su camino hacia el Último Vicio, hacia el aniquilamiento. Dos días después de esta desventura, uno de sus fieles tenientes, Simplicius, se enamoró de una de las mujeres que residía en la ciudad. Llegando a seducirla, quiso llevársela por la fuerza pero un hombre se interpuso y le arrancó el ojo derecho.
Era Miguel.
Humillado, Simplicius advierte de ello a su señor Sybarite que, asqueado de la raza femenina desde la muerte de Aliénor, envió toda una tropa a detener a la familia de Emmelia.






Luego, les ordenó a sus servidores hacer venir, cada día, a una mujer de la ciudad, para que se diera a él y a sus envidias. Todas las que se negaban morían. Así vivirían todavía algún tiempo.

Esto no bastaba sin embargo para hacerle feliz, y quería todavía más: las madres, las vírgenes, los tesoros, los campos … Nada podía saciar a Satán y su cuerpo se marcaba cada vez un poco más con cada nueva atrocidad que hacía soportar a otro.

Su envidia no conocía descanso. Los sufrimientos que podían soportar los habitantes de Oanilonia tampoco.
En ese momento, Satán no tenía nada de humano y su apariencia bestial asustaba a cualquiera que se cruzaba en su camino. Excrecimientos deformaban su cabeza y cada escondrijo de su piel estaba recubierto con escarificaciones, vestigios de sus impulsiones sádicas.




Dios castiga entonces a los hombres…


Hay que saber que en aquellos tiempos, Satán no era el único hombre que se había entregado a los pecados. La ciudad de Oanilonia, otrora tan próspera, se había convertido en el Antro del Vicio y la Criatura Sin Nombre gozaba del Caos que reinaba allí.
Furioso, Dios decidió entonces castigar a la raza humana destruyendo totalmente la ciudad de Oanilonia.

Algunos, entonces, los que no había cometido grandes faltas y los que no podían aceptar la idea de cambiar esta vida de dulces sabores por una decrepitud cierta, decidieron huir para escapar de la Furia Divina.

Otros, en un total de siete, y perfectamente conscientes de los vicios que encarnaban, fueron escogidos por la Criatura Sin Nombre. Predicaron, bajo sus órdenes, la rebelión contra el Altísimo y consiguieron unir a numerosos partidarios a su causa.

Satán, predicó sobre todo su odio. Su energía decuplicada por el apoyo de la Bestia Innominata lo guió para insuflar a cada uno el Deseo que todo hombre debía de tener. Este Deseo era la encarnación de toda la perversidad humana y Satán la personificaba. Les gritaba que desearan, siempre y sin tregua. Los exhortaba a desear siempre más, a que un deseo siguiera a otro, como un fin en sí mismo. El Príncipe Sybarite conocido como Sy tan convencido estaba de los propósitos que clamaba, que persuadió a las pobres almas. Exultante, mostraba jubilo.

Sus ojos verdes de luminicescencia cadavérica cautivaban a la muchedumbre, su riqueza y su belleza demoníaca se convirtieron en los primeros deseos de los seres que lo escuchaban. Cada uno alquiló su prestancia y su virilidad. La muchedumbre comenzó a desearse unos a otros. La Envidia se hizo la hiel que supuraba en todas partes. En el flujo del Vicio permanente que inundaba la Ciudad Maldita los horrores se hicieron por legiones sin nombres y sobre la inmundicia podrida de los vestigios del pasado, Satán orgullosamente se puso en pie con sus seis otras encarnaciones demoníacas en signo de Desafío contra el Único.

El séptimo día después de la sentencia de Dios, la ciudad fue engullida y, con ella, las siete encarnaciones del pecado. Satán no sintió ningún dolor, tanto su espíritu había tomado posesión de su cuerpo y había engullido los numerosos deseos que tenía en él. Habiendo perdido la razón, no se dio cuenta que no deseaba nada más. Tenía en su ser sólo el último deseo de querer desear.






Queda para la eternidad con sus pecados …


Satán fue enviado con los seis otros hombres sobre la Luna y castigado a una eternidad de sufrimientos bajo el título de Príncipe Demonio.

Su cuerpo, ya magullado en extremo, se transformó hasta reflejar la negrura de su alma.

Su cabellera, que antaño fuera su orgullo, se alargó e impregnó su cuerpo para formarle en la espalda dos grandes alas quitinosas semejantes a las de un murciélago. Las lágrimas de sus bellos ojos, que vaciaba por rabia y deseo irrazonables, se confundieron entonces con la gema de Aliénor y acabaron por colorear poco a poco su cuerpo. Su piel tomó entonces un color amatista. La gema de aliénor se incrustó en su carne y así encastrada, le recuerda para toda la eternidad su amor perdido.

Se rodeó, en sus tormentos infinitos, de oro, de dinero y de joyas, de platos entre los más exquisito, de hombres y de mujeres en quienes los cuerpos rivalizaban en señorío. Dejaba a cada uno de ellos devorar con la mirada sus tesoros y sus maravillas hasta que ellos mismos se devoraban interiormente.

En efecto, en su crueldad más total, decidió que quienquiera que tocase lo que almacenaba sufriría un dolor horrible. Así, conservaba su botín. Así podía ver su propio deseo en los ojos de otros. Y se complacía en observar el sufrimiento que lo roía a él mismo.






Al Príncipe-demonio se opone el Arcángel…


A Satán, Príncipe de la Envidia, se opone Miguel, Arcángel de la Justicia. Este último era, en el tiempo de su vida, el hermano de la guapa Emmelia, de la que se había enamorado uno de los seguidores de Satán.

Encontramos por otra parte a Satán peleando contra él en el momento de la célebre leyenda del Monte San-Miguel que se remonta a la época en la que ciertos Bárbaros veneraban a Dioses alcohólicos.

Uno de ellos, de nombre Saathan honraba a su Dios sacrificándole a niños. Este bárbaro perseguía a una comunidad de fieles que intentó huir pero se encontró bloqueada en pleno bosque , cerca del océano.

Prefiriendo morir en los brazos del mar que a manos de Saathan, los fieles rogaron al Santo Miguel para que preparara su llegada.

El Altísimo, en desacuerdo con esta decisión puesto que el Hombre no tiene que decidir la hora cuando irá a reunirse en el astro solar, les ordenó a través de un mensajero celeste construir una empalizada con la ayuda de troncos. Cuando estuvier construida, deberían entonces encender un gran fuego con el fin de que el Bárbaro descubriera su posición.

Los fieles ejecutaron el deseo de Dios y, al cabo de siete días, el fuego estuvo encendido. Las tropas de Saathan llegaron entonces y comenzaron a atacar la empalizada. En el momento en el que la comunidad estaba a punto de defenderse, proveída de piedras y de lanzas, el arcángel Miguel, vestido con una armadura y portando lanza y escudo, apareció en medio de las llamas que habían sido encendidas algunas horas antes.

El santo Miguel lanzó su arma hacia el horizonte y el mar, despertado, engulló a las tropas del Bárbaro.

El Arcángel Miguel reconoció inmediatamente en Saathan a su enemigo íntimo. Sus ojos verdes de luminiscencia cadavérica no dejaban duda alguna. El pagano había sido poseído por el Príncipe Demonio y coorompido por los mismos pecados que Satanás: la envidia inalterable de tener lo que deseaba, sin que se le opusiera resistencia.



En el corazón de los pecadores, resuena el Canto de Satán…

Satán, mientras que estaba todavía joven y vivo, fue conocido por tararear a toda hora del día o de la noche estas palabras.
Estas palabras no han estado perdidas, ya que quienquiera que se deja ennegrecer el corazón por el vicio del deseo tiene en mente este estribillo:

El deseo busca,
Un corazón precioso, él busca.
Déjame ver si es el tuyo
Y entonces, él me pertenecerá.
¿Y si no lo tienes?
El deseo busca,
Todo lo que posees, él busca.
Déjame destruirte para enriquecerme,
Para volverte mío.
[/list]

Traducido por monseñor Aranwae

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