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Démonographie de Belzébuth

 
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Auteur Message
Sainte Wilgeforte



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MessagePosté le: Mar Avr 20, 2010 6:56 pm    Sujet du message: Démonographie de Belzébuth Répondre en citant




    Démonographie de Belzébuth


    La Naissance et l'enfance de Belzébuth


    Alors qu'Oanylone entamait sa longue descente vers les abysses du péché et s'asseyait déjà sur les ruines de la vertu, naquit Belzébuth, fils de Grodass et d'Irénée. Pesant six kilos pour soixante centimètres, il avait mis de nombreuses heures à quitter le ventre de sa mère et avait laissé cette dernière quasiment morte de fatigue. Épuisée et meurtrie dans son corps, une grave infection l'emporta quelques jours plus tard, laissant le bon Grodass aux prises avec un petit monstre aussi gros qu'il était insatiable. Cet homme, cultivateur renommé pour la qualité de sa production, reconnu pour sa gentillesse et sa bonhommie, ne savait pas comment faire pour élever ce gaillard, en effet, jusqu'ici, seule sa femme s'était chargée de cette besogneuse affaire, si bien qu'il décida de prendre jeune fille au pair. Ses deux frères, Guignol et Pimpon, se moquaient éperdument de la venue de ce petit être qui, finalement, ne représentait qu'une bouche de plus à nourrir. Belzébuth fut ainsi nourri au sein jusqu'à l'âge avancé de cinq ans, son père ne lui témoignait que peu d'affection, bien trop pris par son travail aux champs, mais cela ne l'empêcha pas de grandir élevé par une femme dure et dodue répondant au doux nom de Rita. La femme n'aimait pas cet enfant qu'elle trouvait laid et disgracieux, à cela, elle ajoutait qu'un nourrisson qui avait tué sa mère pour venir au monde partait déjà sur de sombres chemins, aussi, elle lui rendit la vie aussi dure que possible, ne lui passant rien et ne lui apprenant que le minimum.


    Aux alentours de ses huit ans, lorsqu'il fut en âge de se passer de sa marâtre, Belzébuth fut emmené par Grodass, décidé à ce que son fils l'accompagne aux champs, histoire de lui montrer comment faire pousser les céréales et lui inculquer quelques principes et valeurs de base. C'est ainsi que, chaque jour, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, le petit d'homme se levait aux aurores et accompagnait son père cultiver ses terres. Ce dernier n'était jamais avare de conseils, dont la plupart avaient pour but, de faire du gamin un paysan accompli :


    Citation:
    - "Vois-tu mon fils, un sou est un sou, garde précieusement le moindre denier car il a son importance !"
    - "Sers-toi de ta tête bon sang ! Tu dois apprendre à vendre et à commercer sinon, que feras-tu de ton grain ?"
    - "N'oublie pas que si tu veux être le meilleur, faut que tu sois convaincu d'être l'meilleur!"
    - "Pense pas aux autres, pense à toi parce que c'est toi qui va gérer tout c'bordel !"
    - "La vie, c'est comme un cassoulet, moins y a de fayots, plus t'es riche !"


    Il est certain qu'aujourd'hui, de tels concepts n'ont guère de signification mais il n'empêche que ces préceptes furent ceux qui marquèrent à vie ce jeune enfant. Ainsi, Belzébuth commença très jeune à comprendre ce qui faisait d'une terre une bonne terre, il comprit très vite aussi comment commercer et sur quoi jouer pour tirer les meilleurs profits. Il ne se souciait pas de sa fratrie, préférant côtoyer son père qui voyait en lui un successeur prometteur. Ce dernier le mettait d'ailleurs souvent en avant lorsqu'il vendait le fruit de son labeur au marché, disant à qui voulait l'entendre qu'il prendrait sa place lorsqu'il serait mort. Cela fit grandir chez ses deux frères aînés, une jalousie et une animosité qui se transformèrent peu à peu en haine viscérale, si bien qu'ils lui faisaient subir moult mauvais traitements et lui donnaient coups et quolibets à chaque fois qu'ils se croisaient. Le jeune Belzébuth cultiva alors une image de lui, scellée dans l'orgueil et la fierté, pensant que si ses propres frères le maudissaient, c'était parce qu'il était meilleur qu'eux. Plus il avançait en âge, plus il devenait proche de Grodass et plus il s'éloignait de Pimpon et Guignol. Il était devenu prince aux yeux de son père et ennemi mortel pour ses aînés. Ainsi, Belzébuth ne pensait plus qu'à lui et à son avenir, il était devenu indifférent à ses proches, seul son père avait encore sa plus haute estime.


    L'ascension et l'accession à la fortune


    Alors qu'il avait à peine quinze ans, son père, Grodass, désormais usé et vieilli par des décennies d'un travail acharné et sans faille, vint à lui. Il lui demanda de s'asseoir et d'écouter ce qu'il avait à lui dire :

    Citation:
    -"Mon fils...j'suis vieux et fatigué...regarde-moi, j'suis courbé comme une vieille mégère et j'ai pas profité d'mes belles années. T'es le seul d'la famille capable d'reprendre c'que j'ai construit au fil des ans. Ces terres, mes terres, sont désormais les tiennes, et tes frères qui cultivent pour moi, s'devront de t'aider. J'te fais confiance, tu sais vendre, tu sais comment faire pousser le meilleur blé et l'meilleur maïs !"


    Belzébuth était fier que son père lui lègue tout ce qu'il avait, et ce, même s'il était dix ans plus jeune que son frère le moins âgé. Il ne put s'empêcher de demander :

    Citation:
    -"Mais, père, que vas-tu faire de ton temps maintenant ? Vas-tu m'abandonner comme l'a fait ma mère ?"


    Grodass avait toujours pensé qu'avant la fin de sa vie, il aurait fait de grands voyages, il savait qu'il était temps pour lui de partir et expliqua cela à son fils avant de quitter la demeure familiale pour toujours. Il l'avait chargé d'annoncer cela à ses frères et de leur remettre à chacun une lettre qu'il avait écrit pour eux. Personne n'eut de nouvelles de lui et on n'entendit jamais parler de Grodass en Oanylone. Le jeune Belzébuth attendit que son père ait quitté la demeure familiale pour déchirer les lettres qu'il devait remettre et, sachant bien que ses frères ne seraient pas de l'avis de leur père, décida sur l'heure d'embaucher un homme de main pour protéger ce qui lui avait été transmis. Il fit jouer quelques relations et trouva l'homme qui lui fallait, un esclave affranchi venu du nord, grand comme un arbre et fort comme un roc, balafré et scarifié, se nommant Astaroth. Lorsque Pimpon et Guignol rentrèrent des Champs, ils trouvèrent porte close et Belzébuth apparut derrière eux, avec son garde du corps à ses côtés. C'est avec férocité et assurance qu'il leur déclara ces quelques mots :

    Citation:
    -"Le Pater s'est barré ! Il m'a légué terres et demeure, désormais tout ce qui était à lui est à moi ! Vous m'avez gâché mon enfance et m'avez pourri la vie, alors, pour vous punir, je ne vous donnerai rien ! Hors de question que deux fumistes tels que vous, qui ont profité honteusement des écus de leur père à glander pendant des années profitent aujourd'hui du fruit de son labeur. Je garde vos biens et le reste, partez ! Si, par malheur, il vous prenait l'envie de remettre les pieds sur mes terres, je vous enverrais Astaroth qui se chargerait alors de vous faire passer de vie à trépas, alors barrez-vous et ne revenez pas !"


    Belzébuth fit un signe à Astaroth qui s'approcha des deux hommes, puis les gifla l'un et l'autre et les jeta à terre; les deux frères, mis plus bas que tout, n'eurent d'autre choix que de déguerpir sans demander leur reste. C'est ainsi que débuta l'ascension de Belzébuth. Il mit à profit ce qu'il avait appris, remplaça ses frères par des employés qu'il avait débauchés sur le marché et qu'il payait mal, sachant bien qu'il aurait toujours de la main d'œuvre pour accepter le labeur. Ses champs donnèrent de superbes récoltes car il était fin connaisseur des cultures, si bien qu'il commença à gagner pas mal d'argent. Mais, cela ne lui suffisait pas, il se savait le meilleur mais en voulait encore, il avait mit de côté tout ce qu'il avait gagné et ne dépensait que lorsqu'il y était contraint. Au fil des années il décida d'acquérir d'autres terres si bien qu'il devient un grand propriétaire reconnu pour son sens du commerce et surtout, pour son intransigeance dans les affaires. Ses produits, il en tirait toujours les meilleurs bénéfices et ce qu'il gagnait, il le gardait chez, lui, dans un coffre, allant jusqu'à éviter de dépenser le moindre denier si cela n'était pas strictement nécessaire. Pendant presque dix ans, les yeux de Belzébuth ne trouvèrent grâce qu'en lui-même, il développa un égo sur dimensionné, se pavanant dans Oanylone disant à qui voulait l'entendre qu'il était le meilleur et le seul apte à produire du bon grain.



    A l'aube de la trentaine, Belzébuth avait acquis, par son intelligence et sa force de persuasion, la moitié des cultures céréalières d'Oanylone, sa demeure était devenue domaine et son pécule s'était transformé en fortune. Là où d'autres faisaient profiter de leurs richesses, lui, interdisait à quiconque d'approcher ses propriétés, son fidèles Astaroth à ses côtés, il était craint et respecté mais aussi envié et mal vu. Chaque mois, les envoyés des dirigeants venaient le voir et lui demandaient s'il ne voulait pas donner un peu de ses biens pour aider la communauté, à chaque fois, Belzébuth leur disait :

    Citation:
    - "De quoi ? Dilapider ma fortune ? J'ai travaillé dur pour amasser tout ça et personne d'autre que moi n'en profitera ! Je suis doué et mes récoltes sont les meilleures ! Sortez de chez moi et dites-leur que, de mon vivant, ils n'auront rien de moi !"


    Ainsi, à chaque fois, les envoyés repartaient la mine déconfite et rendaient compte à leurs gouvernants, témoignant de l'égoïsme de Belzébuth et de son incapacité à comprendre la notion d'intérêt collectif. A ceux qui grondaient devant les grilles de son domaine, le propriétaire envoyait son garde pour les terroriser. A ceux qui disaient qu'il avait plus d'ennemis que d'amis, Belzébuth répondait qu'il n'avait cure d'avoir des amis car ceux-ci étaient avant tout des pique-assiettes.


    Le songe et la révélation


    Belzébuth avait trente cinq ans, et, une nuit où la chaleur de l'été s'était faite insupportable, alors qu'il avait eu un mal de chien à s'endormir, il fit un rêve étrange. Il s'était vu marcher, sur une longue route désertique, seul, aucune lumière hormis la clarté de la lune, aucune masure, rien à part cette route sinueuse. Alors qu'il marchait sans but, une créature faite d'Ombre apparut. Belzébuth s'arrêta et tenta d'apercevoir son visage mais il ne vit qu'une ombre, lorsqu'il demanda qui lui faisait face, il n'eut que le silence pour réponse. C’est lorsqu'il reprit son chemin que la créature lui déclara :

    Citation:
    l'ombre : "Belzébuth, Belzébuth, Belzébuth...où vas-tu donc ainsi ?
    Belzébuth : "Je ne sais pas, j'avance dans le noir, je vais droit devant."
    l'ombre : "Tu avances mais tu ne sais pas où tu vas ? Cela ne t'intéresse donc pas de savoir ?"
    Belzébuth : "Savoir ? Savoir quoi ? Où cette route se termine ?"
    l'ombre : "Qu'importe où elle se termine, l'important n'est pas où, mais comment !"
    Belzébuth : "Que veux-tu dire, créature ?"
    l'ombre : " Ce que je veux dire c'est que tu te contentes de suivre la route qu'on a tracé pour toi alors que tu pourrais tracer ta propre route ! Quitte les sentiers battus et emprunte un autre chemin"
    Belzébuth : "Mais...je ne vois aucun autre chemin, créature, il n'y a que cette route !"
    l'ombre : "Belzébuth, tu es plus malin que les autres, tu es plus riche que les autres, tu pourrais avoir les hommes à ta botte, tu peux construire n’importe quelle route à partir d’ici, il te suffit de le vouloir ! Sers-toi de ce que tu as appris, met à profit ton savoir et use de la ruse pour devenir le plus fort dans ton domaine, tu verras qu’il ne suffit que de le vouloir pour qu’une nouvelle route s’offre à toi !"


    L’ombre disparut en un instant et face à Belzébuth, un croisement avait vu le jour. D’un côté, la route sinueuse qu’il empruntait depuis longtemps, de l’autre, une étroite route, droite et ascendante, se dressait. Il décida de suivre ce chemin, ayant l’impression qu’il savait ce qu’il y avait au bout. En s’éveillant le matin, Belzébuth prit soin de noter le songe qui l’avait envahi pendant la nuit. Il convoqua Astaroth et lui demanda de suivre ses ordres à la lettre. Il l’envoya au marché et lui ordonna d’acquérir toutes les céréales disponibles puis de les revendre le double du prix qu’il les avait acheté. Ensuite, pris d’une frénésie incroyable, il lui ordonna de pénétrer chez chaque propriétaire de culture et de champs d’Oanylone, de les molester et de les forcer à lui vendre, au meilleur prix, toutes leurs cultures et leurs champs. En quelques jours, Belzébuth parvint à devenir l’unique producteur de céréales d’Oanylone, mais cela ne lui suffisait pas. Pour gérer ses terres, il employait a un tarif si bas, qu’il ne permettait pas aux travailleurs de manger à leur faim, n’ayant pas d’autre alternative, ces derniers étaient obligés d’accepter ces pratiques malhonnêtes. A cela, il pratiquait des prix tout autant élevés qui rendait le blé et le maïs si cher, que toute la chaine des marchandises connaissait une inflation record. Le blé et le maïs entraient dans la composition du pain, de la farine, le maïs servait aussi à nourrir les animaux, ainsi, Belzébuth avait fait main basse sur presque tout le marché et dirigeait en sous main l’économie locale. Bientôt, la plèbe vint à gronder et les autorités vinrent trouver Belzébuth pour lui signifier leur mécontentement. Ce dernier, trop content de voir qu’il suscitait un tel intérêt ne prit même pas la peine de les recevoir. L’homme ne quittait désormais plus son domaine, laissant à son fidèle second la gestion des basses besognes, prétextant qu’il était trop important pour ça et qu’il ne pouvait se mélanger à cet Oanylone d’en bas. Sa réputation disait que son égoïsme n’avait d’égal que sa fortune et que, bientôt, il tomberait de haut. Les habitants et les gouvernants décidèrent de réagir et créèrent une coopérative afin de concurrencer Belzébuth, les éleveurs donnèrent chacun une partie de leurs champs pour replanter du grain et faire baisser les prix, si Belzébuth ne vendait plus, alors peut-être daignerait-ils les recevoir pensaient-ils. Ce fût bien pire.


    L’avènement d’une destinée


    Face à tant d’audace, Belzébuth fût pris d’une colère si terrible que les murs de sa demeure en tremblèrent. Il ordonna à son fidèle Astaroth d’aller dans les bas quartiers recruter les pires malandrins et de former ainsi une milice pour défendre ses biens. Il lui demanda de prendre les meilleurs, et avec eux, d’aller saccager les champs, tuer les bêtes et brûler les demeures de ceux qui avaient adhéré à cette coopérative. Le lendemain d’une nuit de terreur, Oanylone était transie de peur à l’idée d’affronter celui qui avait le pouvoir d’affamer tout une population. Les paysans n’étaient pas soldats et les miliciens de Belzébuth faisaient même peur aux gardes de la cité, si bien que tous ne purent nier l’évidence de sa suprématie. En quelques semaines, tous vinrent à sa demeure lui signifier qu’ils acceptaient ses conditions, et ainsi, Belzébuth n’eut qu’à imposer ce qui lui plaisait. Il obligea les éleveurs à lui fournir un pourcentage de leurs revenus en échange de prix acceptables sur les céréales, et ceux qui refusèrent ne parvinrent pas à nourrir leurs animaux correctement, leurs vaches et leurs moutons étaient si faméliques qu’ils ne fabriquaient guère de viande et de lait. Il ne fallu que quelques mois pour que la fortune de Belzébuth augmente de façon exponentielle, au prix de nombreux sacrifices pour la population d’Oanylone. Les paysans étaient désormais pauvres et sans terre, les éleveurs gagnaient tout juste de quoi se nourrir, et les seuls hommes bien portants étaient ceux qui avaient plié face à Belzébuth. Les gouvernants s’étaient laissés achetés contre des sommes d’argent importantes, pendant que les plus pauvres crevaient de faim.
    Un jour d’hiver, Guignol et Pimpon se rendirent chez leur frère, accompagnés par de nombreux villageois, tous deux étaient forts amaigris, le visage effilé, et ils lui demandèrent audience. Belzébuth accepta de les entendre :


    Citation:
    Guignol : "Belzébuth…nous sommes ruinés par ta faute, nous ne pouvons même plus acheter notre pain quotidien…nous te supplions de nous aider !"
    Pimpon : "Je t’en supplie, tu es notre frère, tu ne peux pas nous abandonner…"
    Belzébuth : "Vous êtes deux minables, vous n’avez aucune qualité et vous osez venir quémander l’aumône chez moi ? Je ne vous donnerais rien, si vous n’avez pas de quoi vous nourrir c’est parce que vous êtes des faibles. Je suis riche mais ma fortune est à moi, seulement à moi, et à personne d’autre."
    Guignol : "Pense à notre père qui est parti depuis si longtemps, est-ce ce qu’il t’a enseigné ?"
    Belzébuth : "Je me suis fait tout seul mes petits gars ! Je n’ai attendu personne pour devenir celui que je suis. Je ne vous donnerais pas le moindre denier parce que vous ne le méritez pas ! Ceux qui aujourd’hui meurent de faim sont ceux qui ne comprennent rien."
    Pimpon : "Ne vas-tu pas cesser cette folie ? Vas-tu laisser mourir tant de gens par ton égoïsme ?"
    Belzébuth : "Mon égoïsme ? Je ne suis pas égoïste, j’ai réussi et attisé les jalousies, ce sont eux qui s’enferment dans leurs certitudes et refusent de se rendre à l’évidence. Par leur manque de clairvoyance, ils causent leur propre perte. Partez et ne revenez jamais, si vous mourrez c'est que vous le méritez !"


    Pimpon et Guignol quittèrent les lieux dépités et racontèrent ce qu'avait dit le maitre des lieux aux autres habitants. Tous furent dépités d'un tel égoïsme et comprirent que rien ne changerait cet homme. Belzébuth était devenu si puissant qu'à lui seul, il amassa plus d'écus qu'un roi, il aurait pu en distribuer par se fenêtres sans pourtant subir aucun manque, et pourtant, il gardait tout et ne donnait rien. La souffrance de son prochain ne le touchait pas, il n'avait aucun ami et plus d'ennemis qu'aucun homme n'en avait connu jusqu'ici en Oanylone. C’est à cette époque que le Très haut manifesta sa colère envers Oanylone et décida de punir ceux qui avaient tant pêché qu’ils en avaient oublié le sens de la vie :

    Citation:
    "Alors que je vous ai donné mon amour, vous vous en êtes détournés, préférant écouter les paroles de la créature à laquelle je n’ai pas donné de nom. Vous avez préféré vous abandonner aux plaisirs matériels plutôt que de me rendre grâce. J’ai créé pour vous un lieu appelé Enfer, que j’ai disposé dans la lune, où les pires d’entre vous connaîtront une éternité de tourments pour les punir de leurs péchés. Dans sept jours, votre cité sera engloutie dans les flammes. Et ceux qui y seront restés passeront l’éternité en Enfer. Cependant, Je suis magnanime, et ceux d’entre vous qui sauront faire pénitence passeront l’éternité dans le soleil, où se trouve le Paradis."


    Ainsi, un grand nombre des habitants se résignèrent avec grand regret à quitter cette cité désormais maudite.


    La rébellion


    C’est a ce moment que la créature sans nom s’intéressa à nouveau à Belzébuth, la première fois, elle lui était apparue en rêve, mais cette fois-ci, elle vint susurrer à ses oreilles les mots qui sont ici retranscrits :

    Citation:
    Belzzzzébuth…Belzzzébuthhh…écoute-moi ! Tu as montré aux hommes que tu étais le plus fort, tu leur as montré que le faible n’avait aucun avenir parmi les hommes. Bientôt, des hommes viendront et te tiendront tête, prétextant que l’amour est ce qui lie les hommes, ils parleront d’amitié et de la colère du Très Haut. Ne les écoute pas car ils ne sont que mensonge et malice.


    Belzébuth, qui n’était pas ce qu’on pouvait nommer un croyant n’avait que peu d’affinité avec ceux qui vénéraient le Très haut. Les rites légués par Oane lui étaient méconnus et, à vrai dire, il trouvait cela plutôt stupide. Six autres hommes avaient été approchés par la créature sans nom, chacun, comme Belzébuth incarnait un vice, et tous, prêchaient contre Dieu. Face à eux, sept vertueux s'étaient donné pour mission de défendre la parole divine, de prêcher l'amitié, la tempérance, la justice, le don de soi, la conservation, le plaisir et la conviction. Pour lui, mettre son destin entre les mains d’une entité divine n’avait aucun sens, on ne pouvait que compter sur soi-même, et sur personne d’autre. C’est ainsi qu’il quitta enfin sa demeure avec Astaroth à ses côtés et qu’il arpenta les rues et les places de la ville pour prêcher sa vérité :

    Citation:
    N’écoutez pas ceux qui vous disent que la fin est proche ! N’écoutez pas ceux qui vous font croire que Dieu est Tout Puissant ! Dieu est faible et jaloux de notre réussite. Jamais Dieu ne mettra ses menaces à exécution car il ne tuera pas Ses propres enfants ! Ne partez pas d’Oanylone, continuez à vivre comme vous vivez et envoyez paitre ceux qui prêchent pour Lui !


    Nombreux sont ceux qui ceux qui l’écoutèrent et qui écoutèrent les autres prêcheurs, tandis qu’Oanylone était tombée dans le vice le plus profond et le péché le plus abject, Belzébuth gardait sa richesse et se gaussait de ceux qui n’avaient de quoi vivre. Il s’était entouré d’homme fidèles et d’Astaroth, craint par la majorité de ceux qu’il croisait. L’avarice dont il faisait montre n’avait aucun égal, et ceux qui tentèrent de venir lui voler ce qu’il possédait étaient tués sans ménagement. La violence était le moyen qu’il avait trouvé pour se protéger, alors qu’il aurait pu s’entourer d’une armée d’hommes fidèles et sincères par amitié, il s’était enfermé dans un égoïsme si grand qu’il laissa même ses propres frères mourir de faim alors que quelques miches de pain auraient sauvé leurs vies. Son assurance et sa prestance augmentèrent l'écho de ses plaidoiries oratoires contre Dieu et ceux qui prêchaient pour Lui. Partout où il se présentait, son auditoire était conquis, quand à ceux qui refusaient de l'entendre ou tentaient de réfuter ses dires, il les faisait battre sans ménagement ne voyant que son propre intérêt. La cité sombra totalement dans le vice le plus absolu, cette ville désormais maudite vivait ainsi des jours sombres emplis de haine, de violence et de péchés. Belzébuth maniait les foules aussi bien qu'il commerçait, il manipulait les uns avec autant de réussite qu'il maniait les écus. Malgré tout, il ne faisait rien de tout cela pour les autres, non, il le faisait pour lui car il estimait que tout ce qu'il avait mis si longtemps à construire, était la preuve qu'il était le plus malin, s'il était le plus riche, c'est parce qu'il avait su devenir le plus fort, et Belzébuth ne pouvait pas imaginer un instant que sa destinée fût le fruit d'une volonté divine, ou tout au moins, qu'un Dieu quel qu'il soit ait un quelconque impact sur lui. Selon lui, Dieu avait laissé aux hommes le choix de ne pas l'aimer et ainsi, avait laissé l'avenir du monde entre les mains de l'humanité, il ne comprenait pas pourquoi Il venait alors réclamer qu'on le vénère. Avec les six autres prêcheurs, Satan, Bélial, Azazel, Asmodée, Lucifer et Léviathan, Belzébuth répandit les venimeuses paroles de la créature sans nom avec tant de ferveur et de pugnacité qu'il était convaincu que rien ne se passerait.

    Les six premiers jours semblèrent durer une éternité, le tonnerre grondait et les éclairs frappaient, beaucoup décidèrent alors de quitter la ville mais Belzébuth le savait, seuls les faibles se pliaient à la volonté d'autrui. Les vertueux avaient, quand à eux, accepté la punition du Très Haut et donnaient encore plus de raisons à Belzébuth de crier victoire car, il faisait savoir à tous que si les vertueux restaient, c'était parce qu'ils ne croyaient pas non plus aux menaces du Tout Puissant. Le septième jour arriva et un gigantesque cataclysme se produisit, engloutissant la cité sous la terre après l'avoir purifiée des flammes de la colère de Dieu. Les quelques humains restés sur place furent tous emportés, ceux qui avaient écouté les vertueux furent acceptés sur le paradis tandis que les autres vinrent gonfler les rangs de l'enfer lunaire. Astaroth, qui était resté auprès de son maître, fut envoyé avec lui et fut témoin de la punition qui avait été réservée à Belzébuth.



    Une éternité d'Avarice


    Belzébuth fût présenta comme chaque être humain resté à Oanylone devant Dieu, fidèle à lui-même, il refusa de reconnaitre Sa Toute Puissance et fut envoyé comme ses six acolytes, sur l'enfer lunaire. Son apparence prit la forme de son vice et son corps se déforma tant qu'il ne ressembla plus aucunement à un humain. Il devint l'avarice qu'il incarnait en Oanylone, et prit la forme d'une gigantesque araignée recouverte d’or, aux milliers d’yeux de diamant.

    Les pécheurs faisant preuve d'avarice aujourd'hui encore mettent à profit ses préceptes et volent aux pauvres pour s'enrichir, écrasent les autres pour réussir, amassent des fortunes que mille vies ne sauraient dépenser, c'est condamnés par Dieu qu'ils voyagent jusqu'aux galeries de l'enfer côtoyer celui qui a causé leur perte.

    Depuis lors, le prince démon Belzébuth règne sans partage sur les galeries et les gouffres de l'enfer, et les âmes damnées qui ont péché par avarice le rejoignent pour subir une éternité de tourments sous son joug tyrannique.



    Traduit du grec par monseigneur Bender.B.Rodriguez

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MessagePosté le: Mer Juin 01, 2011 12:09 am    Sujet du message: Répondre en citant




    Demonografía de Belcebú


    El Nacimiento y la Infancia de Belcebú


    Cuando Oanilonia ya empezaba su descenso hacia los abismos del pecado y se asentaba sobre las ruinas de la virtud, nació Belcebú, hijo de Grodas e Irene. Pesando seis kilos para sesenta centímetros, había tardado muchas horas en abandonar el vientre de su madre y había dejado a esta última casi muerta de cansancio. Agotada y magullada en todo el cuerpo, una infección grave se la llevó algunos días más tarde, dejando al buen Grodas de repente con un pequeño monstruo tan grande como insaciable. Este hombre, cultivador famoso por la calidad de su producción, reconocido por su gentileza y su bondad, no sabía como hacer para criar a este pequeño. Hasta aquí, sólo su mujer se había encargado de este necesario asunto, si bien decidió dejar al joven con sus hermanos.

    Sus dos hermanos, Guiñol y Pimpón, se burlaban excesivamente de la llegada de este pequeño ser quién, finalmente, representaba sólo una boca más que alimentar. Belcebú fue amamantado hasta la edad avanzada de cinco años, su padre le mostraba poco afecto, demasiado ocupado por su trabajo en los campos, pero esto no le impidió crecer desarrollado gracias a una mujer dura y robusta que respondía al dulce nombre de Rita. La mujer no quería a este niño al que encontraba feo y falto de gracia. A esto, añadía que un niño de pecho que había matado a su madre para nacer ya andaba sobre caminos sombríos. También, le hizo la vida tan dura como le fue posible, no pasándole nada y y no enseñándole más que lo mínimo.



    Cerca de los ocho años, cuando tuvo edad de pasearse sin su madrastra, Belcebú fue llevado por Grodas, decidido a que su hijo le acompañara a los campos, con objeto de mostrarle cómo cultivar los cereales e inculcarle algunos principios y valores de base. Así es como, cada día, lloviera, hiciera viento o nevara, el pequeño hombre se levantaba con las auroras y acompañaba a su padre a cultivar sus tierras. Este último jamás era reservado en consejos, de los que la inmensa mayoría tenían por objeto hacer del niño un campesino consumado:

    Citation:
    - "Ves, hijo mio, cinco denarios son cinco denarios, ¡guarda preciosamente el menor denario porque tiene su importancia!"
    - "¡Sírvete de tu buena cabeza y sangre! Debes aprender a vender y a comerciar, porque si no, ¿que será de tí cuándo crezcas?"
    - "¡No olvides que si quieres ser el mejor, hace falta que estés convencido de ser el mejor!"
    - " ¡No pienses en otros, piensa en ti porque eres tú quien genera todo a continuación! "
    - "¡La vida, es como un guiso de alubias, cuantas menos piedras haya, más rico serás!"


    El está seguro de que hoy por hoy, tales conceptos no tienen apenas significado pero eso no impidió que estos preceptos fueran los que marcaron la vida a este joven niño. Así, Belcebú comenzó muy joven a comprender lo que hacía de la tierra una buena tierra, comprendió muy rápidamente también cómo comerciar y sobre cómo jugar para obtener los mejores beneficios. No se preocupaba de sus hermanos, prefiriendo acercarse a su padre que veía en él a un sucesor prometedor. Este último a menudo le ponía delante en cualquier parte cuando vendía el fruto de su trabajo en el mercado, diciendo a quién quisiera oírlo que ocuparía su sitio cuando él hubiera muerto. Esto hizo crecer entre sus dos hermanos mayores, unos celos y una animosidad que se transformaron poco a poco en un odio visceral, por lo que le hacían sufrir muchos malos tratos y le daban golpes e insultos cada vez que se cruzaban. El joven Belcebú cultivó entonces una imagen de él, sellada en el orgullo y la arrogancia, pensando que si sus propios hermanos le maldecían, era porque era mejor que ellos. Cuanto más avanzaba en edad, más próximo se volvía de Grodas y más se alejaba de Pimpón y Guiñol. Se había convertido en príncipe a los ojos de su padre y enemigo mortal de sus hijos mayores. Así, Belcebú pensaba sólo en él y en su futuro, se había vuelto indiferente a sus allegados, sólo su padre tenía todavía su estima más alta.


    La ascensión y la accesión a la fortuna


    Cuando tenía apenas quince años, su padre Grodas, demasiado cansado y envejecido por décadas de trabajo encarnizado y sin fallos, vino a él. Le pidió sentarse y escuchar lo que tenía que decirle:

    Citation:
    - "Hijo mío... ya estoy viejo y cansado... Mírame, estoy encorvado como una vieja arpía y ya saqué provecho de mis bellos años. Tu eres el único de la familia capaz de proseguir con lo que construí en el curso de estos años. Estas tierras, mis tierras, son en lo sucesivo tuyas, y tus hermanos que cultivan para mí, deberán ayudarte. Confío en ti, sabes vender, ¡sabes cómo cultivar el mejor trigo y el mejor maíz!"


    Belcebú estaba orgulloso de que su padre le legara todo lo que tenía, aún así, siendo como era diez años más joven que su hermano de menor edad. No pudo abstenerse de rogar:

    Citation:
    - "Pero, padre, ¿qué vas a hacer con tu tiempo ahora? ¿Vas a abandonarme como lo hizo mi madre?"


    Grodas siempre había pensado que antes del fin de su vida, podría hacer grandes viajes, sabía que el tiempo para él de irse había llegado y le había explicado esto a su hijo antes de dejar la morada familiar para siempre. Le había encargado anunciarle esto a sus hermanos y entregarles a cada uno una carta que había escrito para ellos. Nadie tuvo noticias de él y jamás se volvió a hablar de Grodas en Oanilonia. El joven Belcebú esperó a que su padre hubiera dejado la morada familiar para romper las cartas que debía entregar y, sabiendo bien que sus hermanos no serían del parecer de su padre, decidió sin demora contratar a un matón para proteger lo que le había sido transmitido. Movió algunos hilos y encontró al hombre que le hacía falta, un esclavo franqueado venido del norte, grande como un árbol y fuerte como una roca, con cicatrices y cortes, de nombre Astaroth. Cuando Pimpón y Guiñol volvieron a los Campos, encontraron la puerta cerrada y Belcebú apareció detrás de ellos, con su guardaespaldas a su lado. Con ferocidad y seguridad les declaró estas palabras:

    Citation:
    - "¡Papá se ha ido! ¡Me legó las tierras y la residencia, en lo sucesivo todo lo que le pertenecía me pertenece! ¡Vosotros amargásteis mi infancia y me habéis podrido la vida, por eso, para castigaros, no os daré nada! Es incuestionable que dos vagos tales como vosotros, que sacásteis provecho vergonzosamente de los escudos de vuestro padre ganduleando durante años saquen provecho hoy del fruto de su trabajo. Me quedo con vuestros bienes y con el resto, ¡marchaos! Si, por desgracia, volvéis a meter los pies sobre mis tierras, os enviaré a Astaroth qué se encargará entonces de haceros pasar de la vida a la muerte, ¡así que largaos y no volvais!"


    Belcebú le hizo una señal a Astaroth que se acercó a ambos hombres, luego los abofeteó y les tiró al suelo; ambos hermanos, heridos en su amor propio más que nada, no tuvieron otra elección que largarse sin pedir su parte. Fue así como ocurrió la ascensión de Belcebú. Hizo provecho con lo aprendido, reemplazó a sus hermanos por empleados a los que habían despedido en el mercado y a los que pagaba mal, sabiendo bien que tendría siempre la mano de obra que aceptar el trabajo. Sus campos dieron cosechas espléndidas porque era un astuto conocedor de los cultivos, así comenzó a ganar bastante dinero. Pero esto no bastaba para él, él sabía que era el mejor, pero todavía quería más. Guardaba todo lo que había ganado y gastaba sólo cuando era forzado a ello.

    En el curso de los años decidió adquirir otras tierras y se convirtió en un gran propietario reconocido por su sentido del comercio y sobre todo, por su intransigencia en los asuntos. Sus productos, daban siempre los mejores beneficios y lo que ganaba, lo guardaba en su casa en una caja de caudales, evitando gastar hasta el menor denario si no era estrictamente necesario. Durante casi diez años, Belcebú disfrutó sólo de él mismo, desarrolló un ego sobredimensionado, pavoneándose en Oanilonia diciendo a quién quisiera oírlo que era el mejor y el único apto que había capaz de producir buen grano.




    A principios de sus treinta años, Belcebú había adquirido, por su inteligencia y su fuerza de persuasión, la mitad de las cultivos cerealistas de Oanilonia, su morada se había convertido en un dominio y su peculio se había transformado en una fortuna. Allí dónde otros intentaban sacar provecho de sus riquezas, él les prohibía a quienquiera acercarse a sus propiedades, con su fiel Astaroth a su lado, era temido y respetado pero envidiado y mal visto. Cada mes, los enviados de los dirigentes venían a verlo y le pedían si no quería dar algunos de sus bienes para ayudar a la comunidad, a cada vez, Belcebú les decía:

    Citation:
    - "¿Que qué? ¿Dilapidar mi fortuna? ¡Trabajé duramente para amasar todo esto y nadie más que yo sacará provecho! ¡Estoy bien dotado y mis cosechas son las mejores! ¡Salid de mi casa y decidles que, mientras viva, no tendrán nada de mí!"


    Así, cada vez, los enviados se iban de nuevo con el rostro descompuesto y daban cuenta a sus gobernantes, testimoniando el egoísmo de Belcebú y su incapacidad para comprender la noción de interés colectivo. A los que se quejaban delante de las verjas de su dominio, el propietario enviaba a su guardia para aterrorizarles. A los que decían que tenía más enemigos que amigos, Belcebú respondía que había que cuidarse de los amigos porque éstos eran ante todo unos gorrones.


    El sueño y la revelación


    Belcebú tenía treinta y cinco años, y, una noche cuando el calor del verano se había hecho insoportable, con grandes dificultades para dormir, tuvo un sueño extraño. Se había visto marchar, sobre un camino largo y desértico, único, ninguna luz excepto la claridad de la luna, ninguna casucha, nada a parte de este camino sinuoso. Mientras marchaba sin objetivo, una Criatura hecha de Sombra apareció. Belcebú se paró e intentó percibir su cara pero no vio más que una sombra, cuando preguntó quién le hacía frente, tuvo sólo el silencio como respuesta. Cuando reemprendió su camino la Criatura le declaró:

    Citation:
    La sombra: "Belcebú, Belcebú, Belcebú... ¿hacia dónde vas?"
    Belcebú: "No lo sé, avanzo en la oscuridad, voy hacia delante."
    La sombra: "¿Avanzas pero no sabes a dónde vas? ¿Es que no te interesa saberlo?"
    Belcebú: "¿Saber? ¿Saber qué? ¿Dónde acaba este camino?"
    La sombra: "¡Qué importa dónde acaba, lo importante no es dónde, sino cómo!"
    Belcebú: "¿Qué quieres decir, criatura?"
    La sombra: ¡Lo que quiero decir es que te contentas con seguir el camino que se trazó para ti en lugar de trazar tu propio camino! Deja los caminos trillados y toma otro camino"
    Belcebú: "¡Pero no veo ningún otro camino, criatura, sólo hay este!"
    La sombra: "Belcebú, eres más maligno que otros, eres más rico que otros, podrías tener los hombres a tus pies, puedes construir cualquier camino a partir de aquí, ¡te basta con quererlo! Sírvete de lo que aprendiste, aprovecha tu saber y haz uso de la astucia para hacerte más fuerte en tu dominio, ¡verás que basta sólo con quererlo para que un nuevo camino se te ofrezca!"


    La sombra desapareció en un instante y frente a Belcebú, una encrucijada había visto la luz. De un lado, el camino sinuoso que seguía desde hace tiempo, del otro, un camino estrecho, derecho y ascendiente, se levantaba. Decidió seguir este camino, teniendo la impresión de que sabía lo que había al final. Despertándose por la mañana, Belcebú se ocupó de anotar el sueño que le había invadido durante la noche. Convocó a Astaroth y le pidió seguir sus órdenes al pie de la letra. Lo envió al mercado y le ordenó adquirir todos los cereales disponibles luego revenderlos al duplicado del precio que había pagado. Luego, llevado por un frenesí increíble, le ordenó penetrar en casa de cada propietario de cultivo y de campos de Oanilonia, molestarlos y forzarlos para venderle, al mejor precio, todos sus cultivos y sus campos.

    En algunos días, Belcebú llegó a hacerse el único productor de cereales de Oanilonia, pero esto no era suficiente para él. Para administrar sus tierras, empleaba con unos sueldos más bajos, que no permitían a los trabajadores saciar su hambre. No teniendo otra alternativa, estos últimos fueron obligados a aceptar estas deshonestas prácticas. A esto, ponía precios tan elevados que hacían el trigo y el maíz tan caro, que toda la cadena de las mercancías conocía una inflación récord. El trigo y el maíz se usaban en la composición del pan, de la harina, el maíz servía también para alimentar a los animales, así, Belzcebú casi se había apoderado de todo el mercado y dirigía bajo su mano la economía local. Pronto, la plebe vino para quejarse y las autoridades vinieron para manifestar a Belcebú su descontento. Este último, demasiado contento de ver que suscitaba tal interés ni siquiera se tomó el trabajo en recibirlos. El hombre no dejaba en lo sucesivo su dominio, dejándole a su segundo fiel la gestión de las faenas bajas, diciendo que era demasiado importante para esto y que no podía mezclarse con los de la baja Oanilonia. Su reputación decía que su egoísmo sólo era igualable a su fortuna y qué, pronto, caería de las nubes.

    Los habitantes y los gobernantes decidieron reaccionar y crearon una cooperativa con el fin de competir con Belcebú, los ganaderos dieron cada uno una parte de sus campos para trasplantar el grano y hacer bajar los precios. Si Belcebú no vendía más, entonces posiblemente se dignaría recibirlos, pensaban. Este hecho fue peor.



    El advenimiento de un destino


    Frente a tanta audacia, Belcebú montó en cólera tan terrible que las paredes de su morada temblaron por eso. Le ordenó a su fiel Astaroth ir a los barrios bajos y reclutar a los los peores malandrines y formar así una milicia para defender sus bienes. Le pidió tomar los mejores, y con ellos, ir a saquear los campos, a matar las bestias y a quemar las moradas de los que se habían adherido a esta cooperativa. Al día siguiente de una noche de espanto, Oanilonia se quedó helada de miedo ante la idea de enfrentarse con el que tenía el poder de matar de hambre totalmente a una población. Los campesinos no eran soldados y los milicianos de Belcebú hasta daban miedo a los guardias de la ciudad, y ninguno de ellos pudieron negar la evidencia de su supremacía. En algunas semanas, todos ellos fueron a su morada para decirle que aceptaban sus condiciones, y así, Belcebú tuvo sólo que imponer lo que era de su agrado. Obligó a los ganaderos a entregarle un porcentaje de sus rentas a cambio de precios aceptables sobre los cereales, y los que negaron no llegaron a alimentar sus animales correctamente, sus vacas y sus carneros estaban tan famélicos que no producían apenas carne y leche. No hicieron falta mas que algunos meses para que la fortuna de Belcebú aumentara de modo exponencial, al precio de numerosos sacrificios para la población de Oanilonia.

    Los campesinos en lo sucesivo eran pobres y sin tierra, los ganaderos ganaban justo para alimentarse, y los únicos hombres sustentadores eran los que habían cedido frente a Belcebú. Los gobernantes se habían dejado comprar con importantes cantidades de dinero, mientras que los más pobres se morían de hambre.
    Un día de invierno, Guiñol y Pimpón fueron a casa de su hermano, acompañados por numerosos aldeanos, ambos estaban muy flacos, con las caras refinadas, y le pidieron audiencia. Belcebú aceptó oírlos:


    Citation:
    Guiñol: "Belcebú, estamos arruinados por tu culpa, ¡no podemos ni comprar nuestro pan diario te suplicamos ayuda!"
    Pimpón: "Te suplico, eres nuestro hermano, no puedes abandonarnos…"
    Belcebú: "Dais pena, ¿no tenéis ninguna cualidad y os atrevéis a venir para mendigar la limosna a mi casa? No os daré nada, si no tenéis de que alimentaros es porque sois débiles. Soy rico, pero mi fortuna me pertenece, solamente a mí, y a nadie más."
    Guiñol: "Piensa en nuestro padre que se fue hace tanto tiempo, ¿es eso lo que te enseñó?"
    Belcebú: "¡Me hice a mí mismo, mis pequeños mozos! No esperé a nadie para ser el que soy. ¡No les daré el menor denario porque no lo merecen! Los que hoy mueren de hambre son los que no comprenden nada."
    Pimpón: "¿No vas a acabar esta locura? ¿Vas a dejar morir a tanta gente por tu egoísmo?"
    Belcebú: "¿Mi egoísmo? No soy egoísta, conseguí y aticé los celos, son ellos quienes se encierran en sus certezas y se niegan a ver las cosas como son. Por su falta de clarividencia, causan su propia pérdida. ¡Iros y no volvais nunca, si moríis es porque lo merecéis!"


    Pimpón y Guiñol abandonaron el lugar decepcionado y contaron lo que les había dicho el dueño a otros habitantes. Todos se sintieron despechados por tal egoísmo y comprendieron que nada cambiaría a este hombre. Belcebú podía haberse vuelto tan poderoso, que amontonó más escudos que un rey. Habría podido distribuir su dinero por las ventanas sin sufrir, y sin embargo, guardaba todo y no daba nada. El sufrimiento de su prójimo no le afectaba, no tenía ningún amigo y, en cambio, tenía más enemigos de los que ningún hombre haya tenido conocimieto en Oanilonia. Fue en aquella época que el Altísimo manifestó su cólera hacia Oanilonia y decidió castigar a los que habían pecado tanto, que habían olvidado el sentido de la vida:

    Citation:
    "Mientras que les di mi amor, se desvíaron, prefiriendo escuchar las palabras de la Criatura a la cual no di Nombre. Prefirieron abandonarse a los placeres materiales que a darme las gracias.

    Creé para ustedes un lugar llamado Infierno, que dispuse en la Luna, donde el peor de entre ustedes conocerá una eternidad de tormentos para castigarlo de sus pecados. En siete días, su ciudad será absorbida por las llamas. Y los que se queden allí pasarán la eternidad en el Infierno. Sin embargo, soy magnánimo, y los que entre ustedes sepan hacer penitencia pasarán la eternidad en el Sol, donde se encuentra el Paraíso."


    Así, un gran número de habitantes se resignó con gran pesar a dejar aquella ciudad, en lo sucesivo, maldita.


    La rebelión


    Es en este momento cuando la Criatura sin Nombre se interesa de nuevo por Belcebú, la primera vez, se había aparecido a él en sueños, pero esta vez, vino para susurrar a sus oídos las siguientes palabras:

    Citation:
    Belccccebú… Belcccebú... ¡escúchame! Les mostraste a los hombres que eres el más fuerte, callado les habías mostrado que la debilidad no tenía ningún futuro entre los hombres. Muy pronto, unos hombres vendrán y te harán frente, pretextando que el amor es lo que ata a los hombres, hablarán de amistad y de la cólera del Altísimo. No los escuches porque son sólo mentira y malicia.


    Belcebú, que no era lo que se podía llamar un creyente, tenía muy poca afinidad con los que veneraban al Altísimo. Los ritos legados por Oane le eran desconocidos y, a decir verdad, los encontraba más bien estúpidos. Otros seis hombres habían sido atraidos por la Criatura sin Nombre, cada uno, como Belcebú encarnaba un vicio, y todos, predicaban contra Dios. Frente a ellos, siete virtuosos se habían reunido con la misión de defender la palabra divina, recomendando la amistad, la templanza, la justicia, la donación de sí, la conservación, el placer y la convicción. Para él, poner su destino en las manos de una entidad divina no tenía ningún sentido, podía sólo contar con sí mismo, y con nadie más. Así es como dejó por fin su morada con Astaroth a su lado y se recorrió a paso largo las calles y los sitios de la ciudad para recomendar su verdad:

    Citation:
    ¡No escuchéis a aquellos qué os dicen que el fin está próximo! ¡No escuchéis a aquellos qué os hacen creer que Dios es muy Poderoso! Dios es débil y está celoso de nuestro éxito. ¡Dios jamás pondrá en ejecución sus amenazas porque no matará a Sus propios niños! No os vayáis de Oanilonia, ¡continuad viviendo como viviáis y envíad a paseo a aquellos qué predican para Él!


    Numerosos son los que los que lo escucharon y que escucharon a otros predicadores, mientras que Oanilonia había caído en el vicio más profundo y el pecado más abyecto. Belcebú guardaba su riqueza y se burlaba de los que no tenían de que vivir. Se había rodeado de hombres fieles y de Astaroth, temeroso por la mayoría de aquellos con los que se cruzaba. La avaricia de la que daba pruebas no tenía igual, y los que intentaron robarle lo que poseía fueron asesinados sin contemplaciones. La violencia era el medio que había encontrado para protegerse. Aunque hubiera podido rodearse de un ejército de hombres fieles y sinceros por amistad, en lugar de eso se había encerrado en un egoísmo tan grande que hasta dejó a sus propios hermanos morir de hambre cuando algunas hogazas de pan hubieran salvado sus vidas. Su seguridad y su superioridad aumentaron el eco de sus alegatos oratorios contra Dios y los que predicaban para Él. Por todas partes dónde se presentaba, ganaba y conquistaba su auditorio, cuando a los que se negaban a oírlo o intentaban refutar sus declaraciones, les derrotaba sin contemplaciones haciéndoles ver su propio interés.

    La ciudad se hundió totalmente en el vicio más absoluto, esta ciudad maldita vivía así días sombríos llenados de odio, de violencia y de pecados. Belcebú manejaba a la muchedumbre del mismo modo que comerciaba, los manipulaba con tanto éxito como manejaba los escudos. A pesar de todo, nada lo hacía por los demás, no. Lo hacía para él porque consideraba que todo lo que tanto había tardado en construir, era la prueba de que era el más maligno, el más rico, porque había sabido hacerse el más fuerte, y Belcebú no podía imaginar un instante que su destino fuera el fruto de una voluntad divina, o por lo menos, que un Dios cualquiera que fuere tuviera algún impacto sobre él. Según él, Dios les había dejado a los hombres la elección de no amarlo y así, había dejado el futuro de la gente en las manos de la humanidad. No comprendía pór qué venía entonces para reclamar que se le venerara. Con los otros seis predicadores, Satanás, Belial, Azazel, Asmodeo, Lúcifer y Leviatán; Belcebú difundió venenosas palabras de la Criatura sin Nombre con tanto fervor y tenacidad que estuvo convencido que nada pasaría.

    Los seis primeros días parecieron durar una eternidad, el trueno reñía y los relámpagos golpeaban, muchos decidieron entonces dejar la ciudad. Pero Belcebú lo sabía, sólo los debiles se plegaban a la voluntad de otros. Los virtuosos tenían aceptado el castigo del Altísimo y le daban todavía más razones a Belcebú para gritar victoria porque, daba a entender a todos que si los virtuosos se quedaban, era porque no creían tampoco en las amenazas del Todopoderoso. Llegó el séptimo día y un cataclismo gigantesco se produjo, engullendo la ciudad bajo la tierra después de haberla purificado de llamas de la cólera de Dios. Algunos humanos que se quedaron en el mismo lugar se fueron de la tierra. Los que habían escuchado a los virtuosos fueron aceptados en el paraíso mientras que el resto fueron a engrosar las filas del Infierno Lunar. Astaroth, que se había quedado cerca de su dueño, fue enviado con él y fue testigo del castigo que había sido reservado para Belcebú.



    Una eternidad de Avaricia


    Belcebú se presentó como cada ser humano que se quedó en Oanilonia ante Dios. Fiel a sí mismo, se negó a reconocer al Todopoderoso y fue enviado como sus seis compañeros, sobre el Infierno Lunar. Su apariencia tomó la forma de su vicio y su cuerpo se deformó de modo que no se pareció de ninguna manera más a un humano. Se hizo la avaricia que encarnaba en Oanilonia, y tomó la forma de una araña gigantesca recubierta de oro, con millares de ojos de diamante.

    Los pecadores que dan prueba de avaricia hoy día, que aprovechan sus preceptos y roban a los pobres para enriquecerse, atropellan a otros para tener éxito, amontonan fortunas que mil vidas no sabrían gastar; son condenados por Dios a viajar hasta las galerías del Infierno cerca de aquel que causó su pérdida.

    Desde entonces, el Príncipe Demonio Belcebú reina sin compartir el poder sobre las galerías y los precipicios del infierno, y las almas condenadas que pecaron por avaricia, a él se unen para sufrir una eternidad de tormentos bajo su yugo tiránico.



    Traducido del griego por monseñor Bender. B.Rodriguez
    Traducido al castellano por Isnataroth

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Marco_Castello



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MessagePosté le: Mer Juin 01, 2011 5:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant




    Dimonigrafía de Belzebub


    El naixement i la Infantesa de Belzebub


    Quan Oanilònia ja començava el seu descens cap als abismes del pecat i s’assentava sobre les runes de la virtut, va néixer Belzebub, fill de Grodes i d’Irene. Va pesar 6 quilograms per a seixanta centímetres, havia tardat moltes hores en abandonar el ventre matern i havia deixat a aquesta gairebé morta del cansament. Esgotada i dolorida de tot el cos, una infecció greu se la va endur al cap d’uns dies, deixant al bo d’en Grodes, de cop i volta, amb un petit monstre tan gran com insaciable. Aquest home, cultivador famós per la qualitat de la seva producció, reconegut per la seva gentilesa i la seva bondat, no sabia com fer-ho per criar aquest petit. Fins aquí, només la seva dona s’havia encarregat d’aquest necessari assumpte, si bé va decidir deixar el jove amb els seus germans.
    Els seus dos germans, Gignol i Pimpón, en feien excessiva befa d’ell dient que, finalment, només representava una boca més per alimentar. Belzebub va ser amamantat fins a l’edat avançada de cinc anys, el seu pare li mostrava poc afecte, massa ocupat amb la feina dels seus camps, però això no l’impedí créixer desenvolupat gràcies a una dona dura i robusta que responia al dolç nom de Rita. La dona no l’estimava, puix que el trobava lleig i sense cap gràcia. A això, afegia que un nen de pit que havia matat la seva mare per a néixer, ja caminava per camins foscos. També li va fer la vida tan dura com li fou possible, no donant-li res i no ensenyant-li més que el mínim imprescindible.


    A la vora els vuit anys, quan va tenir edat de passejar sense la seva madrastra, Belzebub fou dut per Grodes, decidit que el seu fill l’acompanyés als camps a fi d’ensenyar-li com cultivar els cereals i inculcar-li alguns principis i valors bàsics. Així va ser com, cada dia, plovent, ventejant o nevant, l’homenet es llevava amb les aurores i acompanyava el pare a cultivar les terres. Aquest últim mai es reservava els seus consells, dels quals la immensa majoria tenien per objecte fer del nen un camperol consumat:


    Citation:
    - "Veus, fill meu, cinc denaris són cinc denaris; guarda curosament el menor denari, per què té la seva importància! "
    - "¡Serveix-te del teu bon cap i sang! Has d’aprendre a vendre i a comerciar, per què sinó, què serà de tu quan creixis?"
    - "No oblidis que si vols ser el millor, cal que n’estiguis convençut, de ser el millor!”
    - " No pensis en la resta, pensa en tu per què ets tu qui genera tot a continuació!”
    - "La vida és com un guisat de mongetes: com menys pedres hi hagi, més bo serà!


    Ell n’estava convençut de que, de moment, tals conceptes no tenien gaire significat pe`ro això no va impedir que aquests preceptes anessin marcant la vida del jove nen. Així doncs, Belzebub, va començar de molt jove a comprendre el que feia de la terra una bona terra, va comprendre molt ràpidament com comerciar i sobre com jugar per a obtenir els millors beneficis. No es preocupava dels seus germans, preferint apropar-se al seu pare que veia en ell un successor prometedor. Aquest últim, sovint, el posava al capdavant en qualsevol lloc quan venia el fruit del seu treball al mercat, dient a qui volgués escoltar-lo que ocuparia el seu lloc quan ell morís. Això va fer créixer entre els seus germans majors una enveja i una animositat que es van transformar, poc a poc, en odi visceral, per la qual cosa el feien patir molts maltractes i el colpejaven i insultaven cada cop que se’l creuaven. El jove Belzebub va cultivar aleshores una imatge d’ell, segellada en l’orgull i l’arrogància, pensant que si els seus propis germans el maleïen, era per què era millor que ells. Quant més avançava en edat, més proper es feia a Grodes i més s’allunyava de Pimpón i Gignol. S’havia convertit en príncep als ulls del seu pare i enemic mortal als ulls dels seus germans. Així, Belzebub, pensava només en ell i el seu futur, s’havia tornat indiferent als seus propers, només al seu pare encara i tenia una estima alta.


    L’ascensió i l’accés a la fortuna


    Quan tenia només quinze anys, el seu pare Grodes, massa cansat i envellit per dècades de feina escarnida i sense errors, va venir ell. Li va demanar seure i li digué:

    Citation:
    - "Fill meu...Ja estic vell i cansat...Mira’m: estic encorbat com una vella harpia i ja he tret profit dels meus bells anys. Tu ets l’únic de la família capaç de prosseguir amb tot allò que he construït en el curs d’aquests anys. Aquestes terres, les meves terres, són a partir d’ara teves, i els teus germans que les cultiven per a mi, hauran d’ajudar-te. Confio en tu: saps vendre, saps com cultivar el millor blat i el millor panís”!


    Belzebub estava orgullós de que el seu pare li llegués tot el que tenia essent, tot i així, com era deu anys més jove que el seu germà major de menys edat. No va poder abstenir-se de pregar:

    Citation:
    - "Però, pare, què faràs ara amb el teu temps? M’abandonaràs com ho va fer la mare?"


    Grodes sempre havia pensat que abans de la fi de la seva vida podria fer grans viatges, sabia que el temps per a ell d’anar-se’n havia arribat i li havia explicat això al seu fill abans d’abandonar el domicili familiar per a sempre. Li havia encarregat anunciar-li això als seus germans i entregar-los-hi a cada un una carta que havia escrit per a ells. Ningú no en va tenir notícia d’ell i mai més no es va tornar a parlar de Grodes a Oanilònia. El jove Belzebub va esperar a que el seu pare hagués deixat la morada familiar per a trencar les cartes que havia d’entregar i, sabent bé que els seus germans no serien del semblant del seu pare, va decidir de seguit contractar a un sicari per a protegir el que li havia estat transmès. Va moure alguns fils i va trobar a l’home que li calia, un esclau franc vingut del nord, gran com un arbre i fort com una roca, amb cicatrius i talls, de nom Astaroth. Quan Pimpón i Gignol van tornar als camps, van trobar la porta tancada i Belzebub va aparèixer, darrere seu, amb el seu guardaespatlles al seu costat. Amb cruesa i seguretat els digué:

    Citation:
    - "El pare ha marxat! M’ha legat les terres i la residència, a partir d’ara tot el que li pertanyia em pertany! Vosaltres vàreu amargar la meva infantessa i m’heu podrit la vida, per això, per a castigar-vos, no us daré res! És inqüestionable que dos ganduls tals com vosaltres, que vàreu treure profit vergonyosament dels escuts del pare durant anys treguin ara profit del fruit de la seva feina. Em quedo amb els vostres béns i amb la resta. Aneu-vos-en! Si, per desgràcia , torneu a posar els peus sobre les meves terres us enviaré a l’Astaroth que s’encarregarà de fer-vos passar de la vida a la mort; així doncs, marxeu-vos-en i no torneu!”


    Belzebub va fer una senyal a l’Astaroth que es va apropar als homes, després els va bufetejar i els va tirar al terra; ambdós germans, ferits en el seu amor propi més que res, no van tenir més opció que anar-se’n sense demanar la seva part. Fou així com va succeir l’ascensió de Belzebub. Va fer profit del que havia après, va reemplaçar els seus germans per a jornalers als quals havien acomiadat al mercat i als quals pagava malament, sabent bé que tindria sempre la mà d’obra que acceptés la feina. Els seus caps van donar collites esplèndides per què era un astut coneixedor dels cultius; així va començar a guanyar força diners. Però això no era suficient per a ell, sabia que era el millor, però volia més. Guardava tot el que havia guanyat i gastava només quan estava forçat a fer-ho.

    En el transcurs dels anys va decidir adquirir altres terres i es va convertir en un gran propietari reconegut pel seu sentit del comerç i, sobretot, per la seva intransigència en els assumptes. Els seus productes donaven sempre els millors beneficis i el que guanyava ho guardava a casa en una caixa forta, evitant gastar fins al menor denari si no era estrictament necessari. Durant gairebé deu anys, Belzebub va gaudir només d’ell mateix; va desenvolupar un ego sobre dimensionat, fet el fatxenda a Oanilònia dient a qui el volgués escoltar que era el millor i l’únic apte que era capaç de produir bon gra.




    A principis de la seva tercera dècada, Belzebub havia adquirit, per la seva intel•ligència i la seva força de persuasió, la meitat dels cultius cerealistes d’Oanilònia, la seva morada s’havia convertit en un domini i el seu capital s’havia convertit en una fortuna. Allà on els altres intentaven treure profit de les seves riqueses ell els ho prohibia a qui fos apropar-se a la seva propietat, amb el seu fidel Astaroth al seu costat; era temut i respectat però envejat i mal vist. Cada mes, els enviats dels dirigents anaven a veure’l i li demanaven si no volia donar alguns dels seus béns per ajudar a la comunitat. Cada cop, Belzebub els deia:

    Citation:
    - "Que què? Malgastar la meva fortuna? He treballat molt durament per a aconseguir tot això i ningú més que jo no en traurà profit! Estic ben dotat i les meves collites són les millors! Sortiu de casa meva i dieu que, mentre que jo visqui, no tindran res de mi!”


    Així, cada cop, els enviats se n’anaven de nou amb el rostre descompost y explicaven als seus governants, tot donant testimoni de l’egoisme de Belzebub i la seva incapacitat per a comprendre la noció d’interès col•lectiu. Als que es queixaven davant de les portes dels seus dominis, el propietari enviava la seva guàrdia per terroritzar-los. Als que deien que tenia més enemics que amics, Belzebub responia que calia cuidar-se dels amics per què aquests eren, abans que res, tots uns aprofitats.


    El somni i la revelació


    Belzebub tenia trenta-cinc anys i una nit, quan la calor de l’estiu s’havia fet insuportable, amb grans dificultats per a dormir, va tenir un somni estrany. S’havia vist anar, sobre un llarg camí desèrtic, únic, sense cap mena de llum a excepció de la claror de la Lluna, cap cabana, res a part d’aquell camí sinuós. Mentre marxava sense objectiu, una Criatura feta d’Ombra va aparèixer. Belzebub va parar i va intentar percebre la seva cara per no va veure-hi més que una ombra. Quan va preguntar qui li feia front, va obtenir el silenci per resposta. Quan va reprendre el camí, la Criatura li declarà:

    Citation:
    L’ombra: "Belzebub, Belzebub, Belzebub... cap a on vas?"
    Belzebub: "No ho sé, avanço en l’obscuritat, vaig cap endavant."
    L’ombra: "Avances però no saps on vas? És que no t’interessa saber-ho?"
    Belzebub: "Saber-ho? Saber el què? On acaba aquest camí?"
    L’ombra: "Què importa on acabi? L’important no és on, sinó com!"
    Belzebub: "Què vols dir, criatura?"
    L’ombra: El que vull dir és que et contentes amb seguir el camí que es va traçar per a tu en lloc de traçar el teu propi camí! Deixa els camins trillats i pren un altre camí"
    Belzebub: "Però no veig cap altre camí, criatura, només hi ha aquest!"
    L’ombra: "Belzebub, ets més maligne que d’altres, ets més ric que d’altres, podries tenir els homes als teus peus, pots construir qualsevol camí a partir d’aquí, et basta amb voler-ho! Serveix-te del que has après, aprofita el teu saber i fes ús de l’astúcia per a fer-te més fort en el teu domini, ¡veuràs que només cal voler-ho per a que un nou camí se t’obri!"


    L’ombra desaparegué en un instant i davant de Belzebub, una cruïlla va veure la llum. D’un costat, el camí sinuós que seguia des de feia temps, de l’altre s’aixecava un camí estret, recte i ascendent. Va decidir aquest camí, tenint la impressió de que sabia el que hi havia al final. Va llevar-se pel matí i Belzebub es va ocupar d’anotar el somni que l’havia envaït durant la nit. Va convocar a Astaroth i li va demanar seguir les adquirir tots els cereals disponibles i després revendre’l al duplicat del preu que havia pagat. Després, dut pel frenesí increïble, va ordenar penetrar a casa de cada propietari de cultiu i de camps d’Oanilònia, molestar-los i forçar-los per a vendre-li, al millor preu, tots els seus cultius i camps.

    En alguns dies, Belzebub va arribar a fer-se l’únic productor de cereals d’Oanilònia, però això no era suficient per a ell. Per a administrar les seves terres, assalariava amb uns sous més baixos, que no permetien als treballadors saciar la seva gana. No tenint una altra alternativa, aquests últims foren obligats a acceptar aquestes deshonestes pràctiques. A tot això, posava preus tan elevats que feien el blat i el blat de moro tan car, que tot la cadena de les mercaderies coneixia una inflació rècord. El blat s’usava en la composició del pa, de la farina, la dacsa servia també per a alimentar als animals, així, Belzebub gairebé s’havia apoderat de tot el mercat i dirigia sota la seva mà la economia local. Aviat, la plebs va anar per a queixar-se i les autoritats vingueren per a manifestar a Belzebub el seu descontent. Aquest últim, massa content de veure que suscitava tal interès no es va prendre ni la molèstia de rebre’ls. L’home, d’ara en endavant, no deixaria el seu domini, deixant-li al seu segon, fidel, la gestió de les feines baixes, dient que ell era massa important per a això i que no podia barrejar-se amb els de la baixa Oanilònia. La seva reputació deia que el seu egoisme només era igualable a la seva fortuna i que, aviat, cauria dels núvols.

    Els habitants i els governats decidiren reaccionar i crearen una cooperativa amb la finalitat de competir amb Belzebub, els ramaders donaren cada un una part dels seus camps per a trasplantar el gra i fer baixar els preus. Si Belzebub no venia més, aleshores possiblement es dignaria a rebre’ls, pensaven. Aquest fet fou pitjor.



    L’adveniment d’un destí


    Davant d’aquesta astúcia, Belzebub montà en còlera tan terrible que les parets de casa seva van tremolar. Va ordenar al fidel Astaroth anar als barris baixos i reclutar als pitjors malandrins i van formar així una milícia per a defensar el seus béns. Va demanar-li de prendre els millors i, amb ells, anar a saquejar els camps, matar les bèsties i cremar les cabanes dels que s’havien adherit a aquesta cooperativa. Al dia següent d’una nit espantosa, Oanilònia va quedar-se glaçada de por davant la idea d’enfrontar-se amb el que tenia de poder de matar de gana totalment a una població. Els camperols no eren soldats i els milicians de Belzebub feien fins i tot por als guàrdies de la ciutat i ningú d’ells van poder negar l’evidència de la seva supremacia. En algunes setmanes, tots ells foren a casa seva per a dir-li que acceptaven les seves condicions i, així, Belzebub va tenir, només, que imposar el que li plaïa. Obligà als ramaders a entregar-li un percentatge de les seves rendes a canvi de preus acceptables sobre els cereals, i els que es negaren no van arribar a alimentar els animals correctament; les seves vaques i els seus xais estaven tan famèlics que no produïen a penes carn i llet. No feren falta més que uns mesos per a que la fortuna de Belzebub augmentés de manera exponencial, al preu de nombrosos sacrificis per a la població d’Oanilònia.

    Els camperols esdevenien pobres i sense terra, els ramaders guanyaven just per alimentar-se i, els únics homes sustentadors eren els que havien cedit davant de Belzebub. Els governadors s’havien deixat comprar amb importants quantitats de diners, mentre que els més pobres es morien de gana.
    U dia d’hivern, Gignol i Pimpón van anar a casa del seu germà, acompanyats per nombrosos vilatans, ambdós molt prims, amb les cares refinades i li van demanar audiència. Belzebub acceptà sentir-los:


    Citation:
    Guignol: "Belzebub, estem arruïnats per culpa teva, ¡no podem ni comprar el nostre pa diari! Et supliquem ajuda!"
    Pimpón: "Et suplico, ets el nostre germà, no pots abandonar-nos…"
    Belzebub: "Feu pena, no teniu ninguna qualitat i us atreviu a venir per a pidolar almoina a casa meva? No us daré res. Si no teniu de què alimentar-vos es per què sou dèbils. Sóc ric, però la meva fortuna em pertany, solament a mi, i a ningú més."
    Gignol: "Pensa en el nostre pare que se’n va anar fa tan de temps, és això el que et va ensenyar?"
    Belzebub: "¡Em vaig fer a mi mateix, petits vailets! Bo vaig esperar a ningú per a ser el que sóc. No us donaré ni un denari per què no el mereixeu1 Els que avui moren de gana són els que no han comprès res.”
    Pimpón: "No acabaràs amb aquesta bogeria? Deixaràs morir a tanta gent pel teu egoisme?”
    Belzebub: "Pel meu egoisme? No sóc egoista, he aconseguit i tocat les enveges, són ells els que es tanquen en les seves certeses i es neguen a veure les coses com són. Per la seva falta de clarividència, causen la seva pròpia perdició. Aneu-vos-en i no torneu mai meus! Si moriu, és per què ho mereixeu!"


    Pimpón i Gignol abandonaren el lloc amb decepció i van explicar el que els havia dit l’amo als altres habitants. Tots se sentiren despitats per tal egoisme i van comprendre que res no canviaria aquell home. Belzebub, podia haver-se tornat tan poderós, que va apilonar més escuts que un rei. Havia pogut distribuir els seus diners per les finestres sense patir i, no obstant això, no tenia cap amic i, en canvi, tenia més enemics dels que cap home no tingués coneixement a Oanilònia. Fou en aquella època que l’Altíssim manifestà la seva còlera cap a Oanilònia i va decidir castigar als qui havien pecat tant que s’havien oblidat del sentit de la vida :

    Citation:
    "Mentre que us vaig donar el Meu amor, us heu desviat, heu preferit escoltar les paraules de la Criatura a la qual no vaig donar Nom. Heu preferit abandonar-vos als plaers materials que donar-me les gràcies.

    Vaig crear per a vosaltres un lloc anomenat Infern, que vaig disposar a la Lluna, on el pitjor d’entre vosaltres coneixerà un eternitat de turments per a castigar-lo dels seus pecats. En set dies, la vostra ciutat serà absorbida per les flames. I els que us hi quedeu, passareu l’eternitat al Infern. No obstant això, Sóc Magnànim, i els que d’entre vosaltres sapigueu fer penitència, passareu una eternitat al Sol, on s’hi troba el Paradís."


    Així, un gran nombre d’habitants es resignares amb gran pesar a deixar aquella ciutat, en endavant, maleïda.


    La rebel•lió


    És en aquest moment quan la Criatura sense Nom s’interessà de nou per Belzebub. El primer cop se li havia aparegut en somnis, pe`ro aquest cop, va anar a xiuxiuejar-li a cau d’orella les següents paraules:

    Citation:
    Belzzzzebub… Belzzzebub... escolta’m! Has mostrat als homes que ets el més fort, callat els havies demostrat que la debilitat no tenien cap mena de futur entre els homes. Molt aviat, uns homes vindran i et plantaran cara, pretextant que l’amor és el que lliga als homes; parlaran d’amistat i de la còlera de l’Altíssim. No els escoltis per què només són mentida i malícia.


    Belzebub, que no era d’allò que se’n diu “creient”, tenia molt poca afinitat amb els que veneraven a l’Altíssim. Els ritus llegats per Oane li eren desconeguts i, realment, els trobava més aviat estúpids. Uns altres sis homes havien estat atrets per la Criatura sense Nom, cada un, tal i com Belzebub encarnava un vici, i tots predicaven contra Déu. Davant seu, set virtuosos s’havien reunit amb la missió de defensar la Paraula Divina, recomanant la temprança, l’amistat, la justícia, la donació de si, la conservació, el plaer i la convicció. Per a ell, posar el seu destí en les mans d’una entitat divina no tenia cap sentit; només podia comptar amb si mateix, i no amb ningú més. Així és com va deixar, finalment, casa seva, amb Astaroth al costat, i va recórrer a passar els carrers i els llocs de la ciutat per a recomanar la seva veritat:

    Citation:
    No escolteu a aquells que us diuen que la fi és propera! Déu és dèbil i està envejós del nostre èxit! Déu mai no posarà en execució les seves amenaces per què no matarà els Seus propis Fills! No marxeu d’Oanilònia, continueu vivint com vivíeu i envieu a passeig a aquells que prediquen per a Ell!


    Van ser força gent els qui el van escoltar i que escoltaren als altres predicadors, mentre que Oanilònia havia caigut en el vici més profund i el pecat més abjecte. Belzebub guardava la seva riquesa i en feia befa dels que no tenien per a viure. S’havia rodejat d’homes fidels i d’Astaroth, temut per la majoria d’aquells amb els qui es creuava. L’avarícia de la que donava prova no tenia igual, i els que intentaren robar-li el que posseïa foren assassinats sense contemplacions. La violència era el mitja que havia trobat per a protegir-se. Encara que s’havia pogut rodejar d’un exèrcit d’homes fidels i sincers per amistat, en lloc d’això s’havia tancat un egoisme tan profund que inclús havia deixat morir els seus germans de gana quan unes poques fogasses de pa els hagués salvat la vida. La seva seguretat i superioritat van augmentar l’eco dels seus al•legats oratoris contra Déu i els que predicaven per a Ell. Per totes parts on es presentava, guanyava i conqueria el seu auditori, quan als que es negaven a oir-lo o intentaven refutar les seves declaracions, els derrotava sense contemplacions fent-los veure el seu propi interès.

    La ciutat es va enfonsar totalment en el vici més absolut. Aquesta ciutat maleïda vivia així dies ombrius plens d’odi, enveja, violència i de pecats. Belzebub manejava a la multitud de la mateixa manera que comerciava; els manipulava amb tant d’èxit com manejava els escuts. A pesar de tot, res no ho feia per a la resta, no. Ho feia per a ell, per què considerava que tot el que tant havia trigat en construir, era la prova de que era el més maligne, el més ric, per què havia sabut fer-se el més fort, i Belzebub no podia imaginar un instant en que el seu destí dos fruit d’una voluntat divina o, com a mínim, que un déu qualsevol tingués un impacte sobre ell. Segons ell, Déu els havia deixat als homes l’elecció de no estimar-lo i així, havia deixat el futur de la gent en mans de la humanitat. No comprenia per què venia, aleshores, a reclamar que se’l venerés. Amb els altres sis predicadors, Satan, Belial, Azazel, Asmodeu, Lucífer i Leviatàn; Belzebub va difondre les verinoses paraules de la Criatura sense Nom amb tant de fervor i tenacitat que estigué convençut que no passaria res.

    Els sis primers dies semblaren una eternitat, el tro retrunyia i els llamps colpejaven. Molts decidiren, aleshores, abandonar la ciutat. Però Belzebub ho sabia, només els dèbils s’aplegaven a la voluntat dels altres. Els virtuosos havien acceptat el càstig de l’Altíssim i li donaven encara més raons a Belzebub per a cridar victòria per què, donava a entendre a tots que si els virtuosos es quedaven, era per què no creien tampoc en les amenaces del Totpoderós. Va arribar el setè dia i un cataclisme gegantí va produir-se, engolint la ciutat sota la terra després d’haver-la purificat de flames de la còlera de Déu. Alguns humans que es van quedar en el mateix lloc marxaren de la terra. Els que havien escoltat als virtuosos foren acceptats al Paradís mentre que la resta van anar a engrandir les files del Infern Lunar. Astaroth, que s’havia quedat prop del seu amo, fou enviat amb ell i fou testimoni del càstig que havia estat reservat a Belzebub.



    Una eternitat d’Avarícia


    Belzebub va presentar-se com cada ésser humà que es va quedar a Oanilònia davant de Déu. Fidel a si mateix, va negar-se a reconèixer al Totpoderós i fou enviat com els seus sis companys al Infern Lunar. La seva aparença va prendre la forma del seu vici i el seu cos es va deformar de manera que no semblaria mai més un humà. Es va fer l’avarícia que encarnava a Oanilònia i prengué la forma d’una aranya gegantina recoberta d’or, amb milers d’ulls de diamant.

    Els pecadors que donen prova d’avarícia avui dia, que aprofiten els preceptes i roben als pobres per a enriquir-se, atropellen a d’altres per a tenir èxit, apilen fortunes que en mil vides no sabrien gastar; són condemnats per Déu a viatjar fins les galeries del Infern prop d’aquell que va causar la seva pèrdua.

    Des d’aleshores, el Príncep Dimoni Belzebub, regna sense compartir el poder sobre les galeries i els precipicis del Infern, i les ànimes condemnades que van pecar per avarícia, s’uneixen a ell per a patir una eternitat de turments sota el seu jou tirànic.



Traduït del grec per monsenyor Bender. B.Rodriguez
Traduït de la traducció castellana d’Isnarathot per Ignius

_________________

Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
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Ignius



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MessagePosté le: Lun Oct 29, 2012 4:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant



    Demonografia di Belzebù


    La nascita e l'infanzia di Belzebù


    Mentre Oanilonia iniziava la sua lunga discesa verso gli abissi del peccato e si sedeva già sulle rovine della virtù, nacque Belzebù, figlio di Grodass e di Irénée. Pesando sei chili per sessanta centimetri, aveva impiegato numerose ore ad uscire dal ventre di sua madre, lasciandola quasi morta di stanchezza. Esaurita e martoriata nel suo corpo, una grave infezione la condusse alla morte alcuni giorni più tardi, lasciando il buon Grodass alle prese con un piccolo mostro tanto grosso che era insaziabile. Quest'uomo, coltivatore famoso per la qualità della sua produzione, riconosciuto per la sua cortesia e la sua bonarietà, non sapeva come fare per crescere questo marmocchio, difatti, fino a quel momento, solo sua moglie si era occupata di questa impegnativa occupazione, così decise di prendere una ragazza alla pari. I suoi due fratelli, Guignol e Pimpon, si beffavano completamente della venuta di questo piccolo essere che, alla fine, rappresentava solamente una bocca in più da nutrire. Belzebù fu nutrito così al seno fino all'età avanzata di cinque anni, suo padre gli manifestava solamente poco affetto, troppo preso per il suo lavoro ai campi, ma ciò non gli impedì di crescere allevato da una donna grossa e paffuta che risponde al dolce nome di Rita. La donna non amava questo bambino che trovava brutto e sgraziato; a ciò, aggiungeva la considerazione che un poppante che aveva ucciso sua madre per venire al mondo partiva già su un cammino oscuro; così, ella gli rese la vita più dura possibile, non passandogli niente ed insegnandogli solamente il minimo.


    Intorno agli otto anni, quando fu in età di svezzarsi dalla sua matrigna, Belzebù fu portato da Grodass, che aveva deciso che suo figlio lo accompagnasse sui campi, per illustrargli come come coltivare i cereali ed inculcargli alcuni principi e valori di base. Fu così che, ogni giorno, che pioveva, che tirava vento o che nevicava, il piccolo ometto si alzava all'alba ed accompagnava suo padre a coltivare le sue terre. Questo ultimo non era mai avaro di consigli, di cui la maggior parte avevano come scopo quello di fare del ragazzino un contadino compiuto:


    Citation:
    - "Vedi figlio mio, un soldo è un soldo, conserva gelosamente anche il più piccolo denaro perché ha la sua importanza!"
    - "Serviti della tua testa, diamine! Devi imparare a vendere ed a commerciare, altrimenti, che cosa farai del tuo grano?"
    - "Non dimenticare che se vuoi essere il migliore, occorre che tu sia convinto di essere il migliore!"
    - "Non pensare agli altri, pensa a te perché sei tu che vai a gestire tutto questo bordello!"
    - "La vita è come un piatto di salsiccia e fagioli, meno sono i fagioli, più è ricca!"


    È certo che al giorno d'oggi tali concetti non sono molto significativi, ma ciò non impedisce che questi precetti furono quelli che segnarono a vita questo giovane bambino. Così, Belzebù cominciò molto giovane a comprendere ciò che faceva di una terra una buona terra; egli comprese molto rapidamente anche come commerciare e su cosa giocare per tirare i migliori profitti. Non si curava più dei suoi fratelli, preferendo frequentare suo padre che vedeva in lui un successore promettente. Del resto, quest'ultimo lo metteva spesso davanti quando vendeva il frutto del suo lavoro al mercato, dicendo a chi voleva ascoltarlo che avrebbe preso il suo posto quando sarebbe morto. Ciò fece sviluppare ai suoi due fratelli maggiori una gelosia e un'amarezza che si trasformarono poco a poco in odio viscerale, così che gli facevano subire molti cattivi trattamenti e gli davano colpi e frecciate ogni volta che si incrociavano. Il giovane Belzebù coltivò allora un'immagine di lui, sigillato nell'orgoglio e nella fierezza, pensando che, se i suoi propri fratelli lo maledicevano, questo era perché era migliore di loro. Più avanzava in età, più si faceva vicino a Grodass e più si allontanava da Pimpon e Guignol. Era diventato principe agli occhi di suo padre e nemico mortale per i suoi fratelli. Così, Belzebù non pensava che a lui ed al suo avvenire, era diventato indifferente al prossimo, solo suo padre aveva ancora la sua più alta stima.


    L'ascesa e l'accesso alla ricchezza


    Quando aveva appena quindici anni, suo padre, Grodass, oramai consumato ed invecchiato per i decenni di un lavoro accanito e senza sosta, venne a lui. Gli chiese di sedersi e di ascoltare ciò che aveva da dirgli:

    Citation:
    -"Figlio mio... sono vecchio e stanco... guardami, sono curvo come una vecchia megera e non ho approfittato dei miei begli anni. Tu sei il solo della famiglia capace di riprendere ciò che ho costruito col passare degli anni. Queste terre, le mie terre, sono ormai le tue, ed i tuoi fratelli che coltivano per me, avranno il dovere di aiutarti. Ti do fiducia, sai vendere, sai come coltivare il migliore grano ed il migliore mais!"


    Belzebù era fiero che suo padre gli lasciasse in eredità tutto ciò che aveva, nonostante fosse dieci anni più giovane del suo fratello mezzano. Non potè trattenersi dal chiedere:

    Citation:
    -"Ma padre, che cosa farai del tuo tempo adesso? Mi abbandonerai come ha fatto mia madre?"


    Grodass aveva sempre pensato che prima della fine della sua vita, avrebbe fatto dei grande viaggi, sapeva che era tempo per lui di partire e spiegò ciò a suo figlio prima di lasciare la casa familiare per sempre. L'aveva incaricato di annunciare ciò ai suoi fratelli e di consegnare a ciascuno di loro una lettera che aveva scritto per essi. Nessuno ebbe più sue notizie e non si sentì più parlare di Grodass ad Oanilonia. Il giovane Belzebù aspettò che suo padre avesse lasciato la casa familiare per stracciare le lettere che avrebbe dovuto consegnare e, sapendo bene che i suoi fratelli non sarebbero stati del parere di loro padre, decise seduta stante di assumere un sicario per proteggere ciò che gli era stato lasciato in eredità. Fece girare alcuni contatti e trovò l'uomo che gli occorreva, un schiavo affrancato venuto del nord, grande come un albero e forte come una roccia, sfregiato e graffiato, di nome Astaroth. Quando Pimpon e Guignol ritornarono dei campi, trovarono la porta chiusa e Belzebù apparve dietro di loro, con affianco la sua guardia del corpo. E' con ferocia ed audacia che dichiarò le seguenti parole:

    Citation:
    -"Il Padre se n'è andato! Mi ha lasciato in eredità le terre e la casa, ormai tutto ciò che era suo ora è mio! Mi avete rovinato l'infanzia e mi avete guastato la vita, allora, per punirvi, non vi darò niente! E' fuori questione che due fannulloni come voi, che hanno approfittato vergognosamente dei ducati di loro padre per perdere tempo nel corso degli anni, si approfittino oggi del frutto del suo lavoro. Custodisco io i vostri beni ed il resto, partite! Se, per disgrazia, vi prenderà la brama di rimettere piede sulle mie terre, vi invierò Astaroth, incaricato di farvi passare a miglior vita, quindi andatevene e non tornate più!"


    Belzebù fece un segno ad Astaroth che si avvicinò ai due uomini, poi li schiaffeggiò entrambi e li gettò a terra; i due fratelli, messi al tappeto, non ebbero altra scelta che sloggiare senza chiedere il loro resto. E' così come iniziò l'ascesa di Belzebù. Mise a profitto ciò che aveva appreso, sostituì i suoi fratelli con degli impiegati che aveva assunto sul mercato e che pagava male, sapendo bene che avrebbe sempre avuto della mano d'opera che accettasse il lavoro. I suoi campi diedero degli splendidi raccolti perché era fine conoscitore delle culture, così che cominciò a guadagnare abbastanza denaro. Ma ciò non gli bastava, si credeva il migliore ma ne voleva ancora, aveva messo da parte tutto ciò che aveva guadagnato e spendeva solamente quando era costretto. Col passare degli anni decise di acquistare altre terre così da diventare un grande proprietario riconosciuto per il suo senso del commercio e soprattutto per la sua intransigenza negli affari. Dei suoi prodotti egli ne sfruttava sempre i migliori benefici, e ciò che guadagnava lo custodiva in un forziere, cercando di evitare di spendere anche la più piccola somma se ciò non fosse rigorosamente necessario. Durante quasi dieci anni, gli occhi di Belzebù non trovarono grazia che in sé stesso, sviluppò un ego sovradimensionato, pavoneggiandosi in Oanilonia dicendo a chi voleva ascoltarlo che era il migliore ed il solo capace di produrre un buon grano.



    All'alba della trentina, Belzebù aveva acquistato, grazie alla sua intelligenza e forza di persuasione, la metà delle culture cerealicole di Oanilonia, la sua casa era diventata un grosso podere ed il suo gruzzolo si era trasformato in fortuna. Là dove gli altri permettevano di beneficiare delle loro ricchezze, egli vietava a chiunque di avvicinarsi alle sue proprietà; con il suo fedele Astaroth accanto, era temuto e rispettato ma anche invidiato e mal visto. Ogni mese, gli inviati dei governatori andavano a trovarlo e gli chiedevano se non voleva dare un poco dei suoi beni per aiutare la comunità, ed ogni volta Belzebù rispondeva loro:

    Citation:
    - "Che cosa? Dilapidare la mia fortuna? Ho lavorato sodo per accumulare tutto ciò e nessun altro oltre a me ne approfitterà! Io sono dotato ed i miei raccolti sono i migliori! Uscite dalla mia proprietà e dite loro che, finchè sarò vivo, non avranno niente di mio!"


    Così, ogni volta, gli inviati mostravano aria afflitta e rendevano conto ai loro governatori, lamentandosi dell'egoismo di Belzebù e della sua incapacità a comprendere il concetto di interesse collettivo. A coloro che manifestavano davanti ai cancelli del suo podere, il proprietario mandava la sua guardia per terrorizzarli. A coloro che dicevano che aveva più nemici che amici, Belzebù rispondeva che non aveva interesse ad avere degli amici poichè questi erano innanzitutto degli scrocconi.


    Il sogno e la rivelazione


    Belzebù aveva trentacinque anni e, una notte in cui il caldo dell'estate si era fatto insopportabile, mentre aveva fatto un fatica incredibile ad addormentarsi, fece un sogno strano. Si era visto camminare su una lunga strada desertica, solo, nessuna luce eccetto la chiarezza della luna, nessuna casa, niente a parte questa strada sinuosa. Mentre camminava senza scopo, una creatura fatta d'ombra apparve. Belzebù si fermò e tentò di vedere il suo viso ma vide solamente un'ombra, quindi le chiese che faccia avesse, ma ebbe solamente il silenzio come risposta. Fu quando riprese il suo cammino che la creatura gli dichiarò:

    Citation:
    - L'ombra: "Belzebù, Belzebù, Belzebù... dove vai così?
    - Belzebù: "Non so, avanzo nell'oscurità, vado diritto avanti."
    - L'ombra: "Avanzi ma non sai dove vai? Non ti interessa dunque sapere?"
    - Belzebù: "Sapere? Sapere cosa? Dove termina questa strada?"
    - L'ombra: "Che importa dove termina, l'importante non è dove, ma come!"
    - Belzebù: "Che cosa vuoi dire, creatura?"
    - L'ombra: "Ciò che voglio dire è che ti accontenti di seguire la strada che è stata tracciata per te mentre potresti tracciare la tua propria strada! Lascia i sentieri battuti e imbocca un altro cammino."
    - Belzebù: "Ma... non vedo nessun'altra strada, creatura, non c'è che questa strada!"
    - L'ombra: "Belzebù, sei più furbo degli altri, sei più ricco degli altri, potresti avere gli uomini ai tuoi piedi, puoi costruire non importa quale strada a partire da qui, ti basta volerlo! Serviti di ciò che hai appreso, metti a profitto il tuo sapere e usa l'astuzia per diventare il più forte nel tuo campo, vedrai che basta solamente volerlo affinché una nuova strada si offra a te!"


    L'ombra sparì in un istante mostrando a Belzebù un nuovo incrocio. Da un lato, la strada sinuosa che aveva percorso a lungo, dall'altro lato, emergeva una strada stretta, dritta e in salita. Decise di seguire questa strada, avendo l'impressione che sapeva ciò che c'era in cima. Svegliandosi la mattina, Belzebù ebbe cura di annotare il sogno che gli era apparso durante la notte. Convocò Astaroth e gli chiese di seguire i suoi ordini alla lettera. Lo mandò al mercato e gli ordinò di acquistare tutti i cereali disponibili e di rivenderli in seguito al doppio del prezzo che li aveva acquistati. Poi, preso da una frenesia incredibile, gli ordinò di introdursi da ogni proprietario di colture e di campi di Oanilonia, di malmenarli e di costringerli a vendergli, al migliore prezzo, tutte le loro colture ed i loro campi. In alcuni giorni, Belzebù riuscì a diventare l'unico produttore di cereali di Oanilonia, ma ciò non gli bastava. Per gestire le sue terre, assumeva ad un salario così basso che non permetteva ai lavoratori di mangiare il loro pasto quotidiano, non avendo altra alternativa, questi ultimi erano obbligati di accettare queste pratiche disoneste. Inoltre, vendeva a dei prezzi talmente elevati da rendere il grano ed il mais così caro che tutta la catena delle merci aveva un'inflazione record. Il grano ed il mais entravano nella composizione del pane, della farina, il mais serviva anche a nutrire gli animali, così, Belzebù aveva fatto man bassa su quasi tutto il mercato e dirigeva di sua mano l'economia locale. Presto, la plebe andò a manifestare e le autorità andarono a trovare Belzebù per esporgli il loro malcontento. Quest'ultimo, troppo contento di vedere che aveva suscitato un tale interesse, non si prese neanche la pena di riceverli. L'uomo non usciva più dal suo podere, lasciando al suo fedele sicario la gestione dei bassi compiti, pretendendo di essere troppo importante per queste cose e che non poteva mescolarsi alla gente di Oanilonia. La sua reputazione diceva che il suo egoismo non aveva eguali che la sua ricchezza e che, presto, sarebbe caduto dalla sua cima. Gli abitanti ed i governatori decisero di reagire e crearono una cooperativa per fare concorrenza a Belzebù, gli allevatori donarono ciascuno una parte dei loro campi per ripiantare del grano e fare abbassare i prezzi, così Belzebù non avrebbe più venduto e si sarebbe allora degnato, forse, di riceverli: così pensavano. Questo fu molto peggio.


    L’avvento di un destino


    Davanti a tanta audacia, Belzebù fu preso da una collera così terribile che le mura della sua casa tremarono. Ordinò al suo fedele Astaroth di andare nei quartieri malfamati a reclutare i peggiori malandrini e di formare così una milizia per difendere i suoi beni. Gli chiese di prendere i migliori, e con essi, di andare a saccheggiare i campi, uccidere le bestie e bruciare le case di quelli che avevano aderito a questa cooperativa. L'indomani di una notte di terrore, Oanilonia era intirizzita di paura all'idea di affrontare colui che aveva il potere di affamare tutta una popolazione. I contadini non erano soldati ed i miliziani di Belzebù facevano paura anche alle guardie della città, così che tutti non poterono negare l'evidenza della sua supremazia. In alcune settimane, tutti si recarono alla sua casa per assicurargli che accettavano le sue condizioni, e così Belzebù aveva solamente da imporre che gli piaceva. Obbligò gli allevatori a fornirgli una percentuale dei loro redditi in cambio di prezzi accettabili sui cereali, e coloro che si rifiutarono non riuscirono a nutrire adeguatamente i loro animali, le loro mucche e le loro pecore erano così fameliche che non producevano abbastanza carne e latte. Erano bastati solamente alcuni mesi affinché la ricchezza di Belzebù fosse aumentata in modo esponenziale, al prezzo di numerosi sacrifici per la popolazione di Oanilonia. I contadini erano ormai poveri e senza terra, gli allevatori guadagnavano solamente quanto bastava per nutrirsi, ed i soli uomini benestanti erano coloro che avevano piegato la testa a Belzebù. I governatori si erano lasciati corrempere da ingenti somme di denaro, mentre più poveri morivano di fame.
    Un giorno di inverno, Guignol e Pimpon tornarono da loro fratello, accompagnati da numerosi paesani, entrambi erano decisamente dimagriti, il viso sottile, e gli chiesero udienza. Belzebù accettò di ascoltarli:


    Citation:
    - Guignol: "Belzebù... noi siamo sul lastrico per colpa tua, non possiamo neanche più comprare il nostro pane quotidiano... ti supplichiamo di aiutarci!"
    - Pimpon: "Ti supplico, sei nostro fratello, non puoi abbandonarci..."
    - Belzebù: "Siete due miserabili, non avete nessuna qualità e osate venire a chiedere l'elemosina a me? Io non vi darò niente, se non avete di che nutrirvi è perché siete dei deboli. Io sono ricco ma la mia fortuna appartiene a me, solamente a me, e a nessun altro."
    - Guignol: "Pensa a nostro padre che è partito da così molto tempo, è questo ciò che ti ha insegnato?"
    - Belzebù: "Gente, io mi sono fatto tutto da solo! Non ho aspettato nessuno per diventare quello che sono. Non vi donerei neanche la più piccola moneta perché non lo meritate! Quelli che oggi muoiono di fame sono quelli che non comprendono niente."
    - Pimpon: "Non metti fine a questa follia? Lascerai morire tante persone per il tuo egoismo?"
    - Belzebù: "Il mio egoismo? Io non sono egoista, mi sono realizzato e ho attirato le gelosie, sono loro che si chiudono nelle loro certezze e rifiutano di arrendersi all'evidenza. Per la loro mancanza di previdenza, causano la loro propria perdita. Andatevene e non tornate più, se morirete è ciò che meritate!"


    Pimpon e Guignol lasciarono i luoghi offesi e raccontarono ciò che aveva detto il padrone del podere agli altri abitanti. Tutti furono offesi da un tale egoismo e compresero che niente avrebbe cambiato quest'uomo. Belzebù era diventato così potente che lui da solo aveva accumulato più ducati di un re, avrebbe potuto gettarli dalle finestre senza comunque subire alcuna perdita, ma tuttavia conservava tutto e non donava niente. La sofferenza del suo prossimo non lo toccava, non aveva alcun amico e aveva più nemici di ogni uomo conosciuto fin qui a Oanilonia. È in questa epoca che l'Altissimo manifestò la sua collera verso Oanillonia e decise di punire coloro che avevano tanto peccato da aver dimenticato il senso della vita:

    Citation:
    - "Io vi ho dato il mio amore e voi gli avete voltato le spalle, preferendo ascoltare le parole della creatura a cui non ho dato un nome. Avete preferito abbandonarvi ai piaceri materiali invece di rendermi grazie. Ho creato per voi un luogo chiamato Inferno, che ho posto sulla luna, in cui i peggiori tra voi conosceranno un’eternità di tormenti per punirli dei loro peccati. Tra sette giorni, la vostra città sarà inghiottita dalle fiamme. E coloro che vi saranno rimasti trascorreranno l’eternità all’Inferno. Tuttavia sono magnanimo, e quelli tra voi che sapranno pentirsi trascorreranno l’eternità sul sole, dove si trova il Paradiso."


    Così, un gran numero di abitanti si rassegnò con grande dispiacere a lasciare questa città ormai maledetta.


    La ribellione


    E' questo il momento in cui la creatura senza nome si interessò di nuovo a Belzebù; la prima volta gli era apparsa in sogno, ma questa volta venne a sussurrare alle sue orecchie le parole che sono qui ritrascritte:

    Citation:
    - "Belzebùuuu... Belzebùuuu... ascoltami! Hai mostrato agli uomini che sei il più forte, hai mostrato loro che il debole non ha alcun avvenire tra gli uomini. Tra poco, degli uomini verranno e ti terranno testa, pretendendo che l'amore è ciò che lega gli uomini, parleranno di amicizia e della collera dell'Altissimo. Non li ascoltare perché sono solamente menzogna e malizia."


    Belzebù, che non era ciò che si poteva chiamare un credente, aveva poca affinità con coloro che veneravano l'Altissimo. I riti tramandati da Oane gli erano sconosciuti e, a dire il vero, li trovava piuttosto stupidi. Sei altri uomini erano stati avvicinati dalla creatura senza nome, ciascuno, come Belzebù incarnava un vizio, e tutti predicavano contro Dio. Opposti ad essi, sette uomini virtuosi si erano donati per la missione di difendere la parola divina, di predicare l'amicizia, la temperanza, la giustizia, la generosità, la conservazione, il piacere e la convinzione. Per Belzebù, mettere il suo destino nelle mani di un'entità divina non aveva alcun senso, si poteva contare solamente su se stesso e su nessuno altro. E' così che lasciò infine il suo podere insieme ad Astaroth e percorse le vie e le piazze della città per predicare la sua verità:

    Citation:
    - "Non ascoltate chi vi dice che la fine è vicina! Non ascoltate chi vi fa credere che Dio è Onnipotente! Dio è debole e geloso della nostra realizzazione. Dio non metterà mai le sue minacce in esecuzione perché non ucciderebbe i suoi propri figli! Non partite da Oanilonia, continuate a vivere come avete vissuto e allontanate coloro che predicano per Lui!"


    Numerosi furono coloro che ascoltarono lui e gli altri predicatori, così Oanilonia cadde nel vizio più profondo ed il peccato più abietto; Belzebù custodiva la sua ricchezza e scherniva coloro che che non avevano di cosa vivere. Si era circondato di Astaroth e di uomini fedeli, temeva la maggioranza della gente che incrociava. L'avarizia di cui faceva sfoggio non aveva uguali, e coloro che tentavano di derubarlo di ciò che possedeva erano uccisi senza riguardo. La violenza era il mezzo che aveva trovato per proteggersi; mentre si sarebbe potuto circondare di un esercito di uomini fedeli e sinceri per amicizia, si era chiuso in un egoismo così grande che lasciò anche i suoi propri fratelli morire di fame mentre alcune pagnotte di pane avrebbero salvato le loro vite. La sua audacia e la sua prestanza aumentarono l'eco delle sue arringhe oratorie contro Dio e contro coloro che predicavano per Lui. Ovunque si presentava, la sua platea era conquistata, quanto a coloro che si rifiutavano di ascoltarlo o che tentavano di confutare i suoi discorsi, li faceva picchiare senza ritegno, tenendo in considerazione solo il proprio interesse. La città affondò totalmente nel vizio più assoluto, questa città ormai maledetta viveva così dei giorni oscuri pieni di odio, di violenza e di peccati. Belzebù maneggiava le folle tanto bene quanto l'arte del commerciare, manipolava le folle con altrettanta riuscita di quando maneggiava i ducati. Malgrado tutto, egli non faceva niente di questo per gli altri, no, lo faceva per se stesso perché teneva a tutto ciò che aveva impiegato per così tanto tempo a costruire, era la prova che era più furbo; se era il più ricco, questo è perché aveva saputo diventare il più forte, e Belzebù non poteva immaginare un istante in cui il suo destino fosse il frutto di una volontà divina, o che un Dio, qualunque esso sia, avesse un qualsiasi impatto su lui. Secondo lui, Dio aveva lasciato agli uomini la scelta di non amarlo e così aveva lasciato l'avvenire del mondo nelle mani dell'umanità, non comprendeva perché Egli veniva allora a reclamare che lo si venerasse. Con gli altri sei predicatori, Satana, Belial, Azazele, Asmodeo, Lucifero e Leviatano, Belzebù sparse le velenose parole della creatura senza nome con tanto fervore e combattività da essere convinto che nulla sarebbe accaduto.

    I primi sei giorni sembrarono durare un'eternità, i tuoni brontolavano ed i lampi si scagliavano; molti decisero allora di lasciare la città ma Belzebù lo sapeva, solo i deboli si piegavano alla volontà di altrui. Quanto ai vistuosi, essi avevano accettato la punizione dell'Altissimo e avevano dato ancora più ragioni a Belzebù di gridare vittoria, perchè faceva sapere a tutti che, se i virtuosi restavano, questo era perché non credevano neanche loro alle minacce dell'Onnipotente. Il settimo giorno arrivò e si abbattè un gigantesco cataclisma, inghiottendo la città sotto la terra dopo averla purificata con le fiamme della collera di Dio. Tutti gli esseri umani che erano rimasti in città furono prelevati, coloro che avevano ascoltato i virtuosi furono accettati in Paradiso, mentre gli altri andarono a crescere le schiere nell'Inferno lunare. Astaroth, che era restato vicino al suo padrone, fu spedito con lui e fu testimone della punizione che era stata riservata a Belzebù.



    Un'eternità di Avarizia


    Belzébuth fu presentato davanti a Dio come ogni essere umano restato ad Oanilonia; fedele a se stesso, egli si rifiutò di riconoscere la sua Onnipotenza e fu spedito come i suoi sei accoliti sull'Inferno lunare. Il suo aspetto prese la forma del suo vizio ed il suo corpo si deformò tanto che non assomigliava più ad un essere umano. Divenne l'Avarizia che incarnava ad Oanilonia, e prese la forma di un gigantesco ragno ricoperto d'oro, dai mille occhi di diamante.

    I peccatori che al giorno d'oggi danno ancora prova di avarizia, mettendo a profitto i suoi precetti e rubando ai poveri per arricchirsi, calpestando gli altri per riuscire, ammassando delle fortune che mille vite non saprebbero spendere, sono condannati da Dio a migrare fino alle gallerie dell'inferno, restando insieme a colui che ha causato la loro perdizione.

    Da allora, il principe demone Belzebù regna senza condivisione sulle gallerie ed i baratri dell'inferno, e le anime dannate che hanno peccato di avarizia lo raggiungono per subire un'eternità di tormenti sotto il suo giogo tirannico.

    Tradotto da Adhominem
    Revisionato da Kali_

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NReis



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MessagePosté le: Mar Avr 07, 2015 11:22 am    Sujet du message: Répondre en citant







    Demonografia de Belzebu, Príncipe-Demónio da Avareza



    O nascimento e a infância de Belzebu

    Quando Oanylone já começava a sua longa descida aos abismos do pecado e se assentava nas ruínas da virtude, nasceu Belzubu, filho de Grodass e Irénee. Pesando seis quilos para sessenta centímetros, demorou muito para sair do ventre da sua mãe e deixou-a quase morta de cansaço. Exausta e machucada em todo o seu corpo, uma infecção grave levou-a alguns dias mais tarde, deixando o bom Grodass com um pequeno monstro tão grande quanto insaciável. Este homem, um fazendeiro famoso pela qualidade da sua produção, conhecido pela sua gentileza e bondade, não sabia como fazer para criar este pequeno. Na verdade, até aqui, apenas a sua esposa se tinha encarregado deste assunto difícil, por isso decidiu contratar uma criada. Os seus dois irmãos, Guignol e Pimpon, zombaram estrondosamente diante da chegada daquele pequeno ser, que em ultimo caso, representava apenas mais uma boca para alimentar. Belzubu foi amamentado até à idade avançada de cinco anos de idade, o seu pai mostrava-lhe pouca afeição, muito ocupado com o trabalho nos campos, mas isso não o impediu de crescer, criado por uma mulher dura e robusta que respondia ao doce nome de Rita. A mulher não gostava desta criança que considerava feia e desajeitada. A isto, acrescia o facto de que um bebé que havia matado a sua mãe para nascer já andava por caminhos sombrios. Também fez-lhe a vida tão dura quanto foi possível, não lhe fazendo nada e ensinando-lhe não mais que o mínimo.

    Por volta dos oito anos de idade, quando tinha idade suficiente de passear sem a sua madrasta, Belzebu foi levado por Grodass, decidindo que o seu filho o acompanharia para os campos, com o objectivo de lhe mostrar como cultivar os cereais e inculcar-lhe alguns princípios e valores básicos. Foi assim que, cada dia, chovesse, fizesse vento ou neve, o pequeno homem levantava-se de madrugada e acompanhava o seu pai a cultivar as terras. Este último nunca foi avarento nos conselhos, a maioria dos quais foram destinados para fazer da criança um fazendeiro bem sucedido:


    Citation:
    Grodass: - Vê, meu filho, um tostão é um tostão, guarda preciosamente cada tostão porque é importante!
    - Serve-te da tua cabeça, caramba! Deves aprender a vender e a comerciar, senão, o que será de ti quando cresceres?
    - Não esqueças que se queres ser o melhor, tens que estar convencido que és o melhor!
    - Não penses nos outros, pensa em ti, porque serás tu que vais gerir toda esta confusão!
    - A vida é como um guisado de feijão, quanto menos pedras tens, mais rico serás!


    É certo que hoje, esses conceitos têm pouco significado, mas a verdade é que esses preceitos marcaram a vida daquela criança. Assim, Belzebu começou desde cedo a compreender o que fazia da terra uma boa terra, e logo percebeu como comerciar e como jogar para obter os melhores lucros. Não se preocupava com os seus irmãos, preferindo aproximar-se do seu pai que via nele um sucessor promissor. Este último muitas vezes apresentava-o quando ia vender os frutos do seu trabalho para o mercado, dizendo a quem quisesse ouvir que ocuparia o seu lugar quando ele morresse. Isso fez crescer nos seus dois irmãos mais velhos, uma inveja e uma animosidade que se transformou gradualmente num ódio visceral, de modo que o faziam sofrer muitos maus tratos e lhe batiam e o insultavam cada vez que se cruzavam. O jovem Belzebu cultivou então uma imagem de si, selado em orgulho e arrogância, pensando que se os seus próprios irmãos o amaldiçoavam, era porque ele era melhor do que eles. Quanto mais crescia, mais se aproximava de Grodass e mais se afastava de Pimpon e Guignol. Ele tornou-se um príncipe aos olhos do seu pai e um inimigo mortal para os seus irmãos mais velhos. Assim, Belzebu só pensava nele e no seu futuro, tornando-se indiferente à sua família, tendo apenas o seu pai na sua mais alta estima.



    A ascensão e o acesso à fortuna

    Quando ele tinha apenas quinze anos, o seu pai, Grodass, agora desgastado e envelhecido por décadas de trabalho duro e firme, veio até ele. Ele pediu-lhe para se sentar e ouvir o que ele tinha a dizer:

    Citation:
    Grodass: Meu filho... eu estou velho e cansado... olha para mim, dobrado como uma bruxa velha e não aproveitei dos meus melhores anos. Tu és o único da família capaz de prosseguir com o que construí ao longo destes anos. Estas terras, as minhas terras, são agora tuas, e os teus irmãos que cultivam para mim, deverão ajudar-te. Confio em ti, sabes vender, sabes como fazer crescer o melhor trigo e o melhor milho!


    Belzebu estava orgulhoso que o seu pai lhe deixasse tudo o que tinha, mesmo que fosse dez anos mais novo que o seu irmão mais jovem. Ele não pôde deixar de perguntar:

    Citation:
    Belzebu: Mas pai, o que vais fazer com o teu tempo agora? Vais abandonar-me como fez a minha mãe?


    Grodass sempre pensou que até ao final da sua vida, ele faria longas viagens, ele sabia que era a hora para isso e explicou isso ao filho antes de deixar a casa da família para sempre. Encarregou-o de anunciar isso aos seus irmãos e de entregar a cada um uma carta que tinha escrito para eles. Ninguém mais teve notícias dele e jamais se voltou a falar de Grodass em Oanylone. O jovem Belzebu esperou que o seu pai deixasse a casa da família para rasgar as cartas que tinha que dar e, sabendo que os seus irmãos não seriam da mesma opinião que o seu pai, decidiu sem demora contratar um rufião para proteger o que lhe havia sido transmitido. Ele usou alguns relacionamentos e encontrou o homem que precisava, um escravo liberto do norte, grande como uma árvore e forte como uma rocha, com cicatrizes e cortes, chamado Astaroth. Quando Pimpon e Guignol regressaram dos campos, encontraram a porta fechada e Belzebu apareceu atrás deles, com o seu guarda-costas a seu lado. Com ferocidade e confiança disse-lhes estas palavras:

    Citation:
    Belzebu: O pai foi-se embora! Ele deixou-me as terras e a casa, e agora tudo o que era dele é meu! Vocês arruinaram a minha infância e estragaram-me a vida, por isso, para vos castigar, não vos darei nada! De modo nenhum que dois farsantes como vocês, que lucraram vergonhosamente com o dinheiro do vosso pai descansando por anos, colham agora dos frutos do seu trabalho! Ficarei com os vossos bens e o resto, saiam! Se, infelizmente, voltarem a pôr os pés nas minhas terras, eu vos enviarei Astaroth que se encarregará então de vos fazer passar da vida à morte, assim, saiam e não voltem!


    Belzebu fez sinal a Astaroth que se aproximou dos dois homens, batendo num e noutro e atirou-os ao chão; os dois irmãos, feridos no orgulho, não tiveram outra escolha que sair sem pedir a sua parte. Assim começou a ascensão de Belzebu. Ele aproveitou o que tinha aprendido, substituiu os seus irmãos por empregados que tinham sido despedidos no mercado e a quem pagava mal, sabendo que teria sempre mão de obra para aceitar o trabalho. Os seus campos deram grandes colheitas porque ele era um conhecedor dos cultivos, e assim começou a ganhar bastante dinheiro. Mas isso não foi suficiente, ele sabia que era o melhor, mas queria mais. Guardou tudo o que tinha ganho e gastava apenas quando era forçado. Ao longo dos anos, ele adquiriu mais terras e converteu-se num grande proprietário conhecido pela sua visão de negócios e sobretudo, pela sua intransigência nos negócios. Os seus produtos, davam sempre os maiores lucros e o que ganhava, guardava em casa num cofre, evitando gastar o menor tostão a não ser que fosse estritamente necessário. Durante quase dez anos, os olhos de Belzebu não desfrutaram de ninguém senão ele mesmo, desenvolveu um ego sobrevalorizado, pavoneando-se em Oanylone dizendo a quem quisesse ouvir que ele era o melhor e o único capaz de produzir bom cereal.



    No início dos seus trinta anos, Belzebu tinha adquirido, pela sua inteligência e a sua força de persuasão, a metade das culturas de cereais em Oanylone, a sua casa transformou-se num domínio e o seu dinheiro tinha-se transformado numa fortuna. Quando outros tentavam tirar proveito das suas riquezas, ele proibia qualquer um de se aproximar das suas propriedades, com o seu fiel Astaroth a seu lado, era temido e respeitado, mas também invejado e mal visto. Mensalmente, os enviados dos dirigentes vinham até ele e perguntavam-lhe se queria dar algum dos seus bens para ajudar a comunidade e, de cada vez, Belzebu dizia-lhes:


    Citation:
    Belzebu: O quê? Esbanjar a minha fortuna? Eu trabalhei duro para acumular tudo isto e ninguém além de mim irá beneficiar-se! Eu sou bom e as minhas colheitas são as melhores! Saiam da minha casa e digam-lhes que, enquanto for vivo, não conseguirão nada de mim!


    Assim, a cada vez, os enviados iam-se embora cabisbaixos e relatavam aos seus governantes, testemunhando o egoísmo de Belzebu e a sua incapacidade de entender o conceito de interesse colectivo. Àqueles que clamavam diante dos portões do seu domínio, o proprietário enviava o seu guarda para os aterrorizar. Para aqueles que diziam que ele tinha mais inimigos do que amigos, Belzebu respondia que não se importava de não ter amigos, porque eles eram principalmente aproveitadores.



    O sonho e a revelação

    Belzebu tinha trinta e cinco anos e, uma noite, quando o calor do Verão se fez sentir insuportável, com grandes dificuldades para dormir, ele teve um sonho estranho. Ele viu-se a andar, numa grande estrada desértica, sozinho, sem luz excepto a da lua, nenhuma casa, nada além daquele caminho sinuoso. Enquanto caminhava sem rumo, uma Criatura feita de Sombra apareceu. Belzebu parou e tentou ver o seu rosto, mas não viu mais do que uma sombra e, quando perguntou quem estava à sua frente, não obteve nada mais que o silêncio. Quando retomou o seu caminho, a Criatura falou-lhe:

    Citation:
    A sombra: Belzebu, Belzebu, Belzebu... Para onde vais assim?

    Belzebu: Eu não sei, sigo na escuridão, vou andando em frente.

    A sombra: Tu caminhas, mas não sabes para onde vais? Não te interessa saber?

    Belzebu: Saber? Saber o quê? Onde termina este caminho?

    A sombra: Não importa onde termina, o importante não é onde, mas como!

    Belzebu: Que queres dizer, Criatura?

    A sombra: O que eu quero dizer é que ficas satisfeito em seguires o caminho que te foi traçado em vez de seres tu a traçar o teu próprio caminho! Sai dos caminhos traçados e toma outro caminho!

    Belzebu: Mas... Eu não vejo nenhum outro caminho, Criatura, só há este!

    A sombra: Belzebu, tu és mais esperto que os outros, mais rico que os outros, podias ter os homens a teus pés, podes construir qualquer caminho a partir daqui, só tens que querer! Serve-te do que aprendeste, aproveita os teus conhecimentos e faz uso da tua astúcia para te fazeres mais forte no teu domínio e verás que apenas basta quereres para que um novo caminho te apareça!


    A sombra desapareceu num instante e frente a Belzebu, um cruzamento apareceu. De um lado, o caminho sinuoso que percorria há algum tempo, de outro lado, um caminho estreito, direito e ascendente, se levantou. Ele decidiu seguir este caminho, tendo a impressão que sabia o que havia no final. Ao acordar de manhã, Belzebu teve o cuidado de anotar o sonho que o invadiu durante a noite. Ele chamou Astaroth e pediu-lhe para cumprir as suas ordens à risca. Enviou-o ao mercado e ordenou-lhe que adquirisse todos os cereais disponíveis para depois os vender pelo dobro do preço que tinha comprado. De seguida, possuido por um frenesim incrível, ordenou-lhe que entrasse na casa de todos os proprietários de cultivo e campos de Oanylone, molestasse-os e obrigasse-os a vender, ao melhor preço, todas as suas colheitas e campos.

    Em alguns dias, Belzebu conseguiu tornar-se o único produtor de cereais de Oanylone, mas não foi o suficiente. Para gerir as suas terras, ele empregou a um preço tão baixo, que não permitia aos trabalhadores saciar a sua fome e, não tendo alternativa, estes foram forçados a aceitar estas práticas desonestas. Porém, colocou preços tão elevados que faziam o trigo e o milho tão caro, que toda a cadeia de produção sofreu uma inflação recorde. O trigo e o milho eram utilizados na composição do pão, da farinha, o milho também servia para alimentar os animais e, assim, Belzebu quase se apoderou de todo o mercado e dirigia debaixo das suas mãos a economia local. Logo o povo veio para se queixar e as autoridades vieram para manifestar a Belzebu o seu descontentamento. Este último, demasiado contente por ver que suscitava tal interesse, nem sequer se incomodou a recebê-los. O homem não deixava mais o seu domínio, deixando ao seu fiel assistente a gestão do trabalho sujo, dizendo que era demasiado importante para isso e que não se podia misturar com os da baixa Oanylone. A sua reputação dizia que o seu egoísmo só era igual à sua fortuna e que, rapidamente, cairia das nuvens. Os habitantes e os governantes decidiram reagir e criaram uma cooperativa para competir com Belzebu, os criadores deram uma parte dos seus campos para replantar os cereais e fazer descer os preços. Se Belzebu não vendesse mais, então possivelmente se dignaria a recebê-los, pensavam eles. Foi muito pior.




    O advento de um destino

    Face a tanta audácia, Belzebu foi tomado por uma cólera terrível que fez com que as paredes da sua casa tremessem. Ele ordenou ao seu fiel Astaroth que entrasse nos bairros mais pobres para recrutar os piores vilões e, assim, formar uma milícia para defender a sua propriedade. Ele pediu-lhe para levar os melhores, e com eles, ir saquear os campos, matando o gado e queimando as casas das pessoas que se juntaram à cooperativa. No dia seguinte depois de uma noite de terror, Oanylone ficou paralisada de medo perante a ideia de enfrentar aquele que tinha o poder de matar de fome toda uma população. Os camponeses não eram soldados e os milicianos de Belzebu até assustavam os guardas da cidade, e nenhum deles pôde negar a evidência da sua supremacia. Em algumas semanas, todos eles foram à sua casa para o informarem que aceitavam as suas condições, e assim, Belzebu apenas teve que impor o que era do seu agrado. Obrigou os criadores a entregarem-lhe uma percentagem das suas rendas em troca de preços aceitáveis sobre os cereais, e aqueles que se recusaram foram incapazes de alimentar correctamente os seus animais, as suas vacas e as suas ovelhas estavam tão famintas que não produziam muita carne e leite. Levou apenas alguns meses até que a fortuna de Belzebu aumentasse exponencialmente, à custa de muitos sacrifícios para o povo de Oanylone.

    Os camponeses estavam agora pobres e sem terras, os criadores ganhavam apenas o suficiente para comer, e os únicos homens saudáveis eram aqueles que tinham cedido frente a Belzebu. Os governantes deixaram-se comprar com grandes quantias de dinheiro, enquanto que os pobres morriam de fome. Num dia de inverno, Guignol e Pimpon foram à casa do seu irmão, acompanhados por muitos aldeãos, ambos estavam muito fracos, o rosto afilado, e pediram uma audiência. Belzebu concordou em ouvi-los:


    Citation:
    Guignol: Belzebu... estamos arruinados por causa de ti, não podemos nem comprar o pão de cada dia... imploramos-te que nos ajudes!

    Pimpon: Suplico-te, és nosso irmão, não podes abandonar-nos...

    Belzebu: Vocês são patéticos, não têm qualidade nenhuma e ainda se atrevem a vir pedir esmola a minha casa? Não vos darei nada, se não têm o suficiente para se alimentarem é porque são fracos. Sou rico, mas a minha fortuna pertence-me, somente a mim, e a ninguém mais.

    Guignol: Pensa no nosso pai que há muito se foi, isso foi o que te ensinou?

    Belzebu: Eu fiz-me a mim mesmo, pequenos moços! Não esperei ninguém para ser quem sou. Não vos darei o menor tostão porque vocês não merecem! Os que hoje morrem de fome, são os que não compreendem nada.

    Pimpon: Não vais parar com essa loucura? Vais deixar morrer tanta gente por causa do teu egoísmo?

    Belzebu: O meu egoísmo? Eu não sou egoísta, eu consegui e levantei ciúmes, são eles os únicos que se fecham nas suas certezas e se recusam a encarar os factos. Pela vossa falta de visão, causaram a vossa própria destruição. Vão e nunca mais voltem, se morrerem é porque merecem!


    Pimpon e Guignol deixaram o local frustrados e contaram o que lhes tinha dito o dono a outros habitantes. Todos ficaram frustrados com esse egoísmo e perceberam que nada iria mudar neste homem. Belzebu tornou-se tão poderoso que, sozinho, acumulou mais cruzados que um rei. Ele poderia distribuir dinheiro pelas janelas sem sofrer e, ainda assim, guardava tudo e não dava nada. O sofrimento do seu próximo não o afectava, não tinha nenhum amigo e, em troca, tinha mais inimigos que algum homem alguma vez tivera, em Oanylone. Foi naquele momento que o Altíssimo manifestou a sua cólera sobre Oanylone e decidiu punir aqueles que haviam pecado tanto que até haviam se esquecido do significado da vida:

    Citation:
    Jah: Enquanto vos dei o amor, vocês desviaram-se, preferindo escutar as palavras da Criatura à qual não dei Nome. Vocês preferiram abandonar-se aos prazeres mundanos em vez de me darem graças. Eu criei um lugar para vocês chamado Inferno, que eu coloquei na Lua, onde os piores dentre vós conhecerão uma eternidade de tormentos para puni-los dos seus pecados. Em sete dias, a vossa cidade será engolida pelas chamas. E aqueles que ficarem lá passarão a eternidade no Inferno. No entanto, eu sou magnânimo, e aqueles que dentre vós saibam fazer penitência passarão a eternidade no Sol, onde se encontra o Paraíso.


    Assim, um grande número de habitantes resignou-se com grande pesar a deixar aquela cidade, agora amaldiçoada.



    A rebelião

    Foi neste momento que a Criatura Sem Nome se interessou novamente por Belzebu; a primeira vez, apareceu-lhe em sonhos; mas desta vez, veio para lhe sussurrar aos ouvidos as seguintes palavras:

    Citation:
    Criatura Sem Nome: Belzzzebu..... Belzzzebu... escuta-me! Tu mostraste aos homens que eras o mais forte, tu mostraste-lhes que o fraco não tinha futuro entre os homens. Brevemente, uns homens virão e vão te fazer frente, dizendo que o amor é o que une aos homens, falarão de amizade e da cólera do Altíssimo. Não os escutes, pois são apenas mentira e malícia.


    Belzebu, que não era o que se podia chamar um crente, tinha muito pouca afinidade com os que acreditavam no Altíssimo. Os ritos legados por Oane eram-lhe desconhecidos e, na verdade, achava-os um pouco estúpidos. Seis outros homens foram abordados pela Criatura Sem Nome, cada um, como Belzebu, encarnava um vício, e todos, pregaram contra Jah. A enfrentá-los, sete virtuosos reuniram-se com a missão de defender a Palavra Divina, pregando a amizade, a temperança, a justiça, o auto-sacrifício, a conservação, o prazer e a convicção. Para ele, colocar o seu destino nas mãos de uma entidade divina não fazia sentido, só podia contar com ele mesmo e ninguém mais. Assim, ele finalmente saiu da sua casa com Astaroth a seu lado e andava pelas ruas e praças da cidade a pregar a sua verdade:

    Citation:
    Belzebu: Não escutem aqueles que dizem que o fim está próximo! Não escutem aqueles que vos fazem acreditar que Jah é Todo-Poderoso! Jah está fraco e invejoso do nosso sucesso. Jah nunca colocará em execução as Suas ameaças, porque não matará os Seus próprios filhos! Não saiam de Oanylone, continuem a viver como viviam e mandem pastar aqueles que pregam para Ele!


    Muitos foram os que o ouviram e que ouviram os outros pregadores, enquanto que Oanylone tinha caído no vício mais profundo e no pecado mais desprezível. Belzebu guardava a sua riqueza e ridicularizava aqueles que não tinham com o que viver. Rodeou-se de homens fiéis e de Astaroth, temido pela maioria daqueles com que se cruzava. A avareza que tinha mostrado não tinha igual, e aqueles que tentaram roubar os seus bens foram mortos impiedosamente. A violência foi a forma que ele encontrou para se proteger, ainda que se poderia ter cercado de um exército de homens fiéis e sinceros por amizade, mas no lugar disso envolveu-se num egoísmo tão grande que até deixou os seus irmãos morrerem de fome, quando alguns pães teriam salvo as suas vidas. A sua confiança e a sua superioridade aumentaram o eco dos argumentos retóricos contra Jah e aqueles que pregavam para Ele. Onde quer que aparecesse, o seu auditório era conquistado, e aqueles que se recusavam a ouvi-lo ou tentavam refutar os seus argumentos, ele derrotava-os impiedosamente fazendo-lhes ver apenas o seu próprio interesse.

    A cidade afundou-se completamente no vício mais absoluto, esta cidade maldita vivia assim dias negros cheios de ódio, violência e pecado. Belzebu lidava com a multidão da mesma forma como comerciava, manipulava-os com tanto êxito como geria os cruzados. No entanto, não fazia pelos outros, não; ele fazia-o por ele porque considerava que tudo o que tinha levado tanto tempo a construir, era a prova de que ele era o mais maligno, o mais rico, porque se conseguiu fazer o mais forte, e Belzebu não podia imaginar por momento algum que o seu destino era o resultado da vontade divina, ou pelo menos, que algum Deus qualquer tivesse impacto sobre ele. Segundo ele, Jah tinha deixado aos homens a escolha de não o amarem e assim, tinha deixado o futuro do mundo nas mãos da humanidade, não compreendendo porque Ele vinha agora reclamar para que O venerassem. Com os outros seis pregadores, Satanás, Belial, Azazel, Asmodeus, Lúcifer e Leviatã, Belzebu espalhava as palavras venenosas da Criatura Sem Nome com tanto fervor e tenacidade que estava confiante que nada fosse acontecer.

    Os primeiros seis dias pareceram demorar uma eternidade, o trovão ressoava e os relâmpagos caiam, e muitos resolveram deixar a cidade embora Belzebu soubesse que apenas os fracos se dobravam à vontade dos outros. Os virtuosos tinham aceite o castigo do Altíssimo e davam mais razões a Belzebu para cantar vitória porque, davam a entender que se todos os virtuosos ficavam, era porque também não acreditavam nas ameaças do Todo-Poderoso. O sétimo dia chegou e um gigantesco cataclismo ocorreu, engolindo a cidade debaixo da terra depois de tê-la purificada com as chamas da ira de Jah. Os poucos humanos que permaneceram naquele lugar foram varridos da face da terra. Aqueles que tinham escutado os virtuosos foram aceites no Paraíso enquanto que os outros foram engrossar as fileiras do Inferno Lunar. Astaroth, que permaneceu com o seu mestre, foi enviado com ele e testemunhou a punição que fora reservada para Belzebu.




    Uma eternidade de Avareza

    Belzebu foi apresentado como cada ser humano que tinha ficado em Oanylone perante Jah. Fiel a si mesmo, recusou-se a reconhecer o Todo-Poderoso e foi enviado com os seus seis companheiros, ao Inferno Lunar. A sua aparência tomou a forma do seu vício e o seu corpo deformou-se de tal forma que não se assemelhava de forma alguma a um humano. Tornou-se a avareza que encarnava em Oanylone, e tomou a forma de uma gigantesca aranha coberta de ouro, com milhares de olhos de diamante.

    Os pecadores que dão provas de avareza hoje em dia, que aproveitam os seus preceitos e que roubam os pobres para se enriquecer, esmagando outros para ter êxito e acumulando fortunas que em mil vidas não saberiam gastar, são condenados por Jah a viajarem até às galerias do Inferno para perto daquele que causou a sua perda.

    Desde então, o Príncipe-Demónio Belzebu reina sem partilhar o poder sobre as galerias e os precipícios do Inferno, e as almas condenadas que pecaram por avareza, a ele se unem para sofrerem uma eternidade de tormentos sob a sua tirania.


Traduzido do Grego pelo Monsenhor Bender.B.Rodriguez
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His Excellency NReis Ribeiro de Sousa Coutinho | Archbishop of Braga | Vice-Primate of the Kingdom of Portugal | General Secretary of the Roman Registers | Writer of the Saint Office | Translator on Villa San Loyats



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