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Démonographie de Lucifer

 
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Auteur Message
Sainte Wilgeforte



Inscrit le: 17 Juil 2009
Messages: 6071

MessagePosté le: Mer Juin 02, 2010 4:55 pm    Sujet du message: Démonographie de Lucifer Répondre en citant




    Démonographie de Lucifer


    La venue au monde d'un enfant idéal


    Il y a bien longtemps dans un petit village situé à quelques lieues au sud d'Oanylone, une femme et un mari comblés, heureux en amour et se contentant du peu qu'ils avaient, donnèrent naissance à un petit bout qu'ils nommèrent Lucifer. Les deux parents, Lucie et Ferdinand vivaient dans le bonheur, ils ne roulaient pas sur l'or mais le produit de leur bétail suffisait à les nourrir. Ils avaient toujours désiré avoir un fils et, en ce jour mémorable de joie, tous leurs vœux furent exhaussés. C'est ainsi que Lucifer débuta sa vie, dans l'amour le plus cher et dans la protection de deux parents aimants et dévoués à son plus grand soin.

    Lucifer avait grandit trop vite au goût de ses parents, mais rien n'était venu perturber le parfait équilibre familial qui s'était instauré avec sa venue et Ferdinand ne cessait de louer la gentillesse et la bienveillance de son fils. Lucie ne tarissait pas d'éloges quand à ses capacités et à sa finesse. Son père et sa mère étaient tellement fiers d'avoir mit au monde ce petit garçon si sage, si aimant qu'ils n'en finissaient pas de s'extasier devant lui. C'est lorsqu'il fut adolescent qu'ils comprirent que Lucifer serait voué à une grande destinée.


    Les jeunes amis de Lucifer étaient toujours ravis de passer du temps avec lui, il était de bonne compagnie et avait la confiance d'un grand nombre. Il avait toujours les éloges de ceux qu'il rencontrait et ses parents avaient économisé le moindre denier pour lui permettre d'avoir une éducation correcte. Ferdinand disait toujours ne pas vouloir que son fils fut un simple paysan et entretenait les rêves les plus doux à son égard, Lucie, elle, partageait la même vision et tous deux avaient donné ce qu'ils avaient à leur fils. Lucifer était honnête, il était réellement bon, bienveillant et c'était un véritable ami, il mettait en pratique tout l'amour qu'il avait reçu avec les autres. Un noble chevalier, Calistan, qui régnait sur un domaine lointain du village entendit parler de cet enfant si bien dépeint par la rumeur. Il décida de le rencontrer et de s'assurer que l'on ne lui avait pas conté fantaisies. Dans tout le village il questionna les habitants et tous lui répondirent la même chose :

    Citation:
    "Lucifer le bon ? Vous le reconnaitrez, c'est un beau jeune homme au regard bienveillant. Pouvez pas vous planter messire."


    Le preux chevalier ne tarda pas à croiser le regard emplit d'amour du jeune homme, il n'avait pas eu à lui demander si c'était bien lui Lucifer car les yeux du garçon ne pouvaient faire mentir sa réputation. Il lui proposa d'aller ensemble voir ses parents car il souhaitait lui offrir un bel avenir. Calistan expliqua à Lucifer qu'il cherchait depuis longtemps un jeune écuyer, il le voulait juste et valeureux, bon et honnête et la réputation du jeune homme l'avait attiré jusqu'ici. Ainsi, il proposa à Ferdinand et Lucie d'emmener avec lui le jeune éphèbe et de lui apprendre la chevalerie, ce que tous trois acceptèrent sans ciller.



    L'apprentissage de la vertu et de la foi


    Lucifer accompagna le chevalier en son domaine pour un apprentissage qui allait durer de longues années. Il fut d'abord nommé écuyer lors d'une cérémonie dirigée par un guide spirituel et s'engagea à servir son nouveau maître, à respecter les valeurs de la chevalerie et à toujours vivre dans la vertu. Calistan s'était donné pour œuvre de faire de ce jeune homme un grand chevalier et pour débuter, il lui parla d'Oane :

    Citation:
    Calistan : "Mon jeune ami, connais-tu Oane ?"

    Lucifer : "Il est le fondateur de la grande cité d'Oanylone, non ?"

    Calistan : Pas seulement mon cher, il est une grande figure de notre monde car c'est grâce à lui que nous avons une âme ! Je vais te raconter son histoire..."


    Et Calistan lui raconta l'histoire des hommes, comment ils se sentaient délaissés de Dieu et comment ils se pensaient privés de talents, comment ils se croyaient mis à l'écart en raison de l'infériorité dont ils s'imaginaient victimes. Il conta comment Dieu avait réuni ses créations et la question qu'il posa. Il expliqua comment une créature s'avança et donna sa réponse, puis, comment Dieu ordonna à Oane de lui en donner une autre. Enfin, le chevalier dévoila quels furent les mots d'Oane qui nous donnèrent le statut d'enfants du Très Haut. Lucifer restait sans voix devant cet homme qui avait su comprendre le monde, lui-même partageait cette vision, et ce, depuis fort longtemps. Il n'avait jamais réellement compris ce dont il s'agissait mais Lucifer en était certain, maintenant, il avait trouvé les mots pour décrire ce qu'il ressentait. Calistan lui raconta ensuite comment Oane, devenu guide spirituel, conduisit les hommes dans une grande plaine après de nombreuses années de voyage. il enchaina cette histoire en lui décrivant la mort d'Oane et l'acceptation qu'il en avait eu, puis termina par la création d'Oanylone et le culte voué à Oane par ceux qui vénéraient le Très Haut. Lucifer fut tant séduit et touché qu'il chercha à approfondir son savoir sur Oane et l'aube de l'humanité pendant de nombreuses années, en plus de son travail d'écuyer consistant à servir son chevalier.

    Le jeune écuyer était dans une servitude sans faille à l'égard de Calistan et ne faisait jamais de difficulté, non seulement pour lui céder les places d'honneur en tous lieux, mais aussi pour lui obéir, ou encore porter son bouclier. Cette grande subordination devait lui permettre d'embrasser le désir de se rendre digne de la chevalerie, par ses actions de valeur et de bonne conduite, mais aussi par la vertu, essentielle pour faire un parfait chevalier. Lucifer vénérait le Très Haut et partageait cette dévotion avec son chevalier, en même temps qu'il comprenait le sens de la vie et priait avec ferveur, il s'entrainait au combat et au maniement des armes. Son apprentissage fut long et difficile, durant plus de sept ans il travailla avec acharnement, se conduisit tel un parfait chevalier, et, pour tous ses précepteurs, il fut un élève surdoué. Un jour, alors qu'il devisait avec son maitre, il le questionna :


    Citation:
    Lucifer : "Maitre, si le sens de la vie est l'amour et si nous sommes tous égaux devant le Très Haut, pourquoi nous entrainer à combattre ? Ne devrions-nous pas expliquer la volonté de Dieu ? Partager notre amour en toute circonstance ?"

    Calistan : "Mon jeune écuyer, Dieu nous aime et nous l'aimons, mais Il nous a laissé le choix de comprendre cela, et donc, celui de refuser cet état de fait ! Il a aussi laissé à nos côtés la créature qui avait donné la première réponse afin de nous tenter et de nous permettre de faire un libre choix. Aussi, beaucoup suivent malheureusement les préceptes de cette infâme créature."

    Lucifer : "Mais, dans ce cas, ne devrions-nous pas nous contenter de tuer la créature ?"

    Calistan : "Non, mon jeune écuyer, la tuer serait faire fi de la volonté de Dieu et par dessus tout, cela imposerait l'amour du Très Haut par la force. Il est indispensable de comprendre en quoi Il nous aime et en quoi nous devons l'aimer en retour."


    Tous deux devisèrent ainsi et Calistan expliqua pourquoi le chevalier devait défendre la justice, l'honneur et la bravoure, il lui fit comprendre en quoi un vrai et preux chevalier se devait de protéger le faible et de tordre le cou à l'injustice. Ainsi, ils discutèrent encore et encore et ce pendant tout le temps que Lucifer accompagna son maitre. Pour terminer son enseignement, après dix longues années d'apprentissage au rang d'écuyer au service du chevalier, ce dernier l'emmena à des lieues de son domaine pour voir la cité d'Oanylone dont ils avaient tant parlé. Le jeune homme fut alors bien loin de s'imaginer ce que lui avait réservé Calistan.


    La chevalerie et la gloire de Dieu


    Calistan et Lucifer Chevauchèrent jusqu'aux contreforts de la cité d'Oanylone, déjà grandement entachée par le vice et le péché. Si le chevalier avait raconté l'histoire de cette ville, il n'avait pas non plus oublié de préciser ce qu'elle était devenue et comment les marauds et autres maroufles y faisaient parfois loi. Lucifer resta ébahi devant l'imposante cité, ses yeux étaient émerveillés par le symbole qu'elle représentait et il sentait au fond de lui l'envie de rendre à ce lieu sa splendeur légendaire.

    Calistan emmena ainsi Lucifer sur la tombe d'Oane et, devant ceux qui faisaient jadis office de prêtre, débuta une grande cérémonie. Le chevalier considéra ce jour qu'il n'avait plus rien à apprendre au jeune homme devenu raison et force, Lucifer, du haut de ses vingt-cinq ans, fut ainsi adoubé Chevalier par Calistan. Ce dernier lui offrit les terres qu'il possédait en Oanylone et un pécule non négligeable avec pour mission de redresser les torts de cette cité au passé si brillant. Lucifer se senti alors investi d'une mission divine et fut, pour la première fois, fier de ce qu'il avait accomplit jusqu'alors.




    Le chevalier Lucifer installa son fief dans le domaine qui lui avait été donné, il prêcha dans la ville pour trouver hommes et femmes souhaitant l'accompagner dans sa volonté de redorer le blason d'Oanylone, sa prestance et ses grandes qualités, ajoutées à sa vertu et sa foi, lui permirent de convaincre bien plus d'âmes qu'il ne le pensait. Lucifer fonda ainsi l'Ordre des Justes d'Oane et entreprit de défendre la justice, de protéger les faibles et de combattre la misère par tous les moyens dont il disposait. En quelques mois, il devint un personnage incontournable de la cité, faisant fuir les brigands et provoquant l'admiration des puissants. Il fut reçu par les dirigeants même d'Oanylone qui lui donnèrent un blanc-seing afin qu'il redresse les torts. Ses hommes répandaient l'histoire d'Oane et expliquaient le sens de la vie tandis que lui, armé de son courage, se battait pour rendre meilleurs les mauvais hommes qu'il croisait. Lucifer ne fit jamais preuve de violence inconsidérée, il ne se battait qu'en extrême recours et uniquement pour se défendre ou défendre un faible face à un plus fort. Il veillait à ne pas faire justice lui-même et travaillait de concert avec les autorités d'Oanylone, s'assurant que la justice soit dignement rendue.

    En à peine cinq ans, l'Ordre des Justes d'Oane devint incontournable dans tout le royaume et les hommes qui avaient rejoint Lucifer partageaient tous la même foi et le même code d'honneur, il avait lui-même adoubé cinq chevaliers et, dans toute la communauté, les Justes étaient de véritables amis. Calistan venait le voir régulièrement et était fier de ce qu'avait accompli son ancien écuyer. Ses parents furent eux aussi comblés de la destinée de leur fils, mais, malgré son insistance, refusèrent de venir vivre dans son domaine. Ils lui avaient expliqué qu'ils se devaient de travailler car Dieu leur avait donné la terre et que, se prélasser dans l'oisiveté ne ferait en rien leur bonheur. Lucifer, avec regret, comprit leur décision et fut heureux de les accueillir chaque fois qu'ils le voulaient. La cité d'Oanylone semblait guérir de ses maux et les Justes étaient craints et respectés. Ils rendaient gloire à Dieu et poussaient les hommes à voir l'amour que Dieu leur portait, non par la force mais par leurs actes et leurs paroles. Le culte du Très Haut ne fut jamais aussi fort à Oanylone, excepté après la mort d'Oane.

    Inévitablement, en ces temps tout de même troublés, Lucifer attisa haine et esprit de vengeance. Nombreux étaient ceux qui croupissaient dans les geôles de la cité par le seul fait du Chevalier. Les riches et avares commençaient à voir en lui une menace, pensant qu'il finirait par chercher à gouverner Oanylone à leur place. Ceux qui péchaient et répandaient le vice se sentaient aussi menacés. Les corrompus et les grands brigands savaient qu'ils ne pourraient vivre de leurs forfaits tant que l'Ordre des Justes règnerait en maitre sur la cité, et, ils connaissaient la raison de tout cela, Lucifer le bon...ainsi ils se regroupèrent et décidèrent de faire disparaitre cet encombrant chevalier.



    L'insoutenable souffrance et la tentation


    Les puissants et riches apeurés, sous l'emprise de la tentation et du péché, financèrent alors les plus vils malandrins d'Oanylone dans l'unique but de réduire Lucifer au silence. Ils savaient qu'ils ne pouvaient pas directement s'attaquer à lui au risque d'en faire un martyr et de rendre le culte de Dieu d'autant plus fort. Ainsi, ils s'attaquèrent à tout ce en quoi Lucifer croyait. Une petite armée fut montée dans le but d'attaquer le village natal du chevalier. Les habitants des lieux furent frappés et meurtris dans leurs chairs si bien que Lucifer se donna pour quête de ramener la paix dans le petit bourg. Il se rendit alors là-bas avec ses chevaliers pour combattre ceux qui avaient amené la haine et la violence. C'est sur le chemin le menant au combat qu'un messager vint le trouver et lui annonça la mort de ses parents et de ses plus proches amis, tous brûlés vifs. Déchiré par la tristesse le Juste et les siens frappèrent le mal victorieusement en quelques jours, mais la souffrance qu'il avait en lui ne disparut pas.

    Pendant ces quelques jours, d'autres entreprirent d'attaquer les guides spirituels qui prêchaient l'amour du Très Haut, leur faisant subir sévices et tortures sans que personne ne puisse s'y opposer. Les marauds avaient prit soin de s'attaquer en force à l'Ordre des Justes d'Oane et lorsque Lucifer et ses chevaliers rentrèrent, les nouvelles furent tout autant dramatiques. Presque tous les guides avaient été tués et la foule qui les écoutait régulièrement était terrorisée et ne comprenait pas pourquoi Dieu n'était pas intervenu en leur faveur. S'en suivi des semaines de terreur, la violence et le meurtre accompagnèrent désormais chaque apparition publique des chevaliers et des guides, si bien que la population commença à penser que les Justes étaient maudits. La vile entreprise fomentée par ceux qui craignaient Lucifer continua de plus belle, Calistan et sa famille furent massacrés, son domaine brûlé et ses enfants battus à mort. Lucifer en était encore plus dépité et lentement, commença à se morfondre dans le tourment le plus terrible.

    Tout cela n'avait pas suffit à faire changer l'homme qui continuait à croire que l'amour pourrait triompher de toute cette haine et de toute cette violence. Alors, les comploteurs décidèrent de lui donner le coup de grâce et s'arrangèrent pour faire abattre ses chevaliers. Tous subirent d'horribles fins, leurs corps mutilés et sans vie furent trouvés pendus dans les quatre coins d'Oanylone. C'est là que Lucifer rencontra la créature sans nom, attirée par toute cette souffrance et ces sentiments enfouis au fond d'une âme torturée. La créature prit la forme d'un esprit et se rendit sur la tombe d'Oane où Lucifer tentait d'apaiser ses douleurs morales, la rencontre fut brève.


    Citation:
    Esprit : "Jeune chevalier, j'ai entendu ton affreuse histoire, la rumeur dit que tous ceux que tu aimais ont été tués."

    Lucifer : "Qui es-tu ?"

    Esprit : "Qui je suis ? Je suis celui qui gît dans cette tombe, celui qui fit construire cette cité."

    Lucifer : "Oane ? Tu es Oane ? Comment cela est-il possible..."

    Esprit : "Mon jeune ami, rien n'est impossible pour celui qui a trouvé La réponse. Si je suis venu c'est pour te poser une question. Vas-tu laisser ces horribles atrocités impunies ?"

    Lucifer : "Je ne veux point en parler, mon âme est déchirée et mes nuits sont faites de cauchemars et de pleurs. Je ne sais plus à quoi me raccrocher pour survivre à tant de haine."

    Esprit : "La justice d'Oanylone ne sera jamais assez sévère pour apaiser ton cœur et ton âme. De tous les hommes que j'ai connus, jamais je n'en avais croisés affublés d'un regard si triste. Cherche au fond de toi-même, tu verras qu'il te faut faire justice, et seulement après avoir occis le dernier assassin des tiens, tes souffrances seront apaisées..."


    Le bon chevalier se laissa alors aller à la vengeance, et la haine s'empara de son cœur. Il avait ainsi subi trop de douleur et de malheur et succomba à la colère de n'avoir pu protéger les siens, de n'avoir pu sauver ses proches. Avec une immense violence, il se battit pour trouver les coupables et les massacra uns à uns, mais, seuls ceux qui s'étaient rendus coupables d'atrocités furent tués, ceux qui avaient financé et fomenté ces projets échappèrent au triste sort de leurs mercenaires. Pourtant, après cela, Lucifer ne fut aucunement apaisé, au contraire, sa peine, mêlée aux horreurs qu'il avait commit le rendirent encore plus mal.

    Ainsi, pour parachever leur œuvre destructrice et pècheresse, les puissant propriétaires corrompus décidèrent d'un ultime complot qui fut monté contre Lucifer en personne. Alors que le chevalier défendait la vertu, la foi, la justice et la bravoure, il avait massacré à la hâte ceux qu'il avait lui-même condamné. Des juges corrompus se présentèrent à son domaine et l'accusèrent d'avoir donné la mort sans justice, d'avoir semé la haine et tué aveuglément. Lucifer, déjà aux tréfonds de la souffrance humaine fut alors jeté en pâture à la plèbe, trop contente de voir qu'un héros si jalousé ne fut qu'un vil brigand. Il fut ainsi trainé dans la fange et l'opprobre, accusé de tous les maux et de tous les vices. Lors d'un jugement public, la sentence fut exemplaire et lourde pour le chevalier accusé d'avoir usurpé sa réputation, son Ordre fut démantelé, ses guides furent exécutés publiquement et ses amis furent bannis d'Oanylone. Quand à Lucifer, après de nombreux jours de torture, il fut destitué de son titre de chevalier, ses terres furent saisies et lui fut jeté dans les geôles de la cité pour y croupir jusqu'à sa mort.



    La déchéance spirituelle


    Dans sa cellule, Lucifer, meurtri, dépité, abattu et aux tréfonds de ce que l'âme humaine pouvait supporter pleura pendant des jours et des jours. Il ne pouvait comprendre comment tout cela était arrivé et se senti abandonné par le Très Haut. Il se demandait comment Dieu qui n'était qu'Amour à ses yeux avait pu laisser de telles choses se produire. A nouveau, la créature sans nom fut puissamment attirée par ce calvaire et, cette fois, elle usa d'une autre ruse pour lui parler. La créature insuffla son âme dans un prisonnier d'une geôle voisine de celle de Lucifer.

    Citation:
    Créature : "Cesse de geindre comme une fillette !"

    Lucifer : "...laisse-moi..."

    Créature : "Je n'ai pas à supporter cela, voilà tant de temps que je croupis ici pour avoir prêché l'amour du Tout Puissant !"

    Lucifer : "Tu es guide ? Veux-tu prier avec moi ?"

    Créature : "Il y a nulle prière que Dieu entende, il nous a laissé depuis bien longtemps."

    Lucifer : "Non...Dieu nous a laissé le libre arbitre..."

    Créature : "Non, il nous a abandonné. On m'a conté ton histoire et elle en est l'ultime preuve !"

    Lucifer : "Que veux-tu dire ?"

    Créature : "Tu es devenu l'un des plus puissants chevaliers qu'Oanylone ait connu, tu as protégé les faibles et combattu les injustices et regarde où tu cela t'a mené ! Tes proches tous ont été tués, tout ce en quoi tu croyais s'est effondré. Te faut-il encore des preuves pour comprendre que l'Amour est un leurre ? Tu as usé de la force et vengé les tiens et pourtant, es-tu soulagé ? Il n'y a pas de justice, il n'y a pas d'amour, des plus fort que toi t'ont dominé. C'est là l'unique réalité de notre monde et l'unique moteur qui doit nous faire avancer..."


    Durant cette nuit, la créature fit mourir le prisonnier dans d'atroces souffrances et Lucifer assista une fois de plus à ce qu'il considérait désormais comme l'abandon de Dieu. Les jours passèrent, puis les semaines se transformèrent en mois et les mois devinrent années si bien que Lucifer atteignit l'âge de quarante-quatre ans emprisonné et toujours épris d'une indicible peine. Au fur et à mesure que le temps avait passé, sa Foi l'avait totalement quitté, il ne croyait plus en l'Amour du Très Haut et son corps se transforma. Ses muscles saillants devinrent secs et ses prières à Dieu laissèrent place à des siestes sans rêves. La soif de connaissance qui l'avait animée s'était tarie et plus rien n'animait l'homme qui fut un preux chevalier. Alors qu'il était voué à rester emprisonné jusqu'à sa fin, Lucifer fut gracié et libéré par quelques hommes émus par le sort qui lui avait été réservé. Ils lui donnèrent un petit lopin de terre cultivables et suffisamment d'argent pour vivre jusqu'à son dernier souffle.


    Las de la vie et insatisfait, Lucifer engagea quelques domestiques pour s'occuper de lui donner le confort qu'il n'avait pas eu. Il ne cultiva pas ses terres et passa ses journées à se morfondre dans son malheur. L'oisiveté l'avait ainsi envahit et Lucifer ne faisait rien d'autre que dormir et manger, lui qui n'avait jamais une minute à perdre pour ne rien faire. D'anciens auditeurs de ses prêches fervents vinrent le voir, tous s'étonnèrent de le voir ainsi. Lucifer, pendant des mois avait mangé plus qu'il n'avait bougé, il était ainsi devenu gras et disgracieux. Les hommes tentèrent de comprendre et le plus ancien s'avança.


    Citation:
    Ancien : "Sire Lucifer, pourquoi ne prêches-tu plus ? Ceux qui t'ont fait du mal sont tous morts où partis."

    Lucifer : "Prêcher ? Il n'y a plus rien à prêcher. Dieu ne nous aime pas et c'est à se demander s'il existe. La foi n'est qu'un leurre que nous avons inventé pour ne pas craindre la mort. De sens, la vie n'en a pas. Nul plaisir pour les hommes si ce n'est celui de ne rien faire. La vie n'est qu'un chemin que nous empruntons sans en maitriser quoi que ce soit."

    Ancien : "Lucifer, tu voudrais prier mais ton cœur ne sait plus de prière. Froide est l'acédie qui recouvre ton corps, tu n'es qu'une statue de marbre assise sur sa propre tombe."


    Les anciens furent atterrés d'entendre les propos de Lucifer et de voir dans quelle acédie il s'était laissé aller. Lucifer vécu ainsi pendant plus de dix ans, n'ayant goût à rien, ignorant tout des plaisirs de la vie et reniant la foi qui l'animait jadis. A ceux qui tentaient de le convaincre de reprendre goût à la vie, il débitait le même discours et tous ne purent que constater que l'homme n'était plus que l'ombre d'une âme, un corps vivant mais sans illumination.

    En ce temps là, Oanylone connaissait une période mouvementée et agitée par les remous du vice et et l'écume des péchés. La haine et la violence s'étaient emparées de toute la cité, l'acédie avait gagné les travailleurs qui préférèrent les biens matériels aux biens spirituels, l'oisiveté avait gagné tous les étages de la société d'Oanylone si bien que Lucifer fut à nouveau traité en exemple et élevé au rang de mythe. Son attitude paresseuse et oisive se répandit rapidement au sein du cloaque qu'était devenu la ville, et un véritable culte lui fut voué. Bourgeois et riches s'adonnèrent, eux aussi à la paresse, faisant travailler les autres à leur place et, comme Lucifer, commencèrent à ne plus croire en rien.Les péchés d'acédie, de gourmandise, d'avarice, de colère, d'envie, d'orgueil et de luxure s'emparèrent d'Oanylone, La créature sans nom qui rôdait parmi les hommes insuffla son venin dans le cœur des faibles qui se retournèrent contre les forts si bien que la guerre éclata et que la violence, le meurtre et la haine devinrent ce qui guidait la cité. C'est alors que le Très Haut parla aux hommes et leur lança un ultimatum. Il donna sept jours aux humains pour quitter Oanylone sans quoi, tous ceux présents seraient détruits avec la cité. Nombreux furent ceux qui quittèrent sans délai la cité devenue maudite mais nombreux furent ceux qui restèrent.

    La créature apparut une dernière fois à Lucifer et l'enrôla pour diffuser son message appelant à l'acédie. Il prêcha auprès des individus les plus vils qui pouvaient se trouver à Oanylone, étant écouté bien plus qu'il ne le fut par le passé lorsqu'il diffusait un message vertueux empli d'amour. Peu à peu, tous perdirent rapidement le goût de la vie et cédèrent à une acédie sans limite. Ils vinrent l'écouter prêcher à nouveau dans sa propre demeure contre toute forme d'activité et de spiritualité. De nombreux hommes assistaient à ses diatribes endiablées contre le Très Haut prônant l'acédie. Lucifer avait rédigé des préceptes, six à ce jour, ont été retrouvés :


    Citation:
    Premier précepte : "Ne faites pas ce qu'un autre peut faire pour vous, il serait dommage de perdre sa propre existence à s'user au travail."
    Second précepte : "Il n'est nul besoin de se perdre en prières et en méditations puisque le repos du sommeil nourrit tout autant l'esprit de l'homme."
    Troisième précepte : "Croire en une quête spirituelle et religieuse est illusoire car l'homme est intrinsèquement voué au péché. Par nature il est pervers et, par essence, il est vicieux. L'amour est un leurre qui l'enferme dans une croyance dogmatique sans fondement."
    Quatrième précepte : "Le seul plaisir que devrait avoir l'homme est celui de ne rien faire car la vie n'est que vide et sa saveur n'a aucun goût. Ainsi, si ce plaisir ne peut exister, autant n'avoir aucun plaisir."
    Cinquième précepte : "Si ne rien faire est pêcher alors, prêcher le péché est vertueux."
    Sixième précepte : "La vertu est un vice lorsqu'elle est érigée au rang d'icône dogmatique et le vice est une vertu lorsqu'il laisse l'homme libre de ne rien faire."


    Dans Oanylone, sept vertueux, ayant accepté la fatalité et la punition de Dieu, en firent autant que Lucifer et les autres hommes choisis par la créature sans nom. Sylphaël, lui, incarnait le plaisir et s'opposait à Lucifer en tout point, dès qu'il apparaissait en un lieu pour prôner l'amour de Dieu et le plaisir vertueux, Lucifer passait derrière lui pour prêcher l'inverse. Cela dura six jours, six longs jours pendant lesquels les hommes et femmes restés à Oanylone écoutèrent Lucifer ou Sylphaël. Ainsi, vint le septième jour et Dieu, dans Sa colère, fit jaillir des abysses de la terre les laves rougeoyantes et infernales qui brûlèrent toute vie. La terre se déchira ensuite pour laisser Oanylone disparaitre dans le gouffre de l'oubli.


    Une éternité d'Acédie

    Lucifer fût présenté au Très Haut comme chaque homme et chaque femme resté en Oanylone. Tout comme les autres, il n'abjura aucun de ses péchés et ne reconnu pas la puissance du Très Haut. Dans sa colère Sainte, Dieu jeta Lucifer sur la lune afin qu'il purge une éternité d'acédie et paye ses péchés terrestres. La colère du Tout Puissant fut d'autant plus forte que Lucifer l'avait loué pendant bien des années avant de céder à la tentation de la créature sans nom et de sombrer dans le vice. Ayant incarné l'acédie pendant une grande partie de son existence mortelle, il fut envoyé sur les immenses pics rocheux de l'enfer et son apparence se déforma, ses muscles et ses graisses fondirent, sa peau se resserra sur ses os si bien qu'il ressembla à un squelette. Pour le punir d'avoir passé trop de temps dans l'oisiveté, Dieu lui donna le corps d'un vieillard à la barbe hirsute et, enfin, en raison des nombreuses années qu'il avait passé à se lamenter sur son sort sans penser aux autres, Lucifer fut condamné à verser de chaudes larmes pour l'éternité.





    Le Très haut avait créé l'enfer qui se trouvait sur la lune afin d'y envoyer les plus viles âmes humaines. Alors qu'Il leur avait donné l'amour et qu'Il en avait fait Ses enfants, beaucoup se détournèrent de lui et ne manifestèrent que vice et péché, oubliant vertu et amitié. Ainsi, parmi les hommes, ceux qui se laissent aller, ceux qui s'oublient dans l'oisiveté et la paresse spirituelle ou ceux qui s'adonnent à la négation de la vie et ignorent leur propre satisfaction rejoignent les rangs des âmes damnées de Lucifer, Prince de l'Acédie.

Traduit du grec par monseigneur Bender.B.Rodriguez
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Marco_Castello



Inscrit le: 21 Avr 2011
Messages: 1847

MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 1:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant




    Demonigrafia de Lucífer


    L’arribada al món d’un nen ideal


    Fa molt de temps, a un petit llogarret situat a unes llegües al sud d’Oanilònia, una dona i un marit plens i feliços en l’amor i que s’acontentaven amb les poques coses que tenien, van tenir un petit angelet que van anomenar Lucífer. Els dos pares, Lucie i Ferdinand, vivien en felicitat, no acumulaven or, ans allò que guanyaven era el que els alimentava. Havien desitjat tenir sempre un fill i, en aquest dia memorable d’alegria, tots els seus vots foren escoltats. Així és com Lucífer va començar la seva vida, en l’amor més gran i sota la protecció de dos pares que l’amanyagaven i eren grans devots de la seva cura.

    Lucífer creixia massa ràpidament, per al gust dels seus pares, però res no pertorbava l’equilibri perfecte i familiar que s’havia instaurat i Ferdinand no deixava de lloar la gentilesa i la benevolència del seu fill. Lucie no estalviava elogis en quant a les seves capacitats i la seva finesa. El seu pare i la seva mare n’estaven tan orgullosos d’haver engendrat a aquest nen tan savi, tan afectuós que s’acabaven extasiant davant d’ell. Quan va ser adolescent, van comprendre que Lucífer estava consagrat a un gran destí.


    Els joves amics de Lucífer sempre volien passar temps amb ell, doncs era de bona companyia i inspirava confiança en abundància. Sempre rebia les lloances d’aquells als qui trobava i els seus pares havien estalviat fins a l’últim denari per tal de permetre’s oferir-li una correcta educació. Ferdinand sempre deia que no volia que el seu fill fos un simple camperol i mantenia els somnis més dolços respecte a ell; Lucie, ella, compartia la mateixa visió i ambdós havien donat tot el que tenien pel seu fill. Lucífer era honrat, era realment bo, condescendent i un veritable amic; posava en pràctica tot l’amor que rebia amb els altres. Un cavaller noble, Calistan, que regnava sobre uns dominis llunyans al poble, van va sentir a parlar d’aquest nen tan ben descrit per rumors. Va decidir trobar-lo i assegurar-se’n de què no li havien explicat fantasies. Va interrogar els habitants de tot el poble i tots ells van respondre’n el mateix, del jove:

    Citation:
    "Lucífer el bo? El reconeixereu: és un jove bell de mirada benèvola. Podeu estar-ne segur."


    El valent cavaller no va trigar en creuar-se amb la mirada plena d’amor del jove home. No s’havia hagut de preguntar si era Lucífer, per què els ulls del noi no podien fer mentir la seva reputació. Va proposar-li anar a veure junts els seus pares, ja que desitjava oferir-li un bell futur. Calistan va explicar a Lucífer que buscava des de feia temps un jove genet; el volia just i valerós, bo i honrat i la reputació del jove home l’havia dut fins allà. Així doncs, va proposar a Ferdinand i Lucie endur-se’n amb ell el jove efeb i ensenyar-li de cavalleria, la qual cosa va acceptar els tres sense dubtar-ne.


    L’aprenentatge de la virtut i la fe.


    Lucífer va acompanyar el cavaller al seu domini per a un aprenentatge que duraria llargs anys. Primer fou nomenat genet durant una cerimònia dirigida per un guia espiritual i es va comprometre a servir al seu nou senyor, a respectar els valors de la cavalleria i a viure sempre en la virtut. Calistan s’havia proposat, com a obra, fer d’aquest jove home un gran cavaller i, per tal d’iniciar-lo, va parlar-li d’Oane:

    Citation:
    Calistan : "Jove amic meu, coneixes a Oane?

    Lucífer: "És el fundador de la gran ciutat d’Oanilònia, no?"

    Calistan : "No només això, estimat amic; és una gran figura del nostre món per què, gràcies a ell que tenim ànima! Te n’explicaré la història..."


    I Calistan va explicar-li la història dels homes, de com se n’havien sentit, d’abandonats per Déu, de com creien sentir-se privats de talent i de com es consideraven deixats de banda atesa la inferioritat de la qual se n’imaginaven víctimes. Va narrar-li com Déu havia reunit les seves creacions i la qüestió que va plantejar. Va explicar com una criatura va avançar i va donar la seva resposta i com Déu va ordenar a Oane donar-li una altra. Finalment, el cavaller va descobrir quines foren les paraules d’Oane, les quals ens donaren l’estatut de Fills de l’Altíssim. Lucífer es quedava sense veu davant d’aquest home que havia sabut comprendre el món. Ell mateix compartia aquesta visió des de feia molt de temps. Realment no va comprendre mai de què es tractava, allò, però Lucífer ara n’estava convençut d’haver trobat les paraules per descriure el que sentia. Després, Calistan va explicar com Oane, fet guia espiritual, havia conduït els homes per una gran planúria durant molts anys de viatge. Va concloure la història descrivint la mort d’Oane i l’acceptació que havia tingut; després va acabar amb la creació d’Oanilònia i el culte consagrat a Oane pels qui veneraven a l’Altíssim. Lucífer va ser tan seduït i tan tocat que va procurar aprofundir més en el seu saber sobre Oane i l’alba de la humanitat durant molts anys, a part de fer la seva feina de genet que consistia a servir al seu cavaller.

    El jove genet mantenia una servitud sense falta amb respecte a Calistan i mai no creava dificultats, no només per a cedir-li els llocs d’honor en qualsevol lloc, ans també per a obeir-lo o, en cas que calgués, dur el seu escut. Aquesta gran subordinació havia de permetre-li abraçar el desig de fer-se digne de la cavalleria, per les seves accions de valor i bona conducta, però també per la virtut, essencial per fer-se un perfecte cavaller. Lucífer venerava l’Altíssim i compartia aquesta devoció amb el seu cavaller. Al mateix temps que comprenia el sentit de la via i resava amb fervor, entrenava el combat i el maneig de les armes. El seu aprenentatge fou llarg i difícil, durant més de set anys va treballar durament, es va comportar com un cavaller perfecte i, per a tots els seus preceptors, va ser un alumne superdotat. Un dia, mentre que parlava amb el seu mestre, va interrogar-lo:


    Citation:
    Lucífer : "Mestre, si el sentit de la vida és l’amor, i si tots som iguals davant de l’Altíssim, per què nosaltres entrenem per al combat? No hauríem d’explicar la voluntat de Déu? Compartir el nostre amor en tot cas? "

    Calistan : "El meu jove genet!, Déu ens estima i nosaltres l’estimem, pe`ro ens va deixar l’elecció de comprendre-ho i, doncs, el de negar aquest fet! També va deixar al nostre costat la criatura que havia donat la primera resposta amb la finalitat de temptar-nos i de permetre’ns fer una elecció lliure. Altrament, per desgràcia, molts segueixen els preceptes d’aquesta infame criatura

    Lucífer : "Però, en aquest cas, no hauríem d’acontentar-nos matant la criatura?"

    Calistan : " Bo, jove genet; matar-la seria posar fi a la voluntat de Déu i, per sobre de tot, això imposaria l’amor de l’Altíssim per la força. És indispensable comprendre que Ell ens estima i que nosaltres ham d’estimar-lo a canvi.”


    Així parlaren i, Calistan va explicar-li el per què el cavaller havia de defensar la justícia, l’honor i la valentia; va donar-li a entendre que un veritable cavaller valent havia de protegir al dèbil i retorçar el bescoll a la injustícia. Tot i així, encara van discutir altre cop durant tot el temps en què Lucífer va acompanyar el seu mestre. Per acabar la seva ensenyança, després de deu llargs anys d’aprenentatge al nivell de genet al servei del cavaller, aquest últim el va dur a varies llegües del seu domini per tal de veure la ciutat d’Oanilònia de la que havien parlat tant. El jove home estava, aleshores, molt lluny d’imaginar el que li havia reservat Calistan.


    La cavalleria i la glòria de Déu.


    Calistan i Lucífer van cavalcar fins a les rodalies d’Oanilònia, ja molt tacada pel vici i el pecat. Si el cavaller havia narrat la història d’aquesta ciutat, no havia oblidat, tampoc precisar el que s’havia fet i que els murris i altres folls tenien força de llei, de vegades. Lucífer va quedar astorat davant la imponent ciutat, els seus ulls van quedar meravellats pel símbol que representava, i sentia, en el fons del seu ànim, l’anhel de retornar a aquell lloc el seu esplendor llegendari.

    Calistan va dur, així, a lucífer al sepulcre d’Oane i , davant dels que de vell antuvi feien de sacerdots, va començar una gran cerimònia. El cavaller va considerar aquest dia que no tenia res més per a explicar al jovencell, doncs ja havia culminat en raó i força. Lucífer, amb els seus 25 anys, fou armat Cavaller per Calistan. Aquest va oferir-li les terres que posseïa a Oanilònia i una riquesa gens menyspreable amb la missió de posar rectes els defectes d’aquella ciutat de passat brillant. Lucífer es va sentir aleshores investit d’una missió divina i, per primera vegada, orgullós del que havia de complir d’ara en endavant.




    El cavaller Lucífer va instaurar el seu feu al domini que li havia estat donat; va predicar a la ciutat per trobar homes i dones que desitgessin acompanyar-lo en la seva voluntat de fer lluir de nou l’escut d’Oanilònia, la seva excel•lència i les seves grans qualitats, augmentades per la seva virtut i la seva fe que van permetre-li convèncer a més ànimes de les que creia possible. Lucífer va fundar l’Orde de les Persones justes d’Oane i es va proposar defensar la justícia, protegir els dèbils i combatre la misèria per tots els mitjans dels que disposava. En alguns mesos, es va fer un personatge ineludible de la ciutat, foragitant els bandolers i provocant l’admiració dels més poderosos. Fou rebut pels dirigents d’Oanilònia, que li van donar carta blanca per tal que corregís els defectes de la ciutat. Els seus homes difonien la història d’Oane i explicaven el sentit de la vida mentre ell, armat de coratge, es barallava per millorar els malvats homes amb els qui es topava. Lucífer mai va donar prova de violència o defensar el dèbil davant del més fort. Ell mateix vetllava on no hi havia justícia i treballava de manera conjunta amb les autoritats d’Oanilònia, assegurant-se de què la justícia tornés dignament.

    En només cinc anys, l’Orde de les Persones Justes d’Oane es va tornar ineludible en tot el regne i els homes que s’havien unit a Lucífer compartien totalment la mateixa fe i el mateix codi d’honor. Ell mateix havia armat cavaller a cinc homes i en tota la comunitat les Persones Justes eren vertaders amics. Calistan anava a veure’l amb regularitat, i se’n sentia orgullós de veure el que havia aconseguit el seu antic genet. Els seus pares estaven satisfets pel destí del seu fill però, a pesar de la insistència, es van negar a anar a viure als seus dominis. Li van explicar que havien de treballar per què Déu els havia donat la terra i per què, relaxar-se en l’oci, no aportaria res a la seva felicitat. Lucífer, amb pesar, va entendre-ho i fou feliç d’acollir-los cada cop que ells volien. La ciutat d’Oanilònia semblava sanar les seves ferides i les Persones Justes foren temudes i respectades. Retornaven la glòria a l’Altíssim i empenyien als homes a veure l’amor que Déu els professava, no per la força sinó pels seus actes i les seves paraules. El culte a l’Altíssim mai fou tan fort a Oanilònia ,exceptuant el període que seguí a la mort d’Oane.

    Inevitablement, en aquells temps plens dels mateixos problemes, Lucífer va atiar odi i esperit de venjança. Eren molts els que es corrompien a les presons de la ciutat pels fets del cavaller. Rics i avars començaven a veure’l com una amenaça, pensant que acabaria per mirar de governar Oanilònia en lloc seu. Els que pecaven i difonien el vici se sentien també amenaçats. Els corromputs i els grans bandolers sabien que no podrien viure dels seus furts fixes mentre l’Orde de les Persones justes regnés allà, mestressa de la ciutat i, coneixien de la raó de tot això: Lucífer el bo. Així que es van agrupar i van decidir fer desaparèixer aquest molest cavaller.



    El insostenible sofriment i la temptació


    Poderosos i rics, acoquinats, sota la influència de la temptació i del pecat, van finançar, aleshores, els malandrins més vils d’Oanilònia per tal de reduir a Lucífer al silenci. Sabien que, directament, no podien atacar-lo, sota el risc de convertir-lo en un màrtir i retornar el culte a l’Altíssim amb més força encara. Així doncs, van atacar a tot allò en el què Lucífer creia. Un petit exèrcit fou creat amb la finalitat d’atacar el poble natal del cavaller. Els habitants del llogarret foren colpejats i maltractats en les seves carns si bé Lucífer es va entregar per tal de buscar el restablir la pau a la petita vila. Va enviar allà els seus cavallers per tal de combatre els que havien dut l’odi i la violència. Sobre el camí que el duia al combat, un missatger va anar a trobar-lo i li va anunciar la mort dels seus pares i dels seus amics més propers, els quals havien cremat vius. Trencat per la tristor, el Bo i els seus van ser colpejats pel dolor victoriós durant dies, però el sofriment que patia no va desaparèixer.

    Durant aquests dies, uns altres es van proposar d’atacar als guies espirituals que predicaven l’amor de l’Altíssim, fent-los patir maltractaments i tortures sense que ningú no pogués oposar-s’hi. Els murris s’havien d’ocupar d’atacar amb força l’Orde de les Persones Justes d’Oane i quan Lucífer i els seus cavallers van tornar, les notícies foren igualment dramàtiques. Gairebé tots els guies havien estat assassinats i la multitud que regularment els escoltava estava atemorida i no comprenia per què Déu no havia intervingut en pro seu. Van seguir-ho setmanes d’espant; la violència i l’homicidi van acompanyar cada aparició pública dels cavallers i dels guies, fins que la població va començar a pensar que les Persones Justes estaven maleïdes. L’empresa vil fomentada pels que temien a Lucífer va continuar cada com a més; Calistan i la seva família foren massacrats, el seu feu cremat i els nens morts. Lucífer fou encara més despitat i, lentament, va començar a sumir-se en el turment més terrible.

    Tot això no fou suficient per canviar l’home, el qual seguia creient que l’amor podia triomfar sobre tot aquell odi i violència. Aleshores, els conspiradors, van decidir donar-li l’estocada final i van empallegar-se-les per abatre els seus cavallers. Tots ells van patir un horrible final, els seus cossos mutilats i sense vida foren trobats per tot Oanilònia. Allà fou on Lucífer va trobar la Criatura sense Nom, atreta per tan patiment i per aquests sentiments enterrats al fons del seu ànim torturat. La Criatura sense Nom, va prendre la forma d’un esperit i va anar sobre la tomba d’Oane, on Lucífer procurava calmar els seus dolors morals. La trobada fou breu:


    Citation:
    Esperit: "Jove cavaller, he sentit la teva terrible història; els rumors diuen que tots aquells qui amaves han estat assassinats.”

    Lucífer : "Qui ets tu?"

    Esperit: " Què qui sóc? Sóc el qui roman en aquesta tomba, el qui va fer construir aquesta ciutat."

    Lucífer: "Oane? Ets Oane? Com és possible..."

    Esperit: "Jove amic, res és impossible pel que va trobar La Resposta. Si he vingut, ha estat per plantejar-te quelcom: Deixaràs aquestes barbaritats impunes? "

    Lucífer: "No vull parlar, en absolut, d’això; la meva ànima esquinçada està plena de malsons i llàgrimes. No sé a què agafar-me per tal de sobreviure a tant d’odi."

    Esperit: "La justícia a Oanilònia mai no serà bastant severa per apaivagar el teu cor i la teva ànima. De tots els homes als que he conegut, mai m’havia creuat amb un portador d’una mirada tan trista. Busca al fons de tu mateix, veuràs que has de fer justícia i només després de fer víctima a l’últim assassí dels teus, els teus turments es veuran sadollats..."


    El bon cavaller aleshores es va abandonar a la venjança i l’odi es va apoderar del seu cor. Havia patit d’aquesta manera massa dolor i desgràcia i va cedir a la còlera de no poder protegir als seus, de no haver pogut salvar els seus afins. Amb una violència immensa, va barallar-se per tal de trobar els culpables i els va massacrar, un a un; però, només els que havien finançat i fomentat aquests projectes van escapar de la trista sort dels seus mercenaris. No obstant això, més endavant, Lucífer, no apaivagat de cap manera, ans al contrari, la seva pena, barrejada als horrors que havia comès el van ferir més, encara.

    Així, per acabar la seva obra destructora i pecadora, els poderosos propietaris corromputs van decidir un últim complot muntat contra el mateix Lucífer. Mentre que el cavaller, defensant la virtut, la fe, la justícia i la valentia, massacrava ràpidament a tots aquells que ell mateix havia condemnat, uns quants jutges corromputs es va presentar al seu feu i el van acusar d’haver matat sense justícia, d’haver sembrat l’odi i matat cegament. Lucífer, ja al subsòl del patiment, fou aleshores llançat a la multitud plebea, massa contenta de veure que un heroi tan envejat era només un vol bandoler. Així doncs, fou enterrat al fang i a l’oprobi, acusat de tots els mals i de tots els vicis. En el moment del judici públic, la sentència fou exemplar i pesada per al cavaller acusat d’haver usurpat la seva reputació; la seva Orde fou desmantellada, els seus guies executats públicament i els seus amics desterrats d’Oanilònia. Quan Lucífer, després de nombrosos dies de tortura, fou destituït del seu títol de cavaller, les seves terres foren embargades i fou llançat a les presons de la seva ciutat per tal que es corrompés allà fins el dia de la seva mort.



    La decaiguda espiritual.


    A la seva cel•la, Lucífer, dolorit, despitat, abatut i en el més baix en que l’ànima humana pot caure, va plorar durant dies i dies. No podia comprendre com havia passat tot allò i se sentia abandonat per l’Altíssim. Es preguntava com Déu, que era només Amor als seus ulls, havia pogut deixar que tals coses es produïssin. De nou, la Criatura sense Nom fou atreta poderosament per aquell calvari i, aquest cop, va usar una altra astúcia per parlar-li. La criatura va insuflar la seva ànima a un pres de la presó pròxim a la cel•la de Lucífer.

    Citation:
    Criatura : "Deixa de gemegar com una nena!"

    Lucífer : “Deixa’m..."

    Criatura : "No tinc per què suportar això. Fa massa temps que em corrompo aquí per haver recomanat l’amor del Totpoderós!"

    Lucífer: "Ets un guia? Vols resar amb mi?"

    Criatura : "Hi ha alguna oració de que Déu senti? Bé ens ha deixat després de tant de temps!"

    Lucífer: "No...Déu ens va deixar el lliure albir... "

    Criatura : "No, ens ha abandonat. M’han explicat la teva història, i n’és l’última prova!"

    Lucífer: "Què vols dir? "

    Criatura : "Et vas fer un dels cavallers més poderosos que Oanilònia ha conegut, vas protegir els dèbils i combatre les injustícies i mira on t’ha dut tot això! Els teus afins han estat tots assassinats, tot allò en el que creies s’ha esfondrat. Encara et calen més proves per tal de comprendre que l’Amor és una il•lusió? Vas fer us de la força per venjar els teus i, no obstant això, et sents alleugerit? No hi ha justícia, no hi ha amor, els més forts que tu t’han dominat. És l’única realitat del nostre món i em motor únic que ens ha de fer avançar...."


    Durant aquella nit, la Criatura va matar el pres amb patiments atroços i Lucífer va assistir, un com més, a allò que consideraria, d’ara en endavant, com l’abandonament de Déu. Els dies passaren; després, les setmanes es feren mesos i els mesos anys si bé Lucífer va assolir l’edat de quaranta-quatre anys empresonat i sempre enamorat d’una pena inexplicable. A mesura que el temps passava, la seva Fe el va deixar totalment, no creia ja en l’Amor de l’Altíssim i el seu cos es va transformar. Els seus músculs protuberants es van tornar secs i les seves oracions a Déu van deixar lloc a migdiades sense somnis. La set de coneixement que l’havia animat s’havia assecat i res més animava l’home que havia estat un valent cavaller. Encara que havia estat consagrat a romandre empresonat fins a la fi, Lucífer fou indultat i alliberat per alguns homes emocionats per la sort que li havia estat reservada. Van donar-li un petit tros de terra laborable i força diners com per a viure fins a l’últim alè.


    Cansat de la vida i insatisfet, Lucífer va contractar alguns empleats per a que s’ocupessin de donar-li la comoditat que no havia tingut. No va cultivar C les seves terres i va passar els seus dies avorrint-se en la seva desgràcia. L’ociositat el tenia envaït i Lucífer no feia res més que dormir i menjar, ell que no havia tingut jamai un minut per perdre en no fer res. Antics auditors aficionats de les seves prèdiques el van anar a veure i tots ells van quedar-ne sorpresos, de veure’l així. Lucífer, durant mesos, havia menjat més que s’havia mogut, s’havia tornat gras i sense cap mena de gràcia. Els homes van intentar comprendre i el més antic s’avançà:


    Citation:
    Ancià : "Senyor Lucífer, per què no prediqueu més? Els que abans et feien pena, han mort o partit."

    Lucífer : "Predicar? No hi ha més per predicar. Déu no ens estima, i cal preguntar-nos si existeix. La fe és només una il•lusió que inventem per a no témer la mort. De sentit, la vida no en té cap. No hi ha plaer per als homes si no és el de no fer res. La vida és, només, un camí que demanem sense saber què serà.”

    Ancià : "Lucífer, voldries pregar, però el teu cor no sap cap més oració. Freda és la desídia que cobreix el teu cos; ets, només, una escultura de marbre asseguda sobre la seva pròpia tomba."


    Els ancians van quedar aterrits de sentir les intencions de Lucífer i de veure en quina desídia s’havia abandonat. Lucífer va viure així durant més de deu anys, no tenint gust per a res, ignorant els plaers de la vida i renegant de la fe que l’animava d’antuvi. Als que intentaven de convèncer-lo de recuperar les ganes de viure, els donava el mateix discurs i tots ells pogueren comprovar que l’home no era més que l’ombra d’una ànima, un cos viu sense il•luminació.

    En aquell temps, Oanilònia coneixia un període animat i agitat pels remolins del vici i l’escuma dels pecats. L’odi i la violència s’havien apoderat de tota la ciutat, la desídia havia guanyat als treballadors que preferien els béns materials als béns espirituals, l’oci havia guanyat tots els graons de la societat d’Oanilònia; inclús Lucífer fou tractat de nou com a exemple i vas ascendir a la categoria de mite. La seva actitud de peresa i ociosa es va difondre ràpidament al cor de la cloaca en què s’havia convertit la ciutat, i un culte veritable li fou consagrat. Burgesos i rics s’entregaren a la peresa, fent treballar a altres en el seu lloc i, com Lucífer, van començar a no creure més en res. Els pecats de la desídia, la golafreria, l’avarícia, la còlera, l’enveja, l’orgull i la luxúria s’apoderaren d’Oanilònia. La Criatura sense Nom vagarejava entre els homes insuflant el seu verí al cor dels dèbils que es van revoltar contra els forts, ja que la guerra escatà i, d’aquesta manera, la violència, l’homicidi i l’odi es convertiren en la guia de la ciutat. Aleshores, l’Altíssim va parlar als homes i els va llançar un ultimàtum. Va donar set dies als humans per abandonar Oanilònia; en cas contrari, tots els presents serien destruïts amb la ciutat. Molts foren els qui deixaren, sense demorar, la ciutat esdevinguda maleïda però també foren molts els qui s’hi quedaren.

    La Criatura sense Nom va aparèixer un últim com a Lucífer i el va enrolar per a difondre el seu missatge que apel•lava a la desídia. Va predicar prop dels individus més vils que podien trobar-se a Oanilònia, essent escoltat molt més del que ho fou en un passat, quan difonia un missatge virtuós ple d’amor. Poc a poc, tots ells van perdre el gust per la vida i cediren a una desídia sense límit. Van venir a escoltar-lo predicar de nou a la seva pròpia morada contra tota forma d’activitat o d’espiritualitat. Els nombrosos homes assitien a les seves diatribes endimoniades contra l’Altíssim, tot predicant la desídia. Lucífer va redactar uns preceptes, dels quals a dia d’avui se n’han trobat sis:


    Citation:
    Primer precepte : "No feu mai res que un altre pugui fer per vós, seria perjudicial perdre la seva pròpia existència en fer feina.”
    Segon precepte : "És nul•la la necessitat de perdre’s en oracions i en meditacions, ja que el descans de la son alimenta tant o més l’esperit de l’home."
    Tercer precepte : "Creure en una comunitat espiritual i religiosa és il•lusori, ja que l’home, intrínsecament, està consagrat al pecat. Per natura és depravat i, per essència, és viciós. L’amor és una il•lusió que el tanca en una creença dogmàtica infosa.”
    Quart precepte : "L’únic plaer que hauria de tenir l’home és el de no fer res per què la vida és només buit i el seu sabor no té cap mena de gust. Així, si aquest plaer no pot existir, Així, si aquest plaer no pot existir, és igual no tenir cap plaer.”
    Cinquè precepte : "Si no fer res és pecar, aleshores predicar el pecat és virtuós.”
    Sisè precepte : "La virtut és un vici quan és erigida al nivell d’icona dogmàtica i el vici és una virtut quan deixa a l’home lliure de no fer res."


    A Oanilònia, set virtuosos, havent acceptat la fatalitat i el càstig de Déu, van fer tant com Lucífer i altres homes escollits per la Criatura sense Nom. Sylphaël, encarnava el plaer i s’oposava a Lucífer en tot. Tan bon punt apareixia a qualsevol lloc per a predicar l’amor de Déu i el plaer virtuós, Lucífer passava rere seu per a recomanar el contrari. Això va durar sis dies, si llargs dies durant els quals els homes i les dones que romanien a Oanilònia van escoltar a Lucífer i Sylphaël. Així, va arribar el setè dia i Déu, en Llur còlera, va fer brollar dels abismes de la terra les laves roents i infernals que van cremar qualsevol tipus de vida. La terra es va trencar, després, per deixar desaparèixer Oanilònia al precipici de l’oblit.


    Una eternitat de desídia

    Lucífer es va presentar a l’Altíssim, com cada home i dona que havia romàs a Oanilònia. Igual que els altres, no va abjurar cap dels seus pecats i no va reconèixer el poder de l’Altíssim. En Llur còlera, Déu va desterrar a Lucífer a la lluna amb la finalitat que purgués una eternitat de desídia i pagués els seus pecats terrestres. La còlera del Totpoderós fou més forta, ja que Lucífer l’havia lloat durant molts anys abans de cedir a la temptació de la Criatura sense Nom i d’enfonsar-se en el vici. Havent encarnat la desídia durant una gran part de la seva existència mortal, fou enviat sobre les piques immenses i rocoses del infern i la seva aparença va deformar-se, els seus músculs i greixos es van fondre, la seva pell es va estretir sobre els ossos fins a semblar un esquelet. Per a castigar-lo per haver passat massa temps en l’oci, Déu li donà el cos d’un ancià amb la barba hirsuta i, finalment, degut als nombrosos anys que havia passat lamentant-se de la seva sort sense pensar en la resta, Lucífer fou condemnar a vessar llàgrimes calentes per tota l’eternitat.







    L’Altíssim havia creat el infern que es trobava sobre la lluna amb la finalitat d’enviar allà les ànimes humanes més vils. Encara que els havia donat els seu amor i els havia fet Llurs Fills, molts es van revoltar contra ell i van manifestar, únicament, vici i pecat, oblidant la virtut i l’amistat. Així, entre els homes, els qui s’abandonen, els que s’obliden en l’oci i la peresa espiritual, els que s’entreguen a la negació de la vida i ignoren la seva pròpia satisfacció s’uneixen a les files de les ànimes de Lucífer, Príncep-Dimoni de la Desídia.


Traduït del grec per Monsenyor Bender. B.Rodriguez

Traduït al català per Ignius
_________________

Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
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Ignius



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MessagePosté le: Sam Mar 10, 2012 12:01 am    Sujet du message: Répondre en citant




    Demonografía de Lúcifer


    La llegada al mundo de un niño ideal


    Hace mucho tiempo en un pequeño pueblo situado a algunas leguas al sur de Oanilonia, una mujer y un marido rebosantes y felices de amor y que se contentaban con lo poco que tenían, tuvieron a un pequeño angelito que llamaron Lúcifer. Los dos padres, Lucía y Fernando vivían en la felicidad, no acaudalaban oro sino que el producto de lo ganado bastaba para alimentarlos. Habían deseado tener siempre un hijo y, en este día memorable de alegría, todas sus peticiones fueron escuchadas. Así es como Lúcifer empezó su vida, en el amor más querido y bajo la protección de dos padres cariñosos y grandes devotos de su cuidado.

    Lúcifer crecía demasiado rápido para el gusto de sus padres, pero nada podía perturbar el equilibrio perfecto y familiar que se había instaurado con su llegada y Fernando no dejaba de alabar la gentileza y la benevolencia de su hijo. Lucía no ahorraba elogios en cuanto a sus capacidades y a su finura. Su padre y su madre estaban tan orgullosos de haber dado a luz a este niño tan sabio, tan cariñoso que no acababan de extasiarse delante de él. Cuando fue adolescente comprendieron que Lúcifer estaba consagrado a un gran destino.


    Los jóvenes amigos de Lúcifer siempre querían pasar tiempo con él, era de buena compañía e inspiraba confianza a un gran número. Siempre recibía los elogios de aquellos a los que encontraba y sus padres habían ahorrado hasta el menor denario para permitirle una educación correcta. Fernando siempre decía no querer que su hijo fuese un simple campesino y mantenía los sueños más dulces respecto a él. Lucía compartía la misma visión y ambos habían dado lo que tenían por su hijo. Lúcifer era honrado, era realmente bueno, condescendiente y un amigo verdadero, ponía en práctica todo el amor que había recibido con otros. Un noble caballero, Calistán, que reinaba sobre un dominio lejano del pueblo oyó hablar de este niño tan bien descrito por rumores. Decidió encontrarlo y asegurarse de que no se le habían contado fantasías. En todo el pueblo interrogó a los habitantes y todos ellos le respondieron lo mismo:

    Citation:
    "¿Lucifer el bueno? Usted le reconocerá, es un bello y joven hombre con la mirada benévola. Puede usted quedarse aquí, señor."


    El valiente caballero no tardó en cruzarse con la mirada llena de amor del joven hombre, no había tenido que preguntarse si era Lúcifer porque los ojos del chico no podían hacer mentir su reputación. Le propuso ir a ver juntos a sus padres porque deseaba ofrecerle un bello futuro. Calistán le explicó a Lúcifer que buscaba desde hace tiempo a un joven jinete, lo quería justo y valeroso, bueno y honrado; y la reputación del joven hombre lo había atraído hasta aquí. Así, le propuso a Fernando y Lucía llevar con él al joven adolescente y enseñarle la caballería, a lo que ellos tres aceptaron sin parpadear.


    El aprendizaje de la virtud y de la fe


    Lúcifer acompañó al caballero a su dominio para un aprendizaje que iba a durar largos años. Primero fue nombrado jinete durante una ceremonia dirigida por un guía espiritual y se comprometió a servir a su nuevo dueño, a respetar los valores de la caballería y a vivir siempre en la virtud. Calistán se había propuesto como obra hacer a este joven hombre un gran caballero y para iniciarlo, le habló de Oane:

    Citation:
    Calistán : "Mi joven amigo, ¿conoces a Oane?"

    Lúcifer : "Es el fundador de la gran ciudad de Oanilonia, ¿no?"

    Calistán : "No solamente eso, mi querido amigo, ¡es una gran figura de nuestro mundo porque es gracias a él que tenemos un alma! Voy a contarte su historia..."


    Y Calistán le contó la historia de los hombres, cómo se sentían abandonados por Dios y cómo se pensaban privados de talentos, cómo se consideraban dejados a un lado debido a la inferioridad de la que se imaginaban víctimas. Contó cómo Dios había reunido a sus creaciones y la cuestión que puso. Le explicó cómo una Criatura se adelantó y dio su respuesta, luego, cómo Dios le ordenó a Oane darle otra. Por fin, el caballero le descubrió cuáles fueron las palabras de Oane que nos dieron el estatuto de niños del Altísimo. Lúcifer se quedaba sin voz delante de este hombre que había sabido comprender el mundo, él mismo compartía esta visión desde hacía muchísimo tiempo. Realmente no comprendió jamás aquello de lo que se trataba, pero Lúcifer estaba seguro de ello, ahora, había encontrado las palabras para describir lo que sentía. Calistán le contó luego cómo Oane, hecho guía espiritual, condujo a los hombres por una gran llanura durante muchos años de viaje. Concluye la historia describiéndole la muerte de Oane y la aceptación que había tenido, luego acabó con la creación de Oanilonia y el culto consagrado a Oane por los que veneraban al Altísimo. Lúcifer fue seducido y afectado tanto que procuró profundizar más en su saber sobre Oane y el alba de la humanidad durante muchos años, además de hacer su trabajo de jinete que consistía en servir a su caballero.

    El joven jinete mantenía una servidumbre sin falta, con respecto a Calistán y jamás creaba dificultades, no sólo para cederle los sitios de honor en cualquier lugar, sino también para obedecerle, o en caso de que fuera necesario llevar su escudo. Esta gran subordinación debía permitirle abrazar el deseo de hacerse digno de la caballería, por sus acciones de valor y de buena conducta, pero también por la virtud, esencial para hacerse un caballero perfecto. Lúcifer veneraba al Altísimo y compartía esta devoción con su caballero, al mismo tiempo que comprendía el sentido de la vida y rezaba con fervor, él entrenaba el combate y el manejo de las armas. Su aprendizaje fue largo y difícil, durante más de siete años trabajó de manera encarnizada, se comportó como un caballero perfecto, y, para todos sus profesores, fue un alumno superdotado. Un día, mientras que hablaba con su maestro, le interrogó:


    Citation:
    Lúcifer : "Maestro, si el sentido de la vida es el amor y si somos todos iguales delante del Altísimo, ¿por qué nosotros entrenamos para combatir? ¿No deberíamos explicar la voluntad de Dios? ¿Compartir nuestro amor en cualquier circunstancia?"

    Calistán : "Mi joven jinete, ¡Dios nos ama y nosotros le amamos, pero Él nos dejó la elección de comprender esto, y así pues, el de negar este estado de amor! También dejó a nuestro lado la Criatura que había dado la primera respuesta con el fin de tentarnos y para permitirnos hacer una elección libre. También, muchos desgraciadamente, siguen los preceptos de esta infame Criatura."

    Lúcifer : "Pero, en este caso, ¿no deberíamos contentarnos con matar a la Criatura?"

    Calistán : "No, mi joven jinete, matarla sería poner fin a la voluntad de Dios y por encima de todo, esto impondría el amor del Altísimo por la fuerza. Es indispensable comprender que Él nos ama y que nosostros debemos amarle a cambio."


    Ambos así hablaron y Calistán le explicó porqué el caballero debía defender la justicia, el honor y la valentía, le dio a entender que un verdadero y valiente caballero debía de proteger al débil y retorcer el pescuezo a la injusticia. Así, todavía discutieron todo el tiempo que Lúcifer acompañó a su maestro. Para acabar su enseñanza, después de diez largos años de aprendizaje a nivel de jinete al servicio del caballero, este último lo llevó a leguas de su dominio para ver la ciudad de Oanilonia de la que habían hablado tanto. El joven hombre estaba entonces muy lejos de imaginarse lo que le había reservado Calistán.


    La caballería y la gloria de Dios


    Calistán y Lúcifer cabalgaron hasta las estribaciones de la ciudad de Oanilonia, que ya estaba mancillada por el vicio y el pecado. Si el caballero había contado la historia de esta ciudad, no había olvidado tampoco precisar en lo que se había convertido y cómo los pícaros y otro maniáticos tenían fuerza de ley a veces allí. Lúcifer quedó boquiabierto delante de la imponente ciudad, sus ojos quedaron maravillados por el símbolo que representaba y sentía en el fondo de él la envidia de devolver a este lugar su esplendor legendario.

    Calistán llevó así a Lúcifer sobre la tumba de Oane y, delante de los que antaño hacían las veces de sacerdote, empezó una gran ceremonia. El caballero consideró este día que no le tenía que enseñar ya nada más al joven hombre devenido en razón y fuerza. LÚcifer, en sus veinticinco años, fue así armado Caballero por Calistán. Este último le ofreció las tierras que poseía en Oanilonia y un peculio no despreciable con la misión de enderezar los defectos de esta ciudad de pasado tan brillante. Lúcifer se sintió entonces investido de una misión divina y, por primera vez, orgulloso de lo que tenía que cumplir de ahora en adelante.




    El caballero Lúcifer instaló su feudo en el dominio que le había sido dado. Sus prédicas en la ciudad para encontrar a hombres y mujeres que desearan acompañarlo en su voluntad de redorar el escudo de Oanilonia, su prestancia y sus grandes cualidades, umentadas por su virtud y su fe, le permitieron convencer a muchas más almas de las que pensaba. Lúcifer fundó así la Orden de las Personas Justas de Oane y se propuso defender la justicia, proteger a los débiles y combatir la miseria por todos los medios de los que disponía. En algunos meses, se hizo un personaje ineludible de la ciudad, ahuyentando a los bandoleros y provocando la admiración de los poderosos. Fue recibido por los dirigentes de Oanilonia que le dieron su firma en blanco con el fin de que corrigiera los defectos. Sus hombres difundían la historia de Oane y explicaban el sentido de la vida mientras que él, armado de su coraje, se peleaba para hacer mejores a los malvados hombres con los que se cruzaba. Lúcifer jamás dio prueba de violencia inconsiderada, se peleaba sólo en último recurso y únicamente para defenderse o defender al débil frente al más fuerte. Él mismo velaba donde no había justicia y trabajaba de común acuerdo con las autoridades de Oanilonia, asegurándose para que la justicia dignamente retornara.

    En apenas cinco años, la Orden de las Personas justas de Oane se volvió ineludible en todo el reino y los hombres que se habían unido a Lucifer compartían totalmente la misma fe y el mismo código de honor, él mismo había armado a cinco caballeros y, en toda la comunidad, las Personas Justas eran verdaderos amigos. Calistán venía a verlo regularmente y estaba orgulloso de lo que había conseguido su antiguo jinete. Sus padres también fueron colmados por el destino de su hijo, pero, a pesar de su insistencia, se negaron a ir a vivir a su dominio. Le habían explicado que debían de trabajar porque Dios les había dado la tierra y porque, relajarse en la ociosidad no haría nada por su felicidad. Lúcifer, con pesar, comprendió su decisión y fue feliz de acogerlos cada vez que ellos querían. La ciudad de Oanilonia parecía curarse de sus dolores y las Personas Justas fueron temidas y respetadas. Le devolvían gloria a Dios y empujaban a los hombres a ver el amor que Dios les tenía, no por la fuerza sino por sus actos y sus palabras. El culto del Altísimo jamás fue tan fuerte en Oanilonia, exceptuando después de la muerte de Oane.

    Inevitablemente, en estos tiempos llenos de los mismos problemas, Lucifer atizó el odio y espíritu de venganza. Muchos eran los que se corrompían en las cárceles de la ciudad por el solo acto del Caballero. Ricos y avaros comenzaban a ver en él una amenaza, pensando que acabaría por procurar gobernar Oanilonia en su lugar. Los que pecaban y difundían el vicio se sentían también amenazados. Los corrompidos y los grandes bandoleros sabían que no podrían vivir de sus crímenes mientras la Orden de las Personas Justas reinara allí dueña de la ciudad, y, conocían la razón de todo esto, Lúcifer el bueno... Así se reagruparon y decidieron hacer desaparecer a este embarazoso caballero.



    El insostenible sufrimiento y la tentación


    Poderosos y ricos amedrentados, bajo la influencia de la tentación y del pecado, financiaron entonces a los malandrines más viles de Oanilonia con el único fin de reducir a Lúcifer al silencio. Sabían que directamente no podían atacarle a riesgo de convertirlo en un mártir y de devolver el culto de Dios más fuerte. Así, atacaron a todo aquel que en Lúcifer creía. Un pequeño ejército fue creado con el fin de atacar el pueblo natal del caballero. Los habitantes de los lugares fueron golpeados y magullados en sus carnes si bien Lucifer se entregó en la búsqueda de restablecer la paz en la pequeña villa. Fue entonces allá con sus caballeros para combatir a los que habían traído el odio y la violencia. Es sobre el camino que le llevaba al combate que un mensajero vino a encontrarlo y le anunció la muerte de sus padres y de sus amigos más próximos, totalmente quemados vivos. Desgarrado por la tristeza, el Justo y los suyos lucharon contra el mal victoriosamente durante algunos días, pero el sufrimiento que tenía en él no desapareció.

    Durante estos días, otros se propusieron atacar a los guías espirituales que predicaban el amor del Altísimo, haciéndoles sufrir malos tratos y torturas sin que nadie pudiera oponerse a ellos. Los pícaros tenían que ocuparse de atacar con fuerza a la Orden de las Personas Justas de Oane, y cuando Lúcifer y sus caballeros volvieron, las noticias fueron igualmente dramáticas. Casi todos los guías habían sido asesinados y la muchedumbre que regularmente les escuchaba estaba aterrorizada y no comprendía porque Dios no había intervenido en su favor. Siguieron semanas de espanto, la violencia y el homicidio acompañaron en lo sucesivo cada aparición pública de los caballeros y de los guías, hasta que la población comenzó a pensar que las Personas Justas estaban malditas. La vil empresa fomentada por los que temían a Lucifer continuó cada vez más, Calistán y su familia fueron masacrados, su dominio quemado y sus niños batidos a muerte. Lúcifer fue todavía más despechado y lentamente, comenzó a hundirse en el tormento más terrible.

    Todo esto no bastaba para hacer cambiar al hombre que continuaba creyendo que el amor podría triunfar sobre todo este odio y toda esta violencia. Entonces, los conspiradores decidieron darle el golpe de gracia y se arreglaron para hacer abatir a sus caballeros. Todos ellos sufrieron horribles finales, sus cuerpos mutilados y sin vida fueron encontrados colgados en las cuatro esquinas de Oanilonia. Allí fue donde Lúcifer encontró a la Criatura sin Nombre, atraída por todo este sufrimiento y estos sentimientos enterrados en el fondo de una alma torturada. La Criatura tomó la forma de un espíritu y fue sobre la tumba de Oane donde Lucifer intentaba apaciguar sus dolores morales, el encuentro fue breve.


    Citation:
    Espíritu : "Joven caballero, oí tu horrible historia, el rumor dice que todos aquellos a los que amabas han sido asesinados."

    Lúcifer : "¿Quién eres tú?"

    Espíritu : "¿Qué quién soy? Soy el que yace en esta tumba, el que hizo construir esta ciudad."

    Lúcifer : "¿Oane? ¿Eres Oane? Cómo es esto posible..."

    Espíritu : "Mi joven amigo, nada es imposible para el que encontró La respuesta. Si vine es para plantearte una cuestión. ¿Vas a dejar estas atrocidades horribles impunes?"

    Lúcifer : "No quiero en absoluto hablar de eso, mi alma está desgarrada y mis noches están llenas de pesadillas y lágrimas. No sé a que más agarrarme para sobrevivir a tanto odio."

    Espíritu : "La justicia de Oanilonia jamás será bastante severa para apaciguar tu corazón y tu alma. De todos los hombres a los que conocí, jamás me había cruzado con uno ataviado con una mirada tan triste. Busca en el fondo de ti mismo, verás que debes hacer justicia, y solamente después de hacer víctima al último asesino de los tuyos, tus sufrimientos serán apaciguados..."


    El buen caballero entonces se abandonó a la venganza, y el odio se apoderó de su corazón. Había sufrido de esta manera demasiado dolor y desgracia y cedió a la cólera de no haber podido proteger los suyos, de no haber podido salvar a sus allegados. Con una violencia inmensa, se peleó para encontrar a los culpables y los masacró uno a uno, pero, sólo los que habían sido culpables de atrocidades fueron asesinados, los que habían financiado y fomentado estos proyectos escaparon de la triste suerte de sus mercenarios. Sin embargo, después de eso, Lúcifer no fue apaciguado de ninguna manera, al contrario, su pena, mezclada a los horrores que había cometido le hicieron todavía más mal.

    Así, para acabar su obra destructora y pecadora, los poderoso propietarios corrompidos decidieron un último complot montado contra Lúcifer en persona. Mientras, el caballero defendiendo la virtud, la fe, la justicia y la valentía, masacraba a prisa a aquellos que él mismo había condenado. Jueces corrompidos se presentaron en su dominio y lo acusaron de haber matado sin justicia, de haber sembrado el odio y matado ciegamente. Lúcifer, ya en los subsuelos del sufrimiento humano fue entonces echado al pasto de la plebe, demasiado contenta de ver que un héroe tan envidiado era sólo un bandolero vil. Así fue enterrado en el fango y el oprobio, acusado de todos los males y de todos los vicios. En el momento del juicio público, la sentencia fue ejemplar y pesada para el caballero acusado de haber usurpado su reputación, su Orden fue desmantelada, sus guías fueron ejecutados públicamente y sus amigos fueron desterrados de Oanilonia. Cuando Lúcifer, después de numerosos días de tortura, fue destituido de su título de caballero, sus tierras fueron embargadas y fue arrojado a las cárceles de la ciudad para corromperse allí hasta su muerte.



    El decaimiento espiritual


    En su celda, Lúcifer, magullado, despechado, abatido y en los más bajo a lo que el alma humana podía caer lloró durante días y días. No podía comprender cómo todo esto había ocurrido y se sentía abandonado por el Altísimo. Se preguntaba cómo Dios que era sólo Amor a sus ojos había podido dejar que tales cosas se produjeran. De nuevo, la Criatura sin Nombre fue poderosamente atraída por este calvario y, esta vez, usó de otra astucia para hablarle. La Criatura inyectó su alma en un preso de la cárcel próximo de la de Lúcifer.

    Citation:
    Criatura : "¡Deja de gemir como una niña!"

    Lúcifer : "...déjame..."

    Criatura : "¡No tengo que soportar esto, demasiado tiempo hace que me corrompo aquí por haber recomendado el amor del Todopoderoso!"

    Lúcifer : "¿Eres guía? ¿Quieres rezar conmigo?"

    Criatura : "Hay alguna oración que Dios oiga, bien nos ha dejado después de tanto tiempo."

    Lúcifer : "No... Dios nos dejó el libre albedrío..."

    Criatura : "No, nos abandonó. ¡Me contaron tu historia y es la última prueba!"

    Lúcifer : "¿Que quieres decir?"

    Criatura : "¡Te hiciste uno de los caballeros más poderosos que Oanilonia hubiera conocido, protegiste a los débiles y combatiste las injusticias y mira donde te llevó esto! Tus allegados todos han sido asesinados, todo aquel en que creías se hundió. ¿Todavía te hacen falta más pruebas para comprender que el Amor es una ilusión? ¿Hiciste uso de la fuerza y vengaste a los tuyos y sin embargo, estás aliviado? No hay justicia, no hay amor, los más fuertes que tú te dominaron. Es la única realidad de nuestro mundo y el motor único que debe hacernos avanzar..."


    Durante aquella noche, la Criatura mató al preso en sufrimientos atroces y Lúcifer asistió una vez más a lo que consideraba en lo sucesivo como el abandono de Dios. Los días pasaron, luego las semanas se transformaron en meses y los meses se hicieron años si bien Lúcifer alcanzó la edad de cuarenta y cuatro años encarcelado y siempre junto a una indecible pena. A medida que el tiempo había pasado, su Fe lo había dejado totalmente, no creía más en el Amor del Altísimo y su cuerpo se transformó. Sus músculos protuberantes se volvieron secos y sus oraciones a Dios dejaron sitio a siestas sin sueños. La sed de conocimiento que lo había animado se había secado y nada más animaba al hombre que fue un valiente caballero. Aunque había sido consagrado a quedar encarcelado hasta su fin, Lúcifer fue indultado y liberado por algunos hombres emocionados por la suerte que había sido reservada para él. Le dieron un pequeño pedazo de tierras laborables y bastante dinero para vivir hasta su último suspiro.


    Cansado de la vida e insatisfecho, Lúcifer comprometió a algunos empleados para ocuparse de darle la comodidad que no había tenido. No cultivó sus tierras y pasó sus días aburriéndose en su desgracia. La ociosidad lo tenía así invadido y Lúcifer no hacía nada más sólo dormir y comer, no tenía un minuto que perder por no hacer nada. De antiguos auditores de sus prédicas aficionados vinieron a verlo, todos ellos se asombraron de verlo así. Lúcifer, durante meses había comido más que se había movido, se había vuelto así graso y falto de gracia. Los hombres intentaron comprender y el más antiguo se adelantó.


    Citation:
    Anciano : "Señor Lúcifer, ¿por qué no predicas más? Los que te apenaron todos murieron o partieron."

    Lúcifer : "¿Predicar? No hay nada que predicar. Dios no nos ama y hay que preguntarse si existe. La fe es sólo una ilusión que inventamos para no temer a la muerte. De sentido, la vida carece. No hay placer para los hombres si no es el de no hacer nada. La vida es sólo un camino que pedimos prestado sin dominar el que será."

    Anciano : "Lúcifer, querrías rogar pero tu corazón no sabe más oración. Fría es la acedia que recubre tu cuerpo, eres sólo una estatua de marmol sentada en su propia tumba."


    Los ancianos quedaron aterrados de oír las intenciones de Lúcifer y de ver en cual acedia se había abandonado. Lúcifer vivió así durante más de diez años, no teniendo gusto por nada, ignorando totalmente los placeres de la vida y renegando de la fe que lo animó antaño. A los que intentaban convencerlo de recuperar las ganas de vivir, les daba el mismo discurso y todos ellos pudieron comprobar que el hombre no era más que la sombra de una alma, un cuerpo vivo sin iluminación.

    En aquél tiempo allí, Oanilonia conocía un periodo motivada y agitada por los remolinos del vicio y la espuma de los pecados. El odio y la violencia se habían apoderado de toda la ciudad, la acedia había ganado a los trabajadores que prefirieron los bienes materiales a los bienes espirituales, la ociosidad había ganado todos los escalones de la sociedad de Oanilonia, incluso Lúcifer fue tratado de nuevo en ejemplo y ascendido al rango de mito. Su actitud perezosa y ociosa se difundió rápidamente en el seno de la cloaca en que se había convertido la ciudad, y un culto verdadero le fue consagrado. Burgueses y ricos también se entregaron, a la pereza, haciendo trabajar a otros en su lugar y, como Lúcifer, comenzaron a no creer más en nada. Los pecados de acedia, de gula, de avaricia, de cólera, de envidia, de orgullo y de lujuria se apoderaron de Oanilonía, La Criatura sin Nombre, que vagabundeaba entre los hombres, inyectó su veneno en el corazón de los débiles que se volvieron contra los fuertes y la guerra estalló y así la violencia, el homicidio y el odio se conviertió en lo que guiaba la ciudad. Entonces el Altísimo habló a los hombres y les lanzó un ultimátum. Dio siete días a los humanos para abandonar Oanilonia de lo contrario, todos los presentes serían destruidos con la ciudad. Muchos fueron los que dejaron sin demora la ciudad maldita pero muchos otros se quedaron.

    La Criatura se apareció una última vez a Lúcifer y le convenció para difundir su mensaje que apelaba a la acedia. Predicó cerca de los individuos más viles que podían encontrarse en Oanilonia, siendo escuchado mucho más de lo que lo fue en el pasado cuando difundía un mensaje virtuoso lleno de amor. Poco a poco, todos ellos perdieron rápidamente el gusto por la vida y cedieron a una acedía sin límite. Vinieron a escucharlo predicar de nuevo a su propia morada contra toda forma de actividad y de espiritualidad. Los numerosos hombres asistían a sus diatribas endiabladas contra el Altísimo predicando la acedia. Lúcifer había redactado preceptos, seis a día de hoy, han sido encontrados:


    Citation:
    Primer precepto : "No hagas lo que otro puede hacer por ti, sería dañino perder tu propia existencia gastada en el trabajo."
    Segundo precepto : "Es nula la necesidad de perderse en oraciones y en meditaciones ya que el descanso del sueño alimenta tanto o más el espíritu del hombre."
    Tercer precepto : "Creer en una comunidad espiritual y religiosa es ilusorio porque el hombre intrínsecamente está consagrado al pecado. Por naturaleza es depravado y, por esencia, es vicioso. El amor es una ilusión que lo encierra en una creencia dogmática infundada."
    Cuarto precepto : "El único placer que debería tener el hombre es el de no hacer nada porque la vida es sólo vacío y su sabor no tiene ningún gusto. Así, si este placer no puede existir, tanto da no tener ningún placer."
    Quinto precepto : "Si no hacer nada es pecar entonces, predicar el pecado es virtud."
    Sexto precepto : "La virtud es un vicio cuando es erigida al nivel de icono dogmático yel vicio es una virtud cuando deja al hombre libre de no hacer nada."


    En Oanilonia, siete virtuosos aceptaron la fatalidad y el castigo de Dios, haciendo tanto como Lúcifer y otros hombres escogidos por la Criatura sin Nombre. Sylfaël encarnaba el placer y se oponía a Lúcifer en todo punto, tan pronto como aparecía en un lugar para predicar el amor de Dios y el placer virtuoso, Lúcifer pasaba detrás de él para recomendar lo inverso. Esto duró seis días, seis días largos durante los cuales los hombres y mujeres en Oanilonia escucharon a Lúcifer o a Sylfaël. Así, vino el séptimo día y Dios, en Su cólera, hizo brotar abismos de la tierra con lavas rugientes e infernales que quemaron toda vida. La tierra se rompió luego para dejar a Oanilonia desaparecer en el precipicio del olvido.


    Una eternidad de acedia

    Lúcifer se presentó al Altísimo como cada hombre y cada mujer en Oanilonia. Igual que los otros, no abjuró ninguno de sus pecados y no reconoció el poder del Altísimo. En su Santa cólera, Dios echó a Lucifer sobre la Luna con el fin de que purgue una eternidad de acedia y pague sus pecados terrestres. La cólera del Todopoderoso más fuerte ya que Lucifer le había alabado durante muchos años antes de ceder a la tentación de la Criatura sin Nombre y de hundirse en el vicio. Habiendo encarnado la acedia durante una gran parte de su existencia mortal, fue enviado sobre los picos inmensos y rocosos del Infierno y su apariencia se deformó, sus músculos y sus grasas se derritieron, su piel se estrechó sobre sus huesos hasta parecer un esqueleto. Para castigarlo por haber pasado demasiado tiempo en la ociosidad, Dios le dio el cuerpo de un viejo con la barba áspera y, por fin, debido a los numerosos años que había pasado lamentándose de su suerte sin pensar en otros, Lúcifer fue condenado a vertir lágrimas calientes por toda la eternidad.





    El Altísimo había creado el Infierno que se encontraba en la Luna con el fin de enviar allí a las más viles almas humanas. Aunque les había dado su amor y los había hecho Sus niños, muchos se volvieron contra él y manifestaron únicamente vicio y pecado, olvidando la virtud y la amistad. Así, entre los hombres, los que se abandonan, los que se olvidan en la ociosidad y la pereza espiritual o los que se entregan a la negación de la vida e ignoran su propia satisfacción se unen a las filas de las almas condenadas de Lúcifer, Príncipe de la Acedia.


Traducido del griego por monseñor Bender. B.Rodriguez
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MessagePosté le: Sam Mar 16, 2013 1:32 am    Sujet du message: Répondre en citant


    Demonografia di Lucifero


    La venuta al mondo di un bambino ideale


    Molto tempo fa, in un piccolo villaggio situato a pochi chilometri a sud di Oanilonia, una moglie ed un marito felici, contenti in amore, ed accontentandosi di quel poco che avevano, diedero alla luce un bambino che essi nominarono Lucifero. I due genitori, Lucia e Ferdinando vivevano in felicità, non rotolavano nell'oro ma il prodotto del loro bestiame bastava a nutrirli. Essi avevano sempre desiderato di avere un figlio e, in questo giorno memorabile di gioia, tutti i loro desideri furono esauditi. E' così che Lucifero iniziò la sua vita, nell'amore più caro e nella protezione di due genitori amorevoli e devoti alle sue più grandi premure.

    Lucifero stava crescendo troppo in fretta per i gusti dei suoi genitori, ma niente era venuto a turbare il perfetto equilibrio familiare che si era instaurato con la sua nascita e Ferdinando non cessò di lodare la gentilezza e la benevolenza di suo figlio. Lucia nemmeno si prosciugò in elogi quanto alle sue capacità e alla sua finezza. Suo padre e sua madre erano talmente fieri di avere messo al mondo questo giovane così saggio, così amorevole, che non finirono mai di estasiarsi davanti a lui. Fu da quando era un adolescente che essi compresero che Lucifero sarebbe stato votato ad un grande destino.


    I giovani amici di Lucifero erano sempre felicissimi di passare del tempo con lui, egli era di buona compagnia e aveva la fiducia di molti. Aveva sempre gli elogi di coloro che incontrava e i suoi genitori risparmiavano ogni centesimo per potergli permettere di avere una corretta educazione. Ferdinando diceva sempre di non volere che suo figlio diventasse un semplice contadino e manteneva i più dolci sogni a suo riguardo. Lucia, condivideva la stessa visione e tutti e due avevano donato ciò che possedevano al loro figlio. Lucifero era onesto, era realmente buono, benevolo ed era un vero amico, egli metteva in pratica tutto l'amore che aveva ricevuto insieme agli altri. Un nobile cavaliere, Calistano, che regnava su di un dominio lontano dal villaggio intese parlare di questo bambino, così ben descritto dalle voci. Egli decise di incontrarlo e di assicurarsi che non gli avessero raccontato fantasie. Egli chiese agli abitanti in tutto il villaggio e tutti gli risposero la stessa cosa.

    Citation:
    "Lucifero il buono ? Voi lo riconoscerete, è un leggiadro giovine, benigno al guardo. Errarsi è impossibile messere."


    Il valoroso cavaliere non tardò ad incrociare lo sguardo pieno di amore del giovane, non aveva bisogno di domandargli se lui fosse Lucifero, poichè gli occhi del ragazzo non potevano smentire la sua reputazione. Egli gli propose di andare insieme a trovare i suoi genitori, giacchè ei desiderava offrirgli un bell'avvenire. Calistano spiegò a Lucifero che da molto era alla ricerca di un giovane scudiero, che desiderava giusto e valoroso, buono ed onesto e la reputazione del giovane l'aveva attirato fin lì. Così propose a Ferdinando e Lucia di portare seco il giovane efebo e di fargli apprendere l'arte della cavalleria, cosa che tutti e tre accettarono senza batter ciglio.


    L'apprendimento della virtù e della fede


    Lucifero accompagnò il cavaliere nel suo dominio per un tirocinio che sarebbe durato molti anni. Per prima cosa egli venne nominato scudiero durante una cerimonia diretta da una guida spirituale e s'impegnò a servire il suo nuovo padrone, a rispettare i valori della cavalleria e a vivere sempre in virtù. Calistano si era votato all'opera di fare di questo giovane un grande cavaliere e per iniziare, gli parlò di Oane:

    Citation:
    Calistano : "Mio giovane amico, hai tu nozione di Oane ?"

    Lucifero : "Egli è il fondatore della grandiosa città di Oanilonia, vero ?"

    Calistano : "Non solamente mio caro, ei è un'illustre personalità del nostro mondo, giacché è per sua grazia che noi godiamo di un'alma ! Io ti rievocherò la sua storia ... "


    E Calistano gli raccontò la storia degli uomini, di come essi si sentivano abbandonati da Dio e di come si sentivano privi di talenti, di come si sentivano messi lontano dalla ragione a causa dell'inferiorità di cui si immaginavano vittime. Egli raccontò come Dio aveva riunito le sue creazioni e la domanda che gli pose. Spiegò come una creatura avanzò e diede la sua risposta, poi, di come Dio ordinò ad Oane di dargliene un'altra. Infine il cavaliere rivelò quali furono le parole di Oane che ci donarono lo status di figli dell'Altissimo. Lucifero rimase senza parole davanti a quest'uomo che era in grado di comprendere il mondo, egli stesso condivideva questa visione, e ciò da lunghissimo tempo. Non aveva mai realmente compreso di cosa si trattasse, ma ora Lucifero ne era certo, egli aveva trovato le parole per descrivere ciò che sentiva. Calistano poi gli raccontò come Oane, divenuto una guida spirituale, condusse gli uomini in una vasta pianura dopo molti anni di viaggio. Egli incatenò questa storia in lui, descrivendo la morte di Oane e l'accettazione che ne aveva avuto, poi terminò con la creazione di Oanilonia ed il culto votato ad Oane da coloro che veneravano l'Altissimo. Lucifero fu tanto sedotto e commosso che cercò di approfondire il suo sapere su Oane e sull'alba dell'umanità per molti anni, in aggiunta al suo lavoro di scudiero consistente nel servire il suo cavaliere.

    Il giovane scudiero si trovava in una servitù senza pecche nei riguardi di Calistano e non creava mai difficoltà, non solo nel cedergli i posti d'onore in tutti i luoghi, ma anche nell'obbedirgli, o ancora nel portare il suo scudo. Questa grande subordinazione gli avrebbe permesso di abbracciare la brama di rendersi degno della cavalleria, grazie alle sue azioni di valore e di buona condotta, ma anche per la virtù, essenziale per diventare un perfetto cavaliere. Lucifero adorava l'Altissimo e condivideva questa devozione con il suo cavaliere, mentre aveva compreso il senso della vita e pregava con fervore, si allenava al combattimento e al maneggio delle armi. Il suo tirocinio fu lungo e difficile, per più di sette anni egli lavorò con accanimento, si comportò come un perfetto cavaliere, e, per tutti i suoi precettori fu un allievo dotato. Un giorno, mentre stava chiacchierando con il suo padrone, gli chiese:


    Citation:
    Lucifero : "Padrone, se il significato della vita è l'amore e se noi tutti siamo identici al cospetto dell'Altissimo, perchè c'istruiamo a pugnare ? Non dovremmo manifestare la volontà di Dio ? Condividere il nostro amore in tutte le circostanze ?"

    Calistano : "Mio giovane scudiero, Dio ci ama e noi lo amiamo, ma Lui ci ha lasciato la facoltà di comprendere ciò, e di conseguenza, quello di rifiutare questo stato di fatto ! Egli ha anche lasciato a nostro fianco la creatura che aveva detto la prima risposta, al fine di poter fare una libera scelta. Inoltre, sfortunatamente molti seguono i precetti di quest'infame creatura."

    Lucifero : "Ma, in questo caso, non dovremmo accontentarci di eliminare la creatura ?"

    Calistano : "No, mio giovine scudiero, sopprimerla sarebbe farsi beffe della volontà di Dio e soprattutto, ciò imporrebbe l'amore dell'Altissimo con la forza. E' essenziale comprendere in che modo Egli ci ama e come noi dobbiamo amarLo a nostra volta."


    Entrambi così conversarono e Calistano gli spiegò il perchè la figura del cavaliere dovesse difendere la giustizia, l'onore ed il coraggio, gli fece comprendere in che modo un vero e valoroso cavaliere dovesse preservare i deboli e spezzare il collo all'ingiustizia. Così, essi discussero ancora ed ancora e durante tutto il tempo che Lucifero accompagnò il suo padrone. Per completare la sua formazione, dopo dieci lunghi anni di apprendistato al rango di scudiero al servizio di un cavaliere, quest'ultimo lo portò via dai luoghi del suo dominio per visitare la città di Oanilonia, della quale essi avevano tanto discusso. Il giovane, allora era ben lontano dall'immaginare che cosa Calistano avesse tenuto in serbo per lui.


    La cavalleria e la gloria di Dio


    Calistano e Lucifero cavalcarono fino ai contrafforti della città di Oanilonia, già fortemente contaminata dal vizio e dal peccato. Se il cavaliere aveva raccontato la storia di questa città, egli non aveva certo dimenticato di precisare ciò che essa era divenuta e come i furfanti e altri traviati talvolta dettassero legge. Lucifero rimase imbambolato davanti all'imponente città, i suoi occhi erano stupiti dal simbolo ch'essa rappresentava e provò nel cuore il desiderio di riportare quel luogo al suo leggendario splendore.

    Calistano condusse così Lucifero presso la tomba di Oane e, davanti coloro che facevano un tempo funzione di sacerdoti, iniziò una grande cerimonia. Il cavaliere reputò quel giorno che egli non avesse più niente da far apprendere al giovane, divenuto emblema di forza e ragione, Lucifero, dall'alto dei suoi venticinque anni, fu così nominato Cavaliere da Calistano. Quest'ultimo gli offrì le terre che possedeva in Oanilonia ed un gruzzolo consistente con la missione di raddrizzare i torti di questa città in passato sì splendida. Lucifero, si sentì dunque investito di una missione divina e fu, per la prima volta, fiero di ciò che aveva realizzato fino ad allora.




    Il cavaliere Lucifero stabilì il suo feudo nel dominio che gli era stato donato, predicò nella città alla ricerca di uomini e donne che desiderassero accompagnarlo nel suo desiderio di ridare prestigio ad Oanilonia, la sua prestanza e le sue grandi doti, aggiunte alla sua virtù ed alla sua fede, gli permisero di convincere molte più anime di quanto pensasse. Lucifero fondò così l'Ordine dei Giusti di Oane e si impegnò a difendere la giustizia, a proteggere i deboli e a combattere la miseria con tutti i mezzi di cui disponeva. In pochi mesi, divenne un'indispensabile personalità della città, mettendo in fuga i briganti e destando l'ammirazione dei potenti. Egli venne perfino ricevuto dai dirigenti di Oanilonia che gli consegnarono una firma in bianco affinchè raddrizzasse i torti. I suoi uomini diffusero la storia di Oane e spiegarono il senso della vita mentre lui, armato del suo coraggio, si batteva per rendere migliori gli uomini empi che incontrava. Lucifero non diede mai prova di violenza indiscriminata, lui non si batteva che come rimedio estremo e unicamente per difendere se stesso o un debole di fronte ad uno più forte. Egli badava a non farsi giustizia da solo e lavorava insieme alle autorità di Oanilonia, assicurandosi che la giustizia venisse resa degnamente.

    In soli cinque anni, l'Ordine dei Giusti di Oane divenne indispensabile in tutto il regno e gli uomini che che si erano uniti a Lucifero condividevano tutti la stessa fede e lo stesso codice d'onore, lui stesso aveva nominato cinque cavalieri e, in tutta la comunità, i Giusti erano dei veri amici. Calistano veniva a fargli visita regolarmente ed era orgoglioso di ciò che aveva compiuto il suo vecchio scudiero. Anche i suoi genitori furono soddisfatti della sorte del loro figlio, ma, malgrado la sua insistenza, rifiutarono di venire a vivere nel suo dominio. Essi gli avevano spiegato che detenevano dei doveri verso il lavoro, giacché Dio aveva donato loro la terra e che, abbandonarsi all'ozio non gli avrebbe offerto la serenità. Lucifero, con rammarico, comprese la loro decisione e fu felice di accoglierli ogni qualvolta lo desiderassero. La città di Oanilonia sembrava guarire dai suoi mali ed i Giusti erano temuti e rispettati. Essi glorificavano Dio e spronavano gli uomini a cercare l'amore che Dio gli offriva, non con la forza, ma con le loro azioni e le loro parole. Il culto dell'Altissimo non fu mai così forte ad Oanilonia, fuorché dopo la morte di Oane.

    Inevitabilmente, in questi tempi ancora torbidi, Lucifero attizzò odio e spirito di vendetta. Numerosi erano coloro che marcivano nelle prigioni della città per il solo volere del Cavaliere. I ricchi e gli avari iniziarono a vedere in lui una minaccia, pensando che sarebbe finito per cercare di governare Oanilonia al loro posto. Anche coloro che peccavano e diffondevano il vizio si sentivano minacciati. I corrotti ed i grandi briganti sapevano che non avrebbero potuto vivere dei loro crimini fintantoché l'Ordine dei Giusti avesse regnato da padrone sulla città, e, loro conoscevano la ragione di tutto questo, Lucifero il buono... così si raggrupparono e decisero di far scomparire questo ingombrante cavaliere.



    L'insostenibile sofferenza e la tentazione


    I potenti ed i ricchi impauriti, sotto l'ascendente della tentazione e del peccato, finanziarono dunque i più vili banditi di Oanilonia al solo scopo di ridurre Lucifero al silenzio. Essi sapevano di non potersi battere direttamente contro di lui senza il rischio di farne un martire e di rendere il culto di Dio altrettanto più forte. Così, essi si batterono contro tutto ciò in cui Lucifero credeva. Un piccolo esercito fu innalzato con il fine di attaccare il villaggio di nascita del cavaliere. Gli abitanti del luogo vennero percossi ed uccisi nelle loro carni affinché Lucifero si dedicasse alla missione di riportare la pace nel piccolo borgo. Allora egli si recò colà con i suoi cavalieri per pugnare coloro che avevano portato l'odio e la violenza. Fu lungo il tragitto per la battaglia che un messaggero venne a trovarlo annunciandogli la morte dei suoi genitori e dei suoi più cari amici, tutti arsi vivi. Dilaniato dalla tristezza il Giusto ed i suoi batterono vittoriosamente il male in pochi giorni, ma la sofferenza che portava in sè non scomparve.

    Nel giro di pochi giorni, altri iniziarono ad attaccare le guide spirituali che predicavano l'amore dell'Altissimo, facendo subire loro sevizie e torture senza che niuna persona vi si potesse opporre. I furfanti si erano curati di battersi in forza contro l'Ordine dei Giusti di Oane e quando Lucifero ed i suoi cavalieri rientrarono, le notizie furono allo stesso modo drammatiche. Quasi tutte le guide erano state uccise e la folla che le ascoltava regolarmente era terrorizzata e non comprendeva perchè Dio non fosse intervenuto in loro favore. Si susseguirono settimane di terrore, la violenza e l'omicidio d'ora in avanti accompagnarono ogni apparizione pubblica dei cavalieri e delle guide, tanto che la popolazione iniziò a pensare che i Giusti fossero maledetti. La vile impresa fomentata da coloro che temevano Lucifero continuò senza freno, Calistano e la sua famiglia furono massacrati, il suo dominio riarso ed i suoi figli percossi a morte. Lucifero era ancora più infastidito e lentamente, iniziò a languire nel più terribile tormento.

    Tutto ciò non fu sufficiente a far cambiare l'uomo, che continuava a credere che l'amore potesse trionfare su tutto quest'odio e su tutta questa violenza. Dunque, i congiurati decisero di dargli il colpo di grazia e s'industriarono per annientare i suoi cavalieri. Tutti subirono delle fini orribili, i loro corpi mutilati e senza vita furono ritrovati appesi ai quattro angoli di Oanilonia. Fu in quel momento che Lucifero incontrò la creatura senza nome, attirato da tutta questa sofferenza e da questi sentimenti occultati nel fondo di un'alma tormentata. La creatura prese la forma di uno spirito e si recò sulla tomba di Oane dove Lucifero tentava d'acquietare i suoi dolori morali, l'incontro fu breve.


    Citation:
    Spirito : "Giovane cavaliere, io ho inteso la tua orrenda storia, corre voce che tutti quelli che ami siano stati assassinati."

    Lucifero : "Chi sei tu ?"

    Spirito : "Chi sono io ? Io sono colui che giace in questa tomba, colui che fece edificare questa città."

    Lucifero : "Oane ? Tu sei Oane ? Come è ciò possibile..."

    Spirito : "Mio giovane amico, niente è impossibile per colui che ha trovato La risposta. Se sono venuto è per porti una domanda. Vuoi tu lasciare queste orribili atrocità impunite ?"

    Lucifero : "Non voglio favellarne, la mia alma è lacerata e le mie notti sono composte da incubi e lacrime. Non so più a cosa aggrapparmi per sopravvivere a tant'odio."

    Spirito : "La giustizia di Oanilonia non sarà giammai severa a sufficienza per lenire il tuo cuore e la tua anima. Di tutti gli uomini che io ho conosciuto, mai ne ho incrociato uno agghindato di uno sguardo così triste. Ricerca nel fondo di te stesso, tu vedrai che necessiti di fare giustizia, e solamente dopo aver ucciso l'ultimo dei tuoi assassini, le tue sofferenze verranno alleviate..."


    Il buon cavaliere si lasciò dunque andare alla vendetta, e l'odio s'impossessò del suo cuore. Aveva subito così tanto dolore e miseria e soccombé alla collera di non essere stato in grado di proteggere i suoi cavalieri, di non aver saputo salvare la sua famiglia. Con immensa violenza, egli si battè per trovare i colpevoli e li massacrò uno ad uno, ma, solo coloro che si erano resi colpevoli di atrocità furono uccisi, coloro che avevano finanziato ed istigato questi progetti scamparono alla triste sorte dei loro mercenari. Tuttavia, dopo ciò, Lucifero non fu per niente calmo, al contrario, la sua pena, mista agli orrori che aveva commesso, lo resero peggiore.

    Quindi, per ultimare la loro opera distruttrice e peccaminosa, i potenti padroni corrotti stabilirono un ultimo complotto che fu montato contro Lucifero in persona. Mentre il cavaliere difendeva la virtù, la fede, la giustizia ed il coraggio, aveva rapente massacrato coloro che avevano condannato lui stesso. Dei giudici corrotti si presentarono nel suo dominio e lo accusarono di aver donato la morte senza giustizia, di aver seminato l'odio e di aver ucciso ciecamente. Lucifero, già negli abissi dell'umana sofferenza venne quindi gettato al pascolo nella plebe, molto contenta di vedere che un sì geloso eroe non fosse che un vil brigante. Egli venne quindi trascinato nel fango e nella disgrazia, accusato di tutti i mali e di tutti i vizi. Durante un processo pubblico, la sentenza per il cavaliere accusato di aver usurpato la sua reputazione fu pesante ed esemplare, il suo Ordine venne sciolto, le sue guide furono pubblicamente giustiziate ed i suoi amici vennero banditi da Oanilonia. Quanto a Lucifero, dopo molti giorni di tortura, egli fu privato del suo titolo di cavaliere, le sue terre vennero sequestrate e lui fu gettato nelle carceri della città a marcire infino a morte.



    La decadenza spirituale


    Nella sua cella, Lucifero, ferito, deluso, avvilito e al limite di ciò che l'animo umano possa sopportare pianse per giorni e giorni. Non riusciva a comprendere come fosse potuto succedere tutto ciò e si sentì abbandonato dall'Altissimo. Egli si chiese come Dio che non era che Amore ai suoi occhi avesse potuto lasciare accadere tai cose. Di nuovo, la creatura senza nome venne fortemente attratta da questo calvario e, questa volta, ricorse ad un'altra astuzia per parlargli. La creatura infuse la sua anima in un prigioniero di un carcere vicino alla cella di Lucifero.

    Citation:
    Creatura : "Smettila di piagnucolare come una bambina !"

    Lucifero : "...Lasciami..."

    Creatura : "Non posso sopportare tutto ciò, ecco, io marcirò qui molto a lungo per aver predicato l'amore dell'Onnipotente !"

    Lucifero : "Tu sei una guida ? Vuoi pregare con me ?"

    Creatura : "Non c'è preghiera che Dio ascolti, egli ci ha lasciato da molto tempo."

    Lucifero : "No...Dio ci ha lasciato il libero arbitrio..."

    Creatura : "No, lui ci ha abbandonato. Mi è stata raccontata la tua storia ed essa è la prova definitiva !"

    Lucifero : "Che vuoi dire ?"

    Creatura : "Tu sei diventato uno dei più potenti cavalieri che Oanilonia abbia mai conosciuto, tu hai protetto i deboli e combattuto le ingiustizie e guarda ciò dove ti ha condotto ! I tuoi familiari sono stati tutti uccisi, tutto ciò in cui credevi è crollato. Hai bisogno di altre prove per capire che l'Amore è un'illusione ? Tu hai fatto uso della forza e vendicato i tuoi cari e tuttavia, sei tu sollevato ? Non c'è giustizia, non c'è amore, degli uomini più forti di te ti hanno dominato. E' questa l'unica realtà del nostro mondo e l'unico motore che deve farci andare avanti..."


    Durante quella notte, la creatura fece morire il prigioniero in atroci sofferenze e Lucifero assisté nuovamente a ciò che egli considerava ormai come l'abbandono di Dio. I giorni passarono, poi le settimane si trasformarono in mesi e i mesi divennero anni tanto che Lucifero raggiunse l'età di quarantaquattro anni, imprigionato e sempre invaghito di una pena indicibile. Man mano che il tempo era passato, la sua fede lo aveva completamente lasciato, egli non credeva più nell'Amore dell'Altissimo ed il suo corpo si trasformò. I suoi muscoli prominenti divennero magri e le sue preghiere a Dio lasciarono posto a sonnellini senza sogni. La sete di conoscenza che l'aveva animato si era seccata e più nulla animava l'uomo che fu un tempo un valoroso cavaliere. Mentre era votato a restare imprigionato fino alla sua morte, Lucifero fu graziato e liberato da alcuni uomini, commossi per la sorte che gli era stata riservata. Gli donarono un piccolo pezzo di terra coltivabile e abbastanza denaro per vivere fino al suo ultimo soffio.

    Stanco della vita ed insoddisfatto, Lucifero ingaggiò alcuni servitori per occuparsi di lui e donargli il conforto che non aveva avuto. Non coltivò le sue terre e trascorse i suoi giorni ad annoiarsi nella sua disgrazia. L'ozio lo aveva così pervaso e Lucifero non faceva nient'altro che dormire e mangiare, lui che non aveva mai un minuto da perdere per non fare nulla. Degli anziani ascoltatori delle sue prediche appassionate vennero a trovarlo, tutti si stupirono nel vederlo così. Lucifero, nel corso di mesi aveva mangiato più di quanto si era mosso, era così diventato grasso e sgraziato. Gli uomini tentarono di comprendere ed il più vecchio s'avanzò.


    Citation:
    Anziano : "Sire Lucifero, perchè non preghi più ? Coloro che ti hanno nuociuto son tutti morti o partiti."

    Lucifero : "Pregare ? Non c'è più niente da pregare. Dio non ci ama e c'è da chiedersi se Lui esista. La fede non è che un'illusione che noi abbiamo ideato per non temere la morte. Di significati, la vita non ne possiede. Nessun piacere per gli uomini se non sia quello di non fare nulla. La vita non è che un sentiero che noi prendiamo in prestito senza poter dominare qualsiasi cosa data."

    Anziano : "Lucifero, tu vorresti pregare, ma il tuo cuore non conosce più la preghiera. Fredda è l'accidia che ammanta il tuo corpo, non sei che una statua di marmo seduta sulla propria tomba."


    Gli anziani rimasero scioccati nell'ascoltare il discorso di Lucifero e nel vedere in quale accidia egli si era lasciato andare. Lucifero visse in questo modo per più di dieci anni, avendo gusto di nulla, ignaro di tutti i piaceri della vita e rinnegando la fede che un tempo lo animava. A coloro che tentarono di convincerlo a riprendere il gusto della vita, egli produceva lo stesso discorso e tutti non poterono che constatare che l'uomo era non più che l'ombra di un'anima, un corpo vivente ma senza illuminazione.

    A quel tempo, Oanilonia conobbe un periodo turbolento ed agitato dai turbini del vizio e dalla spuma di peccati. L'odio e la violenza si erano impadroniti di tutta la città, l'accidia aveva vinto i lavoratori che preferirono i beni materiali ai beni spirituali, l'ozio aveva vinto tutti i piani della società di Oanilonia tanto che Lucifero venne di nuovo considerato come un esempio ed elevato al rango di mito. Il suo atteggiamento pigro e inattivo si diffuse rapidamente all'interno della cloaca che era divenuta la città, ed a lui venne votato un vero e proprio culto. Ricchi e borghesi, si dedicarono anche loro alla pigrizia, facendo lavorare gli altri a loro posto e, come Lucifero, iniziarono a non credere più in niente. I peccati di accidia, di gola, d'avarizia, d'ira, d'invidia e di lussuria si impossessarono di Oanilonia, la creatura senza nome che si aggirava tra gli uomini infuse il suo veleno nei cuori dei deboli che si rivoltarono contro i potenti tanto che scoppiò una guerra e la violenza, la morte e l'odio divennero le guide della città. Fu allora che l'Altissimo parlò agli uomini e lanciò loro un ultimatum. Egli diede sette giorni agli esseri umani per lasciare Oanilonia, altrimenti tutti coloro presenti sarebbero stati annientati insieme alla città. Molti furono coloro che abbandonarono senza indugio la città divenuta maledetta ma numerosi furono anche coloro che rimasero.

    La creatura apparse un'ultima volta a Lucifero e lo reclutò per diffondere un suo messaggio, chiamato accidia. Egli predicò presso gli individui più vili che potevano restare ad Oanilonia, venendo ascoltato di più che non fu in passato, quando lui diffondeva un messaggio virtuoso pieno d'amore. Poco a poco, tutti persero rapidamente il gusto della vita e cedettero ad un'accidia senza limite. Essi vennero di nuovo ad ascoltarlo predicare nella propria casa contro qualsiasi forma di attività e di spiritualità. Molti uomini assisterono alle sue diatribe indemoniate contro l'Altissimo sostenendo l'accidia. Lucifero scrisse dei precetti, fino ad oggi, ne sono stati ritrovati sei:


    Citation:
    Primo precetto : "Non fate ciò che un altro può fare per voi, sarebbe un danno perdere la propria esistenza a consumarsi nel lavoro."
    Secondo precetto : "Non v'è alcun bisogno di perdersi in preghiere e meditazioni poichè il riposo del sonno nutre allo stesso modo lo spirito dell'uomo."
    Terzo precetto : "Credere in una questua spirituale e religiosa è illusorio perchè l'uomo è intrinsecamente votato al peccato. E' perverso per natura e, per essenza è vizioso. L'amore è un'illusione che si racchiude in una credenza dogmatica priva di fondamento."
    Quarto precetto : "L'unico piacere che dovrebbe avere l'uomo è quello di non fare nulla giacché la vita non è che vacua ed il suo sapore non ha alcun gusto. Dunque, se questo piacere non può esistere, altrettanto non si avrebbe alcun piacere.
    Quinto precetto : "Se non fare niente è un peccato allora, predicare il peccato è virtuoso."
    Sesto precetto : "La virtù è un vizio quando essa viene elevata al rango di icona dogmatica e il vizio è una virtù quando esso lascia l'uomo libero di non fare niente."


    Ad Oanilonia, sette virtuosi, avendo accettato la fatalità e la punizione di Dio, fecero lo stesso di Lucifero e degli altri uomini scelti dalla creatura senza nome. Sylphael, egli, incarnava il piacere e si opponeva a Lucifero in qualsiasi momento, quando appariva in un luogo per predicare l'amore di Dio ed il piacere virtuoso, Lucifero passava dietro di lui a predicare il contrario. Ciò durò sei giorni, sei lunghi giorni durante i quali gli uomini e le donne rimasti ad Oanilonia ascoltarono Lucifero o Sylphael. Quindi, venne il settimo giorno e Dio, nella Sua ira, fece emergere dagli abissi della terra della lava incandescente ed infernale che arse tutta la vita. In seguito la terra si sguarciò per lasciare che Oanilonia sprofondasse nel baratro dell'oblio.


    Un'eternità di Accidia


    Lucifero fu presentato all'Altissimo come ogni uomo ed ogni donna rimasti ad Oanilonia. Come tutti gli altri, egli non abiurò nessuno dei suoi peccati e non riconobbe la potenza dell'Altissimo. Nella Sua Santa ira, Dio scagliò Lucifero sulla luna affinché scontasse un'eternità d'accidia e pagasse i suoi peccati terreni. L'ira dell'Onnipotente fu tanto più possente di come Lucifero l'aveva elogiata per molti anni prima di cedere alla tentazione della creatura senza nome e di sprofondare nel vizio. Avendo incarnato l'accidia durante una grande parte della sua esistenza mortale, egli fu inviato sugli immensi picchi rocciosi dell'inferno ed il suo aspetto si deformò, i suoi muscoli e il suo grasso si fusero, la sua pelle si restrinse sulle ossa tanto che rassomigliò ad uno scheletro. Per punirlo di aver trascorso troppo tempo nell'ozio, Dio gli diede il corpo di un vecchio con la barba irsuta e, infine, a causa dei molti anni che aveva trascorso a lamentarsi della sua sorte senza pensare agli altri, Lucifero fu condannato a versare delle calde lacrime per l'eternità.



    L'Altissimo aveva creato l'inferno che si trova sulla luna al fine di inviarvi le più vili alme umane. Mentre Egli aveva donato loro l'amore e li aveva resi i Suoi figli, molti si allontanarono da Lui e non manifestarono che vizio e peccato, obliando virtù ed amicizia. Così, coloro tra gli uomini che si lasciano andare, coloro che perdono il controllo di sé nell'ozio e la pigrizia spirituale o coloro che si dedicano alla negazione della vita e ignorano la loro propria soddisfazione, si uniscono ai ranghi delle anime dannate di Lucifero, Principe demone dell'Accidia.


Tradotto dal greco da monsignor Bender.B.Rodriguez
Tradotto da Doron, revisionato da Sir.johnny
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MessagePosté le: Mar Avr 07, 2015 11:25 am    Sujet du message: Répondre en citant







    Demonografia de Lúcifer, Príncipe-Demónio da Preguiça



    A vinda ao mundo de uma criança ideal

    Há muito tempo, numa pequena vila situada a alguns quilómetros a sul de Oanylone, de uma esposa e um marido preenchidos, felizes no amor e que se contentavam com o pouco que tinham, nasceu um pequeno bebé a que chamaram Lúcifer. Ambos os pais, Lúcia e Fernando viviam em felicidade, não nadavam em ouro, mas o produto do seu gado era o suficiente para os alimentar. Eles sempre quiseram ter um filho e, naquele dia memorável de alegria, todos os seus desejos foram satisfeitos. Foi assim que Lúcifer que começou a sua vida, no amor mais querido e sob a protecção de dois pais carinhosos e muito dedicados do seu cuidado.

    Lúcifer crescia demasiado depressa para o gosto dos seus pais, mas nada podia perturbar o perfeito equilíbrio familiar que começou com a sua chegada e Fernando não deixava de louvar a gentileza e benevolência do seu filho. Lúcia não poupava elogios quanto às suas capacidades e delicadeza. O seu pai e a sua mãe estavam tão orgulhosos de ter trazido ao mundo este menino tão sábio, tão amoroso que nunca deixavam de se maravilhar com ele. Foi quando ele chegou à adolescência que compreenderam que Lúcifer estava reservado a um grande destino.

    Os jovens amigos de Lúcifer queriam sempre passar o tempo com ele, era uma boa companhia e tinha a confiança de muitos. Recebia sempre elogios daqueles que conhecia e os seus pais tinham poupado até ao último centavo para lhe permitir uma educação correcta. Fernando sempre disse que não queria que o seu filho fosse um simples camponês e mantinha os sonhos mais doces em respeito a ele. Lúcia compartilhava a mesma visão e ambos deram o que tinham pelo seu filho. Lúcifer era honesto, era realmente bom, condescendente e um verdadeiro amigo, ele colocava em prática todo o amor que tinha recebido dos outros. Um nobre cavaleiro, Calistan, que governava um domínio longe da aldeia ouviu falar sobre essa criança tão bem descrita por rumores. Ele decidiu encontrá-lo e certificar-se que não lhe tinham contado fantasias. Em toda a aldeia ele interrogou os moradores e todos responderam a mesma coisa:


    Citation:
    Aldeãos: Lúcifer o bom? Você o reconhecerá, é um belo e jovem homem com um olhar benevolente. Você pode ficar aqui, meu senhor.


    O valente cavaleiro não tardou a cruzar-se com o olhar cheio de amor do jovem rapaz, não teve que lhe perguntar se era Lúcifer porque os olhos do menino faziam jus à sua reputação. Ele sugeriu que fossem juntos ao encontro de seus pais, porque desejava-lhe oferecer um belo futuro. Calistan explicou a Lúcifer que tinha procurado durante muito tempo por um jovem escudeiro, ele queria-o justo e corajoso, bom e honesto; e a reputação do jovem rapaz tinha-o atraído até ali. Assim, propôs a Fernando e a Lúcia levar com ele o jovem adolescente e ensinar-lhe a cavalaria, ao que todos os três concordam sem pestanejar.



    A aprendizagem da virtude e da fé

    Lúcifer acompanhou o cavaleiro ao seu domínio para uma aprendizagem que durou vários anos. Numa cerimónia liderada pelo seu guia espiritual, foi nomeado escudeiro e comprometeu-se a servir o seu novo mestre, respeitando os valores da cavalaria e vivendo sempre na virtude. Calistan propôs-se fazer daquele jovem rapaz um grande cavaleiro e, para começar, falou-lhe de Oane:

    Citation:
    Calistan: Meu jovem amigo, tu conheces Oane?

    Lúcifer: Ele foi o fundador da grande cidade de Oanylone, certo?

    Calistan: Não foi somente isso meu amigo, foi uma grande figura do nosso mundo porque é graças a ele que temos uma alma! Vou contar-te a sua história...


    E Calistan contou-lhe a história dos homens, como se sentiam abandonados por Jah e como se sentiam privados de talento, como se consideravam marginalizados por causa da inferioridade da qual se imaginavam vítimas. Contou como Jah reuniu as suas criações e a pergunta que lhes colocou. Ele explicou como uma criatura se chegou à frente e deu a sua resposta, então, Jah ordenou a Oane que lhe desse outra. Finalmente, o cavaleiro revelou-lhe quais foram as palavras de Oane que nos deram o estatuto de filhos do Altíssimo. Lúcifer ficou sem palavras diante deste homem que conseguiu compreender o mundo, ele mesmo compartilhava essa visão desde há muito tempo. Ele nunca tinha compreendido do que se tratava, mas Lúcifer estava certo que, agora, tinha encontrado as palavras para descobrir como se sentia. Calistan então contou-lhe como Oane, agora líder espiritual, conduziu os homens por uma grande planície, durante muitos anos de viagem. Seguiu essa história descrevendo a morte de Oane e a aceitação que tinha tido, terminando com a criação de Oanylone e o culto consagrado a Oane por aqueles que veneravam o Altíssimo. Lúcifer ficou tão encantado e tocado que procurou aprofundar o seu conhecimento de Oane e dos primórdios da humanidade por muitos anos, além do seu trabalho como escudeiro de servir o cavaleiro.

    O jovem escudeiro mantinha uma servidão impecável, com respeito a Calistan e nunca criava dificuldades, não apenas para lhe ceder o lugar de honra em todos os lugares, mas também para lhe obedecer ou para lhe levar o seu escudo. Esta grande subordinação permitia-lhe abraçar o desejo de fazer-se digno da cavalaria, pelas suas acções de valor e boa conduta, mas também pela virtude, essencial para se tornar um cavaleiro perfeito. Lúcifer venerava o Altíssimo e partilhava esta devoção com o seu cavaleiro e, ao mesmo tempo que compreendia o sentido da vida e rezava com fervor, ele também treinava o combate e o uso de armas. A sua aprendizagem foi longa e difícil, durante mais de sete anos ele trabalhou com afinco, comportou-se como um perfeito cavaleiro e, para todos os seus professores, ele era um aluno talentoso. Um dia, enquanto conversava com o seu mestre, ele perguntou-lhe:


    Citation:
    Lúcifer: Mestre, se o sentido da vida é o amor e se nós somos todos iguais perante o Altíssimo, porque nós treinamos para combater? Não deveríamos explicar a vontade de Jah? Partilhar o nosso amor em todas as circunstâncias?

    Calistan: Meu jovem escudeiro, Jah ama-nos e nós O amamos, mas Ele deu-nos a opção de compreendermos isso, e portanto, de negar este estado de amor! Ele também deixou conosco a Criatura que deu a primeira resposta com o fim de nos tentar e de nos permitir fazer uma escolha livre. Assim, muitos, infelizmente, seguem os preceitos desta infame Criatura.

    Lúcifer: Mas, neste caso, não nos deveríamos contentar em matar a Criatura?

    Calistan: Não, meu jovem escudeiro, a morte seria desrespeitar a vontade de Jah e acima de tudo isso, seria impor o amor do Altíssimo pela força. É indispensável para compreender que Ele nos ama e a quem nós devemos amar de volta.


    Ambos conversaram assim e Calistan explicou porque o cavaleiro deve defender a justiça, a honra e a bravura, e fez-lhe compreender que um verdadeiro e valente cavaleiro deve proteger os fracos e torcer o pescoço da injustiça. Assim, eles discutiam mais e mais e durante todo o tempo que Lúcifer acompanhou o seu mestre. Para terminar a sua formação, depois de dez longos anos de aprendizagem no cargo de escudeiro ao serviço do cavaleiro, este último levou-o a léguas do seu domínio para ver a cidade de Oanylone que tanto tinham falado. O jovem homem estava longe de imaginar o que Calistan lhe tinha reservado.



    A cavalaria e a glória de Jah

    Calistan e Lúcifer cavalgaram até ao sopé da cidade de Oanylone, já bastante contaminada pelo vício e o pecado. Se o cavaleiro tinha contado a história desta cidade, ele não se tinha esquecido de esclarecer o que ela se tornou e como os vilões e outros bandidos tinham o poder de lei por vezes. Lúcifer permaneceu maravilhado com a imponente cidade, os seus olhos ficaram impressionados pelo símbolo que representava e sentiu no fundo de si a inveja de devolver a este lugar o seu esplendor lendário.

    Calistan levou assim Lúcifer até ao túmulo de Oane e, perante aqueles que antigamente faziam de sacerdotes, começou uma grande cerimónia. O cavaleiro considerou naquele dia que não tinha nada mais para ensinar ao jovem homem tornado razão e força. Lúcifer, no alto dos seus vinte e cinco anos, foi assim nomeado cavaleiro por Calistan. Este último ofereceu-lhe as terras que possuía em Oanylone e um pecúlio considerável com a missão de corrigir os erros desta cidade com o passado tão brilhante. Lúcifer sentiu-se então investido de uma missão divina e, pela primeira vez, orgulhoso do que tinha alcançado até agora.




    O cavaleiro Lúcifer instalou a sua fortaleza no domínio que lhe foi dado, ele pregou na cidade para encontrar homens e mulheres que quisessem acompanhá-lo na sua vontade de melhorar a imagem de Oanylone. A sua presença e as suas grandes qualidades, juntas com a sua virtude e a sua fé, permitiram-lhe convencer muitas mais almas do que pensava. Lúcifer fundou assim a Ordem dos Justos de Oane e propôs-se defender a justiça, de proteger os fracos e de combater a miséria por todos os meios que ele dispunha. Em alguns meses, tornou-se uma figura central da cidade, assustando os ladrões e provocando a admiração dos poderosos. Foi recebido pelos governantes de Oanylone que lhe deram carta branca para que corrigisse as injustiças. Os seus homens espalhavam a história de Oane e explicavam o sentido da vida enquanto que ele, armado da sua coragem, lutava para fazer melhores os homens maus com que se cruzava. Lúcifer jamais deu provas de violência imprudente, ele lutava só em último recurso e unicamente para se defender ou defender o fraco contra o mais forte. Ele teve o cuidado de não fazer justiça por ele mesmo e trabalhar em conjunto com as autoridades de Oanylone, assegurando-se que a justiça fosse dignamente prestada.

    Em apenas cinco anos, a Ordem dos Justos de Oane tornou-se indispensável por todo o Reino e os homens que se uniram a Lúcifer partilhavam todos da mesma fé e do mesmo código de honra, ele mesmo investiu cinco cavaleiros e, em toda a comunidade, os Justos eram amigos de verdade. Calistan vinha visitá-lo regularmente e estava orgulhoso do que tinha alcançado o seu antigo escudeiro. Os seus pais foram também atingidos pelo destino do filho mas, apesar da sua insistência, recusaram-se a vir viver no seu domínio. Eles explicaram-lhe que deveriam de trabalhar porque Jah lhes deu a terra e que aproveitar a ociosidade não lhes traria felicidade. Lúcifer, com pesar, compreendeu a sua decisão e ficou feliz de os acolher cada vez que eles quisessem. A cidade de Oanylone parecia curar os seus males e os Justos eram temidos e respeitados. Glorificavam a Jah e levaram os homens a ver o amor que Jah tinha por eles, não pela força mas pelas suas acções e pelas suas palavras. O culto do Altíssimo nunca foi tão forte em Oanylone, excepto depois da morte de Oane.

    Inevitavelmente, nestes tempos cheios dos mesmos problemas, Lúcifer atiçou o ódio e o espírito de vingança. Numerosos eram os que se corrompiam nas prisões da cidade pelo simples acto do Cavaleiro. Os ricos e os gananciosos começaram a vê-lo como uma ameaça, pensando que ele acabaria por procurar governar Oanylone em vez deles. Aqueles que pecavam e espalhavam o vício também se sentiam ameaçados. Os corrompidos e os grandes ladrões sabiam que não podiam viver dos seus crimes enquanto a Ordem dos Justos reinasse como mestre sobre a cidade e eles conheciam a razão de tudo isso: Lúcifer o bom... assim eles reagruparam-se e decidiram fazer desaparecer este incómodo cavaleiro.




    O insuportável sofrimento e a tentação

    Os poderosos e os ricos com medo, sob a influência da tentação e do pecado, financiaram então os meliantes mais vis de Oanylone com o único fim de reduzir Lúcifer ao silêncio. Eles sabiam que não podiam atacá-lo directamente pelo risco de o converterem num mártir e de tornar o culto de Jah ainda mais forte. Assim, eles atacaram todos aqueles em quem Lúcifer acreditava. Um pequeno exército foi criado afim de atacar a vila natal do cavaleiro. Os habitantes daquele lugar foram espancados e magoados na sua carne de modo que Lúcifer se entregou para restabelecer a paz na pequena vila. Ele foi então para lá com os seus cavaleiros para combater aqueles que tinham trazido o ódio e a violência. Foi no caminho que levava ao combate que um mensageiro veio até ele e lhe anunciou a morte dos seus pais e dos amigos mais próximos, todos queimados vivos. Dilacerado pela tristeza, o Justo e os seus lutaram contra o mal vitoriosamente durante alguns dias, mas o sofrimento que tinha dentro de si não desaparecera.

    Durante estes dias, os outros começaram a atacar os guias espirituais que pregavam o amor do Altíssimo, submetendo-os a espancamentos e torturas sem que ninguém se pudesse opor a eles. Os meliantes tinham que ocupar-se em atacar com força a Ordem dos Justos de Oane e quando Lúcifer e os cavaleiros regressaram, as notícias foram igualmente dramáticas. Quase todos os guias tinham sido assassinados e a multidão que os escutava regularmente estava aterrorizada e não compreendia porque Jah não interveio em seu favor. Seguiram-se semanas de terror, a violência e o assassinato acompanhavam agora cada aparição pública dos cavaleiros e dos guias, até que a população começou a pensar que os Justos foram amaldiçoados. O empreendimento vil fomentado por aqueles que temiam Lúcifer continuou inabalável, Calistan e a sua família foram massacrados, o seu domínio queimado e os seus filhos espancados até à morte. Lúcifer estava cada vez mais desapontado e, lentamente, começou a definhar no mais terrível tormento.

    Tudo isso não foi suficiente para mudar o homem que continuava a acreditar que o amor poderia triunfar sobre todo este ódio e toda esta violência. Assim, os conspiradores decidiram dar-lhe o golpe de misericórdia e organizaram-se para matar os seus cavaleiros. Todos sofreram finais horríveis, os seus corpos mutilados e sem vida foram encontrados pendurados nos quatro cantos de Oanylone. Foi quando Lúcifer encontrou a Criatura Sem Nome, atraída por todo este sofrimento e esses sentimentos enterrados no fundo de uma alma torturada. A Criatura tomou a forma de um espírito e foi para o túmulo de Oane onde Lúcifer tentava apaziguar o seu sofrimento moral. O encontro foi breve.


    Citation:
    Espírito: Jovem cavaleiro, ouvi a tua história horrível, o rumor diz que todos que aqueles que tu amavas foram assassinados.

    Lúcifer: Quem és tu?

    Espírito: Quem sou eu? Eu sou aquele que está deitado neste túmulo, aquele que fez construir esta cidade.

    Lúcifer: Oane? Tu és Oane? Como isto é possível...

    Espírito: Meu jovem amigo, nada é impossível para aquele que encontraram A resposta. Se eu vim é para te colocar uma pergunta. Tu vais deixar estas horríveis atrocidades impunes?

    Lúcifer: Eu não quero falar sobre isso, a minha alma está rasgada e as minhas noites são feitas de pesadelos e lágrimas. Eu não sei a que mais me agarrar para sobreviver a tanto ódio.

    Espírito: A justiça de Oanylone jamais será suficientemente severa para apaziguar o teu coração e a tua alma. De todos os homens que eu conheci, jamais me havia cruzado com um trajado com um olhar tão triste. Procura no fundo de ti mesmo, verás que deves fazer justiça, e somente depois de matares o último assassino dos teus, o teu sofrimento será aliviado...


    O bom cavaleiro abandonou-se então à vingança, e o ódio possuía o seu coração. Ele tinha sofrido tanta dor e miséria e sucumbiu à cólera de não ter sido capaz de proteger os seus, de não ter sido capaz de salvar a sua família. Com imensa violência, ele lutou para encontrar os culpados e massacrou-os um a um mas somente aqueles que haviam sido culpados das atrocidades foram assassinados, aqueles que tinham financiado e fomentado esses projectos escaparam à triste sorte dos seus mercenários. No entanto, depois disso, Lúcifer não se havia apaziguado; pelo contrário, a sua sentença, misturado com os horrores que cometeu, fez-lhe ainda pior.

    Assim, para completar o seu trabalho destrutivo e pecador, os poderosos proprietários corruptos decidiram um último complô que foi montado contra Lúcifer em pessoa. Entretanto, o cavaleiro que defendia a virtude, a fé, a justiça e a bravura, massacrava apressadamente aqueles que ele mesmo havia condenado. Juízes corruptos apresentaram-se no seu domínio e acusaram-no de ter causado a morte sem justiça, de espalhar o ódio e de ter morto cegamente. Lúcifer, já nas profundezas do sofrimento humano foi então lançado à mercê da multidão, demasiado contente de ver que um herói tão invejado era apenas um bandido vil. Foi assim arrastado pela lama e no opróbrio, acusado de todos os males e de todos os vícios. Num julgamento público, a sentença foi exemplar e pesada para o cavaleiro acusado de usurpar a sua reputação, a sua Ordem foi desmantelada, os seus guias foram executados publicamente e os seus amigos foram banidos de Oanylone. Quanto a Lúcifer, depois de numerosos dias de tortura, foi destituído do seu título de cavaleiro, as suas terras foram apreendidas e ele foi atirado para a prisão da cidade para definhar ali até à sua morte.




    A decadência espiritual

    Na sua cela, Lúcifer, magoado, decepcionado, abatido e no mais fundo que a alma humana podia suportar chorou por dias e dias. Ele não conseguia compreender como tudo isso tinha acontecido e sentiu-se abandonado pelo Todo Poderoso. Ele perguntava-se como Jah, que era puro Amor aos seus olhos, pôde deixar que tais coisas acontecessem. De novo, a Criatura Sem Nome foi fortemente atraída por este calvário e, desta vez, utilizou outro truque para falar com ele. A Criatura soprou a sua alma num prisioneiro de uma cela próxima de Lúcifer.

    Citation:
    Criatura: Pára de choramingar como uma menina!

    Lúcifer: ...Deixa-me...

    Criatura: Eu não tenho que suportar isto, há demasiado tempo que definho aqui por ter pregado o amor do Todo Poderoso!

    Lúcifer: Tu és um guia? Queres rezar comigo?

    Criatura: Não há nenhuma oração que Jah escute, ele deixou-nos há muito tempo.

    Lúcifer: Não... Jah deixou-nos o livre-arbítrio...

    Criatura: Não, ele abandonou-nos. Contaram-me a tua história e ela é a última prova!

    Lúcifer: O que queres tu dizer?

    Criatura: Tu tornaste-te um dos cavaleiros mais poderosos que Oanylone já conheceu, tu protegeste os fracos e combateste as injustiças e vê até onde isso te levou! Todos os teus parentes foram mortos, tudo aquilo em que acreditavas se afundou. Precisas de mais provas para compreenderes que o Amor é uma ilusão? Fizeste uso da força e vingaste os teus e no entanto, estás aliviado? Não há justiça, não há amor, os mais fortes que tu dominaram-te. Essa é a única realidade do nosso mundo e o único motor que nos deve fazer avançar...


    Durante aquela noite, a Criatura matou o prisioneiro em atrozes sofrimentos e Lúcifer assistiu mais uma vez ao que ele considerava doravante como o abandono de Jah. Os dias passaram, logo as semanas transformaram-se em meses e os meses fizeram-se anos, de modo que Lúcifer atingiu a idade de quarenta e quatro anos na prisão e sempre preso a uma indizível pena. À medida que o tempo passava, a sua Fé havia-o deixado totalmente, ele não acreditava mais no Amor do Altíssimo e o seu corpo transformou-se. Os seus músculos protuberantes tornaram-se secos e as suas orações a Jah deram espaço a sestas sem sonhos. A sede de conhecimento que o havia animado tinha secado e nada mais animava o homem que fora um valente cavaleiro. Ainda que estivesse condenado a permanecer preso até ao seu fim, Lúcifer foi perdoado e libertado por alguns homens movido pelo destino que lhe estava reservado. Eles deram-lhe um pequeno pedaço de terra cultivável e dinheiro suficiente para viver até ao seu último suspiro.

    Cansado da vida e insatisfeito, Lúcifer contratou alguns funcionários para se ocuparem em lhe dar o conforto que ele não tinha. Não cultivou as suas terras e passou os seus dias lamentando-se do seu infortúnio. A ociosidade invadiu-o assim e Lúcifer não fez mais nada além de dormir e comer, não tinha um minuto que perder por não fazer nada. Os antigos ouvintes das suas pregações fervorosas vieram vê-lo, e todos ficaram surpreendidos ao vê-lo assim. Lúcifer, durante meses tinha comido mais do que se tinha movido, ficando assim gordo e nada gracioso. Os homens tentaram compreender e o mais velho adiantou-se:


    Citation:
    Ancião: Senhor Lúcifer, porque tu não pregas mais? Aqueles que te magoaram estão mortos ou partiram.

    Lúcifer: Pregar? Não há nada para pregar. Jah não nos ama e temos de nos perguntar se Ele existe. A fé é uma ilusão que inventámos para não temer a morte. Não há sentido na vida. Não há prazer para os homens excepto o de não fazer nada. A vida não é um caminho que nós escolhemos sem dominar qualquer coisa.

    Ancião: Lúcifer, tu queres orar mas o teu coração não sabe mais oração. Fria é a preguiça que cobre o teu corpo, és apenas uma estátua de mármore sentada na tua própria sepultura.


    Os anciãos ficaram horrorizados ao ouvir sobre Lúcifer e de ver a preguiça à qual se tinha abandonado. Lúcifer viveu assim por mais dez anos, sem ter interesse por nada, ignorando totalmente os prazeres da vida e renegando a fé que o tinha animado antigamente. Para aqueles que tentaram convencê-lo a recuperar o gosto pela vida, ele dava-lhes o mesmo discurso e todos eles puderam constatar que o homem não era mais que a sombra de uma alma, um corpo vivo sem iluminação.

    Naquele tempo, Oanylone conheceu um período movimentado e agitado pela turbulência do vício e da escória dos pecados. O ódio e a violência apoderaram-se de toda a cidade, a preguiça venceu os trabalhadores que preferiram os bens materiais aos bens espirituais, a ociosidade venceu em todos os níveis da sociedade de Oanylone, de modo que Lúcifer foi novamente tratado como um exemplo e elevado ao nível de mito. A sua atitude preguiçosa e ociosa espalhou-se rapidamente no seio da cloaca em que se tornara a cidade, e um verdadeiro culto foi dedicado a ele. Os burgueses e os ricos também se entregaram à preguiça, fazendo os outros trabalhar para eles e, como Lúcifer, começaram a não acreditar em nada. Os pecados da preguiça, gula, avareza, ira, inveja, orgulho e luxúria apoderaram-se de Oanylone. A Criatura Sem Nome, que rondava entre os homens, injectava o seu veneno nos corações dos fracos que se voltaram contra os fortes, de modo que a guerra começou e a violência, o assassinato e o ódio converteram-se no que guiava a cidade. Foi então que o Altíssimo falou aos homens e lhes lançou um ultimato. Ele deu sete dias aos humanos para deixaram Oanylone. De outra forma, todos os presentes seriam destruídos com a cidade. Numerosos foram aqueles que deixaram sem demora a cidade maldita, mas numerosos foram aqueles que ficaram.

    A Criatura apareceu uma última vez a Lúcifer e convenceu-o a espalhar a sua mensagem apelando à preguiça. Ele pregou entre os indivíduos mais vis que podia encontrar-se em Oanylone, sendo ouvido muito mais que no passado, quando transmitia uma mensagem virtuosa cheia de amor. Pouco a pouco, todos perderam rapidamente o gosto pela vida e cederam a uma preguiça sem limite. Eles vieram ouvi-lo pregar de novo na sua própria casa, contra qualquer forma de actividade e de espiritualidade. Os numerosos homens assistiram às suas diatribes furiosas contra o Altíssimo, defendendo a preguiça. Lúcifer tinha escrito preceitos, seis que até à data foram encontrados:


    Citation:
    Primeiro preceito: Não faças o que alguém pode fazer por ti, seria uma pena perder a tua própria existência gasta no trabalho.

    Segundo preceito: Não há necessidade de se perder em orações e meditações já que o descanso do sono alimenta tanto ou mais o espírito do homem.

    Terceiro preceito: Crer numa busca espiritual e religiosa é ilusório, porque o homem está intrinsecamente consagrado ao pecado. Por natureza é perverso e, por essência, é vicioso. O amor é uma ilusão que o envolve numa crença dogmática sem fundamento.

    Quarto preceito: O único prazer que deveria ter o homem é o de não fazer nada porque a vida não é nada mais que o vazio e o seu sabor não tem nenhum gosto. Assim, se este prazer não pode existir, tanto faz não ter nenhum prazer.

    Quinto preceito: Se não fazer nada é pecar, então pregar o pecado é virtuoso.

    Sexto preceito: A virtude é um vício quando elevada à condição de ícone dogmático e o vício é uma virtude quando deixa o homem livre de não fazer nada.


    Em Oanylone, sete virtuosos, aceitaram a fatalidade do destino e a punição de Jah, fazendo o mesmo que Lúcifer e os outros homens escolhidos pela Criatura Sem Nome. Sylphael, ele, incarnava o prazer e opunha-se a Lúcifer em todos os pontos, quando ele aparecia num lugar para pregar o amor de Jah e o prazer virtuoso, Lúcifer passava detrás dele para pregar o inverso. Isto durou seis dias, seis longos dias durante os quais os homens e as mulheres que ficaram em Oanylone escutaram Lúcifer ou Sylphael. Assim, veio o sétimo dia e Jah, na Sua cólera, fez brotar dos abismos da terra as lavas incandescentes e infernais que queimaram toda a vida. A terra rompeu-se de seguida para deixar Oanylone desaparecer no abismo do esquecimento.



    Uma eternidade de preguiça

    Lúcifer foi apresentado ao Altíssimo como cada homem e cada mulher que ficaram em Oanylone. Como todos os outros, não abjurou nenhum dos seus pecados e não reconheceu o poder do Altíssimo. Na Sua Santa ira, Jah lançou Lúcifer na lua para purgar uma vida de preguiça e pagar pelos seus pecados terrestres. A cólera do Todo Poderoso foi ainda mais forte, já que Lúcifer O tinha elogiado durante muitos anos antes de ceder à tentação da Criatura Sem Nome e de se afundar no vício. Tendo encarnado a preguiça durante uma grande parte da sua existência mortal, ele foi enviado sobre os enormes picos rochosos do Inferno e a sua aparência deformou-se, os seus músculos e a sua gordura derreteram e a sua pele apertou-se contra os ossos até se parecer um esqueleto. Para o punir por gastar muito tempo na ociosidade, Jah deu-lhe um corpo de um homem velho com uma barba desgrenhada e, finalmente, por causa dos muitos anos que passou a lamentar o seu destino sem pensar nos outros, Lúcifer foi condenado a derramar lágrimas quentes por toda a eternidade.



    O Altíssimo criou o Inferno que se encontrava na Lua afim de enviar ali as almas humanas mais vis. Ainda que lhes dera o seu amor e que Ele tivesse feito os seus filhos, muitos afastaram-se Dele e manifestaram unicamente vício e pecado, esquecendo a virtude e a amizade. Assim, entre os homens, aqueles que se abandonam, aqueles que se esquecem na ociosidade e na preguiça espiritual e aqueles que se dedicam à negação da vida e ignoram a sua própria satisfação, engrossam as fileiras das almas condenadas de Lúcifer, o Príncipe da Preguiça.


Traduzido do Grego pelo Monsenhor Bender.B.Rodriguez
_________________
His Excellency NReis Ribeiro de Sousa Coutinho | Archbishop of Braga | Vice-Primate of the Kingdom of Portugal | General Secretary of the Roman Registers | Writer of the Saint Office | Translator on Villa San Loyats



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