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Saint Straton de Lampsaque, deuxième scolarque

 
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vincent.diftain



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MessagePosté le: Lun Sep 20, 2010 3:43 pm    Sujet du message: Saint Straton de Lampsaque, deuxième scolarque Répondre en citant

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Saint Straton de Lampsaque, deuxième scolarque





Naissance d'un maigrichon


Straton, fils d'Arcélias, vit le jour à Lampsaque aux environs de -330, petite ville d'Asie mineure proche du détroit du Bosphore, située entre les deux villes de Cyzique et d’Abydos, au sud-ouest de Byzance. Le jeune enfant était né en avance, fort maigrichon, ses parents doutèrent même qu'il survive aux trois jours fatidiques. En effet, la tradition voulait qu'on place les enfants sur une colline, non loin de la ville, pendant les trois premiers jours après leur naissance. S'ils survivaient, c'est qu'ils étaient suffisamment robustes. A leur grande surprise, Straton survécut à ce calvaire et se montra, malgré les apparences, fort résistant. Il passa ainsi son enfance entre les jupons de sa mère et les enseignements de ses précepteurs. Le jeune homme développa très rapidement un talent inné pour les sciences. Il avait des capacités d'observation et d'analyse assez peu communes et s'intéressa de prime abord aux question de physique. Toujours, on lui faisait remarquer son extrême maigreur, le chétif enfant était d'ailleurs en proie à des maux avec plus de régularité que la succession des saisons. Il restait donc souvent alité ou enfermé dans ses appartements, à potasser livres et études que lui fournissaient ses précepteurs. A l'âge de treize ans, il fut envoyé , sur les conseils de ses précepteurs, au Lycée d'Aristote pour devenir philosophe et théologien.


La découverte de la théologie aristotélicienne


Jusqu'à présent, le jeune Straton ne s'était jamais réellement posé la question de l'existence de Dieu. Certes, il savait qu'en certains coins comme la Grèce, l'on pensait qu'un Dieu unique existait et avait créé toute chose. C'est auprès de Théophraste, le recteur du Lycée, qu'il découvrit que tout cela avait un sens et ne pouvait être contredit. Le rachitique, comme on le surnommait alors, tomba littéralement sous le charme du théologien et s'évertua à comprendre plus avant toutes les questions qui traitaient du Très Haut. Il passa donc une large partie de son adolescence à potasser les écrits d'Aristote et de son maitre Théophraste, le reste de son temps étant consacré à l'étude de la Physique, science pour laquelle il avait développé une affection particulière.

Il passait ainsi sa vie entre scriptorium et bibliothèques pour se consacrer aux études, et thermes pour soigner ses récurrentes infections. Les médicastres de l'époque s'arrachaient les cheveux et ne parvenaient pas à comprendre comment le jeune homme pouvait rester si maigre en ingurgitant trois repas par jour. Il finirent par ne lui donner que quelques années à vivre et prédirent qu'il ne dépasserait pas les vingt-cinq ans. Malgré ces funestes prédictions, Straton continua à approfondir ses connaissances, il fut si brillant que Théophraste s'intéressa beaucoup à lui, le prenant sous son aile et lui expliquant les tenants de la théologie aristotélicienne. En -305, le Lycée était déjà devenu un haut lieu de la théologie, formant nombres de disciples à la science et la connaissance de Dieu, Straton était ainsi considéré comme le meilleur élève qu'eût connu l'école depuis Théophraste. Le jeune devint rapidement surnommé le physicien en raison de son excellence en la matière. Il développa l'idée de la création du Monde, œuvre de la Nature par l'entremise des forces et de la volonté du Très Haut, et du mouvement. Selon lui, l'évolution du monde et sa complexité provenaient du jeu permanent des éléments et de l'existence de Dieu. il parvint à concilier théologie et physique, se servant des fondements de la naissance du monde, d'essence divine, et de ses observation pratiques et découvertes théoriques. Il étudia ainsi les mouvements et les interactions entre les éléments, publiant de nombreux ouvrages de référence sur le sujet. A l'âge de 30 ans, la cour d'Alexandrie demanda à Théophraste qu'on envoie un disciple du Lycée pour élever le futur Roi. Le scolarque trouva en Straton, un précepteur tout désigné à cette tâche, son accession à la culture égyptienne était une aubaine et allait permettre d'étendre la Foi dans le vrai Dieu. Ainsi, le jeune théologien quitta son maître pour les fastes de la cour d'Égypte.


L'aventure d'Alexandrie


En mettant les pieds à la cour d'Alexandrie, en Egypte, Straton savait que l'existence du Dieu unique n'était pas encore une croyance bien enracinée. Les prêtres égyptiens pratiquaient le paganisme et croyaient en un panthéon divin composé de multiples divinités. Straton se méfia alors de ces derniers et de la tentation d'affirmer trop clairement l'existence du Très Haut. On lui confia Ptolémée II, fils de Ptolémée Ier et frère d'Arsinoé II. Straton rencontra ainsi un jeune enfant de neuf ans, curieux et plus éveillé que la moyenne, il lui inculqua les valeurs qu'il avait apprises au Lycée, l'ouvrant à la philosophie, à la physique et, bien sûr, à la théologie. Il expliqua au jeune Ptolémée comment Dieu avait créé toute chose et lui demanda de ne pas divulguer le contenu de ses leçons sur le sujet. Il raconta comment Aristote avait été le prophète du vrai Dieu, et comment Théophraste avait relayé sa parole et par la même occasion, le message divin. Très vite cependant, les prêtres égyptiens vinrent à Straton pour le mettre en garde de l'envie d'enseigner ce qu'ils qualifiaient d'erreurs fondamentales. Straton préféra éviter l'affrontement direct, et, bien qu'il défendit son point de vue, déclara qu'il se contenterait d'apprendre à son jeune élève la philosophie et les sciences. Ptolémée était cependant plus que réceptif à ses enseignements théologiques, il se montrait particulièrement intéressé par Aristote et ses travaux sur la vertu et l'amitié. Ptolémée était voué à devenir pharaon, et seuls, les prêtres paganistes pouvaient entériner ce statut, Ptolémée était extrêmement intelligent et savait qu'il devrait s'abstenir de divulguer tout cela jusqu'à ce qu'il accède au trône d'Égypte. Tous deux décidèrent de garder secret cet enseignement et de ne révéler le message de Dieu qu'une fois maître des terres d'Alexandrie.

Pendant huit années, Straton enseigna donc en secret ce que le prophète avait dévoilé à l'humanité, il fit illusion devant les prêtres polythéistes de la cité mais gagna le plus grand respect auprès de Ptolémée qui le gratifia et lui donna 80 talents pour le remercier de ses leçons. Avec les préceptes de Straton, Ptolémée s'ouvrit à la culture et à la Grèce, il deviendra d'ailleurs premier pharaon à rapprocher les deux royaumes par des traités de paix et d'échanges culturels et économiques. Le philosophe n'avait pas connu d'amélioration de son état de santé et celui-ci fluctuait toujours autant, le laissant parfois au bord de la mort, seul sa ferveur le gardait en vie, étant certain de ne pas avoir achevé sa mission sur Terre. Straton fut rappelé à Athènes car Théophraste venait de mourir et lui avait légué le Lycée, le désignant comme scolarque.


Une nouvelle ère de théologie


Dès son accession au poste de scolarque, Straton réforma le Lycée. Il jugea nécessaire d'en modifier les conditions d'accès et préféra axer les enseignements autour de la théologie. Ainsi, l'étude des enseignements d'Aristote et du message du Très Haut devinrent les pilier de l'école d'Axios. Si Théophraste avait déjà orienté fortement le Lycée en ce sens, Straton, lui, ratifia de nouveaux statuts qui définissaient l'étude de la théologie comme fondement de toutes les autres sciences. S'il était moins bon orateur que son prédécesseur, il n'en restait pas moins excellent en la matière et ses longs discours sur la nature de l'âme, subjuguaient ses élèves. Straton s'attacha à comprendre le devenir de l'âme humaine et ce qu'elle produisait en chacun. Devant ses disciples, il expliquait :

Straton : -"L'âme et la pensée sont deux choses bien distinctes. Le Très Haut a doté chacun de nous d'une âme, qui, lorsque nous périrons, rejoindra Son royaume. Mais âme et pensée sont étroitement liés car l'un inspire l'autre. Sans pensée, aucune sensation ne peut se percevoir. Ainsi, l'âme est le symbole de notre Foi et nous donne la capacité à ressentir. Nous savons ce qui est juste et ce qui est mal, ainsi, nous décidons sciemment de nous comporter vertueusement ou non. C'est pourquoi notre âme influe sur notre pensée et inversement, notre pensée influe sur le devenir de notre âme."

La vie de Straton fut marqué du sceau de Dieu un jour d'été alors qu'il entrait dans sa quarantième année. Tranquillement installé dans le jardin arboré du Lycée, il sombra dans une sieste réparatrice adossé contre un vieil arbre. Durant son sommeil, un songe l'envahit dans lequel il se vit déambuler dans les verdoyantes prairies du paradis solaire, aux côté des Archanges, d'Aristote et du Très Haut en personne. De cet endroit, il lui semblait voir la terre et les Hommes s'affairer telles des fourmis tentant de survivre dans un monde hostile. Dans sa rêverie mystique, il conversait avec Dieu, il en retint que diffuser les enseignements du prophète serait son salut. C'est alors que plusieurs de ses disciple le croisèrent et le crurent mort tellement sa peau était pâle et sa respiration ténue. Il furent plus que surpris de le voir entouré d'un halo fin et éclatant et s'imaginèrent que Straton avait définitivement quitté le royaume terrestre. Pour beaucoup ce n'eut pas été une surprise tant il était faible et amaigri. Mais, avec stupéfaction, alors que l'un des disciple s'approchait de lui, le scolarque ouvrit des yeux éberlués et sa peau repris sa couleur. Sur son visage, pouvait se lire la sérénité et le calme. Lorsqu'il se leva, tous découvrirent sur l'arbre auquel il était adossé, l'emprunte de son corps. Après ce jour, Straton fut encore plus aimé et respecté par tous, convaincus qu'il avait un lien direct avec le Prophète et avec Dieu.

Au cours de son règne, il fut l'architecte de la croyance dans le Dieu unique. Sa vertu et sa disponibilité lui permirent d'être proche du pouvoir athénien et d'obtenir des dirigeants de l'époque, l'aura d'un guide spirituel. Si un conflit naissait entre deux cités helléniques, Straton était consulté et son avis faisait office de décision. Il était sage et ses paroles apportaient certitudes et raison là ou déraison et incertitudes voyaient le jour, on l'écoutait tel l'oracle et aucun ne doutait de sa Foi dans le Dieu unique.

Le scolarque écrivit des dizaines d'ouvrages, reprenant les enseignements d'Aristote, les approfondissant sur certains points. Ces textes permirent encore un peu plus d'enraciner la croyance en Dieu dans les territoires grecs, et son amitié passée avec Ptolémée assura à la religion aristotélicienne naissante, une reconnaissance jusqu'en Égypte. Straton repris aussi les liens que Théophraste avait instauré avec Antiochos de Syrie, et, lorsque ce dernier accéda au trône et demanda que le Lycée lui envoie ses meilleurs théologiens, le recteur accepta. Il choisit parmi ses meilleurs disciples et envoya ces derniers rencontrer celui que Dieu avait chargé d'évangéliser les lointaines terres du Moyen Orient et d'Asie. Straton fut ainsi reconnu pour avoir permis l'extension de la Foi dans le Dieu Unique par l'orientation qu'il donna au Lycée. Il eut de nombreux disciples, et trois d'entre eux reçurent toute son attention : Hippocrate, Épicrate et Lycon. Mais, des trois, seul Lycon gagna son estime par son éloquence et sa quasi parfaite compréhension de la théologie. Il l'encouragea à parfaire son art pendant les vingt années durant lesquelles il fut scolarque et le désigna finalement comme son unique successeur à la tête du Lycée.


Une fin de vie qui entre dans la légende


Plus il vieillissait, plus l'on disait de lui qu'il défiait les lois de la médecine et même, qu'il devait sa longévité à Dieu. Son corps était si maigre et sa santé si fragile qu'il ne sortait de ses appartements que pour donner cours a ses disciples. Âgé de soixante-deux ans, Straton était si maigre qu'il avait une allure cadavérique. Les médicastres s'acharnaient à le soulager des douleurs qui envahissaient son corps et ne parvenaient pas à comprendre comment un tel rachitique avait pu vivre aussi longtemps. Ainsi, dans toute la Grèce, la rumeur naquit et l'on raconta que Straton était épaulé par le Très Haut qui lui conférait une vie plus longue pour poursuivre la mission qu'Il lui avait confiée. En début d'hiver, miné par le rhume et la toux, encore plus amaigri qu'il fut possible d'imaginer, Straton décéda. Il entra ainsi dans la légende et Diogène déclara à son sujet :

Diogène : -"Il y avait un homme au corps amaigri, écoute-moi bien, par des frictions. C’est Straton que je veux dire, qui naquit un jour à Lampsaque. Toujours luttant contre la maladie, il mourut à son insu sans s’en douter."

Ainsi, la légende voulut qu'il meure sans même s'en apercevoir, miné par la maladie. De Straton, la Grèce retiendra qu'il fut un homme vertueux, fervent, digne de la plus grande estime, et excellent en tous genres d’études, spécialement dans l’étude et l'enseignement de la théologie aristotélicienne.

Traduit du Grec par Monseigneur Bender.B.Rodriguez.

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MessagePosté le: Jeu Aoû 04, 2011 1:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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Sant Estrató de Làmpsac, segon escolarca





El Naixement d’un esprimatxat.


Estrató, fill d’Arcèlies, va néixer als voltants del 330 abans de Christós a Làmpsac, una petita vila de l’Àsia Menor propera a l’estret del Bòsfor, situat entre les dues ciutats de Cyzique i Abydos, al sud-oest de Bizanci. El petit nen va néixer prematurament, força magre, i els pares, fins i tot, van dubtar que sobrevisqués els següents tres dies, car la tradició marcava que es col•loquessin als nens al cim d’un pujol, no lluny de la ciutat, durant els tres primers dies després del naixement. Si sobrevivien, és que eren suficientment robusts. Per gran sorpresa seva, Estrató va sobreviure aquest calvari i es va mostrar, a pesar de les aparences, molt resistent. Va passar la seva infantesa entre les enaigües de la seva mare i les ensenyances dels seus preceptors. El jovencell va desenvolupar molt ràpidament un talent innat per a les ciències. Tenia capacitats d’observació i anàlisis bastant poc comuns, i es va interessar, a primera vista, per qüestions de física. Sempre se l’assenyalava per la seva primesa , ja que el nen estava, d’altra banda, sovint pres de mals amb més regularitat que el canvi d’estacions. Quedava, aleshores, guardant llit o tancat a la seva cambra, absorbent els llibres i estudis que li proporcionaven els seus mestres. A l’edat de tretze anys, va ser enviat, seguint els consells dels seus preceptors, al Liceu d’Aristòtil per tal que es convertís en filòsof i teòleg.

La descoberta de la teologia aristotèlica.


Fins aleshores, el jove Estrató mai no s’havia plantejat realment la qüestió de l’existència de Déu. Certament, sabia que alguns punts de l’Hèl•lade, hom creia que existia un únic Déu i que havia creat totes les coses. Va ser davant de Teofrast, rector del Liceu, que va descobrir que tot això tenia un sentit indiscutible. L’escanyolit, com se l’anomenava aleshores, va caure literalment en gràcia pel teòleg i s’esforçava encara més en totes les qüestions relacionades amb l’Altíssim. Va passar, doncs, part de la seva adolescència estudiant els escrits d’Aristòtil i del seu preceptor Teofrast i va consagrar la resta del seu temps en estudiar Física, ciència per a la qual havia desenvolupat un afecte particular.
Passava així la seva vida entre l’scriptorium i les biblioteques, per a consagrar-se als estudis, i termes per a tractar les seves recurrents infeccions. Els metges dels seus temps s’estiraven dels cabells, car no entenien com podia seguir essent tan fi engolint tres àpats al dia. Van acabar per no donar-li gaires anys de vida i preveient que no superaria els vint-i-cinc anys de vida. A pesar de les desastroses prediccions, Estrató va seguir profunditzant en el seus coneixements. Va ser tant brillant que Teofrast va interessar-se molt per ell, prenent-lo sota la seva protecció i explicant-li sobre la teologia aristotèlica. Al 305 abans de Christós, el Liceu ja s’havia convertit en un centre de referència teològica, formant un nombrós grup de deixebles en la ciència considerada com el coneixement de Déu, essent Estrató el millor deixeble que havia conegut el Liceu des de Teofrast. El jove va passar a ser anomenat ràpidament “el físic”, car excel•lia en la matèria. Va desenvolupar la idea de la Creació del Mon, obra de la Natura per la mediació de la força i de la voluntat de l’Altíssim i del moviment. Al seu entendre, l’evolució del món i la seva complexitat procedien del joc permanent dels elements i de l’existència de Déu. Va arribar a conciliar la teologia i la física, servint-se dels fonaments del naixement del món, propulsat divinament, i les seves observacions pràctiques i descobertes teòriques. Va estudiar, d’aquesta manera, els moviments i les interaccions entre els elements, publicant nombroses obres de referència sobre el tema. A l’edat de 30 anys, el tribunal d’Alexandria va demanar a Teofrast que enviés un deixeble del Liceu per a instruir el futur Rei. L’escolarca va trobar en Estrató un preceptor molt assenyat per a la tasca, car el seu accés a la cultura egípcia era extensa i li permetria viure la veritable Fe en Déu. Així doncs, el jove teòleg, va deixar el seu mestre per anar de cap als documents de la cort d’Egipte.


L’aventura d’Alexandria


Quan va posar els peus a la cort d’Alexandria, a Egipte, Estrató sabia que l’existència única de Déu no era, encara, una creença ben arrelada. Els sacerdots egipcis practicaven el paganisme i creien en un panteó diví compost de múltiples divinitats. Estrató va desconfiar d’aquests últims i va evitar la temptació d’afirmar massa clarament l’existència de l’Altíssim. Va confiar-li-ho a Ptolomeu II, fill de Ptolomeu I i germà de Arsinus II. Estrató es va entrevistar, així, amb un jove noi de nou anys, curiós i més despert del que és normal, al qual va inculcar els valors que havia après al Liceu: els principis de la filosofia, de la física i, per descomptat, de la teologia. Va explicar al jove Ptolomeu com Déu creava totes les coses i va demanar que reveles el contingut de les seves lliçons a la resta. Va dir que Aristòtil era el profeta vertader de Déu i, com Teofrast havia fet amb ell, retransmetia la seva paraula i, aquell cop, el missatge diví. Molt ràpidament, no obstant això, els sacerdots egipcis van anar cap a Estrató per a què se’n guardés prou del desig d’ensenyar el que ells qualificaven d’errors fonamentals. Estrató va preferir evitar la confrontació directa i, tot i que va defensar la seva opinió, va declarar que es limitaria a estudiar amb el seu alumne filosofia i ciències. Ptolomeu estava, no obstant això, més que receptiu a les ensenyances teològiques i es mostrava especialment interessat per Aristòtil i els seus treballs sobre la virtut i l’amistat. Ptolomeu estava destinat a convertir-se en faraó i només els sacerdots pagans podien ratificar-ho. Com que era extremadament intel•ligent, va saber que s’hauria d’abstenir a revelar tot allò fins que no assolís el tron d’Egipte. Ambdós van decidir guardar en secret aquestes ensenyances i, només, revelar el missatge de l’Altíssim un cop fos el cap de les terres alexandrines.

Durant vuit anys, Estrató va ensenyar en secret el que el Profeta havia revelat a la humanitat; feia veure que atenia davant dels sacerdots politeistes de la ciutat, per la qual cosa Ptolomeu va guanyar major respecte, el qual els va gratificar donant-los 80 talents com a agraïment. Amb els preceptes d’Estrató, Ptolomeu es va obrir a la cultura i a l’Hèl•lade, fet pel qual seria considerat el primer faraó que intentaria apropar els dos regnes mitjançant Tractats de Pau i intercanvis culturals i econòmics. El filòsof no havia conegut cap millora en el seu estat de salut i aquest fluctuava constantment, estant de vegades al llindar de la mort; només el seu entusiasme el mantenia en vida, essent cert que no havia enllestit la seva missió a la Terra. Estrató va assabentar-se’n que a Atenes Teofrast acabava de morir i li havia llegat el Liceu, nomenant-lo escolarca.


Una nova era de teologia.


A partir del seu accés al lloc d’escolarca, Estrató va reformar el Liceu. Va considerar necessari modificar les condicions d’accés i va preferir orientar les ensenyances vers la teologia. Així doncs, l’estudi de les ensenyances d’Aristòtil i el missatge de l’Altíssim van convertir-se en el pilar fonamental de l’escola d’Axios. Si Teofrast ja havia orientat el Liceu vers aquest sentit, Estrató va ratificar els nous estatuts que definien l’estudi de la teologia com a fonament de la resta de ciències. Tot i que era menys bon orador que el seu antecessor, no seguia essent menys excel•lent en la matèria i els seus llargs discursos sobre la naturalesa de l’ànima subjugaven als seus alumnes. Estrató va mirar d’incloure el passar de l’ànima de l’humà i el que produïa en cada un. Davant dels seus deixebles explicava:

Estrató: “L’ànima i el pensament són dos coses ben diferents. L’Altíssim va dotar a cada un de nosaltres amb una ànima que, quan morirem, s’incorporarà a Llur regne. Però l’ànima i el pensament estan vinculats estretament, car un inspira l’altre. Sense pensament hom no pot descriure cap sensació. Així doncs, l’ànima és el símbol de la nostra Fe i el que ens dóna la capacitat per a experimentar. Sabem el que és just i el que no i escollim sabent que implicarà actuar virtuosament, o no. Aquesta és la raó per la qual la nostra ànima flueix sobre el nostre pensament i, contràriament, el nostre pensament influeix sobre el passar a ésser de la nostra ànima.”

La vida d’Estrató va veure’s senyalada de l’empremta de Déu un dia d’estiu mentre que entrava al seu quarantè any de vida. Tranquil•lament, instal•lat al jardí que rodejava el Liceu, va sumir-se en una migdiada reparadora reposant l’esquena en un vell arbre. Mentre dormia, un somni va envair-lo en el qual es veia deambulant en les verdes prades del Paradís Solar, al costat dels Arcàngels, d’Aristòtil i de l’Altíssim mateix. Per aquest lloc, va semblar-li veure la terra i els homes movent-se com a petites formigues que intentaven sobreviure en un món hostil. En aquest somni místic, conversava amb l’Altíssim, i va retenir que difondre les ensenyances del Profeta seria la seva benvinguda. Va ser aleshores que diversos deixebles van passar per davant seu i el cregueren mort, car la seva pell era pàl•lida i la seva respiració tènue. Els va sorprendre encara més veure’l rodejat d’un halo fi i brillant i van imaginar que, definitivament, Estrató havia abandonat el regne terrestre. Per a molts això no fou cap sorpresa, car sempre havia estat malaltís i emmagrit. Però, amb gran estupor per a tots, mentre un dels deixebles s’acostava a ell, l’escolarca va obrir els ulls sorprès i la seva pell va recobrar el color. A la seva cara e spodia llegir la serenor i la calma. Quan es va aixecar, tots van descobrir que l’arbre al qual s’havia repenjat havia pres nova forma. Després d’aquest dia, Estrató fou encara més preuat i respectat per tots, convençuts que havia tingut un vincle directe amb el Profeta i amb Déu.

Durant el seu mandat, fou l’arquitecte de la creença en el Déu únic. La seva virtut i la seva disponibilitat li permeteren ser properes al poder atenès i obtenir dels dirigents temporals que el tinguessin com a guia espiritual. Si un conflicte naixia entre dues ciutats greuges, es consultava a Estrató i el seu dictaven es convertia en motiu de decisió. Era savi i les seves paraules duien certeses i raó allà on hi havia incertesa i faltes; se l’escoltaven com un oracle i ningú no dubtava de la seva Fe en l’únic Déu.

L’escolarca va escriure desenes d’obres, emprenent de bell nou les ensenyances d’Aristòtil, aprofundint en alguns punts. Aquests textos permeteren arrelar una mica més la creença en Déu als territoris hel•lènics i, la seva amistat anterior amb Ptolomeu, va assegurar a la religió aristotèlica naixent i, fins i tot, el reconeixement a Egipte. Estrató va recuperar els vincles que Teofrast havia instaurat amb Antíoc de Síria i, quan aquest últim va accedir al tron, va demanar que el Liceu enviés els seus millors teòlegs, petició a la qual l’escolarca accedí. Va escollir entre els seus millors deixebles i els va enviar a complir el que Déu els havia encarregat d’evangelitzar les llunyanes terres d’Orient Mitjà i Àsia. Hom va reconèixer a Estrató el haver permès l’extensió de la Fe en el Déu únic per l’orientació que va donar al Liceu. Va tenir nombrosos deixebles i tres d’ells van rebre la seva màxima atenció: Hipòcrates, Epícrates i Licó. Però, dels tres, només Licó va guanyar-se’n el seu apreuament per la seva eloqüència i gairebé perfecta comprensió de la teologia. Va instar-lo a perfeccionar el seu art durant els següents vint anys que fou escolarca i, finalment, el va designar com el seu únic successor al capdavant del Liceu.



La fi d’una vida que entra dins la llegenda.


Com més envellia més li deien que desafiava les lleis de la medicina i, inclús, que devia la seva longevitat a l’Altíssim. El seu cos era tan prim i tan fràgil que només sortia de les seves dependencies per a impartir classe als seus deixebles. Amb setanta-dos anys era tant prim que semblava cadavèric. Els metges l’instigaven a alleugerir-lo dels dolors que envaïen el seu cos i no arribaven a albirar com un home tan esprimatxat podia viure tant de temps. Així doncs, va néixer el rumor a tota l’Hèl•lade que Estrató era dut a collibè per l’Altíssim, el qual li conferia una vida més llarga per a prosseguir la missió que li havia confiat. A principis d’hivern, minat pel refredat i la tos, i encara més raquític del que hom podia imaginar, Estrató va morir. Així, entrà en la llegenda i Diògenes declarà al respecte:

Diògenes: “Hi havia un home de cos esprimatxat, escolteu-me bé, per les friccions. És Estrató, a qui em refereixo, que va néixer un dia a Làmpsac. Sempre lluitant contra la malaltia, va morir sense dubtar del seu coneixement.”

Així doncs, la llegenda va voler que la seva mort fos així, minat per la malaltia. Per Estrató, l’Hèl•lade creurà sempre que hi va haver un home dignament virtuós, entusiasta, de la major estima i excel•lent en tot tipus d’estudi, especialment en l’ensenyança de la teologia aristotèlica.


Traduït del Grec per Monsenyor Bender.B.Rodriguez.
Traduït al català per Ignius de Muntaner.


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Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
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Ignius



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MessagePosté le: Jeu Mar 28, 2013 12:48 am    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Santo Stratone di Lampsaco, secondo scolarca





Nascita di un rachitico

Stratone, figlio di Arcelias, è nato a Lampsaco intorno al -330, piccola città dell'Asia Minore vicina al distretto del Bosforo, situata tra le due citta di Cyzique ed Abydos, a sud-ovest di Bisanzio. Il giovane infante era nato in anticipo, molto magro, i suoi genitori dubitarono perfino che egli sarebbe sopravvissuto ai fatidici tre giorni. In effetti, la tradizione voleva che si mettessero i neonati su di una collina, non lontana dalla città, durante i primi tre giorni dopo la loro nascita. Se essi sopravvivevano, è perché erano sufficientemente robusti. Con loro grande sorpresa, Stratone sopravvisse a questo calvario e si dimostrò, nonostante le apparenze, molto resistente. Egli trascorse così la sua infanzia, tra le sottovesti di sua madre e gli insegnamenti dei suoi precettori. Il ragazzo sviluppò molto rapidamente un talento innato per le scienze. Egli aveva delle capacità di osservazione e di analisi alquanto poco comuni e si interessò di primo acchito all'argomento della fisica. Sempre, gli facevano notare la sua estrema magrezza, il gracile bambino era del resto in preda a dei mali aventi maggior regolarità della successione delle stagioni. Egli dunque, rimaneva sovente costretto a letto o chiuso nei suoi appartamenti, a rimpinzarsi di libri e studi che gli fornivano i suoi precettori. All'età di tredici anni, egli venne inviato, su consiglio dei suoi precettori, al Liceo di Aristotele, per divenire filosofo e teologo.


La scoperta della teologia aristotelica


Fino ad ora, il giovane Stratone non si era mai realmente posto l'interrogativo dell'esistenza di Dio. Certamente, egli sapeva che in alcuni angoli del mondo, come la Grecia, si pensava che esisteva un unico Dio che avesse creato ogni cosa. E' accanto a Teofrasto, il rettore del Liceo, che egli scoprì che tutto ciò aveva un senso e non poteva essere contraddetto. Il rachitico, come lo soprannominavano allora, cadde letteralmente sotto la malia del teologo e si ingegnò per comprendere ulteriormente gli argomenti che trattavano dell'Altissimo. Egli dunque, trascorse una grande parte della sua adolescenza a studiare gli scritti di Aristotele e del suo maestro Teofrasto, essendo il resto del suo tempo consacrato allo studio della Fisica, scienza per la quale egli aveva sviluppato un particolare affetto.

Egli trascorreva così la sua vita tra scriptorium e biblioteche, per dedicarsi agli studi, e terme, per curare le sue ricorrenti infezioni. I medicastri dell'epoca si strappavano i capelli e non riuscivano a comprendere come il ragazzo potesse rimanere così magro ingurgitando tre pasti al giorno. Finirono per dargli soltanto alcuni anni da vivere e predissero che egli non avrebbe superato i venticinque anni. Malgrado queste funeste previsioni, Stratone continuò ad approfondire le sue conoscenze, e fu così brillante che Teofrasto s'interessò molto di lui, prendendolo sotto la sua ala e spiegandogli i sostenitori della teologia aristotelica. Nel -305, il Liceo era già divenuto un autorevole luogo della teologia, formando numerosi discepoli alla scienza e alla conoscenza di Dio, Stratone era così considerato, dopo Teofrasto, come il migliore allievo che la scuola avesse mai conosciuto. Il giovane divenne rapidamente soprannominato il fisico per la sua eccellenza nella materia. Egli sviluppò l'idea della creazione del Mondo, opera della Natura per intercessione delle forze e della volontà dell'Altissimo, e del movimento. Secondo lui, l'evoluzione del mondo e la sua complessità, provenivano dal gioco permanente degli elementi e dall'esistenza di Dio. Egli arrivò a conciliare teologia e fisica, servendosi delle basi della creazione del mondo, dell'essenza divina, e delle sue osservazioni pratiche e scoperte teoriche. Studiò così i movimenti e le interazioni tra gli elementi, pubblicando numerose opere di riferimento sull'argomento. All'età di 30 anni, la corte di Alessandria chiese a Teofrasto che vi si inviasse un discepolo del Liceo al fine di educare il futuro Re. Lo scolarca trovò in Stratone, un precettore completamente indicato per questo compito, la sua adesione alla cultura egiziana era un vantaggio e gli avrebbe permesso di espandere la Fede nel vero Dio. Così, il giovane teologo lasciò il suo maestro per i fasti della corte d'Egitto.


L'avventura di Alessandria


Mettendo i piedi alla corte di Alessandria, in Egitto, Stratone sapeva che l'esistenza del Dio unico non era ancora una credenza ben radicata. I sacerdoti egiziani praticavano il paganesimo e credevano in un pantheon divino composto da molteplici divinità. Stratone allora diffidò di quest'ultimi e della tentazione di affermare troppo chiaramente l'esistenza dell'Altissimo. Gli affidarono Tolomeo II, figlio di Tolomeo I e fratello di Arsinoe II. Stratone incontrò così un giovane infante di nove anni, curioso e più sveglio rispetto alla media, gli inculcò i valori che aveva appreso al Liceo, lo introdusse alla filosofia. alla fisica e, soprattutto, alla teologia. Egli spiegò al giovane Tolomeo come Dio aveva creato ogni cosa e gli chiese di non divulgare il contenuto delle sue lezioni sull'argomento. Gli raccontò di come Aristotele fosse stato il profeta del vero Dio, e come Teofrasto aveva trasmesso la sua parola ed allo stesso tempo, il messaggio divino. Tuttavia, molto rapidamente, i sacerdoti egiziani vennero da Stratone per metterlo in guardia sul suo desiderio di insegnare ciò che essi consideravano come errori fondamentali. Stratone preferì evitare il confronto diretto, e, benché difendesse il suo punto di vista, dichiarò che si sarebbe accontentato di far apprendere al suo giovane allievo la filosofia e le scienze. Tolomeo era tuttavia più che recettivo ai suoi insegnamenti teologici, egli si mostrò particolarmente interessato ad Aristotele e alle sue opere sulla virtù e sull'amicizia. Tolomeo era votato a diventare faraone, ed i soli sacerdoti pagani potevano ratificare questo statuto, Tolomeo era estremamente intelligente e sapeva che avrebbe dovuto astenersi dal divulgare tutto ciò fino a quando non avesse ottenuto il trono d'Egitto. Tutti e due decisero di conservare segreto questo insegnamento e di non rivelare il messaggio di Dio se non una volta divenuto padrone delle terre di Alessandria.


Per otto anni, Stratone insegnò dunque in segreto ciò che il profeta aveva rivelato all'umanità, egli illuse i sacerdoti politeisti della città ma guadagnò il più grande rispetto presso Tolomeo che lo gratificò e gli donò 80 talenti per ringraziarlo delle sue lezioni. Con i precetti di Stratone, Tolomeo si aprì alla cultura e alla Grecia, egli, del resto, diverrà il primo faraone ad avvicinare i due regni attraverso trattati di pace e scambi culturali ed economici. Il filosofo non aveva visto miglioramento nel suo stato di salute e quest'ultimo variava sempre tanto, lasciandolo a volte in punto di morte, solo il suo entusiasmo lo conservava in vita, essendo egli certo di non aver completato la sua missione sulla Terra. Stratone fu richiamato ad Atene poiché Teofrasto era appena morto e gli aveva lasciato il Liceo, designandolo come scolarca.



Una nuova era della teologia


Fin dalla sua adesione alla carica di scolarca, Stratone riformò il Liceo. Egli reputò necessario modificare le condizioni d'accesso e preferì imperniare gli insegnamenti intorno alla teologia. Così, lo studio degli insegnamenti di Aristotele e del messaggio dell'Altissimo divennero il pilastro della scuola d'Axios. Se Teofrasto aveva già fortemente orientato il Liceo in tal senso, Stratone, ratificò nuovi statuti che definivano lo studio della teologia quale fondamento di tutte le altre scienze. Se egli era un oratore meno bravo del suo predecessore, non restava di certo meno eccellente in materia, ed i suoi lunghi discorsi sulla natura dell'animo umano, soggiogavano i suoi allievi. Stratone si preoccupò di comprendere il divenire dell'anima umana e ciò che essa produceva in ciascuno. Dinanzi ai suoi discepoli, spiegò :

Stratone : -"L'anima ed il pensiero sono due cose ben distinte. L'Altissimo ha dotato ciascuno di noi di un'anima, che, quando periremo, raggiungerà il Suo regno. Ma anima e pensiero sono strettamente legati poiché l'uno ispira l'altro. Senza pensiero, non può essere ricevuta alcuna sensazione. Così, l'anima è il simbolo della nostra Fede e ci da la capacità di sentire. Noi sappiamo ciò che è giusto è ciò che è male, così, noi decidiamo scientemente di comportarci virtuosamente o non. E' per questo che la nostra anima influisce sul nostro pensiero ed inversamente, il nostro pensiero influisce sul divenire della nostra anima."

La vita di Stratone venne segnata dal sigillo di Dio un giorno d'estate mentre entrava nel suo quarantesimo anno di vita. Tranquillamente sistematosi nel florido giardino del Liceo, egli sprofondò in un sonnellino riparatore appoggiato contro un vecchio albero. Durante il sonno, lo pervase un sogno nel quale egli si vide deambulare tra i verdi prati del paradiso solare, a lato degli Arcangeli, d'Aristotele e dell'Altissimo in persona. Da questo luogo, gli sembrava di vedere la terra e gli Uomini darsi da fare come delle formiche, tentando di sopravvivere in un mondo ostile. Nella sua fantasticheria mistica, egli conversava con Dio, ne ritenne dunque che diffondere gli insegnamenti del profeta sarebbe stata la sua salvezza. Fu allora che molti dei suoi discepoli lo incrociarono e lo credettero morto, così tanto era pallida la sua pelle e tenue il suo respiro. Essi furono più che sorpresi di vederlo circondato di un alone fine e luminoso e s'immaginarono che Stratone avesse definitivamente abbandonato il regno terrestre. Sul suo viso, potevasi leggere la serenità e la calma. Quando si alzò, tutti scoprirono sull'albero al quale era appoggiato, l'impronta del suo corpo. Dopo questo giorno, Stratone fu ancora più amato e rispettato da tutti, convinti che egli avesse un legame diretto con il Profeta e con Dio.

Nel corso del suo regno, egli fu l'architetto della credenza nel Dio unico. La sua virtù e la sua disponibilità gli permisero di essere vicino al potere ateniese e di ottenere dai dirigenti dell'epoca, l'aura di una guida spirituale. Se sorgeva un conflitto tra due città elleniche, Stratone veniva consultato ed il suo parere esercitava funzione decisiva. Egli era saggio e le sue parole portavano certezze e ragione laddove sorgevano dubbi e perplessità, veniva ascoltato come un oracolo e nessuno dubitava della sua Fede nell'unico Dio.

Lo scolarca scrisse decine di opere, riprendendo gli insegnamenti di Aristotele, ed approfondendoli su alcuni punti. Questi testi permisero di radicare un po' di più la credenza di Dio nei territori greci, e la sua trascorsa amicizia con Tolomeo assicurò alla nascente religione aristotelica, riconoscimento fino in Egitto. Stratone riprese anche i legami che Teofrasto aveva instaurato con Antioco di Siria, e, quando quest'ultimo ottenne il trono e chiese che il Liceo gli inviasse i suoi migliori teologi, il rettore accettò. Egli li scelse tra i suoi migliori discepoli ed inviò quest'ultimi ad incontrare colui che Dio aveva incaricato di evangelizzare le lontane terre d'Asia e del Medio Oriente. Stratone fu così riconosciuto per aver permesso l'estensione della Fede del Dio Unico grazie all'orientamento che aveva dato al Liceo. Ebbe numerosi discepoli, e tre di loro riceverono tutta la sua attenzione : Ippocrate, Epicrate e Licone. Ma, dei tre, solo Licone guadagnò la sua stima grazie alla sua eloquenza ed alla sua quasi perfetta comprensione della teologia. Egli lo incoraggiò a perfezionare la sua arte durante i venti anni che fu scolarca ed infine lo designò come suo unico successore a guida del Liceo.


Una morte che entra nella leggenda


Più invecchiava, più si diceva che egli sfidasse le leggi della medicina ed anche, che dovesse la sua longevità a Dio. Il suo corpo era così magro e la sua salute così fragile che non usciva dai suoi appartamenti che per fare lezione ai suoi allievi. All'età di sessantadue anni, Stratone era così magro che aveva un aspetto cadaverico. I medicastri s'accanivano ad alleviarlo dai dolori che invadevano il suo corpo e non riuscivano proprio a comprendere come un tale rachitico avesse potuto vivere tanto a lungo. Così, in tutta la Grecia, sorse una voce che raccontava che Stratone fosse spalleggiato dall'Altissimo, il quale gli aveva conferito una vita più lunga per proseguire la missione che gli aveva affidato. All'inizio d'inverno, minato dal freddo e dalla tosse, ancora più dimagrito di quanto sarebbe stato possibile immaginare, Stratone morì. Entrò così nella leggenda e Diogene a suo riguardo dichiarò :

Diogene : -"C'era un uomo dal corpo smagrito, ascoltami bene, dalle resistenze. Parlo di Stratone che nacque un giorno a Lampsaco. Lottando sempre contro la malattia, morì a sua insaputa senza sospettarlo."

Così, la leggenda vuole che morì senza nemmeno accorgersene, minacciato dalla malattia. Di Stratone, la Grecia riterrà che fosse un uomo virtuoso, entusiasta, degno della più grande stima, ed eccellente in tutti i generi di studio, specialmente nello studio e nell'insegnamento della teologia aristotelica.

Tradotto dal Greco da Monsignor Bender.B.Rodriguez.
Tradotto dal Francese da Doron, revisionato da Kali_

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