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La gouvernance dans la foi et la vertu

 
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Bender.B.Rodriguez
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MessagePosté le: Sam Aoû 18, 2012 12:39 am    Sujet du message: La gouvernance dans la foi et la vertu Répondre en citant

Citation:


La gouvernance dans la foi et la vertu

Dans l'essai sur les contradictions au sein de l'Eglise, j'ai tenté de montrer comment le caractère obligatoire du baptême et la teneur coercitive des concordats étaient antinomiques avec les fondement dogmatiques aristotéliciens. L'Eglise et les gouvernants temporels se seraient ainsi égarés pour mieux imposer la vertu, brisant ainsi le libre arbitre dont chacun est pourvu dès sa naissance par le Très Haut. S'il n'est pas question de revenir sur ce postulat que j'ai défendu et défend encore, il semble autant nécessaire de montrer en quoi baptême et foi aristotélicienne sont l'essence même du pouvoir temporel.


  • Conduire la cité pour le bien commun


    La compétence première d'un élu temporel, qu'il soit bourgmestre, conseiller ducal ou comtal, duc ou comte et même Roi, c'est de guider ceux dont il a la charge, ceux que l'on nomme administrés ou sujets. Guider son peuple ne peut se faire pour sa propre grandeur mais bel et bien pour celle de ce peuple. L'ambition carriériste peut-être une partie du moteur qui amène le souverain à diriger, car l'on ne peut embrasser de telles fonctions par hasard. Néanmoins, il est essentiel que l'autre partie de ce qui amène à ces hautes fonctions, la plus importante, voire la plus fondamentale, c'est d'avoir une vision de l'intérêt collectif, de ce qu'il doit faire pour son peuple. Et c'est bien Aristote qui explique cela avec justesse, en parlant de morale.

    Vita de Aristote, Dialogues X - La morale a écrit:
    le bien ultime réside dans le divin [...] Le bien de l’homme, c’est à dire ce qui tend à réaliser la perfection de sa propre nature, est donc une vie vouée à assurer les conditions de l’harmonie au sein de la cité. Or, le bien de la cité, est tout ce qui participe à son équilibre, puisque la nature de la collectivité est de se perpétuer. Ainsi donc, tu peux le constater, le bien de l’homme conduit au bien de la cité.


    Le prophète assène donc cette phrase : le bien de l'homme réside dans le divin. Ce bien de l'homme est ce qui conduit au bien de la cité. Mais cet argument ne s'arrête pas là, si le bien de l'homme amène au bien de la cité, alors, le bien de la cité conforte le bien de l'homme, car l'un ne va pas sans l'autre. Le dirigeant se doit d'être inévitablement dans cette perspective, celle de perpétuer la collectivité, d'apporter l'équilibre au cœur de la cité. Ainsi, comment se poser en dirigeant sans prendre conscience de cela ? Comment diriger sans garder à l'esprit, à chaque instant, ce qui doit guider la politique même de la gouvernance ? Il n'y a donc rien d'autre qui rentre en compte, car le reste n'est que questions d'économie et de petite politique qui n'ont pour objectif que d'assurer le précepte fondamental dévoilé par Aristote.

    Alors, la question se pose de savoir comme un dirigeant peut gouverner s'il n'est pas homme de vertu, ayant conscience qu'il doit amener le peuple à l'harmonie, qu'il doit guider la cité vers l'équilibre pour lui assurer la pérennité et le bien de chaque individu en son sein ?


  • Le baptême ouvre le chemin de la vertu


    Souvent, l'on assène l'argument du baptême rendu obligatoire par les concordats pour les élus ducaux et comtaux. Souvent, une liste est acceptée et validée en contre partie du nombre de baptisés qu'elle possède. Est-ce là le principal critère qui motive la décision de valider une liste ? C'est justement une aberration car ce n'est pas tant le baptême qui importe mais ce qu'il signifie pour le gouvernant temporel. Oui, le baptême est un engagement et surtout, une manière d'affirmer à tous, son appartenance à une communauté qui recherche harmonie et paix. Je vais, une fois encore, citer le Mythe Aristotélicien qui exprime bien ce que symbolise le baptême.

    Livre de la fin des temps, Chapitre V : Les questions a écrit:
    Je vous ai fait élus à votre naissance, car vous tendez naturellement vers Moi. Ce sont vos péchés qui vous détournent de Ma divine perfection. Le baptême permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie. [...] Ce sacrement n’est que le moyen de vivre dans la vertu.


    L'idée forte de ce qu'est le baptême se résume à ce mot : vertu. Oui, le baptême, même s'il n'est pas l'assurance d'être individu de vertu, parfait et irréprochable, il est ce qui en ouvre le chemin. Ce sacrement est la porte d'entrée à une idée spirituelle de la vie. Il éloigne l'individu de la conception purement matérialiste de son existence et c'est donc, ce qui à mon sens, doit guider le dirigeant avant tout. L'on ne peut être dirigeant pour convoiter les richesses ou pour l'attrait du pouvoir car cela consiste à nier la vertu pour embrasser le vice. Le bien de la cité ne peut se trouver dans le vice d'un dirigeant.

    Pour aller plus loin, le baptême, parce qu'il est précédé d'une pastorale donnant les bases dogmatiques et canoniques de ce qu'est l'Eglise, met en lumière et apporte la connaissance à celui qui reçoit le sacrement. L'individu possède alors la connaissance du message des prophètes, de leurs enseignements et donc, de la parole du Très Haut. C'est ainsi que l'Homme ne peut se cacher derrière l'ignorance. Un dirigeant qui n'aurait pas reçu le sacrement du baptême serait donc un Homme qui se complairait dans l'ignorance et refuserait d'entrevoir que la vertu est le seul chemin qui puisse conduire la cité à se perpétuer. L'exemple d'Oanylone, parce que les Hommes avaient oublié Dieu, la foi et les vertus, est le plus parlant. La cité dirigée dans l'acédie la plus totale, est devenu le lieu des pires exactions et des comportements le plus cruels. Oanylone périssait dans le sang et la violence, s'enlisait dans la pauvreté et au final, c'est par la main de Dieu qu'est venue la punition suprême.

    Alors, il n'y a qu'un seul chemin qui puisse être suivi pour guider la communauté, pour conduire la cité, celui de la Foi.


  • La foi ultime rempart pour le salut des hommes


    Si le baptême constitue le début du chemin vertueux conduisant au paradis, il suppose que l'Homme ait la Foi. Cela peut s'apparenter à enfoncer une porte ouverte mais de nos jours, il s'agit tout de même de le dire. Car oui, nombreux sont ceux qui se baptisent par intérêt et non par conviction ou parce que la Foi en Dieu les a touché. Christos disait il y a fort longtemps cette maxime fort juste.

    Logion 14 de Christos a écrit:
    Croyez en Dieu, car hors de Dieu et de la religion, point de vérité n’existe, il n’est point de valeurs, il n’est point de sens ; rien n’existe hors de Dieu. En revanche, son existence est gratuite, donc, croyez en lui et arrêtez de me les casser menu.


    Si l'on excepte la fin de cette réplique, l'on ne peut que s'accorder à dire qu'elle est tout à fait censée. Dieu étant la matière, le mouvement, le Créateur de toutes choses, s'éloigner de Lui n'a aucun sens. La Foi, parce qu'elle conduit à la vertu, est donc ce qui conduira l'Homme à son salut comme l'explique Dieu Lui-même à Ysupso.

    Livre de la fin des temps, Chapitre V - Les questions a écrit:
    Sache que l’avenir du monde ne dépend que de votre vertu. A vous de respecter la parole que j'ai transmise à Aristote et Christos car, si vous vous comportez comme les habitants d’Oanylone, votre vice liera le sort du monde que vous aimez tant.


    Ysupso ajoutait même que c'était la vertu qui déciderait du sort de l'humanité.

    Livre de la fin des temps, Chapitre IV - Le jugement divin a écrit:
    La vertu doit guider chacun de nos pas. Chacun doit la transmettre à son prochain. Telle est la Parole de Dieu. Ne vous échappez pas de la sage voie de Sa main, ou viendra le jour où le monde disparaîtra et où nous seront tous jugés !


    Que dire de plus ? Si ce n'est que le sort de toute l'humanité, son salut, dépend de la vertu qu'elle aura, de l'amour qu'elle dévouera au Très Haut. Ainsi, qui mieux qu'un fidèle aristotélicien peut être à même de conduire le peuple ? Par la foi, il agira plus vertueusement, guidé par le spirituel et l'homme d'Eglise. Ce qui l'animera sera le bien commun, et ce bien commun, ne peut s'extraire de la Foi et de la vertu. Un dirigeant éclairé saura prendre les paroles d'Ysupso comme leitmotiv et conduire les siens sur les pas vertueux tels que Dieu l'a enseigné aux hommes par la parole de Ses prophètes.


  • Gouverner c'est concilier la Foi et vertu


    La gouvernance d'un état, d'un duché, d'un comté ou d'une cité, ne saurait donc être le fait d'un individu lambda, arrivé là parce que les lieux étaient chauffés et n'ayant qu'une conception purement matérialiste de la vie. Le dirigeant ne saurait être un païen ignorant de ce qu'est la vertu, un sans foi, puisque cela, ne peut conduire au bien de l'Homme et au bien collectif. Comme je l'ai si rigoureusement montré, le gouvernant ne peut être qu'un fidèle connaissant le message du Très Haut et les enseignements des prophètes. Prenons l'exemple de Saint Louis, Roi de France, qui fut l'un de ces dirigeants éclairés, fidèle parmi les fidèle. Il a reçu la sanctification pour avoir œuvré dans la vertu et la Foi. Ainsi, écoutons-le prier lorsqu'il s'inquiétait pour le Languedoc.

    Vita de Saint Louis, Roi de France a écrit:
    «Je m’en remets à Toi, Créateur de toute chose.
    Toi qui as confié la terre à l’Humain pour qu’il te serve,
    Aide-moi à être la couronne d’épine qui tiendra l’hérétique loin de nos terres,
    Aide-moi à protéger la terre languedocienne de l’ombre de la créature sans nom,
    Ne laisse pas nos terres souffrir, comme Christos à souffert,
    Fait que cette fois ce soit nos épines qui percent le cœur de Tes ennemis. »


    Saint Louis, Roi de France, s'en remet donc à Dieu en l'appelant à l'aide. Il cherche la lumière de Son Créateur pour guider ses actes et se comporter en souverain illuminé. Qu'un Homme qui a le destin d'une nation entre ses mains s'en remette à sa foi pour diriger est la preuve d'un sens inné de la vertu, d'une capacité à se remettre en question et à en appeler à Dieu, comme pour prouver son caractère imparfait et en appeler à la perfection du Tout Puissant.

    Enfin, pour montrer comment diriger ne peut être qu'intimement lié à la foi aristotélicienne, je souhaite parler du rêve que fit Aristote sur la cité idéale, cité qu'il construisit après la chute d'Aornos. Cette cité composée de trois cercles correspondant à trois classes de citoyens, la classe d'airain constituée des producteurs. La classe d'argent, celle des soldats et la classe d'Or, celle des sages dirigeants de la cité, dont il parle en ces termes.

    Vita de Aristote, Dialogues XI - Le songe a écrit:
    La troisième classe de citoyens est celle des philosophes rois, la classe d’or. Ceux là sont les plus anciens [...] Leur seul bien est la raison, car ils sont délivrés de leurs possessions terrestres. Leur foy en Dieu est leur seule arme. Ils s’illustrent par la pratique des vertus de la manière la plus parfaite. [...] constituent le gouvernement de la cité.


    Voilà qui constitue l'ultime réflexion, s'il en fallait encore, pour démontrer que les dirigeants temporels ne peuvent qu'être de fidèles aristotéliciens. Oui, c'est leur foi qui doit guider leur action, car cette foi, les fait agir vertueusement et les conduits à penser l'action politique pour le bien collectif. La seule recherche que doit avoir le dirigeant temporel est de préserver la communauté, de la faire vivre et de lui donner espoir et avenir. Comment le faire si l'on n'est pas conscient du message de Dieu et de l'enseignement d'Aristote et de Christos ? Comment guider les siens vers le bonheur si l'on n'en comprend pas le concept ? Si l'on est ignorant des notions de vices et de vertus, comment ne pas laisser sombrer sa communauté dans le stupre et conduire l'Homme au terrible jugement de Dieu ? Ainsi, même si je reste fermement persuadé que l'Eglise ne peut imposer à quiconque d'embrasser sa foi pour accéder aux fonctions de dirigeants, il est totalement aberrant que soient livrés aux mains d'un païen ou d'un homme ignorant vertu et amour de Dieu, les rennes d'un état, d'un duché, d'un comté ou même, d'une cité.

    Rédigé en mai 1460 par Monseigneur Bender Rodriguez.



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