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[Aristote] Dialogues IV - Le devenir de l'âme

 
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Lorgol
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MessagePosté le: Jeu Mar 08, 2007 3:09 pm    Sujet du message: [Aristote] Dialogues IV - Le devenir de l'âme Répondre en citant

Lescure a écrit:
Chapitre quatrième: dialogue sur l'âme. Deuxième partie.

Le soir tombait sur le ville de Pélas. On entendait que les murmures des femmes qui, près des temples paiens, invoquaient les faux dieux pour la santé du roi. Ce dernier en effet, était mourant. Nicomaque, le père d'Aristote, était à son chevet pour tenter de retarder, et d'alléger le poid de l'échéance fatale.
Aristote, agé maintenant de 14 ans, marchait au hasard dans les rues de la ville, sans voir ni entendre ce qui se passait autour de lui. Qu'adviendrait il de son père si le roi venait à mourir? Bien sur, il ne saurait être tenu pour responsable, mais qui sait ce que des courtisans mal intentionnés pouvaient imaginer, et quelles vengeances pouvaient s'exercer dans ces moments d'interrêgne?
Il s'arrêtta près du temple de Proserpine. Il ne croyait certes pas à la puissance de ces dieux, qui ne lui semblait que des pantins morts, mais il y avait comme une majesté secrête dans cette évocation de la déesse des morts en un instant pareil.
Il sentit une main se poser sur son épaule. C'était Epimanos.

Epimanos: Tu prie pour le Roi Aristote?

Aristote: Prier? Qui devrais-je prier? Et que dois-je demander?

Epimanos: Que veut tu demander? Qu'il vive bien sur! Et si tu ne crois pas en cette déesse tu crois bien en une force supérieure qui régie notre vie?

Aristote: Qu'il vive? Il va mourrir, tu le sais aussi bien que moi. Nos prières ne peuvent pas lui rendre la jeunesse ni la santé. Il a vécu longtemps, et il est temps pour lui de partir. Non, si je prierai, ce n'est pas pour qu'il vive.

Epimanos: Pour quoi donc alors?

Aristote: Qu'y a t'il après la vie Epimanos? Cette âme unique que l'homme possède et qui nous différencie des animaux, survie t'elle à cette vie?

Epimanos: Je ne sais Aristote. Ma science porte sur la vie et non sur la mort. Je peux te dire comment bien vivre, comment être heureux et connaitre les êtres au quotidien, mais pas ce qu'il y a après la mort.

Aristote: Tu peux me dire comment bien vivre? Voyons cela. N'est tu pas d'accord que pour faire un acte intelligent il faut en prévoir les conséquences?

Epimanos: Si bien sur, cela évite de faire des erreurs, de mal agir ou de mal juger des situations. C'est important de prévoir.

Aristote: Oui, c'est ce que tu m'as appris depuis mon plus jeune âge. Mais si tu le veux bien prenons un exemple: imaginons que tu veuilles te marier. Tu es d'accord que c'est un engagement définitif, et qu'il te faudra choisir avec soin?

Epimanos: Certes! Nos lois ne prévoient pas le divorce, et je crois bien que celui qui veut se marier règlera tout ses actes pour que ce mariage soit heureux, sinon ce serai une véritable folie!

Aristote: Tu penses tout comme moi que ce mariage se prépare avant même que l'on prenne l'engagement solennel: on cherche à corriger ses défauts, a se rendre aimable et bon, afin qu'au jour du mariage tout ce passe pour le mieux.

Epimanos: Si tous suivaient ces conseils il y aurait plus de mariages heureux, mais je pense en tout cas que c'est ce qu'il faudrait faire.

Aristote: Je suis content que nous soyons d'accord. Donc pour bien vivre il faut savoir ce qu'il y a après la mort.

Epimanos: Ah!? Là je ne te suis plus. Que veux tu dire?

Aristote: C'est bien simple: tout comme le mariage la mort est un évènement définitif. Il faut s'y préparer donc soigneusement. Si il y a une vie après la mort, alors la vie que nous menons avant la mort doit être consacré à préparer cette vie après la mort. Tout comme notre vie avant le mariage doit être consacrée à préparer notre vie après le mariage.

Epimanos: Je vois où tu veux en venir. Pour toi la mort n'est qu'un passage qui mène à une autre vie?

Aristote: Oui, et notre vie présente doit se consacrer à préparer cette ve future.

Epimanos: Mais pourquoi cette vie future serait elle plus importante que la présente? Et comment peut-tu être sur de son existence?

Aristote: Tu te souviens de notre discussion sur la différence entre les animaux et les hommes?

Epimanos: Oui, je m'en souviens très bien. Tu disais qu'il y avait une différence entre les deux, que l'homme était intelligent quand la bête ne cherchait rien de nouveau.

Aristote: Oui. Mais comment l'homme fait il pour chercher du nouveau, pour creer même en lui et autour de lui ce nouveau?

Epimanos: Et bien si je pars de ma propre expérience, je dirais que j'ai des idées qui me viennent, et qui ne semblent venir de personne d'autre que de moi même, et que je réflechie sur ces idées.

Aristote: J'en suis arrivé à la même conclusion. Ce qui m'a frappé c'est que cela ne venait pas de ce qui m'entoure, mais de moi même, de mon intérieur. Cela semblait...

Epimanos: Immatériel non?

Aristote: Oui, immatériel. Ce n'était pas la conséquence d'une impression sensible mais d'une impression immatérielle, spirituelle.

Epimanos: Je comprend. Mais quelles conclusions en tirer? Il est évident que ces impressions viennent de notre âme.

Aristote: Oui, mais cela veut dire que notre âme est immatérielle, car l'immatériel ne peux pas venir du matériel. Personne ne peut donner ce qu'il n'a pas. N'est tu pas d'accord?

Epimanos: Oui, dit comme cela c'est compréhensible. Mais où veux tu en venir?

Aristote: Mon père est médecin Epimanos, et il m'a souvent décrit la mort: la matière se putréfie, se désintègre sous l'effet du temps. Et regarde autour de toi: la mort est toujours marquée par la destruction de la matière.

Epimanos: Oui, tout passe en ce monde, et ce que les anciens on construit est déja presque disparu.

Aristote: Mais si tu prends quelque chose qui n'est pas composé de matière, cela disparaitra t'il?

Epimanos: Il ne me semble pas: si ce n'est pas composé de matière alors cela ne peut pas se désintégrer. Cela ne mourra pas. Ainsi la pensée d'un homme comme Pythagore sera éternelle et vivra encore dans plus de mille ans.

Aristote: Donc tu penses que ce qui est immatériel ne meurt pas?

Epimanos: Avec tout ce que nous avons dit jusqu'ici, je crois que c'est une chose établie.

Aristote: Alors notre âme, qui est immatérielle, doit elle aussi, ne pas mourir. Quand nous mourons notre corps disparait, mais notre âme, elle demeure. Et c'est cette vie de l'âme qui est la vie future. C'est cette vie que notre vie présente, dans notre corps, doit préparer.

Epimanos: Le roi qui meurt va donc vivre encore?

Aristote: Oui, et c'est pour que cette vie de son âme soit heureuse que je vais prier ce soir.

Epimanos: Nous prierons ensemble alors.

Et sur ces mots les deux amis se séparèrent, Epimanos rentra dans le temple de Proserpine, pendant qu'Aristote se dirigea vers la sortie de la ville pour marcher dans la campagne.
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Sainte Wilgeforte



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MessagePosté le: Mar Avr 13, 2010 1:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Capitolul patru: dialog pentru suflet. A doua parte:

Noaptea s-a lăsat peste oraşul Pella. Ai putea auzi murmurile femeilor care, lângă templele păgâne, se roagă la dumnezeii falşi pentru sănătatea regelui. El era, într-adevăr, pe moarte. Nicomaque, tatăl lui Aristotel, era până la patul lui încercând să-l liniştească şi încercând să-i mai prelungească viaţa.

Aristotel, care avea cum 14 ani, se plimba pe străzile oraşului, fără să se uite sau să audă nimic din jurul lui. Ce avea să se întâmple cu el şi tatăl lui dacă regele murea? Desigur, el nu avea să fie responsabil, dar cine cunoştea ce curtenii îşi puteau imagina, şi la ce răzbunarea ar putea apela în aceste momente între regi?

El s-a oprit lângă templul lui Persephone. Desigur, el nu credea în puterea acestor zei, pe care-i vedea ca nişte marionete, dar nu a fost un secret că majestea invoca zeiţa morţii în acelaşi timp.

Cineva i-a pus mâna pe umăr. Era Epimanos.

Epimanos: Te rogi pentru rege, Aristotel?

Aristotel: Să mă rog? Cui să mă rog? Şi ce să cer?

Epimanos: Ce să ceri? Ca regele să trăiască, bineînţeles! Şi dacă nu crezi în zeiţă, nu crezi în nici o forţă superioară care conduce viaţa?'

Aristotel: Ceva care să conducă viaţa? El va muri, iar tu te gândeşti ca şi cum ai face bine. Rugămiciunile noastre nu pot să-l reîntoarcă la tinereţe sau la sănătate. El trăieşte de mult timp şi a venit timpul pentru el să plece. Nu, dacă mă rog, nu va trăi.

Epimanos: Pentru ce atunci?

Aristotel: Ce se întâmplă după moarte Epimanos? Acest unic suflet pe care omul îl posedă şi care ne diferenţiază pe noi de animale, va supravieţui după moarte?

Epimanos: Nu ştiu, Aristotel. Ştiinţa mea s-a bazat pe viaţă, nu pe moarte. Îţi pot spune cum trăim, cum să fim fericiţi şi cum să înţelegem viaţa, dar mi-e obscur ce se întâmplă după moarte.

Aristotel: Poţi să-mi spus cum trăim? Să vedem asta. Oare nu eşti de-acord cu actul inteligenţei, nu este necesar să cunoşti consecinţele?

Epimanos: Ba da, bineînţeles, aceasta te ajută să eviţi să faci greşeli, acţionând greşit, sau să judeci situaţia. Este important să anticipezi rezultatul.

Aristotel: Da, aceassta este ceea ce tu m-ai învăţat de tânăr. Totuşi, daca este adevărat, să luăm un exemplu: să ne imaginăm că tu vrei să te căsătoreşti. Accepţi că este un angajament final, şi că trebuie să alegi corect?

Epimanos: Cu siguranţă! Legile noastre nu anticipează divorţul, şi cred că cei care vor să se căsătorească voi reglementa acţiunile lor spre a face căsnicia fericită, altfel va fi o adevărata nebunie!

Aristotel: Tu crezi ca şi mine mine că mariajul se pregăteşte înainte de a lua un angajament serios: cine incearcă să-şi corecteze defectele, se face plăcut şi bun, deci totul este mai bun până la ziua nunţii.

Epimanos: Daca fiecarea urmează acest sfat, vor fi căsnicii mult mai fericite, dar cred că este necesar să se facă aşa în cele mai multe cazuri.

Aristotel: Sunt fericit că ne înţelegem. Totuşi, pentru a trăi bine trebuie să ştim ceea ce se întâmplă după moarte.

Epimanos: Oh!? Nu te urmăresc în totalitate. Ce încerci să spui?

Aristotel: Este foarte simplu: ca şi căsătoria, moartea este un eveniment final. Trebuie să ne pregătim atent. Daca este viaţă şi după moarte, atunci viaţa pe care o trăim înainte de moarte trebuie pregătită pentru viaţa de după moarte. Doar că noi trebuie să petrecem timpul înainte de căsătorie pregătind căsnicia.

Epimanos: Văd unde vrei să ajungi. Pentru tine, moartea este doar o cale spre altă viaţă?

Aristotel: Da, şi viaţa noastră prezentă trebuie să fie devotată preparării vieţii viitoare.

Epimanos: Dar de ce este această viaţă viitoare mai importantă decât prezentul? Şi cum putem fi siguri că există?

Aristotel: Îţi aminteşti de discuţia noastră despre diferenţa dintre animale şi oameni?

Epimanos: Da, mi-o amintesc foarte bine. Ai spus că există diferenţe între cele două, omul este inteligent cât timp fiara niciodată nu caută ceva nou.

Aristotel: Da, Cu toate acestea, cum de el caută pentru noutate, pentru a creea lucruri noi în el şi în jurul lui?

Epimanos: Păi, dacă vorbesc din propria mea experienţă, pot spune că ideile veneau spre mine şi nu le-am făcut văzute nimănui, şi că medidez asupra acestor idei.

Aristotel: Am ajuns la aceeaşi concluzie. Ceea ce mă impresionează este că aceste idei n-au venit de la mediu, ci din mine. Aşa păreau...

Epimanos: Imaterial, nu?

Aristotel: Da, doar că ar însemna că sufletul este imaterial, dar imaterialul nu poate veni din material. Nimic nu poate da ceva care nu are. Adevărat?

Epimanos: Da, am spus că are sens. În orice caz, unde vrei să ajungi cu asta?

Aristotel: Tata e doctor, Epimanos, şi el îmi descrie des moartea: materia de descompune şi se dezintegrează peste timp. Şi uită-te în jurul tău: moartea este mereu marcată de distrugerea materiei.

Epimanos: Da, totul trece prin această lume, şi că ceea ce anticii construiesc este deja aproape terminat.

Aristotel: Dar dacă iei ceva care nu este compus din materie, cum dispare?

Epimanos: Asta nu mă priveşte pe mine: dacă nu este compus din materie, nu se poate dezintegra. Nu poate muri, In această cale, gândurile unui om ca Pitagora vor fi eterne şi vor fin încă în viaţa mai mult ca şi gândurile anilor.

Aristotel: Prim urmare, crezi că ceea ce este imaterial nu poate muri?

Epimanos: Cu tot ce-am spus până acum, cred că s-a stabilit.

Aristotel: Atunci sufletul nostru, care este imaterial, trebuie să nu moară niciodată. Când murim, corpul se dezintegrează, dar sufletul rămâne. Viaţa noastră în viitor este această viaţă a sufletului. Pentru acestă viaţă trebuie, în corpurile noastre, să ne pregătim.

Epimanos: Prim urmare, după moarte, regele va trăi?

Aristotel: Da, şi pentru fericirea sufletului lui mă voi ruga în această seară.

Epimanos: Să ne rugăm împreună atunci.


Şi cu aceste cuvinte, cei doi prieteni se despart. Epimanos se întoarce în templul Persephonei, în timp ce Aristotel merge spre poarta oraşului să se retragă în mediul periferii.
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Marco_Castello



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MessagePosté le: Mer Juil 20, 2011 3:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:






Capítol IV: Diàleg sobre l’ànima. Segona part.-[On Aristòtil estableix que la vida futura de l'Ànima, la qual vindrà després de la mort i la destrucció de la carn, es prepara a partir d'avui.]



La tarda queia sobre la ciutat de Pel•la. Sentíem només els xiuxiuejos de les dones que, a la vora dels temples pagans, invocaven als falsos déus per la salut del rei. Aquest, en efecte, estava moribund. Nicòmac, pare d’Aristòtil, estava al capçal del seu llit per tal d’endarrerir-ho i alleugerir el pes del fatídic.

Aristòtil, amb 14 anys en aquell temps, vagava pels carrers de la ciutat, sense veure ni sentir el que passava al seu voltant. Què passaria amb el seu pare, si el rei arribés a morir? Segurament, ell no estava obligat per la seva responsabilitat, però qui podia saber el que els cortesans malintencionats podien idear i quines venjances podien exercir en aquells moments d’interregne?
Va parar a la vora del temple de Persèfone. No creia en el poder dels déus, que li semblaven només marionetes mortes, però ell tenia allà, com a una majestat secreta, aquella evocació de la dea dels morts en un moment com aquell.
Va sentir posar la mà sobre la seva espatlla. Era Epimaneu:



Epimaneu: “Reses pel Rei, Aristòtil?”

Aristòtil: “Resar? A qui hauria de resar? I què he de demanar?”

Epimaneu: “Què has de demanar? Doncs que visqui, evidentment! I si no creus en aquesta dea, creus en una força superior que regeix la nostra vida?”

Aristòtil: “Que visqui? Morirà, ho sabeu tan bé com jo. Les nostres oracions no poden retornar-li ni la jovenesa ni la salut. Ha viscut molt de temps, i és l’hora què parteixi. No, si jo reso, no serà per a què visqui.”

Epimaneu: “I per a què ho faràs, doncs?”

Aristòtil: “Què hi ha, després de la vida, Epimaneu? Aquella ànima única, que l’home posseeix, i que ens diferencia dels animals, sobreviu a aquesta vida?”

Epimaneu: “No ho sé, Aristòtil. La meva ciència tracta sobre la vida, i no sobre la mort. Puc dir-te com viure bé, com ser feliç i com conèixer el dia a dia dels éssers, però no el que hi ha després de la mort.”

Aristòtil: “Podeu dir-me com viure bé? Vegem-ho. No esteu d’acord en què, per tal de fer un acte intel•ligent, cal preveure les conseqüències?”

Epimaneu: “Si, segur; això evita cometre errors, actuar de mala manera o jutjar erròniament les situacions. És important, el fet de preveure.”

Aristòtil: “Sí, es que el que m’ensenyeu des què sóc jove. Però, si voleu, prenguem un exemple: imaginem que voleu casar-vos. Esteu d’acord que és un compromís irrevocable i que heu d’escollir amb cura?”

Epimaneu: “De ben segur! Les nostres lleis no contemplen el divorci, i crec que el qui vol casar-se mesurarà perfectament els seus actes per a què aquest matrimoni sigui feliç; si no, seria una autèntica bogeria!”

Aristòtil: “Penseu com jo que aquest matrimoni es preparat fins al moment en que s’haurà de celebrar el solemne compromís: procurem corregir es seves carències, fer-nos amables i bons per tal de què el dia del matrimoni tot succeeixi de la millor manera possible.”

Epimaneu: “Si tots seguissin aquests consells hi hauria més matrimonis feliços, però crec que és el que caldria fer.”

Aristòtil: “Me n’alegra, que estiguem d’acord. Doncs, per tal de viure bé, cal saber què hi ha després de la mort.”

Epimaneu: “Oh! Això no ho entenc, què vols dir?”

Aristòtil: “És molt simple: com el matrimoni, la mort és un esdeveniment definitiu. Cal preparar-se per a ella amb cura. Si hi ha una vida després de la mort, aleshores la nostra vida abans de la mort cal dedicar-la a preparar aquesta vida després de la mort; com amb la nostra vida abans del matrimoni, que cal preparar la vida posterior al matrimoni.”

Epimaneu: “Veig on vols anar a parar. Per a tu la mort no és sinó una passa que condueix a una altra vida?”

Aristòtil: “Sí, i la nostra vida present cal dedicar-la a preparar aquesta vida futura.”

Epimaneu: “Però per què aquesta vida futura hauria de ser més important que la present? I com en pots estar segur, de la seva existència?”

Aristòtil: “Recordeu la nostra discussió sobre la diferència entre els animals i els homes?”
Epimaneu: “ Sí, la recordo molt bé. Deies que hi ha una diferència entre els dos, que l’home era intel•ligent mentre que la bèstia no buscava res de nou.”

Aristòtil: “Sí. Però com ho fa l’home per cercar això nou, per a crear en si mateix i del seu entorn això nou?”

Epimaneu: “ Bé, esmerçant la meva pròpia experiència, diria que tinc idees que em venen i que no semblen venir de ningú més que de mi, i que jo reflexiono sobre aquestes idees.”

Aristòtil: “He arribat a la mateixa conclusió. El que m’impressiona és que tot això no prové del que em rodeja, sinó de mi, del meu interior. O això sembla...”

Epimaneu: “Immaterial no?”

Aristòtil: “Sí, immaterial. No era la conseqüència d’una impressió sensible, sinó d’una impressió immaterial i espiritual”.

Epimaneu: “Entenc. Però quines conclusions en treus, d’això? És evident que aquestes impressions venen de la nostra ànima.”

Aristòtil: “Sí, però això significa que la nostra ànima és immaterial, per què allò immaterial no pot venir del que és material. Ningú pot donar el que no té. No n’esteu d’acord?”

Epimaneu: “Sí, dit així és comprensible. Però quin és el teu objectiu?

Aristòtil: “El meu pare és metge, Epimaneu, i m’ha descrit sovint a la mort: la matèria es podreix, es desintegra amb el pas del temps. I mireu al vostre voltant: la mort sempre està marcada per la destrucció de la matèria.”

Epimaneu: “Sí, tot passa en aquest món, i el que els nostres avantpassats van construir ja ha desaparegut, gairebé.”

Aristòtil: “Però, si preneu quelcom que no està format per matèria, això desapareixerà?”

Epimaneu: “No crec: si això no està format per matèria aleshores no es pot desintegrar. Això no morirà. Així, el pensament d’un home com Pitàgores serà etern i encara viurà d’aquí més de mil anys.”

Aristòtil: “Penseu, doncs, que el que és immaterial no mor?”

Epimaneu: “Com tot el que he dit fins aquí, crec que és quelcom demostrat.”

Aristòtil: “Aleshores la nostra ànima, que és immaterial, no ha de morir. Quan morim, el nostre cos desapareix, però la nostra ànima roman. I la vida de l’ànima és la vida futura. És la vida que la nostra vida present, en el nostre cos, ha de preparar.”

Epimaneu: “Aleshores, el rei que mor viurà?”

Aristòtil: “Sí, i per a què aquesta vida de la seva ànima sigui feliç és pel que resaré aquesta tarda.”

Epimaneu: “Resarem junts, aleshores.”

I, després d’aquestes paraules,ambdós amics se separaren; Epimaneu se’n tornà al tempre de Persèfone, mentre que Aristòtil es dirigí a la sortida de la ciutat per tal de passejar pel camp.


Traducció al català realitzada per Ignius de Muntaner

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Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
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Ignius



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MessagePosté le: Ven Déc 23, 2011 8:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Capitolo quarto: Dialogo sull'anima. Parte seconda.

Scendeva la sera sulla città di Pella. Si sentivano solo i sussurri delle donne che, presso ai templi pagani, invocavano i falsi dei per la salute del re. Quest’ultimo, infatti, era morente. Nicomaco, il padre di Aristotele, era al suo capezzale per tentare di ritardare e alleggerire il peso del termine fatale.
Aristotele, che aveva ora quattordici anni, girovagava per le vie della città, senza vedere né sentire quello che accadeva intorno a lui. Che cosa ne sarebbe stato di suo padre se il re fosse morto? Certo, non sarebbe stato ritenuto responsabile, ma chi può sapere cosa i cortigiani malintenzionati potevano inventarsi, e quali vendette potevano essere messe in atto in quei momenti di interregno?
Si fermò vicino al tempio di Proserpina. Non credeva di certo al potere di quegli dei, che non gli sembravano altro che dei pupazzi inanimati, ma vi era una sorta di segreta maestà in quell’invocazione della dea dei morti in un momento simile.
Sentì una mano posarsi sulla sua spalla. Era Epimanos.

Epimanos: “Preghi per il re, Aristotele?”

Aristotele: “Pregare? Chi dovrei pregare? E cosa devo chiedere?”

Epimanos: “Che cosa vuoi chiedere? Che resti in vita è ovvio! E se non credi in questa dea, credi almeno in una forza superiore che governa la nostra vita?”

Aristotele: “Che resti in vita? Morirà, lo sai bene quanto me. Le nostre preghiere non potranno restituirgli la giovinezza né la salute. Ha vissuto a lungo, ed è tempo che parta. No, se pregherò, non sarà perché lui viva.”

Epimanos: “E per cosa, allora?”

Aristotele: “Che cosa c’è dopo la vita, Epimanos? Quell’anima unica che l’uomo possiede e che ci distingue dagli animali sopravvive a questa vita?”

Epimanos: “Non lo so Aristotele. La mia scienza si concentra sulla vita e non sulla morte. Posso dirti come viver bene, com’essere felice e conoscere gli esseri nella vita di tutti i giorni, ma non so dirti quello che c’è dopo la morte.”

Aristotele: “Puoi dirmi come vivere bene? Esaminiamo questo. Non sei d’accordo che per compiere un atto intelligente bisogna prevederne le conseguenze?”

Epimanos: “Sì, certo, così si evita di fare errori, di agire male o di giudicare male le situazioni. È importante prevedere.”

Aristotele: “Sì, è quello che mi hai insegnato fin dalla mia più giovane età. Ma se ti va, facciamo un esempio: immaginiamo che tu voglia sposarti. Sei d’accordo che si tratta di un impegno definitivo, e che dovrai scegliere con cura?”

Epimanos: “Certo! Le nostre leggi non prevedono il divorzio, quindi credo che colui che intende sposarsi debba regolare tutti i suoi atti perché tale matrimonio sia felice, sennò sarebbe una vera e propria pazzia!”

Aristotele: “Quindi pensi, come me, che questo matrimonio si debba organizzare ancor prima di prendere l’impegno solenne: bisogna tentare di correggere i propri difetti, di rendersi piacevoli e buoni, affinché tutto vada per il meglio il giorno delle nozze.”

Epimanos: “Se tutti seguissero questi consigli ci sarebbero più matrimoni felici, ma penso comunque che sia quello che bisogna fare.”

Aristotele: “Sono contento che ci troviamo d’accordo. Dunque per vivere bene bisogna sapere quello che c’è dopo la morte.”

Epimanos: “Eh?! Qui non ti seguo più. Che vuoi dire?”

Aristotele: “È semplice: esattamente come il matrimonio, la morte è un evento definitivo. Bisogna dunque prepararvisi con cura. Se c’è una vita dopo la morte, allora la vita che conduciamo prima della morte deve essere consacrata alla preparazione della vita dopo la morte. Esattamente come la nostra vita prima del matrimonio deve essere consacrata alla preparazione della nostra vita dopo il matrimonio.”

Epimanos: “Ho capito dove vuoi arrivare. Per te la morte non è altro che un passaggio che conduce a un’altra vita?”

Aristotele: “Sì, e la nostra vita presente deve essere consacrata alla preparazione di quella vita futura.”

Epimanos: “Ma perché allora quella vita futura sarebbe più importante di quella presente? E come puoi essere sicuro della sua esistenza?”

Aristotele: “Ti ricordi della nostra discussione sulla differenza fra gli animali e gli uomini?”

Epimanos: “Sì, me ne ricordo benissimo. Dicevi che c’era una differenza tra i due, che l’uomo era intelligente mentre la bestia non cercava nulla di nuovo.”

Aristotele: “Sì. Ma come fa l’uomo a cercare la novità, come fa per creare in se stesso e intorno a lui questa novità?”

Epimanos: “Ebbene, se considero la mia esperienza, direi che ho delle idee che mi vengono, e che sembra non vengano a nessun altro che non sia io, e che rifletto su queste idee.”

Aristotele: “Sono giunto alla stessa conclusione. Quello che mi ha colpito è che tutto ciò non venisse da ciò che mi circonda, ma da me stesso, dalla mia interiorità. Sembrava…”

Epimanos: “Immateriale, vero?”

Aristotele: “Sì, immateriale. Non era la conseguenza di un’impressione sensibile ma di un’impressione immateriale, spirituale.”

Epimanos: “Capisco. Ma quali conclusioni si possono trarre? È evidente che queste impressioni vengono dalla nostra anima.”

Aristotele: “Sì, ma ciò vuol dire che la nostra anima è immateriale, poiché l’immateriale non può venire dal materiale. Nessuno può dare ciò che non ha. Non sei d’accordo?”

Epimanos: “Sì, detto in questo modo è comprensibile. Ma dove vuoi arrivare?”

Aristotele: “Mio padre è medico, Epimanos, e mi ha più volte descritto la morte: la materia si imputridisce, si disintegra sotto l’effetto del tempo. Guarda intorno a te: la morte è sempre contraddistinta dalla distruzione della materia.”

Epimanos: “Sì, tutto passa in questo mondo, e quello che gli antichi hanno costruito è già quasi tutto scomparso.”

Aristotele: “Ma se prendi qualcosa che non è composto di materia, esso scomparirà?”

Epimanos: “Non mi pare: se non è composto di materia non può disintegrarsi. Non morirà. Così il pensiero di un uomo come Pitagora sarà eterno e sarà ancora vivo tra più di mille anni.”

Aristotele: “Pensi dunque che le cose immateriali non possano morire?”

Epimanos: “Con tutto quello che abbiamo detto fin qui, credo sia una cosa stabilita.”

Aristotele: “Allora anche la nostra anima, che è immateriale, deve essere immortale. Quando moriamo il nostro corpo scompare, ma la nostra anima resta. Ed è precisamente questa vita dell’anima ad essere la vita futura. È questa vita che la nostra vita presente, nel nostro corpo, deve preparare.”

Epimanos: “Il re che sta per morire vivrà dunque ancora?”

Aristotele: “Sì, e questa sera pregherò perché questa vita della sua anima sia felice.”

Epimanos: “Allora pregheremo insieme.”

Dette queste parole i due amici si separarono: Epimanos entrò nel tempio di Proserpina, mentre Aristotele si diresse verso l’uscita della città per fare una passeggiata in campagna.

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Ignius



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MessagePosté le: Sam Fév 02, 2013 2:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Das Leben des Aristoteles
Buch I - « Dialoge »


Viertes Kapitel: Dialoge über die Seele - Zweiter Teil (Das Werden der Seele)

Der Abend sank über die Stadt Pella. Man hörte das Murmeln von Frauen, die an den heidnischen Tempeln die falschen Götter um die Gesundheit des Königs baten. Letzterer lag allerdings bereits im Sterben. Nicomachos, Vater des Aristoteles, befand sich an seinem Bett, um zu versuchen, den Zeitpunkt des Todes zu verzögern und das Leiden zu mildern.
Aristoteles, nunmehr von vierzehn Jahren, lief ziellos durch die Straßen der Stadt, ohne wahrzunehmen, was um ihn herum vorging. Was würde aus seinem Vater, falls der König stürbe? Natürlich würde er nicht für den Tod verantwortlich gemacht, aber wer wußte schon, was sich übelwollende Höflinge ausdenken und welche Racheakte sich in der Zeit des Interregnums abspielen mochten?
In der Nähe des Tempels der Proserpina hielt er an. Selbstverständlich glaubte er nicht an die Macht dieser Götter, die ihm nur wie tote Puppen vorkamen, aber im selben Moment lag eine geheime Majestät in dieser Heraufbeschwörung der Göttin der Toten.
Er spürte, wie sich eine Hand auf seine Schulter legte. Es war Epimanos.

Epimanos: „Du betest für den König, Aristoteles?“

Aristoteles: „Beten? Zu wem sollte ich beten? Und was sollte ich erbitten?“

Epimanos: „Was möchtest Du erbitten? Daß er lebe natürlich! Und falls Du nicht an diese Göttin glaubst, so glaubst Du doch an eine höhere Macht, die unser Leben lenkt, oder?“

Aristoteles: „Daß er lebe? Er wird sterben, das weißt Du so gut wie ich. Unsere Gebete können ihm weder die Jugend noch die Gesundheit zurückgeben. Er hat lange Zeit gelebt, und es ist Zeit für ihn zu gehen. Nein, wenn ich bete, so ist es nicht, damit er lebe.“

Epimanos: „Wofür also dann?“

Aristoteles: „Was folgt nach dem Leben, Epimanos? Diese einzigartige Seele, die der Mensch besitzt und die uns von den Tieren unterscheidet, überlebt sie dieses Leben?“

Epimanos: „Ich weiß es nicht, Aristoteles. Meine Wissenschaft beschäftigt sich mit dem Leben und nicht mit dem Tod. Ich kann Dir sagen, wie man gut lebt, wie man glücklich ist und die alltäglichen Lebewesen versteht, aber nicht, was es nach dem Tod gibt.“

Aristoteles: „Du kannst mir sagen, wie man gut lebt? Nun, aber! Bist Du nicht damit einverstanden, daß man die Konsequenzen vorhersehen muß, um eine intelligente Handlung vorzunehmen?“

Epimanos: „Ja, natürlich, das verhindert, Fehler zu machen, schlecht zu handeln oder Situationen falsch zu beurteilen. Es ist wichtig, vorauszuschauen.“

Aristoteles: „Ja, so hast Du mich seit meiner frühesten Jugend gelehrt. Aber laß uns ein Beispiel nehmen: Stellen wir uns vor, Du möchtest heiraten. Du bist damit einverstanden, daß es eine endgültige Entscheidung ist und Du somit mit Bedacht entscheiden mußt?“

Epimanos: „Selbstverständlich! Unsere Gesetze sehen keine Ehescheidung vor, und ich bin mir sicher, daß jeder, der heiraten will, alles entsprechend regeln wird, damit diese Ehe glücklich sein möge; falls nicht, wäre das der reine Wahnsinn!“

Aristoteles: „Du denkst genau wie ich, daß diese Ehe sich bereitet, noch bevor man die feierliche Verpflichtung eingeht: man versucht seine Fehler zu korrigieren, gut und liebenswert zu sein, damit sich am Tage der Heirat alles zum besten wende.“

Epimanos: „Wenn alle diesem Rat folgten, gäbe es mehr glückliche Ehen, aber ich denke in jedem Fall, daß es das ist, was man tun muß.“

Aristoteles: „Ich bin froh, daß wir einer Meinung sind. Also, um gut leben zu können, muß man wissen, was nach dem Tode ist.“

Epimanos: „Ah!? Nun kann ich Dir nicht mehr folgen. Was willst Du damit sagen?“

Aristoteles: „Es ist ganz einfach: Der Tod ist, genauso wie die Heirat, ein endgültiges Ereignis. Man muß sich also gut darauf vorbereiten. Falls es ein Leben nach dem Tod gibt, muß das Leben, das wir vor dem Tod führen, der Vorbereitung auf dieses Leben nach dem Tod gewidmet werden; genauso, wie unser Leben vor der Heirat dem Leben nach der Heirat gewidmet werden muß.“

Epimanos: „Ich sehe, wohin Du kommen möchtest. Für Dich ist der Tod nur ein Übergang, der in ein anderes Leben führt?“

Aristoteles: „Ja, und unser augenblickliches Leben muß der Vorbereitung auf das zukünftige Leben gewidmet werden.“

Epimanos: „Aber warum ist dieses zukünftige Leben wichtiger als das augenblickliche? Und wie kannst Du Dir seiner Existenz sicher sein?“

Aristoteles: „Erinnerst Du Dich unserer Diskussion bezüglich des Unterschiedes zwischen den Tieren und den Menschen?“

Epimanos: „Ja, derer erinnere ich mich sehr gut. Du sagtest, es gebe einen Unterschied zwischen den beiden, daß der Mensch intelligent sei, während das Tier nichts Neues zu entdecken suche.“

Aristoteles: „Ja. Aber wie stellt es der Mensch an, Neues zu suchen, dieses Neue in sich und um sich herum zu schaffen?“

Epimanos: „Nun, wenn ich von meiner eigenen Erfahrung ausgehe, würde ich sagen, ich habe Einfälle, die von niemandem anderen kommen als mir selbst, und ich denke über diese Einfälle nach.“

Aristoteles: „Ich bin diesbezüglich zur selben Lösung gelangt. Was mich verwunderte, ist, daß es nicht dem, was mich umgibt, sondern mir selbst entstammt, meinem Innern. Es erscheint…“

Epimanos: „Immateriell, nicht wahr?“

Aristoteles: „Ja, immateriell. Es war nicht die Folge eines spürbaren Eindrucks, sondern eines immateriellen, spirituellen Eindrucks.“

Epimanos: „Ich verstehe. Aber welche Schlüsse sind daraus zu ziehen? Es ist offensichtlich, daß diese Eindrücke von unserer Seele kommen.“

Aristoteles: „Ja, aber das würde bedeuten, daß unsere Seele immateriell ist, denn das Immaterielle kann nicht aus dem Materiellen entstehen. Niemand kann geben, was er nicht hat. Bist Du nicht derselben Meinung?“

Epimanos: „Ja, so gesehen ist es verständlich, Aber wohin willst Du damit gelangen?“

Aristoteles: „Mein Vater ist Arzt, Epimanos, und er hat mir oft den Tod beschrieben: die Materie verfault, zersetzt sich unter dem Einfluß der Zeit. Und sieh Dich um: der Tod ist immer durch die Zerstörung von Materie gekennzeichnet.“

Epimanos: „Ja, alles auf dieser Welt ist vergänglich, und was die Antiker erbauten, ist schon fast verschwunden.“

Aristoteles: „Aber, falls Du etwas nimmst, das nicht aus Materie zusammengesetzt ist, wird es verschwinden?“

Epimanos: „Es scheint mir nicht so: falls es nicht aus Materie zusammengesetzt ist, dann kann es auch nicht zerfallen. Es wird nicht sterben. Somit wird das Gedankengut eines Mannes wie Pythagoras ewig sein und noch in mehr als tausend Jahren fortleben.“

Aristoteles: „Also denkst Du, daß das Immaterielle nicht stirbt?“

Epimanos: „Nach alledem, was wir bisher gesagt haben, glaube ich, daß es eine bewiesene Sache ist.“

Aristoteles: „Also dürfte auch unsere Seele, die immateriell ist, nicht sterben. Wenn wir sterben, verschwindet unser Leib, aber unsere Seele verbleibt. Und es ist dieses Leben der Seele, das das zukünftige Leben ist. Es ist dieses Leben, das unser augenblickliches Leben in unserem Körper vorbereiten muß.“

Epimanos: „Der sterbende König wird also weiter leben.“

Aristoteles: „Ja, und damit dieses Leben seiner Seele glücklich sein möge, werde ich heute abend beten.“

Epimanos: „Dann werden wir gemeinsam beten.“

Und mit diesen Worten trennten sich die beiden Freunde, Epimanos kehrte in den Tempel der Proserpina zurück, während Aristoteles sich dem Ausgang der Stadt zuwandte, um auf dem Lande spazierenzugehen.

Übersetzt von Alveran



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MessagePosté le: Mar Fév 18, 2014 3:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Capítulo IV: Diálogo sobre el alma. Segunda parte:



La tarde caía sobre la ciudad de Pela. Sólo se oían los cuchicheos de las mujeres que, al lado de los templos paganos, invocaban a los falsos dioses por la salud del rey. Éste, en efecto, estaba moribundo. Nicómaco, padre de Aristóteles, estaba al cabezal de su cama para atrasarlo y aligerar el peso del desdichado.

Aristóteles, con 14 años en aquel tiempo, vagaba por las calles de la ciudad, sin ver ni sentir lo que pasaba cerca. ¿Qué pasaría con su padre si el rey llegara a morir? Seguramente, él no estaba obligado por su responsabilidad, pero ¿quién podía saber lo que los cortesanos malintencionados podían idear y qué venganzas podían ejercer en aquellos momentos de interregno?
Paró al lado del templo de Perséfone. No creía en el poder de los dioses, que le parecían sólo marionetas muertas, pero él tenía allá, como una majestad secreta, aquella evocación de la diosa de los muertos en un momento como aquel.
Sintió que ponían una mano sobre su hombro. Era Epimaneo:



Epimaneo: "¿Rezas por el Rey, Aristóteles?"

Aristóteles: "¿Rezar? ¿A quién tendría que rezar y qué tengo que pedir?"

Epimaneo: "¿Qué tienes que pedir? ¡Pues que viva, evidentemente! Y si no crees en esta diosa... ¿crees en una fuerza superior que rige nuestra vida?"

Aristóteles: "¿Que viva? Morirá, todos lo saben mejor que yo. Nuestras oraciones no pueden devolverle ni la juventud ni la salud. Ha vivido mucho tiempo, y es la hora para que parta. No, si yo rezo, no será para que viva."

Epimaneo: "¿Y para que lo harás, pues?"

Aristóteles: "¿Qué hay, después de la vida, Epimaneo? Aquella alma única, que el hombre posee, y que nos diferencia de los animales, ¿sobrevive a esta vida?"

Epimaneo: "No lo sé, Aristóteles. Mi ciencia trata sobre la vida, y no sobre la muerte. Puedo decirte cómo vivir bien, cómo ser feliz y cómo conocer el día a día de los seres, pero no lo que hay después de la muerte."

Aristóteles: "¿Puedes decirme cómo vivir bien? Veamos. ¿No estás de acuerdo en que, para hacer un acto inteligente, hay que prever las consecuencias?"

Epimaneo: "Sí, seguro; esto evita cometer errores, actuar de mala manera o juzgar erróneamente las situaciones. Es importante, el hecho de prever."

Aristóteles: "Sí, se que me lo enseñas desde que soy joven. Pero, si quieres, tomemos un ejemplo: imaginemos que quieres casarte. ¿Estás de acuerdo que es un compromiso irrevocable y que tienes que escoger con cuidado?"

Epimaneo: "¡Muy seguro! Nuestras leyes no contemplan el divorcio, y creo que quien quiere casarse medirá perfectamente sus actos para que este matrimonio sea feliz; si no, ¡sería una auténtica locura!"

Aristóteles: "Piensas como yo que este matrimonio es preparado hasta el momento en que se tendrá que celebrar el solemne compromiso: procuran corregir sus carencias, ser amables y buenos para que el día del matrimonio todo ocurra de la mejor manera posible."

Epimaneo: "Si todos siguieran estos consejos habrían más matrimonios felices, pero creo que es lo que habría que hacer."

Aristóteles: "Me alegra que estemos de acuerdo. Pues, para vivir bien, hay que saber qué hay después de la muerte."

Epimaneo: "¡Oh! Esto no lo entiendo, ¿qué quieres decir?"

Aristóteles: "Es muy simple: como el matrimonio, la muerte es un acontecimiento definitivo. Hay que prepararse para ella con cuidado. Si hay una vida después de la muerte, entonces nuestra vida antes de la muerte hay que dedicarla a preparar esta vida después de la muerte; como con nuestra vida antes del matrimonio, que hay que preparar la vida posterior al matrimonio."

Epimaneo: "Veo donde quieres ir a parar. ¿Para ti la muerte no es sino un paso que conduce a otra vida?"

Aristóteles: "Sí, y nuestra vida presente hay que dedicarla a preparar esta vida futura."

Epimaneo: "¿Pero por qué esta vida futura tendría que ser más importante que la presente? ¿Y cómo puedes estar seguro, de su existencia?"

Aristóteles: "¿Recuerdas nuestra discusión sobre la diferencia entre los animales y los hombres?"

Epimaneo: "Sí, la recuerdo muy bien. Decías que hay una diferencia entre los dos, que el hombre era inteligente mientras que los animales no buscaban nada de nuevo."

Aristóteles:"Sí. ¿Pero como hace el hombre para buscar esto nuevo, para crear en sí mismo y en su entorno esto nuevo?

Epimaneo: "Bien, invirtiendo mi propia experiencia, diría que tengo ideas que me vienen y que no parecen venir de nadie más que de mí, y que yo reflexiono sobre estas ideas."

Aristóteles: "He llegado a la misma conclusión. Lo que me impresiona es que todo esto no proviene de lo que me rodea, sino de mí, de mi interior. O eso parece..."

Epimaneo: "¿Inmaterial no?"

Aristóteles: "Sí, inmaterial. No era la consecuencia de una impresión sensible, sino de una impresión inmaterial y espiritual."

Epimaneo: "Entiendo. ¿Pero qué conclusiones sacas de esto? Es evidente que estas impresiones vienen de nuestra alma."

Aristóteles: "Sí, pero esto significa que nuestra alma es inmaterial, porque aquello inmaterial no puede venir de lo que es material. Nadie puede dar lo que no tiene. ¿No estás de acuerdo?"

Epimaneo: "Sí, dicho así es comprensible. ¿Pero cuál es tu objetivo?

Aristóteles: "Mi padre es médico, Epimaneo, y me ha descrito a menudo la muerte: la materia se pudre, se desintegra con el paso del tiempo. Y miras lo que tienes cerca: la muerte siempre está marcada por la destrucción de la materia."

Epimaneo: "Sí, todo pasa en este mundo, y lo que nuestros antepasados construyeron ya ha desaparecido, casi."

Aristóteles: "Pero, si tomas algo que no está formado por materia, ¿esto desaparecerá?"

Epimaneo: "No creo: si esto no está formado por materia entonces no se puede desintegrar. Esto no morirá. Así, el pensamiento de un hombre como Pitágoras será eterno y todavía vivirá de aquí más de mil años."

Aristóteles: "¿Piensas, pues, que lo que es inmaterial no muere?"

Epimaneo: "Como todo el que he dicho aquí, creo que es algo demostrado."

Aristóteles: "Entonces nuestra alma, que es inmaterial, no tiene que morir. Cuando morimos, nuestro cuerpo desaparece, pero nuestra alma permanece. Y la vida del alma es la vida futura. Es la vida que nuestra vida presente, en nuestro cuerpo, tiene que preparar."

Epimaneo: "¿Entonces, el rey que muere vivirá?"

Aristóteles: "Sí, y para que su alma sea feliz en esa vida es por lo que rezaré esta tarde."

Epimaneo: "Rezaremos juntos, entonces."

Y, después de estas palabras, ambos amigos se separaron; Epimaneo se volvió al templo de Perséfone, mientras que Aristóteles se dirigió a la salida de la ciudad para pasear por el campo.


Traducido por Monseñor Eduardo d' Hókseme
Revisado por Caris Altarriba i Castán


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Doron



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MessagePosté le: Mar Nov 11, 2014 10:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Het leven van Aristoteles

Hoofdstuk IV

Dialoog over de ziel


Deel II – Wat wordt van de Ziel – Waarin Aristoteles vaststelt dat de toekomst van de ziel, die volgt op de dood en de vernietiging van het lichaam, vandaag moet worden voorbereid.

De nacht viel over het dorpje van Pélla. Men kon de gemompelde woorden horen van vrouwen die, nabij de heidense tempel, baden voor de gezondheid van de koning. Hij was inderdaad stervende. Nicomachus, de vader van Aristoteles, was bij zijn ziekbed om hem te verzorgen en het onvermijdelijke heengaan te vertragen.

Aristoteles, die nu 14 jaar oud was, wandelde door de straten van het dorp zonder te zien of horen wat er om hem heen gebeurde. Wat zou er gebeuren met hem en zijn vader wanneer de koning overleed? Zeker, zij konden niet verantwoordelijk gehouden worden, maar wie weet wat boodschappers met slechte bedoelingen zouden bedenken en welke daden van wraak veroorzaakt konden worden in deze berichten aan de koningen?

Hij stopte bij de temple van Persephone. Hij geloofde zeker niet in de macht van deze goden, die hem niet meer leken dan dode poppen, maar er was bijna een geheime majesteit in het aanroepen van de godin van de dood op dezelfde tijd.

Hij voelde een hand op zijn schouder. Het was Epimanos.

Epimanos: “Ben je aan het bidden voor de Koning, Aristoteles?”

Aristoteles: "Bidden? Tot wie moet ik bidden? En wat zou ik moeten vragen?"

Epimanos: "Wat zou je willen hebben? Dat hij blijft leven natuurlijk! Als je niet gelooft in de macht van deze godin, geloof je dan niet in een oppermacht die ons leven beheerst?”

Aristoteles: "Dat hij blijft leven? Hij gaat sterven, dat weet jij net zo goed als ik. Gebeden kunnen zijn gezondheid en jeugd niet terugbrengen. Hij heeft lange tijd geleefd, en het is tijd voor hem om te gaan. Nee als ik bid, dan zal het niet zijn om te vragen dat hij blijft leven.”

Epimanos: "Waarvoor dan?"

Aristoteles: "Wat gebeurt er na het leve Epimanos? De unieke ziel die deze want bezit en die ons onderscheidt van dieren, overleeft dit de dood?"

Epimanos: "Ik weet het niet Aristoteles. Mijn wetenschap is gebaseerd op het leven, niet de dood. Ik kan je vertellen hoe te leven, gelukkig te zijn en het leven van alledag te begrijpen maar niet wat er gebeurd na de dood."

Aristoteles: "Kun jij me vertellen hoe goed te leven. Laten we eens kijken. Ben je het niet met mee eens dat, om te begrijpen hoe je slim kan handelen, je moet begrijpen wat de consequenties zijn van je daden?”

Epimanos: "Ja natuurlijk. Dit helpt je fouten te voorkomen, slecht te handelen of af te gaan op een vooroordeel. Het is belangrijk om te anticiperen op de uitkomst.”

Aristoteles: "Ja dat is mij geleerd toen ik jonger was. Maar als dat goed is, laten we als voorbeeld nemen: stel dat je gaat trouwen. Ben je het ermee eens dat dit een eeuwig bindende band is en dat je dus goed moet kiezen?”

Epimanos: "Zeker! Onze wetten kennen geen scheiding en ik geloof dat zij die willen trouwen hun handelen zo afstemmen dat zij een gelukkig huwelijk krijgen, anders zou het werkelijk idioot zijn!”

Aristoteles: "Je denkt dus net als ik dat iemand die wil trouwen zich moet voorbereiden op een serieuze binding: dat je moet proberen je fouten te corrigeren, om goed en aardig te zijn, om zo gelukkig mogelijk te zijn op je trouwdag.”

Epimanos: "Als iedereen zich zou houden aan dit advies zouden er meer gelukkige huwelijken zijn maar ik denk dat dit in de meeste gevallen noodzakelijk is. "

Aristoteles: "Ik ben blij dat we het eens zijn. Daarom, om goed te kunnen leven moeten we weten wat er gebeurt na de dood."

Epimanos: "Oh!? Ik begrijp je niet meer. Hoe bedoel je dat?”

Aristoteles: "Het is heel simpel: net als het huwelijk is ook de dood een onherroepelijke gebeurtenis. We moeten ons er daarom voorzichtig op voorbereiden. Als er leven is na de dood, dan moet het leven voor de dood gewijd zijn aan de voorbereiding op het leven na de dood. Net zoals we voor het huwelijk tijd moeten wijden aan het voorbereiden op het leven als gehuwde."

Epimanos: "Ik zie waar je heen wil. Voor jou is de dood gewoon een passage naar een nieuw leven?"

Aristoteles: "Ja en ons huidige leven moet gewijd zijn aan het voorbereiden op dit toekomstige leven. "

Epimanos: "Maar waarom is dit toekomstige leven belangrijker dan het huidige? En hoe kan je zeker weten dat het bestaat? "

Aristoteles: "Herriner je je onze discussie nog over het verschil tussen dieren en mensen?"

Epimanos: "Jai k herriner het me goed. Je zei dat er een verschil was, dat de mens intelligent is en dat dieren nooit op zoek gaan naar iets nieuws."

Aristoteles: "Ja. Maar hoe zoek je naar nieuwheid, door nieuwe dingen te maken in en rondom hem?”

Epimanos: "Nou, als ik spreek van mijn eigen ervaring. Dan zou ik zeggen dat ideeën tot mij kwamen en niet naar anderen, en toen mediteerde ik over deze ideeën.”

Aristoteles: "Ik ben uitgekomen bij dezelfde conclusie. Wat mij raakte is dat deze ideeën niet komen van mijn omgeving maar van mijzelf. Dat leek…

Epimanos: "Immaterieel, niet?”

Aristoteles: "Ja, immaterieel. Het was geen resultaat van een waarneembaar effect maar eerder van een immateriële of spirituele indruk. "

Epimanos: "Ik begrijp het. Maar welke conclusies kunnen we hieruit trekken? Overduidelijk komen deze indrukken uit de ziel."

Aristoteles: "Ja wat dit zou betekenen is dat de ziel immaterieel is, maar het immateriële kan niet komen van het materiële. Niemand kan iets geven wat hij niet heeft. Ben je daar niet mee eens?”

Epimanos: "Ja zo gezegd lijkt dit me logisch. Maar waar wil je hiermee naartoe?”

Aristoteles: "Mijn vader is een dokter, Epimanos, en regelmatig beschrijft hij de dood voor mij het ontbinden en vergaan over de tijd. Kijk om je heen, dood is altijd gemarkeerd door het vergaan van het materiële.”

Epimanos: "Ja alles gaat door deze wereld, wat de ouden maakten is bijna allemaal verdwenen. "

Aristoteles: "Maar als je iets neemt wat niet gemaakt is van materie, verdwijnt dit dan ook?”

Epimanos: "Dat lijkt me niet: als het niet gemaakt is van materie dan kan het ook niet vergaan. Het kan niet sterven. Op deze wijze zullen de gedachten van een man als Pythagoras eeuwig zijn en nog altijd leven over meer dan duizend jaar."

Aristoteles: "Dus, jij dat dat als iets immaterieel is dat het dan niet kan sterven?"

Epimanos: "Met alles wat we gezegd hebben tot nog toe, geloof ik dat dat bevestigd is.”

Aristoteles: "Dan zal onze ziel, die immaterieel is, nooit sterven. Wanneer ons lichaam ontbindt dan blijft onze ziel. Ons leven in de toekomst is het leven van de ziel. Het is voor dat leven dat we, in deze lichamen ons moeten voorbereiden.”

Epimanos: "Dus de stervende koning zal verder leven?"

Aristoteles: "Ja en het is voor dit geluk van deze ziel dat ik vanavond zal bidden.”

Epimanos: "We zullen samen bidden dan."


En met deze woorden namen de vrienden afscheiden. Epimanos ging terug naar de tempel van Persephone, terwijl Aristoteles naar de stadspoorten liep om zich terug te trekken op het platteland.



Vertaald door Karanda

Goedgekeurd door de Eerste Scriptor der Aristotelische Vertalers op den 23ste november in het jaar van onze Heere 1456

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hull19
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MessagePosté le: Jeu Mar 24, 2016 11:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:








    Życie Arystotelesa, Rozdział IV -
    «Los i przyszłość duszy, w kontekście śmierci i zniszczenia ciała».



    Noc zapadła w miejscowości Pella. W pobliżu pogańskich świątyń słyszano szepty kobiet, które modliły się do fałszywych bóstw o zdrowie dla króla. Był on rzeczywiście umierający. Nicomachus, ojciec Arystotelesa, czuwał przy jego łóżku, próbując go uspokoić i opóźniać nieuniknione.

    Arystoteles, teraz w wieku 14 lat, chodził bez celu po ulicach miasta, nie widząc lub słysząc, co się dzieje wokół niego. Co będzie, jeśli to przez jego ojca król musiał umrzeć? Oczywiście, nie może być pociągnięty do odpowiedzialności, ale kto wie, co szkodliwego dworzanie mogli sobie wyobrazić, jaka zemsta może panować w tych czasach bezkrólewia...

    Zatrzymał się w pobliżu świątyni Persefony. Na pewno nie wierzył w moc tych bogów, która wydawała mu się nie warta więcej od martwych lalek, ale nie było tajemnicą przywołanie bogini śmierci w tym samym czasie.

    Poczuł rękę na swoim ramieniu. To był Epimanos.

      Epimanos: «Modlisz się za króla Arystotelesie?».

      Arystoteles: «Modlitwa? Do kogo mam się modlić? I o co mam prosić?».

      Epimanos: «Dlaczego się pytasz? O życie oczywiście! Jeśli nie wierzysz w boginię, nie wierzysz w siłę wyższą rządzącą naszym życiem!».

      Arystoteles: «Życie? [Król] umrze, wiesz doskonale, tak jak ja. Nasze modlitwy nie mogą przywrócić mu ani młodości, ani zdrowia. Żył długo, i to jest czas dla niego by odejść. Jeśli się modlę, to nic nie daje, by powróciło mu życie».

      Epimanos: «Po co to?».

      Arystoteles: «Co się dzieje po życiu, Epimanos? Ten wyjątkowy, człowiek posiada duszę i to odróżnia nas od zwierząt, po to by przeżyć życie?».

      Epimanos: «Nie wiem, Arystotelesie. Moje nauki są o życiu, a nie śmierci. Mogę powiedzieć, jak żyć dobrze, być szczęśliwym i wiedzieć, jak na co dzień żyć, ale nie wiem co jest po śmierci».

      Arystoteles: «Możesz mi powiedzieć, jak dobrze żyć? Chcę to zobaczyć. Nie zgadzasz się, że przy podejmowaniu świadomych działań, musimy przewidywać konsekwencje?».

      Epimanos: «Tak, oczywiście, to pomaga unikać błędów, działać źle albo źle sądzić o sytuacji. Ważne jest, aby przewidywać wynik».

      Arystoteles: «Tak, to jest to, czego uczyłeś mnie, kiedy byłem młodszy. Jednakże, jeżeli jest to radą, weźmy przykład: wyobraźmy sobie, że chcesz ożenić się. Zgadzasz się, że jest to wersja ostateczna zobowiązania oraz, że należy dokonać dobrego wyboru?».

      Epimanos: «Oczywiście! Nasze prawo nie przewiduje rozwodu, i myślę, że każdy, kto chce wziąć ślub będzie kierował wszystkie swoje działania, by małżeństwo było szczęśliwe, w przeciwnym wypadku to będzie szaleństwo!».

      Arystoteles: «Myślisz, dokładnie jak ja, że do małżeństwa przygotowuje się jeszcze przed uroczystością, odkrywa się wady i zalety, by jak najlepiej przygotować się do małżeńskiego życia».

      Epimanos: «Gdyby każdy uważał podobnie, byłoby więcej szczęśliwych małżeństw, ale uważam że nie jest to konieczne w większości przypadków».

      Arystoteles: «Jestem szczęśliwy, że się zgadzamy. Dlatego, aby dobrze żyć musimy wiedzieć, co się dzieje po śmierci».

      Epimanos: «Oh!? Nie nadążam już za tobą. Co chcesz powiedzieć?».

      Arystoteles: «To bardzo proste: podobnie jak ślub, śmierć jest pewnym końcem. Musimy zatem przygotować się starannie. Jeżeli istnieje życie po śmierci, to życie, którym żyjemy przed śmiercią, musi być przeznaczone na przygotowanie do życia po śmierci. Tak jak [narzeczeni] muszą spędzić czas przed ślubem na przygotowania do ich małżeńskiego życia».

      Epimanos: «Rozumiem, do czego zmierzasz. Śmierć jest dla Ciebie jedynie przejściem do innego życia?».

      Arystoteles: «Tak, i nasze obecne życiu musi być przeznaczone na przygotowanie do tego przyszłego życia.».

      Epimanos: «Dlaczego przyszłe życie będzie ważniejsze niż te? Jak można być pewnym jego istnienia?».

      Arystoteles: «Pamiętasz, jak rozmawialiśmy o różnicy między zwierzętami i ludźmi?».

      Epimanos: «Tak, pamiętam doskonale. Powiedziałeś, że istnieje różnica między nimi, że człowiek jest inteligentny a zwierze nigdy nie szuka czegoś nowego».

      Arystoteles: «Tak. Jednakże, jak on poszukuje nowości, do tworzenia nowych rzeczy, zarówno w nim jak i wokół niego?».

      Epimanos: «Cóż, mówiąc z własnego doświadczenia, mogę powiedzieć, że idee przyszły do mnie i nie wydają się przychodzić do innych, i rozmyślam o tych pomysłach».

      Arystoteles: «Doszedłem do tego samego wniosku. Uderzyło mnie to, że idee te nie pochodzą z mojego otoczenia, ale z wewnątrz mnie. Wydawały się».

      Epimanos: «Niematerialnie, nie?».

      Arystoteles: «Tak niematerialne. To nie było rezultatem widocznego skutku».

      Epimanos: «Rozumiem. Niemniej jednak, jakie wnioski można wyciągnąć z tego? Widocznie te wrażenia pochodzą z naszej duszy. Jej niematerialnego lub duchowego odczucia».

      Arystoteles: «Tak, ale oznaczałoby to, że dusza jest niematerialna, ale w istocie, nie może pochodzić z materialnego świata. Nic nie może dać czegoś czego nie ma. Czyż nie?».

      Epimanos: «Tak jak powiedziałeś, ma to sens. Jednakże, gdzie zamierzasz z tym iść?».

      Arystoteles: «Mój ojciec, drogi Epimanosie, jest lekarzem, on często opisywał mi śmierć: materia rozpada się i rozkłada się w czasie. Rozejrzyj się dookoła: śmierć zawsze oznacza zniszczenia materii».

      Epimanos: «Tak, wszystko przechodzi przez ten świat, i nawet to, co starożytni zbudowali jest już prawie niewidoczne».

      Arystoteles: «Ale jeśli wziąć coś, co nie składa się z materii, to zniknie?».

      Epimanos: «Nie wydaje się takie samo: jeśli nie składa się z materii, to nie może się rozpadać. To nie może umrzeć. W ten sposób myśl o człowieku, jak Pitagoras, będzie wieczna i nadal żywa dłużej niż milenium».

      Arystoteles: «Więc myślisz, że to, co niematerialne, nie umrze?».

      Epimanos: «Z wszystkiego, co powiedzieliśmy do tej pory uważam, że to zostało ustalone».

      Arystoteles: «Więc nasza dusza, która jest niematerialna, nie może nigdy umrzeć. Kiedy umieramy, rozpada się nasze ciało, ale dusza pozostaje. Nasze przyszłe życie, jest to życie duszy. Do tego życia, w naszych ciałach musimy się przygotowywać».

      Epinamos: «Król umiera by żyć?».

      Arystoteles: «Tak, i to za szczęście jego duszy będę modlił się dziś wieczorem».

      Epimanos: «Będziemy modlić się za to razem».

    Przyjaciele rozeszli się po tych słowach. Epimanos wrócił do świątyni Persefony, podczas gdy Arystoteles skierował się ku bramie miasta, by udać się na wieś.


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