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hagiographie de l'Archange Saint George

 
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Pouyss



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MessagePosté le: Lun Nov 13, 2006 6:24 am    Sujet du message: hagiographie de l'Archange Saint George Répondre en citant

Hagiographie de l’archange saint Georges

I L’amitié

La foudre s’abattit tout près de là. Terrorisés, les enfants se blottirent encore plus dans les bras de leurs mères. Celles-ci pleuraient, implorant pitié au Très Haut. Les hommes s’invectivaient, s’attribuant l’un à l’autre la responsabilité des événements. Cela faisait six jours que les éléments se déchaînaient sur la ville d’Oanylone, avec la rage des premiers temps du monde. Un ciel noir d’encre, lourd de menaces, pesait de tout son poids sur la ville maudite. Parmi le petit groupe qui s’était réfugié dans la réserve de blé, depuis longtemps vidée, la peur côtoyait la colère, la fureur et le désespoir. On pouvait voir un homme qui avait cessé de rire de Dieu lorsque Celui-ci avait annoncé la destruction de la ville. Et cette femme ressassait sans cesse, avec honte, ses orgies luxurieuses avec tant d’hommes et de femmes qu’elle n’était pas arrivée à les compter. Ou encore ce jeune homme, qui avait prit le plaisir immonde de fracasser le crâne de son petit frère, et qui, maintenant, tentait de se racheter en rassurant les enfants rassemblés dans la minuscule pièce. Tous savaient pourquoi ils étaient punis, mais aucun n’osait l’avouer, certains cherchant même à en rejeter la faute sur les autres, dans l’espoir vain de faire oublier ses propres péchés.

Une bourrasque terrible vînt enfoncer la porte, emplissant le frêle bâtiment d’un vent glacial. Ses fondations tremblèrent lorsque le tonnerre répondit à l’éclair, d’une puissance assourdissante. Et le silence se fit. Certes, la tornade rugissait et le tonnerre grondait, mais cela faisait déjà six jours que les habitants d’Oanylone ne connaissait plus que ça. Non, le silence n’était pas celui de la nature, mais bel et bien celui des humains. Car les réfugiés s’étaient tus, paralysés par la terreur, en voyant l’ombre qui se découpait dans l’encablure de la porte. Un homme, si grand et si massif qu’il devait se courber et resserrer les épaules pour entrer, s’approcha d’eux. La pénombre laissait deviner son visage rugueux et sa barbe drue. Sa volumineuse chevelure argentée lui donnait un air de sagesse, contrastant avec la largeur de ses mains, qui semblaient être capable de réduire en poussière même la plus dure des pierres. Son regard bleu pâle, usé par le temps, semblait tout de même garder au fond de lui une joie enfantine. Le colosse était habillé d’une chemise rapiécée et usée par les affres du temps. Un grand morceau de toile, enroulé autour de ses jambes, témoignait de sa condition de défavorisé. Il laissa apparaître un léger sourire et tous les réfugiés soupirèrent de soulagement. Puis il laissa entendre sa voix caverneuse:


“Quand il n’y a plus d’espoir, il reste toujours l’amitié.”
Alors, une vielle femme, au regard dur, à la volonté de fer, s’avança vers lui et lui demanda:
“Et toi, l’étranger, es-tu venu en ami? Car il est en cette cité des hommes et des femmes dont la parole est de miel mais dont les actes sont comme le venin. Ils vivent sur des montagnes d’or, et ne désirent rien d’autres que de s’élever encore plus dans leur fol quête de butins. La vie de leurs semblables leur importe peu, tant leur soif de trésors les dévore.”
“Je sais”, répondit l’homme. “C’est pour cela que je viens à vous. La richesse du coeur ne peut être égalée par les richesses de ce bas-monde. Emporteront-ils leurs montagnes d’or dans l’autre vie?”
“Non, certes pas”, lui répondit la vielle dame. “Mais les richesses du monde nous sont-elles à jamais interdites? Devons-nous nous réduire à vivre tels des animaux pour honorer la richesse de l’âme?”
“La vie vous a-t-elle appris à renier votre main gauche pour employer la droite?”, demanda l’homme. “Il en est de même pour les trésors que Dieu a créés pour nous. Que les richesses matérielles soient vôtres, car Dieu, par amour pour Ses enfants, nous en a fait don. Mais n’oublions jamais qu’il n’est pas de plus beau trésor que l’amitié.”

Alors, un jeune homme se dressa et lui demanda: “Mais qui es-tu, toi dont les paroles sont emplies de sagesse?”
“Mon nom est Georges”, répondit-il.


II L’avarice

En ce temps-là, sur une des sept collines d'Oanylone, un homme tremblait plus que tout autre devant la colère divine. Il ne craignait pas pour sa vie, car celle-ci n'avait pas d'importance pour lui. Mais il était tant attaché à ses biens qu'il ne pouvait s'en séparer. Pendant que les gens massacraient et violaient, lui pillait les maisons inhabitées et accumulait les richesses jusqu'à en faire une véritable colline de métaux précieux, de tissus délicats, de mets succulents... Il décida de construire une tour si haute, si large si solide qu'il pourrait y entreposer ses biens à l'abri de la convoitise d'autrui. Il avait embauché des maçons et des soldats, leur promettant un salaire sans égal, les uns pour construire sa forteresse et les autres pour repousser les pauvres, les déshérités et les affamés qui en voulaient à ses richesses. Celles-ci recouvraient les pentes de la colline, illuminant les environs d'une lumière dorées et de senteurs appétissantes. Seuls les maçons pouvaient fouler du pied ces trésors pour aller construire la tour, mais lorsque l'un d'eux abandonnait son travail pour s'abandonner à la convoitise, les soldats dardaient son coeur de mille coups d'épée. Et le riche homme exultait à l'idée de pouvoir garder ses biens jusqu'à sa mort, admirant les pauvres et affamés qui entouraient sa colline et la couvraient d'un regard suppliant. Cet homme s'appelait Belzébuth.

Alors vint Georges, suivi de tous les malheureux qui avaient croisé son chemin. Lorsque ceux-ci virent le miel, le lait, la viande rôtie, les vêtements de soie et les coffres débordant de pierres et de métaux précieux, ils coururent prendre leur part, n'écoutant pas les exhortations à la mesure que criait Georges. Et les gardes dégainèrent leurs lames et donnèrent la mort à quiconque s'approchait des richesses. Lorsque le massacre se fut terminé et que les larmes remplacèrent les cris, Georges approcha des soldats, d'un pas calme et assuré. L'un d'eux, particulièrement zélé, lui présenta l'estoc de sa lame sous le menton, dans une attitude explicite de promesse de violence. Mais Georges lui dit:
"Pourquoi as-tu tué ces pauvres gens?". "Je suis payé pour celà", répondit le soudard. "Et combien as-tu été payé jusqu'ici?", renchérit Georges. "Rien. Le sire Belzébuth me paiera une fortune lorsque sa tour sera construite et que ses richesses y seront entreposées", dit le soldat d'un ton sûr de lui. "Alors, tu tues pour servir une personne qui ne veut que conserver ses richesses et tu croies qu'il tiendra parole et te paiera ensuite, comme il te l'as promis?", l'interrogea Georges. "Bien sûr! Car sinon, ce serait de l'esclavagisme!", s'exclama le militaire, inquiet d'entendre une telle question. Alors, Georges conclut ainsi: "En vérité, je te le dis, quiconque vit pour les biens matériels, au détriment de l'amitié que tout enfant de Dieu se doit de porter à ses semblables, ne mérite aucune confiance. Au lieu de tuer pour défendre l'avarice d'un tel homme, prends ces richesses que tu foules du pieds et donne-les à ceux qui en ont véritablement besoin. Dieu a créé ces biens pour que toutes Ses créatures puissent y trouver de quoi vivre à l'abri du besoin, pas pour qu'un seul en jouisse plus qu'aucun autre."

Alors, les gardes posèrent leurs armes, les maçons cessèrent leur travail, les gens s'approchèrent, et ils se partagèrent les richesses à chacun selon ses besoins. Belzébuth hurla sa rage de voir ses biens lui échapper, passer de main en main. Mais celà se déroulait lors du septième jour de la punition divine sur Oanylone et la terre se mit à trembler. La tour en construction s'effondra et de larges failles s'ouvrirent à travers la colline, avalant goulûment les trésors. La plupart des gens s'enfuirent, encouragés en celà par Georges. Mais certains, continuaient à se remplir les poches de tout ce qu'ils pouvaient amasser. Belzébuth se battait contre tous ceux qu'il croisait, tant sa colère de perdre ce qui lui appartenait était grande. La colline s'affaissait peu à peu, mais Georges aperçut un enfant en pleurs, resté sur celle-ci, la jambe coincée sous un lourd coffre. Il courut jusqu'à lui alors que le sol tremblait, menaçant à chaque instant de s'effondrer. Lorsqu'il l'atteignit, il lui dégagea la jambe, le pris dans ses bras et tenta de rejoindre le bord. Alors, certaines personnes décidèrent de le rejoindre afin de l'aider dans cette tentative désespérée, mais toute la colline s'engloutit alors dans les entrailles de la terre, dans une gigantesque gerbe de flammes.

Les gens étaient anéantis par la tristesse de perdre de tels amis. Ils se demandèrent alors si Dieu ne prenait pas plaisir à faire souffrir Sa création. Mais il n'en était rien et ils le comprirent lorsqu'ils virent une douce lumière apaisante briller depuis le gouffre à leurs pieds. Et des êtres irradiant de calme et de douceur en sortirent, portés par de majestueuses ailes blanches. Les gens reconnurent en eux ceux qui venaient de mourir en tentant de sauver l'enfant. Mais ils virent surtout Georges, élevé au rang d'archange, tenir celui-ci dans ces bras et le rendre à sa mère, indemne. Puis, tous s'envolèrent jusqu'au soleil, où Dieu les attendait.



III Les langues

Il fut un temps où le roi Hammurabi de Babylone guerroyait dans toute la Mésopotamie pour devenir le roi des rois. Un jour, ses troupes vinrent en la ville de Mari et y mirent le feu. La population était terrifiée et ne savait que faire pour se sauver. Alors, la créature sans nom vint murmurer à l'oreille d'un général babylonien et lui souffla l'idée d'exiger de chacun un tribut en échange de la vie sauve. Plus chacun donnerait, moins il risquerait la mort. Les riches seigneurs de la ville, ceux-là même qui conseillaient peu auparavant les Shakkanaku, les rois de la cité, approchèrent les premiers, apportant avec eux de lourds coffres emplis de richesses. Mais une vieille femme n'avait comme seul trésor que quelques grains de blé. Les soudards lui rirent au visage, affirmant que donner un tel présent était un affront au grand général babylonien. Ils dégainèrent leurs épées et s'approchèrent de la vielle femme, prêts à la passer par les armes. Mais un homme de haute stature et à la barbe argentée s'interposa. L'un des soldat leva son épée mais ne put l'abattre sur l'homme, comme empêché par une force invisible. Alors, ce dernier ouvrit la bouche et déclara:

"Pourquoi vouloir frapper cette femme? Alors que les riches seigneurs de Mari vous ont gardé par devers eux d'innombrables richesses, elle vous a offert tout ce qu'elle possédait. Tu te moques de son don, mais elle a donné de son essentiel alors qu'eux ne vous ont laissé que de leur superflu. Prenez ces quelques grains de blé et emportez-les avec vous: ils vous sembleront bien lourd au coeur de l'Enfer lunaire". Puis, il se dirigea vers les coffres et en distribua le contenu entre tous les habitants de Mari les plus pauvres et les plus affamés. Les gardes ne savaient que faire face à un homme désarmé, que l'on n'osait frapper et dont la force se trouvait dans la sagesse de ses paroles. Dépités, ils levèrent le camp et retournèrent à Babylone.

Le voyage était long jusqu'à cette puissante cité. La chaleur était intense et l'irrigation rendait l'air humide et lourd le long des rives de l'Euphrate. Mais lorsqu'ils arrivèrent, quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils virent l'homme à la barbe d'argent les attendre au pied des gigantesques murailles. Le général lui demanda:
"Mais qui es-tu, toi qui parles avec tant de sagesse?". "Je suis l'archange Georges, modeste serviteur du Dieu unique, celui que vous avez oublié au profit de légions de fausses divinités et d'une vie de péché", répondit-il. Il ajouta: "Suis-moi jusqu'à la ziggurath et tu verras par toi-même le jugement de Dieu, comme je le vis moi-même il y a déjà longtemps". Alors, le général et ses gardes suivirent l'archange jusqu'au bas d'une gigantesque tour à étages sur lesquels poussait une végétation florissante, preuve de la toute-puissance du roi Hammurabi de Babylone.

Alors, saint Georges leva les bras et déclama:
"De tous temps, les enfants de Dieu parlent une seule et même langue, car frères et soeurs doivent se comprendre pour s'aimer. Mais ils se déchirent aujourd'hui car ils ont oublié leur père et son amour. Un jour viendra où les prophètes se succéderont pour leur rappeler d'où ils viennent et où ils iront. D'ici-là, vous êtes jugés non pas sur votre foi, mais sur votre amour du monde qui vous entoure. Apprenez à le connaître et vous apprendrez à l'aimer. Pour ce faire, Dieu, dans Sa grande mansuétude, a décidé de diviser la parole de Ses enfants en de multiples langues, afin que vous deviez faire l'effort de vous découvrir l'un l'autre."

Et saint Georges abattit les bras et la tour s'effondra en une immense gerbe de poussière. Depuis ce jour, la parole des enfants de Dieu est multiple et nous devons apprendre l'un de l'autre pour vivre. Ce faisant, nous comprenons à quel point nos différences sont trompeuses et que nous sommes tous frères et soeurs.
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MessagePosté le: Mer Mar 31, 2010 4:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ärkeängeln sankt Görans helgonbiografi

I Vänskap

Blixten slog ned i närheten. De skräckslagna spädbarnen kröp ihop ännu mer i sina gråtande mödrars famnar, som bad om medömkan från Den Allsmäktige. Männen var rasande och beskyllde varandra för att bära ansvaret för vad som hade hänt. I sex dagar hade elementen släppts lösa över staden Oanylone med gigantisk kraft. En bläckmörk himmel, tung av hot, pressandes all sin tyngd på den syndiga staden. Bland dem i den lilla grupp som sökte skydd i spannmålsmagasinet, sedan länge tömt, fanns fruktan samman med vrede, raseri och förtvivlan. En man som slutat skratta åt Gud när han tillkännagav förstörelsen av staden. En kvinna som fylldes av skam när hon mindes sina luxuösa orgier, med så många män och kvinnor att hon inte kunde räkna dem alla. En ung man som hade känt ett oskuldsfullt nöje i att krossa sin lillebrors skalle, och som nu försökte gottgöra sin handling genom att lugna barnen som var samlade i det lilla rummet. Alla visste varför de hade straffats, men ingen vågade erkänna det; somliga försökte till och med skylla på andra, i det fåfänga hoppet att deras egna synder skulle glömmas.

En våldsam vindstöt tvingade upp dörren och fyllde den lilla byggnaden med en iskall vind. Byggnadens grund darrade när åskskrällen svarade blixten med bedövande styrka. Och sedan, tystnad. Stormen vrålade fortfarande och åskan ekade fortfarande, men i sex dagar hade Oanylones invånare inte hört någonting annat. Nej, det var inte en naturens tystnad, det var människornas. Ty flyktingarna var slagna med stumhet, parsylerade av rädsla, när de såg en skugga som ramades in av dörrkarmen. En man närmade sig, så stor och massiv att han behövde huka sig för att komma in. Ett fårat ansikte och ett tjockt skägg var med knapp nöd synliga i halvljuset. Hans långa silverfärgade hår gav honom en prägel av visdom, avvikande från hans händers storlek, vilka tycktes kunna krossa den hårdaste av stenar till stoft. Hans bleka blå ögon var urgamla, men verkade fortfarande i sitt djup innehålla ett barnsligt nöje. Kolossen var klädd i en fläckad och trådsliten tröja. Ett stort tygstycke lindat kring hans ben bar vittnesbörd om hans ogynnade ställning. Han log snabbt och alla flyktingarna drog en suck av lättnad. Därefter tog hans ihåliga röst till orda:


"Till och med när hoppet är borta så finns det vänskap."
En gammal kvinna med ett hårt ansikte och en vilja av järn steg fram och frågade:
"Och du främling, har du kommit som en vän? Ty detta är staden där mäns och kvinnors ord är honung men deras dåd är gift. De bor på guldbergs toppar, och de vill inget ha från andra om det inte låter dem nå högre i deras dåraktiga sökande efter rikedomar. Deras törst efter värdesaker förtär dem så att deras föräldrars liv betyder väldigt lite för dem."
"Jag vet det", svarade mannen. "Det är därför som jag har kommit till er. Hjärtats rikedomar kan inte mätas med denna världs rikedomar. Kommer de att ta med sig sina berg av guld till nästa liv?"
"Nej, naturligtvis inte", svarade den gamla kvinnan. "Men är världens rikedomar förbjudna för oss? Måste vi leva som djur för att få själens rikedomar?"
"Har livet lärt dig att inte använda din vänstra hand eftersom du använder din högra?", frågade mannen. "Det är på samma sätt med de skatter Gud har skapat åt oss. Gud har, genom kärleken till sina barn, gett oss materiella rikedomar; må de vara era. Men glöm aldrig att det inte finns någonting av större värde än vänskap."

Då drog sig en ung man upp och frågade: "Men vem är du, vars ord är fyllda av visdom?"
"Jag heter Göran", svarade han.

II Girighet

Under tiden på en av Oanylones sju kullar skakades en man mer än någon annan av den gudomliga vreden. Han fruktade inte för sitt liv, ty det var inte viktigt för honom. Men han var så fäst vid sina ägodelar att han inte kunde skiljas från dem. När människor slaktade och våldtog varandra så plundrade han husen och förvärvade tillräckligt med rikedomar för att de skulle bilda en kulle av dyrbara metaller, utsökta tyger, saftiga godsaker... Han beslutade sig för att bygga ett så högt och kraftigt torn att han kunde skydda sina rikedomar från andras begär. Han hyrde stenhuggare och soldater och lovade dem en oöverträffad lön; de första för att bygga hans fästning och de senare att tvinga tillbaka de fattiga, de arvlösa och de svältande som ville ha hans rikedomar. Dessa närmade sig på hans bergs sluttningar vilka lyste upp området med ett gyllene ljus och lockande dofter. Endast stenhuggarna fick sätta sin fot på värdesakerna, så att de kunde bygga ett torn; men när någon av dem slutade arbeta för att tillfredsställa sin girighet så överöste soldaterna denne med tusentals svärdshugg. Och den rike mannen fröjdades vid tanken på att han skulle kunna skydda sina saker till sin död, granskandes de fattiga och de svältande som omgav hans kulle och längtande stirrade på den. denna man kallades Beelzebub.

Så Göran kom till denna plats samman med de olyckliga människor som korsat hans väg. När de såg honungen, och mjölken, och det stekta köttet, och silkestyget, och kistorna som översvämmades av dyrbara stenar och metaller, så rusade de fram för att ta sin andel, utan att lyssna till Görans uppmaning om att tygla sig. Och vakterna drog sina svärd och högg ned dem som närmade sig rikedomarna. När massakern var över, och tårar ersatte ropen, började Göran gå mot soldaterna med lugna och självsäkra steg. En av dem, som var ovanligt nitisk placerade sitt svärd under Görans haka, som ett löfte om våldet som skulle komma. Men Göran frågade honom:
"Varför har du dödat dessa stackars människor?". "Jag får betalt för det", svarade legoknekten. "Och hur mycket har du fått betalt hitintills?", fortsatte Göran. "Ingenting. Herr Beelzebub kommer att betala mig när han väl har byggt sitt torn och rikedomarna har lagts in", sa soldaten med självsäker röst. "Så du dödar för att tjäna en person som bara vill bevara sina rikedomar, och tror att han kommer att hålla sitt ord och betala er senare som han lovade?", undrade Göran. "Det stämmer! Annars skulle det ju vara slaveri!", utropade soldaten, otålig över att höra en sådan fråga. Då avslutade Göran: "Jag förklarar för dig att den som lever för materiel rikedom, på bekostnad av den vänskap som varje Guds barn måste hysa gentemot sina föräldrar, inte förtjänar någon tilltro. Istället för att döda för att skydda en sådan mans girighet, ta dessa rikedomar kring era fötter och ge dem till de som verkligen behöver dem. Gud har skapat dessa saker så att alla hans varelser ska kunna finna vad de behöver bland dem, inte för att endast en person skall ha mer än någon annan."

Då lade vakterna ned sina vapen; stenhuggarna slutade arbeta; folket närmade sig, och de delade rikedomarna, var och en enligt eget behov. Beelzebub vrålade av vrede när han såg sina rikedomar försvinna, passerande från hand till hand. Men detta inträffade på den sjunde dagen av Oanylones bestraffning och jorden började skaka. Det halvbyggda tornet föll och långa sprickor öppnades över hela kullen och svalde rikedomarna De flesta människorna flydde, uppmuntrade av Göran. Men somliga av dem fortsatte att fylla sina fickor med allt de kunde hitta. Beelzebub slog vilt mot alla han träffade, så stor var hans vrede över att förlora vad som var hans. Kullen sjönk långsamt, men Göran såg ett barn i tårar, kvarlämnad, hans ben var fastkilat under en kista. Han sprang till barnet medans jorden skakade, hotandes att smulas sönder när som helst. När han nådde fram till barnet befriade han benet, tog honom i sina armar och försökte nå säkerheten. Då beslutade sig några för att ta sig fram till honom och hjälpa honom i hans hopplösa försök, men kullen svaldes av jorden i ett gigantiskt eldmoln.

Folket överväldigades av sorg vid förlusten av sådana vänner. de undrade om Gud njöt av att låta sina varelser lida. Men när de såg ett mjukt lugnande ljus skina från hålet framför dem så förstod de. Och varelser kom upp, burna av majestätiska vita vingar, spridandes ro och ömhet. Folket såg dessa som dog i sina försök att rädda barnet bland dem. Men högst av alla såg de Göran, upphöjd till ärkeängel, med barnet i sina armar, han återlämnade barnet oskatt till dess moder. Sedan flög de alla iväg till solen, där Gud väntade på dem.


III Tungomålen

Det fanns en tid då kung Hammurabi av Babylon kämpade över hela Mesopotamien för att bli kungarnas kung. En dag begav sig hans soldater till staden Mari och satte den till facklan. Folket var skräckslagna och visste inte hur de skulle fly. Då kom Varelsen Utan Namn och viskade i en babylonisk generals öron. Varelsen Utan Namn föreslog att man skulle kräva tribut från varje person i utbyte mot dennes liv. Ju mer en person gav, desto mindre chans att denne dog. Stadens rika herrar, de som var underställda få utöver Shakkanaku, stadens kung, kom först, medförandes tunga kistor fyllda av rikedomar. Men där fanns en gammal gumma som endast ägde några enstaka vetekorn. Legoknektarna skrattade henne rakt upp i ansiktet och förklarade att en sådan gåva var förolämpande för den babyloniske generalen. De drog sina svärd och närmade sig den gamla kvinnan, redo att döda henne. Men en lång man med ett silverskägg steg in mellan dem. En av soldaterna lyfte sitt svärd, men kunde inte hugga ned mannen, som om han hindrades av en osynlig kraft. Mannen öppnade sin mun och utropade:

"Varför skulle ni döda denna kvinna? Medans Maris rika herrar behåller oräkneliga rikedomar så erbjuder hon allt hon äger. Ni förlöjligar hennes gåva, men hon har gett allt hon äger medans de endast gav sitt överflöd. Tag dessa vetekorn och bär dem med dig; de kommer att väga tungt på ditt hjärta i det lunariska helvetet." Därefter vände sig mannen mot kistorna och fördelade dess innehåll bland Maris fattigaste och hungrigaste. Vakterna visste inte hur de skulle handskas med denna obeväpnade man, han kunde inte bli nedhuggen och styrka fanns i hans visa ord. Besegrade återvände de till Babylon.

Resan till denna kraftfulla stad var lång. Hettan var intensiv, och luften längs med Erufats strand var fuktig. Men när de anlände förvånades de över att finna mannen med silverskägget vid de gigantiska murarnas fot. Generalen frågade honom: "Vem är du, vem talar med sådan visdom?". "Jag är Göran, ärkeänglen, Den Ende Gudens anspråkslöse tjänare, Han som ni glömt inför legioner av falska gudomar och ett liv av synd", svarade han. "Följ mig till zigguraten och ni kommer själva att få se Guds dom, såsom jag gjorde själv för länge sedan." Så generalen och hans vakt följde ärkeängeln till det trappformiga tornet, täckt av blommande plantor, beviset på kung Hammurabi av Babylons allsmakt.

Då lyfte Göran sina händer och sa: "Guds barn har alltid talat samma tungomål, ty bröder och systrar måste förstå varandra för att kunna älska varandra. men idag sliter de sönder varandra, ty de har glömt Fadern och Hans kärlek. Det kommer en dag när profeterna skall följa varandra för att påminna människor om varifrån de kommer och vart de är på väg. Tills dess kommer ni inte att dömmas efter er tro, utan efter kärleken till världen omkring er. Lär känna den och ni kommer att lära er att älska den. För att detta ska ske så har Gud i sin stora nåd valt att dela hans barns ord i flera tungomål så att ni måste anstränga er för att finna varandra."

Och sankt Göran sänkte sina armar, och tornet föll i ett kolossalt dammoln. Från den dagen så har Guds ord varit mångfaldiga, och vi måste lära från varandra för att leva. genom att göra så så förstår vi att våra olikheter är vilseledande, och att vi alla är bröder och systrar.
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MessagePosté le: Jeu Mar 03, 2011 6:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Hagiografía de l'Arcàngel Sant Jordi
(Arcàngel de la amistat, oposat a Belzebub, Príncep-Dimoni de l’avarícia)

I – L’Amistat

Un llamp va caure molt a prop d’allà. Els nens, aterrits, es van arraulir encara més als braços de les seves mares. Aquestes ploraven, implorant pietat a l’Altíssim. Els homes es barallaven, atribuint-se mútuament la responsabilitat dels esdeveniments. Feia sis dies, ja, que els elements estaven descontrolats sobre la ciutat d’Oanilònia, amb la fúria dels primers dies del món. Un cel negre com la tinta, carregat d’amenaces, tenia tot el seu pes posat sobre la ciutat maleïda. En un petit grup que s’havia refugiat al magatzem de blat, ja feia temps buit, la por s’apropava a la còlera, el furor i la desesperació. Hom podia veure un home que havia deixat de riure-se’n de Déu quan Aquest havia anunciat la destrucció de la ciutat. I una dona repetia sense parar, avergonyida,que no podia comptar les seves orgies luxurioses tant amb homes com amb dones. Fins i tot un jove havia tingut el plaer immund de trencar el crani al seu germà petit i ara procurava salvar-se tranquil•litzant als nens reunits en aquella petita habitació. Tots sabien per què estaven essent castigats, pe`ro cap s’atrevia a reconèixer-ho; hi havia que, fins i tot, mirava de culpar a la resta, amb la vana esperança d’oblidar els seus propis pecats.
Una borrasca terrible va derruir la porta, omplint el dèbil edifici d’un vent glacial. Els fonaments van tremolar qual el tro va seguir el llampec, amb una força ensordidora. I es va fer el silenci. Certament, el remolí bramava i el tro grunyia, però ja feia sis dies que els habitants d’Oanilònia vivien tot això. No, el silenci no provenia de la natura, sinó dels humans. Per què, els refugiats havien callat, s’havien quedat paralitzats per l’esglai, veient una ombra que es perfilava al que quedava de la porta. Un home molt gran i enorme, que havia de doblegar-se i ajuntar les espatlles per a entrar, se’ls va apropar. La penombra deixava albirar el seu rostre rugós i la seva barba compacta. La seva cabellera, voluminosa i platejada, li donava un aire de saviesa, contrastant amb l’amplada de les seves mans, que semblaven ser capaces d’esmicolar la més dura pedra. La seva mirada blau pàl•lid, gastada pel temps, semblava, no obstant això, guardar en el fons una alegria infantil. El colós vestia amb una gran camisa sargida i gastada per l’efecte del temps. Un gran tros de tela, enrotllat al voltant de les seves cames, testimoniava la seva condició de desfavorit. Va deixar aparèixer un lleu somriure i tots els refugiats sospiraren alleujats. Després digué, amb una veu cavernosa:


Quan no hi ha més esperança, només queda l’amistat”.

Aleshores, una dona vella, amb una dura mirada amb voluntat fèrria, va adreçar-se a ell i li preguntà:
I tu, estranger, has vingut com un amic? Per què aquesta és la ciutat dels homes i les dones les paraules dels quals són com la mel, però els actes dels quals són com el verí. Viuen sobre muntanyes d’or, i no desitgen res més que no sigui elevar-se, encara més, en la seva folla recerca de botins. La vida dels seus aliens els importa ben poc, tal és la seva set de tresors, que els consumeix”.

Ho sé”, respongué l’home És per això que he vingut. La riquesa del cor no pot ser igualada per les riqueses d’aquest baix món. S’enduran aquests muntanyes d’or a l’altra vida?

No, és clar que no,” Respongué la vella dama “ Però les riqueses del món, ens estan prohibides per sempre? Hem de ser feliços vivint com animals per a honorar la riquesa de l’ànima?

La vida us va ensenyar a rebutjar la vostra mà esquerra per a usar la dreta?” va preguntar l’home. “ passa el mateix amb els tresors que Déu va crear per a nosaltres. Les riqueses materials son seves, per què Déu, per amor a Llurs Fills, ens les va regalar. Però mai no hem d’oblidar que no hi ha tresor més bell que l’amistat””.

Aleshores un home jove es va aixecar i li preguntà:Però, qui ets tu, les paraules del qual estan tan plenes de saviesa?
“El meu nom és Jordi”
va respondre


II – L’Avarícia

En aquell temps, sobre un dels set pujols d’Oanilònia, un home tremolava més que cap altre cosa davant la còlera divina. No temia per la seva vida, per què aquesta mai no havia tingut cap mena d’importància per a ell. Però s’havia lligat tant als seus béns que no podia separar-se d’ells. Mentre hom s’anihilava i violava, ell entrava a les cases deshabitades i acumulava les riqueses fins a fer un veritable pujol de metalls preciosos, de delicats teixits, de plats suculents... Va decidir construir una torre tan alta, tan ampla i tan sòlida que podria emmagatzemar allà els seus béns protegint-los de la cobdícia aliena. Havia contractat constructors i soldats, prometent-los un salari incomparable, els constructors per a aixecar la fortalesa i els soldats per a repel•lir els pobres, descastats i famolencs que volguessin les seves riqueses. Aquestes cobrien les faldes del pujol, il•luminant els voltants amb una llum daurada i envoltant-la d’un olor apetitós. Només els constructors podien posar un peu en aquells tresors per a poder construir la torre, però quan un d’ells abandonava el seu lloc de feina per entregar-se a la cobdícia, els soldats li travessaven el cor amb mil cops d’espasa. I l’home ric mostrava alegria i satisfacció davant la idea de poder guardar els seus béns fins la mort, observant els pobres i els morts de gana que rodejaven el pujol i la repassaven amb una mirada suplicant. Aquest home s’anomenava Belzebub.
Aleshores va anar Jordi, seguit per tots els desgraciats que s’havien creuat al seu camí. Quan aquests van veure la mel, la llet, la carn estofada, els vestits de seda i els cofres replets de gemmes i metalls preciosos, va córrer per a agafar-ne una par, sense escoltar els avisos que cridava Jordi. I els guardes van desembeinar les espases i van donar mort a qualsevol que s’acostés a les riqueses. Quan la matança es va acabar, i quan les llàgrimes van substituir els crits, Jordi es va acostar als soldats, amb pas tranquil i segur. Un d’ells, particularment zelós, va ensenyar l’espasa per sota el mentó, en una actitud explícita de violència. Però Jordi digué:

“Perquè has matat aquesta pobre gent”
“M’han pagat per fer-ho”
, va respondre el soldat.
“I quan t’han pagat, fins ara?, va preguntar Jordi amb interès.
“Res. El senyor Belzebub em pagarà una fortuna quan la seva torre estigui construïda i quan les seves riqueses estiguin emmagatzemades allà”, va respondre el soldat, amb to segur.
“Aleshores, mates per a servir una persona que només vol conservar les seves riqueses, i creus que complirà la seva paraula i el pagarà després, com t’ha promès?”, preguntà, de no, Jordi.
“De segur que ho farà! Sinó, això seria esclavisme!”, va exclamar el militar, inquiet al sentir aquesta qüestió.
Aleshores Jordi va concloure:
Et dic de debò que, aquell qui visqui per als béns materials, destruint l’amistat que tot fill de Déu ha de dur amb els seus similars, no mereix cap confiança. En lloc de matar per a defensar l’avarícia de tal home, agafa aquestes riqueses que trepitges i dóna-les als qui realment les necessiten. Déu va crear aquests béns per a que totes les Seves criatures poguessin trobar la manera de viure protegint-se de la necessitat, no per a que un de sol gaudeixi més que la resta”.

Aleshores els guàrdies van deixar les armes, els constructors van deixar la seva feina, la gent es va acostar, i es van repartir les riqueses; cada un segons les seves necessitats. Belzebub va cridar de ràbia en veure com els seus béns desapareixien i passaven de mà en mà. Però en aquell moment se celebrava el setè dia del càstig diví sobre Oanilònia i la terra va començar a tremolar. La torre, encara en construcció, es fa esfondrar i enormes falles es van obrir a través del pujol, tragant-se tots els pujols. La immensa majoria de la gent va fugir encoratjada per Jordi. Però alguns continuaven omplint-se les butxaques de tot allò que podien agafar. Belzebub es barallava contra qualsevol que es creuava, ja que era enorme la seva còlera en perdre tot el que tenia. El pujol s’enfonsava poc a poc, però Jordi va veure un nen plorant, tombat sobre el terra, amb la cama enganxada sota un cofre pesat. Va córrer fins a ell, mentre el terra tremolava, amenaçant cada instant amb enfonsar-se. Quan el va enxampar, va alliberar-li la cama, el va agafar en braços i va procurar arribar fins l’extrem. Aleshores, algunes persones van decidir anar allà per ajudar-lo en un intent desesperat, però tot el pujol es va enfonsar a les entranyes de la Terra, en un gegantí doll de flames.
La gent s’abaté de tristor quan van perdre tals amics. Es van preguntar, aleshores, si Déu no s’havia complagut prou ja fent patir Llur creació. Però no era res d’allò, i ho van comprendre quan van veure una dolça llum tranquil•litzadora brillar des del precipici als seus peus. I éssers que irradiaven de calma i de dolçor van sortir d’allà, amb les seves ales majestuoses i blanques. La gent va reconèixer a les persones que acabaven de morir mentre procuraven de salvar el nen. Però van veure, per sobre de la resta, a Jordi, elevat al nivell d’Arcàngel, que tenia al nen als seus braços i el va retornar a la seva mare, exempt de qualsevol dany. Després, tots van anar cap al Sol, on Déu els esperava.



III - Les Llengües

Va haver-hi un temps que el rei Hammurabi de Babilònia feia la guerra a tota Mesopotàmia per a convertir-se en el rei de reis. Un dia, les seves tropes, van anar a la ciutat de Mari i hi van llençar foc. La població estava aterrida i no sabia que fer per a salvar-se. Aleshores, la Criatura sense Nom va parlar a l’oïda d’un general babilònic i li va donar la idea d’exigir a cada un dels que hi havia allà un tribut a canvi de la seva vida. Quant més donessin cada un, menys s’arriscarien a morir. Els senyors rics de la ciutat, aquells mateixos que aconsellaven poc abans als Shakkanaki, reis de la ciutat, van ser els primers en acceptar, aportant amb ells pesats cofres plens de riqueses. Però una dona vella tenia, com a únic tresor, uns quants grans de blat. Els soldats van riure-se’n d’ella, tot dient que donar tal obsequi era un insult al gran general babilònic. Van desembeinar les seves espases i es van acostar a la vella, per tal de matar-la. Però un home alt i amb barba platejada es va interposar. El soldat va aixecar la seva espasa, però no va poder tombar l’home, com si li ho impedís una força invisible. Aleshores, aquest últim, obrí la boca i digué:

”Perquè vols colpejar a aquesta dona? Mentre que els homes rics de Mari us van brindar innombrables riqueses, ella us ha ofert tot el que posseïa. Heu fet befa de la seva donació, però ella ha donat tota la seva essència mentre que ells us han donat, només, el més superflu. Teniu aquests grans de blat i emporteu-vos-els amb vosaltres: us semblaran molt pesats al cor del Infern selenita”.
Després es va dirigir fins als cofres i va distribuir el contingut entre tots els habitants més pobres i més famolencs de Mari. Els guàrdies no sabien que fer davant un home desarmat, que no podia ser colpejat i la força del qual residia a la saviesa de les seves paraules. Disgustats, van marxar del lloc i van tornar a Babilònia.

El viatge era llarg fins aquella poderosa ciutat. El calor era intens i la humitat feia l’aire humit i pesat al llarg de les ribes de l’Èufrates. Però quan van arribar, quina fou la seva sorpresa quan van veure a l’home de la barba platejada que els esperava als peus de les gegantines muralles. El general va preguntar:

“Però, qui ets tu, que parles amb tanta saviesa?”
“Sóc l’Arcàngel Sant Jordi, modest servidor de l’únic Déu, al qual vós heu oblidat en profit de les legions de falsos déus i d’una vida de pecat”
, va contestar. I afegí:Seguiu-me fins al temple i tu mateix veuràs el judici de Déu, com jo mateix ho vaig veure fa molt de temps”[b].aleshores, el general i els seus guàrdies van seguir l’Arcàngel fins al peu d’una torra gegantina amb pisos, sobre els quals hi creixia una vegetació que floria, prova de l’omnipotència del rei Hammurabi de Babilònia.

Aleshores, Sant Jordi va aixecar els braços i digué en veu alta:
[b] “Des de sempre, els nens de Déu han parlat la mateixa llengua, per què els germans i les germanes han de comprendre’s i estimar-se. Però això es trenca avui, per què heu oblidat el vostre Pare i Llur amor. Vindrà un dia que, els profetes vindran per a recordar-vos d’on veniu i on anireu. Mentrestant, sereu jutjats no per la vostra fe, sinó pel vostre amor pel món que us rodeja. Apreneu a conèixer-lo i aprendreu a que us agradi. Per fer això, Déu, en Llur gran misericòrdia, va decidir dividir la paraula dels Seus nens en múltiples llengües, amb la finalitat que vosaltres feu l’esforç de descobrir-vos l’un a l’altre”.


I Sant Jordi va baixar els braços i la torre es va enfonsar en un immens núvol de pols. Des d’aquell dia, la paraula dels nens de Déu és múltiple i hem d’aprendre-la l’un de l’altre. Així, comprenem fins a quin punt les nostres diferències són enganyoses i que tots som germans i germanes.


Traducido por Ignius
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Marco_Castello



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MessagePosté le: Mar Juin 28, 2011 2:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Agiografia dell’arcangelo S. Giorgio


I L’amicizia

Il fulmine si abbatté molto vicino. Terrorizzati, i bambini si strinsero ancora più nelle braccia delle loro madri. Queste piangevano, implorando pietà all’Altissimo. Gli uomini inveivano tra loro, attribuendosi l’un l’altro la responsabilità degli eventi. Erano sei giorni che gli elementi si scatenavano sulla città di Oanilonia, con la rabbia che avevano all’inizio del mondo. Un cielo nero d'inchiostro, minaccioso, opprimeva pesantemente la città maledetta. Fra il piccolo gruppo che si era rifugiato in un granaio, da tempo svuotato, il timore coltivava la rabbia, la furia e la disperazione. Si poteva vedere un uomo che aveva smesso di prendersi gioco di Dio quando Egli aveva annunciato la distruzione della città. E questa donna che rimuginava incessantemente, con vergogna, alle sue orge lussuriose con tanti uomini e donne, tanto numerose che non riusciva contarle. O anche questo giovane uomo, che aveva provato un piacere immondo nel fracassare il cranio del suo fratellino, e che, ora, tentava di riscattarsi rassicurando i bambini raccolti nel piccolo luogo. Tutti sapevano perché erano stati puniti, ma nessuno osava riconoscerlo, alcuni cercavano anche di far ricadere gli errori sugli altri, nell’inutile speranza di fare dimenticare i propri peccati.

Una burrasca terribile forzò la porta e riempì con un vento glaciale il fragile edificio. Le sue fondamenta tremarono quando il tuono seguì il lampo, con una potenza assordante. E subito si fece silenzio. Certo, il tornado urlava ed il tuono rimbombava, ma erano già sei giorni che gli abitanti di Oanilonia non sentivano altro che quello. No, non era la natura che si era fatta silenziosa, ma gli uomini. Poiché coloro che si erano rifugiati nel granaio tacevano, paralizzati dal terrore, vedendo l'ombra che si stagliava sulla porta. Un uomo, tanto grande e massiccio che doveva curvarsi e stringere le spalle per entrare, si avvicinò a loro. La penombra lasciava intravedere il suo viso ruvido e la sua barba incolta. Il sua folta capigliatura argentata gli dava un'aria di saggezza, contrastando con la grandezza delle sue mani, che sembravano capaci di ridurre in polvere anche la più dura delle pietre. Il suo sguardo blu pallido, consumato dal tempo, sembrava che nel profondo conservasse una gioia fanciullesca. Il colosso era vestito con una camicia rattoppata e consumata del tempo. Un grande pezzo di tessuto, arrotolato attorno alle sue gambe, dimostrava la sua condizione di povertà. Accennò un lieve sorriso e tutti i profughi sospirarono di sollievo. Quindi parlò con la sua voce cavernosa:

“Quando non c'è più speranza, resta sempre l'amicizia.”
Allora, un’anziana donna, con lo sguardo duro e la volontà di ferro, avanzò verso lui e gli chiese:
“E tu, straniero, sei venuto in amicizia? Poiché questa è la città degli uomini e delle donne la cui parola è di miele ma i cui atti sono come il veleno. Vivono su montagne d'oro, e non desiderano altro che di innalzarsi ancora di più nella loro folle ricerca di bottini. La vita dei loro simili importa loro poco, tanto li divora la loro sete di tesori.”
“Lo so”, rispose l'uomo. “È per questo che vengo a voi. La ricchezza dell’anima non può essere uguagliata dalle ricchezze di questo mondo infimo. Porteranno le loro montagne d'oro nell'altra vita?”
“No, certamente no!” gli rispose l’anziana signora. “Ma le ricchezze del mondo ci sono sempre proibite? Dobbiamo ridurci a vivere come animali per onorare la ricchezza dell’anima?”
“La vita vi ha insegnato a ripudiare la vostra mano sinistra per usare la destra?” chiese l'uomo. “È lo stesso per i tesori che Dio ha creato per noi. Che le ricchezze materiali siano vostre, poiché Dio, per amore dei Suoi figli, ne ci ha fatto dono. Ma non dimentichiamo mai che non c’è tesoro più bello dell'amicizia.”

Allora, un giovane uomo si alzò e gli chiese: “Ma chi sei tu, le cui parole sono così piene di saggezza?”
“Il mio nome è Giorgio”, rispose.

II L'avarizia

In quel tempo, su una delle sette colline d'Oanilonia, un uomo tremava più di qualunque altro davanti alla collera divina. Non temeva per la sua vita, poiché questa non aveva importanza per lui. Ma era tanto attaccato ai suoi beni che non riusciva a separarsene. Mentre la gente massacrava e violentava, lui saccheggiava le case disabitate ed accumulava le ricchezze tanto da creare una vera collina di metalli preziosi, di tessuti delicati, di pietanze succulenti… Decise allora di costruire una torre così alta, così ampia così solida da poter metterci tutti i suoi beni al riparo della cupidigia altrui. Aveva assunto muratori e soldati, promettendo loro un salario senza pari, i primi per costruire la sua fortezza e gli altri per respingere i poveri, i diseredati e gli affamati che volevano le sue ricchezze. Queste ricoprivano i pendii della collina e illuminavano i dintorni di luce dorate e di profumi appetitosi. Solo i muratori potevano mettere piede tra questi tesori per costruire la torre, ma quando uno di loro abbandonava il suo lavoro per abbandonarsi alla cupidigia, i soldati trafiggevano il suo cuore con mille colpi di spada. E l'uomo ricco esultava all’idea di poter conservare i suoi beni fino alla sua morte, guardando i poveri e gli affamati che circondavano la sua collina e la osservavano con sguardo supplice. Quest'uomo si chiamava Belzebù.

Allora venne Giorgio, seguito da tutti gli infelici che avevano incrociato nel suo cammino. Appena questi vedono il miele, il latte, la carne arrostita, gli abiti di seta e le casse che straripano di pietre e metalli preziosi, corsero prendere la loro parte, non ascoltando le esortazioni alla misura che gridava Giorgio. E le guardie sfoderarono le loro lame e dettero la morte a tutti quelli che si avvicinavano alle ricchezze. Quando il massacro terminò e che le lacrime sostituirono le grida, Giorgio si avvicinò a soldati, con passo calmo e sicuro. Uno di loro, particolarmente zelante, gli mise la punta della lama sotto il mento, con un palese atteggiamento minaccioso. Ma Giorgio gli disse: "Perché hai ucciso questa povera gente?". "Mi pagano per questo", rispose il mercenario. "E quanto sei stato pagato finora?", aggiunse Giorgio."Nulla. Il sire Belzebù mi pagherà una fortuna quando la sua torre sarà costruita e le sue ricchezze vi saranno depositate", disse il soldato con voce più forte. "Allora, tu uccidi per servire una persona che vuole soltanto conservare le sue ricchezze e tu credi che lui manterrà parola e ti pagherà in seguito, come ti aveva promesso?", gli chiese Giorgio. "Certamente! Poiché altrimenti, sarebbe schiavitù!", grida il soldato, nervoso nel sentire una tale domanda. Allora, Giorgio concluse così: "In verità, ti dico, chiunque vive per i beni materiali, a scapito dell’amicizia che tutti i figli di dio dovrebbero avere verso i propri simili, non merita alcuna fiducia. Anziché uccidere per difendere l' avarizia di un uomo di tal genere, prendi queste ricchezze, che tu calpesti, e donale a quelli che ne hanno veramente bisogno. Dio ha creato questi beni perché tutte le Sue creature possano trovare di che vivere al riparo della necessità, e non perché uno solo ne usufruisca più degli altri."

Allora, le guardie posarono le loro armi, i muratori cessarono il loro lavoro, la gente si avvicinò, e si divisero le ricchezze, a ciascuno secondo le sue necessità. Belzebù urlò la sua collera nel vedere i suoi beni sfuggirgli, passando di mano in mano. Ma ciò si svolgeva in occasione del settimo giorno della punizione divina su Oanilonia e la terra si mise a tremare. La torre in costruzione crollò e ampie fenditure si aprirono attraverso la collina, che inghiottirono avidamente i tesori. La maggior parte della gente fuggì, incoraggiata da Giorgio. Ma alcuni continuavano a riempirsi le tasche di tutto quello che potevano ammassare. Belzebù si batteva contro tutti quelli che incrociava, tanto era grande la sua rabbia di perdere ciò che gli apparteneva. La collina veniva inghiottita poco a poco, ma Giorgio scorse un bambino ancora sopra che piangeva perché aveva la gamba incastrata sotto una cassa pesante. Corse verso di lui mentre il terreno tremava, minacciando di sprofondare in ogni istante. Non appena lo raggiunse gli liberò la gamba, lo prese tra sue braccia e cercò di raggiungere il bordo. Allora, alcune persone decisero di spingersi verso di lui per aiutarlo in questo tentativo disperato, ma tutta la collina venne allora inghiottita nelle viscere della terra, in un gigantesco rogo di fiamme

La gente era distrutta dalla tristezza di perdere un tale amico. Si chiesero allora se Dio non gioisse nel far soffrire la Sua creazione. Ma non era così e lo capirono appena videro una dolce luce rassicurante che risplendeva dal pozzo ai loro piedi. E alcuni esseri che irradiavano calma e dolcezza ne uscirono, portati da maestose ali bianche. La gente riconobbe in loro coloro che erano appena morti tentando di salvare il bambino. Ma riconobbero soprattutto Giorgio, elevato alla dignità di arcangelo, tenere quest'ultimo tra le braccia e renderlo a sua madre, indenne. Quindi tutti ascesero vero il sole, dove Dio li attendeva.

III Le lingue

Venne un tempo in cui il re Hammurabi di Babilonia faceva guerra in tutta la Mesopotamia per diventare il re dei re. Un giorno le sue truppe giunsero nella città di Mari e la incendiarono. La popolazione era terrorizzata e non sapeva cosa fare per salvarsi. Allora, la creatura senza nome venne sussurrare all'orecchio del generale babilonese e gli suggerì l'idea di esigere da ciascuno un tributo in cambio della salvezza. Più uno avesse dato, meno avrebbe rischiato di venire ucciso. I ricchi signori della città, anche quelli che poco prima consigliavano gli Shakkanaku, i re della città, vennero per primi, portando con loro le casse pesanti piene di ricchezze. Ma un’anziana donna aveva come unico tesoro soltanto alcuni semi di grano. I soldati le risero in faccia, affermando che una tale offerta era un affronto al grande generale babilonese. Sfoderarono le loro spade e si avvicinarono all’anziana donna, pronti a passarla per le armi. Ma un uomo di alta statura e con la barba argentata s' interpose. Uno dei soldati alzò la sua spada ma non poté calarla sull'uomo, come fermato da una forza invisibile. Allora, l’uomo aprì la bocca e dichiarò:

“Perché volete colpire questa donna? Mentre i signori ricchi di Mari hanno conservato per se ricchezze innumerevoli, essa vi ha offerto tutto quello che possedeva. Tu ti prendi gioco del suo dono, ma ha offerto quanto aveva di indispensabile mentre quelli vi hanno lasciato soltanto ciò che era loro superfluo. Prendete questi semi di grano e portateli via con voi: vi sembreranno ben più pesanti nel cuore dell’Inferno lunare". Quindi si diresse verso le casse e ne distribuì il contenuto tra tutti gli abitanti più poveri e più affamati di Mari. Le guardie non sapevano che fare di fronte ad un uomo disarmato, che non provava ad attaccarli e la cui forza si trovava nella saggezza delle sue parole. Stizziti lasciarono il campo e tornarono a Babilonia.

Il viaggio era lungo fino a questa potente città. Il calore era intenso e l'irrigazione rendeva l'aria umida e pesante lungo le rive dell'Eufrate. Ma quando arrivarono, quale fu la loro sorpresa quando videro l'uomo con la barba d’argento attenderli ai piedi delle gigantesche mura. Il generale gli chiese: "Ma chi sei tu che parli con tanta saggezza?". "Sono l'arcangelo Giorgio, umile servitore dell'unico Dio, quello che avete dimenticato a vantaggio di legioni di false divinità e di una vita di peccato" , rispose. Poi aggiunse: "Seguimi fino alla ziggurat e vedrai da solo il giudizio di Dio, come l’ho visto io stesso molto tempo fa". Allora, il generale e le sue guardie seguirono l’arcangelo fino alla base di una gigantesca torre a terrazzamenti sui quali cresceva una vegetazione rigogliosa, prova della potenza del re Hammurabi di Babilonia.

Allora, san Giorgio alzò le braccia e gridò: "Dall’inizio dei tempi, i figli di Dio parlano una sola lingua, poiché i fratelli e le sorelle devono comprendersi per amarsi. Ma oggi si dividono poiché hanno dimenticato il loro padre ed il suo amore. Verrà un giorno in cui i profeti si succederanno per ricordare loro da dove vengono e dove andranno. Da quel momento, verrete giudicati non sulla vostra fede, ma sul vostro amore verso il mondo che vi circonda. Imparerete a conoscerlo e imparerete ad amarlo. Per questo, Dio, nella Sua grande mansuetudine, ha deciso di dividere la parola dei Suoi figli in molte lingue, affinché dobbiate sforzarvi di scoprirvi l'un l'altro."

E san Giorgio abbassò le braccia e la torre crollò in un immenso cumulo di polvere. Da quel giorno, la parola dei figli di Dio è molteplice e dobbiamo imparare gli uni dagli altri per vivere. Così facendo, capiamo a quale punto le nostre differenze sono ingannevoli e che siamo tutti fratelli e sorelle.

_________________

Ex. Juge Royal|Arch. Em.de Malines |Thomiste| Comte de Corinthe et Baron de La Vostice (Achaïe), Vicomte de Bailleul (France)
Récipiendaire du Grand Chrisme d'Or
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Ignius



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MessagePosté le: Mer Nov 30, 2011 1:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hagiografía del Arcángel San Jorge


I - La Amistad

Un rayo cayó muy cerca de allí. Aterrorizados, los niños se acurrucaron todavía más en los brazos de sus madres. Éstas lloraban, implorando piedad al Altísimo. Los hombres se peleaban, atribuyéndose uno al otro la responsabilidad de los acontecimientos. Hacía ya seis días que los elementos se desataban sobre la ciudad de Oanilonia, con la furia de los primeros días del mundo. Un cielo negro como la tinta, cargado de amenazas, tenía todo su peso sobre la ciudad maldita. En un pequeño grupo que se había refugiado en la reserva de trigo, desde hace tiempo vacía, el miedo se acercaba a la cólera, el furor y la desesperación. Se podía ver a un hombre que había dejado de reírse de Dios cuando Éste había anunciado la destrucción de la ciudad. Y una mujer repetía sin cesar, con vergüenza, sus orgías lujuriosas con tantos hombres y mujeres que no había podido contarlos. Incluso había un joven, que había tenido el placer inmundo de romper el cráneo a su pequeño hermano, y que ahora, intentaba salvarse tranquilizando a los niños reunidos en la pequeña habitación. Todos sabían por qué fueron castigados, pero ninguno se atrevía a reconocerlo, algunos hasta procuraban culpar a otros, con la vana esperanza de olvidar sus propios pecados.

Una borrasca terrible vino para derribar la puerta, llenando el débil edificio de un viento glacial. Sus cimientos temblaron cuando el trueno siguió al relámpago, con una fuerza ensordecedora. Y se hizo el silencio. Ciertamente, el tornado rugía y el trueno gruñía, pero hacía ya seis días que los habitantes de Oanilonia conocían todo esto. No, el silencio no provenía de la naturaleza, sino de los humanos. Porque los refugiados se habían callado, se habían quedado paralizados por el espanto, viendo una sombra que se perfilaba en el restos de la puerta. Un hombre muy grande y enorme, que tenía doblarse y apretar los hombros para entrar, se les acercó. La penumbra dejaba adivinar su cara rugosa y su barba apretada. Su cabellera voluminosa y plateada le daba un aire de sabiduría, contrastando con la anchura de sus manos, que parecían ser capaces de hacer añicos hasta la más dura piedra. Su mirada azul pálido, gastada por el tiempo, parecía sin embargo guardar en el fondo una alegría infantil. El coloso vestía con una camisa remendada y gastada por las ansias del tiempo. Un gran pedazo de tela, enrollado alrededor de sus piernas, testimoniaba su condición de desfavorecido. Dejó aparecer una sonrisa ligera y todos los refugiados suspiraron de alivio. Luego dijo con su voz cavernosa:


“Cuando no hay más esperanza, queda siempre la amistad.”

Entonces, una vieja mujer, con una dura mirada como la voluntad del hierro, se adelantó hacia él y le preguntó:
“Y tú, extranjero, ¿has venido como amigo? Porque esta ciudad es de los hombres y de las mujeres cuyas palabras son como la miel pero cuyos actos son como el veneno. Viven sobre montañas de oro, y no desean nada más que elevarse todavía más en su loca búsqueda de botines. La vida de sus semejantes les importa poco, tal es su sed de tesoros, que les consume.”

“Lo sé,” respondió el hombre. “Es por eso que he venido. La riqueza del corazón no puede ser igualada por las riquezas de este bajo mundo. ¿Se llevarán sus montañas de oro a la otra vida?”

“No, claro que no,” le respondió la vieja dama. “Pero las riquezas del mundo, ¿nos están prohibidas para siempre? ¿Debemos contentarnos con vivir como animales para honrar la riqueza del alma?”

“¿La vida os enseñó a rechazar vuestra mano izquierda para emplear la derecha?” preguntó el hombre. “Lo mismo ocurre con los tesoros que Dios creó para nosotros. Que las riquezas materiales sean suyas, porque Dios, por amor para Sus hijos, nos lo regaló. Pero jamás olvidemos que no hay tesoro más bello que la amistad.”

Entonces, un joven hombre se levantó y le preguntó: “Pero, ¿quién eres tú, cuyas palabras están llenas de sabiduría?”
“Mi nombre es Jorge,”
respondió.


II - La Avaricia

Por aquel tiempo, sobre una de las siete colinas de Oanilonia, un hombre temblaba más que otra cosa ante de la cólera divina. No temía por su vida, porque ésta no tenía importancia para él. Pero se ató tanto a sus bienes que no podía separarse de ellos. Mientras que la gente se masacraba y se violaba, él entraba en las casas deshabitadas y acumulaba las riquezas hasta hacer una verdadera colina de metales preciosos, de tejidos delicados, de platos suculentos... Decidió construir una torre tan alta, tan ancha, tan sólida que podría almacenar allí sus bienes protegiéndose de la codicia de otro. Había contratado a albañiles y soldados, prometiéndoles un salario incomparable, los albañiles para construir su fortaleza y los soldados para rechazar a los pobres, los desheredados y los hambrientos que querían sus riquezas. Estas riquezas cubrían las pendientes de la colina, iluminando los alrededores con una luz dorada y con olores apetitosos. Sólo los albañiles podían poner un pie en estos tesoros para ir a construir la torre, pero cuando uno de ellos abandonaba su trabajo para entregarse a la codicia, los soldados atravesaban su corazón con mil golpes de espada. Y el hombre rico mostraba alegría y satisfacción a la idea de poder guardar sus bienes hasta su muerte, observando a los pobres y muertos de hambre que rodeaban su colina y la cubrían con una mirada suplicante. Este hombre se llamaba Belzebú.

Entonces vino Jorge, seguido de todos los desgraciados que se habían cruzado en su camino. Cuando éstos vieron la miel, la leche, la carne asada, los trajes de seda y los cofres que se desbordaban de piedras y de metales preciosos, corrieron para pillar una parte, no escuchando los avisos que gritaba Jorge. Y los guardias desenvainaron sus espadas y dieron muerte a quienquiera que se acercase a las riquezas. Cuando la matanza se hubo acabado y cuando las lágrimas sustituyeron a los gritos, Jorge se acercó a los soldados, con un paso tranquilo y seguro. Uno de ellos, particularmente celoso, le enseñó la espada bajo la barbilla, en una actitud explícita de violencia. Pero Jorge le dijo:
“¿Por qué mataste a esta pobre gente?” “Me han pagado para ello”, respondió el soldado. “¿Y cuánto te han pagado hasta ahora?”, le preguntó Jorge con interés. “Nada. El señor Belzebú me pagará una fortuna cuando su torre esté construida y cuando sus riquezas estén almacenadas allí”, dijo el soldado con tono seguro. “Entonces, ¿matas para servir a una persona que quiere sólo conservar sus riquezas, y crees que cumplirá su palabra y te pagará luego, como él te lo prometió?”, le preguntó Jorge. “¡Por supuesto! Porque si no, ¡esto sería esclavismo!”, exclamó el militar, inquieto al oír tal cuestión. Entonces, Jorge concluyó: “De verdad te lo digo, quien viva para los bienes materiales, destruyendo la amistad que todo hijo de Dios debe llevar con sus semejantes, no merece ninguna confianza. En lugar de matar para defender la avaricia de tal hombre, coge estas riquezas que pisas y dáselos a los que verdaderamente lo necesitan. Dios creó estos bienes para que todas Sus criaturas pudiesen encontrar la manera de vivir protegiéndose de la necesidad, no para que uno solo goce más que el otro.”

Entonces, los guardias dejaron sus armas, los albañiles dejaron su trabajo, la gente se acercó, y se repartieron las riquezas a cada uno según sus necesidades. Belzebú gritó de rabia al ver como sus bienes desaparecían y pasaban de mano en mano. Pero en ese momento se celebraba el séptimo día del castigo divino sobre Oanilonia y la tierra empezó a temblar. La torre en construcción se hundió y enormes fallas se abrieron a través de la colina, tragándose todos los tesoros. La inmensa mayoría de la gente huyó, alentados por Jorge. Pero algunos, continuaban llenándose los bolsillos de todo lo que podían coger. Belzebú se peleaba contra cualquiera que se cruzaba, pues enorme era su cólera al perder lo que tenía. La colina se hundía poco a poco, pero Jorge vió a un niño en lágrimas, tumbado sobre la colina, con la pierna aprisionada bajo un cofre pesado. Corrió hasta él mientras que el suelo temblaba, amenazando cada instante con hundirse. Cuando le alcanzó, le liberó la pierna, tomándolo en sus brazos e intentando alcanzar el borde. Entonces, algunas personas decidieron ir allí con el fin de ayudarle en un intento desesperado, pero toda la colina se hundió entonces en las entrañas de la tierra, en un gigantesco chorro de llamas.

La gente se derrumbó de tristeza por perder a tales amigos. Se preguntaron entonces si Dios no se complacía al hacer sufrir a Su creación. Pero no era nada de eso y lo comprendieron cuando vieron una luz dulce tranquilizadora brillar desde el precipicio a sus pies. Y seres que irradiaban de calma y de dulzura salieron de allí, con sus alas majestuosas y blancas. La gente reconoció a las personas que acababan de morir intentando salvar al niño. Pero vieron sobre todo a Jorge, elevado al nivel de arcángel, tener al niño en sus brazos y devolvérselo a su madre, exento de daño. Luego, todos fueron hacia el Sol, donde Dios los esperaba.



III - Las Lenguas

Hubo un tiempo cuando el rey Hammurabi de Babilonia hacía la guerra en toda Mesopotamia para convertirse en rey de reyes. Un día, sus tropas fueron a la ciudad de Mari y lanzaron fuego. La población estaba aterrorizada y no sabía qué hacer para salvarse. Entonces, la Criatura sin Nombre le habló a la oreja de un general babilónico y le sopló la idea de exigir a cada uno un tributo a cambio de sus vidas. Cuanto más diese cada uno, menos se arriesgaría a la muerte. Los señores ricos de la ciudad, aquellos mismos que aconsejaban poco antes a los Shakkanaku, los reyes de la ciudad, fueron los primeros en aceptar, aportando con ellos cofres pesados llenos de riquezas. Pero una vieja mujer tenía como único tesoro algunos granos de trigo. Los soldados se rieron en su cara, afirmando que dar tal obsequio era un insulto al gran general babilónico. Desenvainaron sus espadas y se acercaron a la vieja mujer, preparados para matarla. Pero un hombre alto y con barba plateada se interpuso. El soldado levantó su espada, pero no pudo derribar al hombre, como si se lo impidiese una fuerza invisible. Entonces, este último abrió la boca y dijo:

“¿Por qué quereis golpear a esta mujer? Mientras que los señores ricos de Mari os colmaron de innumerables riquezas, ella os ofreció todo lo que poseía. Os burlais de su donación, pero ella ha donado su esencia mientras que ellos os dejaron sólo lo superfluo. Tomad estos granos de trigo y lleváoslos con vosotros: os parecerán muy pesados en el corazón del Infierno Lunar”. Luego, se dirigió hacia los cofres y distribuyó el contenido entre todos los habitantes más pobres y más hambrientos de Mari. Los guardias no sabían qué hacer frente a un hombre desarmado, que no podía ser golpeado y cuya fuerza se encontraba en la sabiduría de sus palabras. Disgustados, se marcharon del lugar y regresaron a Babilonia.

El viaje era largo hasta esa poderosa ciudad. El calor era intenso y la humedad devolvía el aire húmedo y pesado a lo largo de las orillas del río Éufrates. Pero cuando llegaron, cuál fue su sorpresa cuando vieron al hombre en la barba plateada que les esperaba al pie de las murallas gigantescas. El general le preguntó:
“Pero, ¿quién eres tú, que hablas con tanta sabiduría?”. “Soy el Arcángel Jorge, servidor modesto del único Dios, al que usted olvidó en provecho de legiones de falsos dioses y de una vida de pecado”, respondió. Añadió: “Sígueme hasta el templo y tú mismo verás el juicio de Dios, como yo mismo lo vi hace mucho tiempo”. Entonces, el general y sus guardias siguieron al Arcángel hasta el bajo de una torre gigantesca con pisos sobre los cuales crecía una vegetación floreciente, una prueba de la omnipotencia del rey Hammurabi de Babilonia.

Entonces, San Jorge levantó los brazos y dijo en voz alta:
“Desde siempre, los niños de Dios han hablado una misma y única lengua, porque los hermanos y hermanas deben comprenderse para quererse. Pero esto se rompe hoy porque olvidaron a su Padre y Su amor. Vendrá un día donde los profetas vengan para recordarles de donde vienen y donde irán. Mientras tanto, ustedes son juzgados no por su fe, sino por su amor al mundo que les rodea. Aprended a conocerlo y aprenderéis a que os guste. Para hacer esto, Dios, en Su gran misericordia, decidió dividir la palabra de Sus niños en múltiples lenguas, con el fin de que ustedes hagan hacer un esfuerzo para descubrirse uno al otro.”

Y San Jorge bajó los brazos y la torre se hundió en una inmensa nube de polvo. Desde este día, la palabra de los niños de Dios es múltiple y debemos aprender uno del otro para vivir. Así, comprendemos hasta qué punto nuestras diferencias son engañosas y que todos somos hermanos y hermanas.
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Ignius



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MessagePosté le: Dim Déc 30, 2012 10:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Die Hagiographie des Heiligen Erzengels Georgs

I. Die Freundschaft

Der Blitz schlug direkt in der Nähe ein. Verstört kauerten sich die Kinder noch mehr in die Arme ihrer Mütter. Diese weinten und flehten den Allerhöchsten um Gnade an. Die Männer waren wütend, beschimpften sich, dem anderen die Schuld an der Katastrophe zuschiebend. Seit sechs Tagen brachen die Elemente mit der Wut der ersten Tage, über der Stadt Oanylon herein. Ein Himmel so schwarz wie Tinte, schwer von Drohungen, wog mit all seinem Gewicht über der verwunschenen Stadt. Unter der kleinen Gruppe derer, die in die Weizenspeicher flohen, welche schon lange geleert waren, vereinte sich die Angst mit Zorn, Wut und Verzweiflung. Man konnte einen Mann sehen, der aufgehört hatte, über Gott zu lachen, weil ER die Zerstörung der Stadt ausgerufen hatte. Und diese Frau ging immer wieder unter Schande ihre wollüstigen Orgien mit so vielen Männern und Frauen durch, dass es ihr nicht gelang, sie zu zählen. Oder noch ein junger Mann, dem es ein ekelhaftes Vergnügen war, den Schädel seines kleinen Bruders zu zerschmettern und der jetzt versuchte sich zu erlösen, indem er die in dem kleinen Raum versammelten Kinder beruhigte. Alle wussten, warum sie bestraft wurden, aber keiner wagte es zuzugeben. Manche versuchten sogar den Fehler auf andere zu schieben, in der unnützen Hoffnung, seine eigenen Sünden vergessen zu machen.

Ein furchtbarer Luftstoß schlug die Tür auf, das zierliche Gebäude mit einem eisigen Wind erfüllend. Dessen Fundament erzitterte, als auf den Blitz mit ohrenbetäubender Kraft der Donner folgte. Dann folgte Stille. Sicher, der Sturm brüllte und der Donner grollte, jedoch schon seit sechs Tagen, sodass die Einwohner Oanylons es schon nicht mehr hörten. Nein, die Stille war nicht die der Natur, aber sehr wohl die der Menschen. Denn die Flüchtlinge haben sich ausgeschwiegen, gelähmt durch das Entsetzen, während sie den Schatten sahen, der sich im Spalt der Tür abzeichnete. Ein Mann, so groß und so kräftig, dass er sich zusammenpressen und die Schultern einziehen musste um einzutreten, näherte sich ihnen. Das Halbdunkel ließ ein raues Gesicht und einen dichten Bart erahnen. Sein voluminöses, silbriges Haar gab ihm einen Hauch von Weisheit, die mit der Größe seiner Hände kontrastierte, die dazu im Stande schienen, selbst härteste Steine zu Staub zu zermahlen. Seine blassblauen Augen, die mit der Zeit abgenutzt waren, schienen trotzdem im Inneren eine kindliche Freude zu besitzen. Der Riese trug ein Hemd, das geflickt und im Laufe der Zeit abgenutzt war. Ein großes Leintuch, das um seine Beine gewickelt war, zeugte von seinem niederen Stand. Er ließ ein leichtes Lächeln erscheinen und alle Flüchtlinge seufzten vor Erleichterung. Dann ließ er seine sehr tiefe Stimme hören:


"Wenn es keine Hoffnung mehr gibt, bleibt immer noch die Freundschaft."
Dann trat eine alte Frau mit hartem Blick und eisernem Willen hervor und fragte ihn:
"Und du Fremder? Kamst du als Freund? Denn in dieser Stadt sind die Worte der Männer und Frauen wie Honig aber ihre Handlungen wie Gift. Sie leben auf Goldbergen und wünschen sich nichts von anderen, wenn es ihnen nicht in ihrer irrsinnigen Suche nach Reichtum hilft. Ihr Leben scheint ihnen nicht wichtig zu sein, denn ihr Durst nach Besitz verschlingt sie."
"Das weiß ich.", antwortete der Mann. "Deshalb kam ich zu euch. Der Reichtum des Herzens kann nicht mit dem weltlichen Reichtum gleichgesetzt werden. Können sie ihre Goldberge in das andere Leben mitnehmen?"

"Nein, sicherlich nicht.", antwortete ihm die alte Dame, "Aber werden uns die Schätze der Welt immer verboten sein? Müssen wir uns auf ein Leben wie die Tiere beschränken, um den Reichtum der Seele zu ehren?"
"Hat das Leben Euch gelehrt, Eure linke Hand zu verleugnen, um die Rechte zu gebrauchen?", fragte der Mann. "So ist es auch mit den Schätzen, die Gott für uns erschuf. Die materiellen Besitztümer gehören Euch, denn in seiner großen Liebe seinen Kindern gegenüber, gab Gott sie uns. Aber lasst uns niemals vergessen, dass es keinen schöneren Schatz, als die Freundschaft gibt."

Dann richtete sich ein junger Mann auf und fragte ihn: "Aber wer bist du, du, dessen Worte gefüllt von Weisheit sind?"
"Mein Name ist Georg", antwortete er.


II. Die Habgier

Zur selben Zeit zitterte ein Mann auf einem der sieben Hügel Oanylons mehr als alle anderen vor der göttlichen Wut. Er fürchtete nicht um sein Leben, weil er dieses nicht für wichtig hielt. Aber er war so an seine Besitztümer gebunden, dass er sich nicht von ihnen trennen konnte. Während die Menschen mordeten und vergewaltigten, plünderte er die unbewohnten Häuser und häufte Reichtümer an, bis ein wahrer Berg an Edelmetallen, delikaten Stoffen und schmackhaften Speisen entstand. Er beschloss einen Turm zu bauen, so hoch, so breit und so massiv, dass er dort seine Güter vor der Gier der anderen zwischenlagern konnte. Er stellte Maurer und Soldaten ein, ihnen einen unvergleichbaren Lohn versprechend. Die einen, um seine Festung zu bauen und die anderen, um die Armen, die Benachteiligten und die Bedürftigen, die von seinen Schätzen wollten, wegzudrängen. Diese befanden sich an den Hängen des Hügels, die Umgebung in ein goldenes Licht und in wohlige Gerüche tauchend. Allein die Maurer konnten diese Schätze betreten, um den Turm zu bauen, aber sobald einer von ihnen seine Arbeit verließ, um sich der Gier zu überlassen, durchstachen die Soldaten dessen Herz mit tausend Degenstichen. Und der reiche Mann jubelte, seine Reichtümer bis zu seinem Tode behalten zu können, die Armen und Ausgehungerten begaffend, die seinen Hügel umgaben und ihn mit einem inständig bittenden Blick beäugten. Dieser Mann nannte sich Belzebub.

Dann kam Georg, gefolgt von all den Unglücklichen, die seinen Weg gekreuzt hatten. Als diese den Honig, die Milch, das gebratene Fleisch, die Kleidung und die Kisten voll kostbarer Steine und Metalle sahen, rannten sie, um daran teilzuhaben, und überhörten die Mahnungen zum Maßhalten, die Georg ausrief. Und die Wächter zogen ihre Klingen und töteten jeden, der die Reichtümer erreichen wollte. Als das Massaker geendet hatte und die Tränen das Geschrei ersetzten, ging Georg ruhigen und sicheren Schrittes auf die Soldaten zu. Einer von diesen, der besonders eifrig war, hielt ihm die Spitze seiner Klinge mit eindeutiger Gewaltbereitschaft unter das Kinn. Aber Georg fragte ihn:
"Warum hast du diese armen Leute umgebracht?" "Weil ich dafür bezahlt werde.", antwortete der Haudegen. "Und wie viel hast du bisher verdient?" erwiderte Georg. "Nichts. Der Herr Belzebub zahlt mir ein Vermögen, wenn sein Turm fertig gestellt wurde und all seine Reichtümer dort eingelagert sind.", sagte der Soldat mit sicherer Stimme. "Also tötest du um einem Mann zu dienen, der nur seine Schätze behalten will und du glaubst, dass er sein Wort hält und dich anschließend bezahlt, wie er es versprochen hat?", fragte Georg. "Natürlich! Denn sonst wäre es ja Sklaverei!" rief der Soldat beunruhigt, eine solche Frage zu hören, aus. Dann schloss Georg: "In der Tat, ich sage es dir, wer auch immer für die materiellen Güter und zum Nachteil der Freundschaft, die jedes Kind Gottes seinen Mitmenschen gegenüber schuldet, lebt, verdient kein Vertrauen. Anstelle zu töten, um die Habseligkeiten eines solchen Mann zu verteidigen, nimm diese Reichtümer auf denen du stehst und gib sie denen, die sie wirklich brauchen. Gott hat diese Reichtümer erschaffen, damit sie all Seine Kreaturen dort finden können, um sicher vor Armut zu sein, nicht damit der eine mehr genießt als der andere."

Dann legten die Wachen ihre Waffen nieder, die Maurer stellten ihre Arbeit ein, die Leute näherten sich und alle teilten die Schätze nach ihren Bedürfnissen unter sich auf. Belzebub schrie in seiner Wut, als er sah, wie sein Vermögen von Hand zu Hand ging. Aber inzwischen setzte der siebte Tag der göttlichen Bestrafung Oanylons ein und die Erde fing an zu beben. Der in der Bauphase befindliche Turm fiel in sich zusammen und breite Spalten öffneten sich um den Hügel herum, die die Schätze gierig schluckten. Die Mehrheit der Leute floh von Georg ermutigt. Aber einige füllten weiter ihre Taschen mit allem, was sie anhäufen konnten. Belzebub kämpfte gegen alle, die seinen Weg kreuzten, so groß war sein Ärger darüber, das zu verlieren, was ihm so wichtig erschien. Der Hügel senkte sich nach und nach, aber Georg erblickte ein zurückgelassenes, weinendes Kind, sein Bick blieb auf diesem ruhen. Sein Bein steckte unter einer schweren Truhe fest. Georg stürzte zu ihm; der Boden zitterte, drohend jeden Moment einzubrechen. Als er es erreichte, befreite er das Bein, nahm das Kind in die Arme und versuchte wieder an den Rand zu gelangen. Einige Personen beschlossen, ihm bei seinem verzweifelten Versuch zu helfen, aber der gesamte Hügel wurde nun in die Tiefen des Erdinneren und der Flammen gerissen.

Die Leute waren vor Trauer über den Verlust eines solchen Freundes tief bestürzt. Sie fragten sich nun, ob Gott kein Vergnügen empfand, seine Schöpfung so leiden zu lassen. Aber es geschah ihnen nichts und sie begriffen es, als sie ein zartes, beruhigendes Licht im Abgrund zu ihren Füßen glänzen sahen. Und Ruhe und Sanftheit ausstrahlende Wesen stiegen empor, getragen von majestätischen, weißen Flügeln. Die Leute erkannten unter ihnen diejenigen die gerade gestorben waren, als sie versuchten, das Kind zu retten. Aber sie sahen vor allen Georg, in den Rang des Erzengels erhoben, der dieses im Arm trug und es seiner Mutter unbeschadet zurückgab. Dann flogen sie alle zur Sonne hinauf, wo Gott sie erwartete.



III. Die Sprachen

Es begab sich zu der Zeit, als König Hammurabi von Babylon in ganz Mesopotamien Krieg führte, um der König der Könige zu werden. Eines Tages kamen seine Truppen in die Stadt Mari und steckten sie in Brand. Die Einwohner wurden in Angst und Schrecken versetzt und wussten nicht, wie sie entkommen könnten. Nun kam es, dass die Kreatur ohne Namen zu einem babylonischen General kam um ihm etwas ins Ohr zu flüstern. Und sie hauchte ihm ein, von jedem ein Tribut als Ersatz für sein unbeschadetes Leben zu fordern Je mehr jeder gäbe, desto weniger riskierte er den Tod. Die reichen Herren der Stadt, selbige, die wenig zuvor die Shakkanaku, die Könige der Stadt, berieten, kamen als Erste an und trugen schwere, mit Schätzen gefüllte Koffer . Aber eine alte Frau hatte nur einige Weizenkörner als einzigen Schatz. Die Soldaten lachten sie aus und erklärten ihr, dass ein solches Geschenk eine Beleidigung für den großen babylonischen General wäre. Sie näherten sich der alten Frau, bereit sie zu erstechen. Aber ein Mann von großer Gestalt und mit silberfarbenem Bart griff ein. Einer der Soldaten erhob sein Schwert, aber konnte den Mann nicht angreifen, als ob er von einer unsichtbaren Kraft gehindert wurde. Dann öffnete der Mann den Mund und sprach:

"Warum wollt ihr diese Frau erschlagen? Während die reichen Herren von Mari euch zahlreiche ihrer Schätze vorenthielten, bot sie euch alles an, was sie besitzt. Du spottest über ihre Spende, aber sie gab von ihrem Nötigsten, obwohl jene euch nur das Überflüssige gaben. Nehmt die paar Weizenkörner und verschwindet damit. Im Inneren des Mondes werden sie euch sehr schwer vorkommen." Dann ging er auf die Truhen zu und verteilte ihren Inhalt unter all den ärmsten und hungrigsten Einwohnern Maris. Die Wachen wussten nicht, wie sie dem unbewaffneten Mann, den man nicht wagte zu schlagen und dessen Kraft in sich in der Weisheit seiner Worte befand, trotzen sollten. Verstimmt brachen sie das Lager ab und kehrten nach Babylon zurück.

Die Reise in diese mächtige Stadt war lang. Die Hitze war intensiv und die Luft entlang der Ufer des Euphrats war feucht und drückend. Aber als sie ankamen, war es für sie eine Überraschung, als sie den Mann mit dem Silberbart sahen, der sie am Fuße der riesigen Stadtmauer erwartete. Der General fragte ihn:
"Aber wer bist du, du der mit so viel Weisheit spricht?" "Ich bin der Erzengel Georg, der bescheidene Diener des einzigen Gottes, der den ihr vor einer Legion falscher Gottheiten und einem Leben in Sünde vergessen habt.", antwortete er. Er fügte hinzu: "Folge mir bis zum Ziggurattempel und du wirst selbst das Gottesurteil sehen, wie ich es schon vor langer Zeit sah." Also folgten der General und seine Wachen dem Erzengel bis zum Fuße eines riesigen Turms mit Stockwerken auf denen eine üppige Vegetation spross: Ein Beweis der Allmacht König Hammurabis von Babylonien.

Dann hob der Heilige Georg seine Arme und trug vor:
"Seit jeher sprechen die Kinder Gottes eine einzige Sprache, denn Brüder und Schwestern müssen sich verstehen, um sich zu lieben. Aber heute zerreißen sie sich, weil sie ihren Vater und seine Liebe vergessen haben. Einst kommt der Tag, an dem die Propheten kommen werden, um die Menschen daran zu erinnern, woher sie kommen und wohin sie gehen. Bis dahin wird man euch nicht nach eurem Glauben beurteilen, aber nach eurer Liebe, die ihr der Welt entgegenbrachtet. Lernt die Welt kennen und ihr werdet lernen sie zu lieben. Dazu hat Gott in Seiner großen Güte beschlossen, das Wort Seiner Kinder in verschiedene Sprachen zu unterteilen. Damit es einiger Anstrengung bedarf den anderen zu entdecken."

Und der heilige Georg senkte die Arme und der Turm stürzte in einer riesigen Staubwolke zusammen. Von diesem Tag an ward das Wort der Kinder Gottes vielfältig und um zu leben müssen wir von dem anderen Lernen. Wenn wir das tun, verstehen wir, wie trügerisch die Unterschiede sind und dass wir alle Brüder und Schwestern sind.


Übersetzt von Proton, Sirhenry
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Doron



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MessagePosté le: Ven Nov 07, 2014 12:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

    Hagiografia do Arcanjo São Jorge



    I. A Amizade

    Um relâmpago caíra muito próximo. Aterrorizadas, as crianças encolheram-se ainda mais nos braços das suas mães. Estas choravam, implorando clemência ao Altíssimo. Os homens criticavam-se, atribuindo uns aos outros a responsabilidade dos acontecimentos. Havia já seis dias que os elementos assolavam a cidade de Oanylone, com a fúria dos primórdios do mundo. Um céu negro como o breu, carregado de ameaças, colocava todo o seu peso sobre a cidade maldita. Entre o pequeno grupo que se refugiara no armazém de trigo, há muito vazio, o medo juntava-se à cólera, à fúria e ao desespero. Podia ver-se um homem que tinha parado de rir de Deus, logo que Este anunciara a destruição da cidade. E uma mulher que, com vergonha, repetia sem cessar as suas orgias luxuriosas com tantos homens e mulheres que não os podia contar. Ou ainda um jovem homem, que tivera o obsceno prazer de esmagar o crânio do seu irmãozinho, e que, agora tentava redimir-se tranquilizando as crianças reunidas na sala minúscula. Todos sabiam porque eram punidos, mas nenhum ousava admiti-lo, alguns procuravam mesmo culpar os outros na vã esperança de esquecer os seus próprios pecados.

    Uma terrível rajada veio escancarar a porta, enchendo o débil edifício com um vento glaciar. Os seus alicerces tremeram quando o trovão se seguiu ao relâmpago, com uma força ensurdecedora. E fez-se silêncio. Certamente, o tornado rugia e o trovão grunhia, mas havia já seis dias que os cidadãos de Oanylone não conheciam mais que isto. Não, o silêncio não era o da natureza, mas sim dos humanos. Porque os refugiados ficaram em silêncio, paralisados pelo terror, vendo a sombra que se perfilava nos escombros da porta. Um homem, tão grande e maciço que teve de se curvar e encolher os ombros para entrar, aproximou-se deles. A penumbra deixava adivinhar o seu rosto enrugado e a sua barba espessa. A sua volumosa cabeleira prateada conferia-lhe um ar de sapiência, contrastando com a largura das suas mãos, que pareciam ser capazes de reduzir a pó até a mais dura das pedras. O seu olhar azul pálido, desgastado pelo tempo, parecia ainda guardar no fundo uma alegria infantil. O colosso vestia uma camisa remendada e desgastada pelos estragos do tempo. Um grande pedaço de pano, enrolado em torno das suas pernas, testemunhava a sua condição de desfavorecido. Deixou transparecer um ligeiro sorriso e todos os refugiados suspiraram de alívio. De seguida, disse com a sua voz cavernosa:


    “Quando não há mais esperança, resta sempre a amizade.”

    Então, uma velha mulher, de olhar duro, com uma vontade de ferro, aproximou-se dele e perguntou-lhe:
    “E tu , estrangeiro, vieste como amigo? Porque esta cidade é dos homens e das mulheres cujas palavras são como o mel, mas cujos actos são como o veneno. Vivem em montanhas de ouro, e nada mais desejam do que elevar-se ainda mais na sua louca busca por saques. A vida dos seus semelhantes pouco lhes importa, tal é a sede de tesouros que os devora.”

    “Eu sei”, respondeu o homem. “É por isso que vim. A riqueza do coração não pode ser comparada com as riquezas deste mundo desprezível. Levarão as vossas montanhas de ouro para a outra vida?”

    “Não, claro que não”, respondeu-lhe a velha dama. “Mas as riquezas do mundo estão-nos interditas para o sempre? Devemos conformar-nos em viver como os animais para honrar a riqueza da alma?”

    “A vida ensinou-vos a negar a vossa mão esquerda para usar a direita?”, perguntou o homem. “O mesmo acontece com os tesouros que Jah criou para nós. Que as riquezas materiais sejam vossas, porque Jah, por amor para com os Seus Filhos, lhos ofereceu. Mas não esqueçamos jamais que não há tesouro mais belo que a amizade.”

    Então, um jovem levantou-se e perguntou-lhe: “Mas quem és tu, cujas palavras estão cheias de sabedoria?”

    “Meu nome é Jorge”, respondeu.



    II. A avareza

    Nesse tempo, numa das sete colinas de Oanylone, um homem tremia mais que qualquer outro perante a cólera divina. Não temia pela sua vida, porque esta não tinha importância para ele. Mas prendera-se de tal forma aos seus bens que não podia separar-se deles. Enquanto a gente se massacrava e violava, ele saqueava as casas desabitadas e acumulava as riquezas até formar uma verdadeira colina de metais preciosos, de tecidos delicados, de pratos suculentos… Decidiu construir uma torre tão alta, tão larga, tão sólida que poderia armazenar aí os seus bens acautelando-os da cobiça de terceiros. Contratara pedreiros e soldados, prometendo-lhes um salário sem igual, uns para construir a sua fortaleza e os outros para expulsar os pobres, os carentes e os famintos que aspiravam às suas riquezas. Estas riquezas cobriam as encostas da colina, iluminando as proximidades com uma luz dourada e aromas apetitosos. Apenas os pedreiros podiam pisar estes tesouros para construir a torre, mas logo que um deles abandonasse o seu trabalho para entregar-se à cobiça, os soldados trespassavam o seu coração com mil golpes de espada. E o homem rico alegrava-se com a ideia de poder guardar os seus bens até à sua morte, observando os pobres e famintos que rodeavam a sua colina e a perscrutavam com um olhar suplicante. Este homem chamava-se Belzebu.

    Então veio Jorge, seguido por todos os desafortunados que se tinham cruzado no seu caminho. Logo que estes viram o mel, o leite, a carne assada, as roupas de seda e os cofres transbordando de pedras e metais preciosos, correram para pilhar a sua parte, não ouvindo os apelos que Jorge gritava. E os guardas desembainharam as suas espadas e deram a morte a quem quer que se aproximasse das riquezas. Quando o massacre terminou e as lágrimas se substituíram aos gritos, Jorge aproximou-se dos soldados, com um passo calmo e seguro. Um deles, particularmente zeloso, colocou-lhe a lâmina da espada debaixo do queixo, numa atitude explícita de promessas de violência. Mas Jorge disse-lhe:
    “Porque mataste esta pobre gente?”. “Fui pago para isso”, respondeu o soldado. “E quanto te pagaram até agora?”, acrescentou Jorge interessado. “Nada. O senhor Belzebu pagar-me-á uma fortuna logo que a sua torre for construída e as suas riquezas lá estiverem armazenadas”, disse o soldado em tom firme. “Então, tu matas para servir uma pessoa que nada mais quer que conservar as suas riquezas e acreditas que cumprirá a sua palavra e te pagará logo, como te prometeu?”, perguntou-lhe Jorge: “Claro! Porque de contrário seria escravidão!”, exclamou o militar, inquieto ao ouvir tal questão. Então Jorge, concluiu: “Em verdade te digo, quem vive em prol dos bens materiais, em detrimento da amizade que cada um dos filhos de Jah deve ter para com o seu próximo, não merece nenhuma confiança. Invés de matar para defender a avareza de tal homem, pega nas riquezas que pisas e dá-as àqueles que verdadeiramente as precisam. Jah criou estes bens para que todas as Suas criaturas os pudessem encontrar e usá-los para viver protegendo-se da necessidade, não para que apenas um os desfrutasse mais que qualquer outro. “

    Então, os guardas pousaram as suas armas, os pedreiros deixaram o seu trabalho, a gente aproximou-se e partilharam-se as riquezas consoante a necessidade de cada um. Belzebu gritou de raiva ao ver os seus bens escaparem-lhe, passando de mão em mão. Mas isto desenrolava-se precisamente no sétimo dia da punição divina sobre Oanylone e a terra começou a tremer. A torre em construção desabou e grandes fissuras abriram-se ao longo da colina engolindo avidamente os tesouros. A maioria das pessoas fugiu, incentivadas por Jorge. Mas alguns, continuaram a encher os seus bolsos de tudo o que conseguiam apanhar. Belzebu lutava contra todos aqueles com que se cruzava, tal era a sua cólera de perder o que lhe pertencia. A colina afundava-se pouco a pouco, mas Jorge viu uma criança chorando, deitada na colina, com a perna presa sob um cofre pesado. Correu até ele enquanto a terra tremia, ameaçando a cada instante afundar-se. Quando o alcançou, libertou-lhe a perna, carregou-o nos seus braços e tentou alcançar a borda. Então, algumas pessoas decidiram juntar-se-lhe para o ajudarem nesta tentativa desesperada, mas toda a colina afundou-se de seguida nas entranhas da terra, numa gigantesca explosão de chamas.

    A gente ficou desolada pela tristeza de perder esses amigos. Perguntaram-se então se Jah não teria prazer ao fazer sofrer a Sua criação. Mas não era nada disso e compreenderam-no logo que viram uma doce luz apaziguante brilhar no buraco a seus pés. E seres que irradiavam calma e doçura saíram do buraco, munidos de majestosas asas brancas. As gentes reconheceram neles as pessoas que acabaram de morrer tentando salvar a criança. Mas viram particularmente a Jorge, elevado ao nível de Arcanjo, ter a criança nos seus brancos e devolvê-la à sua mãe, ilesa. Depois, todos voaram em direcção ao sol, onde Jah os esperava.




    III. As línguas

    Houve um tempo, quando o rei Hammurabi da Babilónia lutava em toda a Mesopotâmia para se tornar o rei dos reis. Um dia, as suas tropas chegaram à cidade de Mari e atearam-lhe fogo. A população estava apavorada e não sabia o que fazer para se salvar. Então, a Criatura Sem Nome veio sussurrar ao ouvido de um general babilónico e murmurou a ideia de exigir de cada pessoa um tributo em troca das suas vidas. Quanto mais cada um desse, menos risco correria a sua vida. Os senhores ricos da cidade, aqueles que até há pouco aconselhavam os Shakkanaku, os reis da cidade, foram os primeiros a aproximar-se, trazendo consigo pesados cofres repletos de riquezas. Mas uma velha mulher tinha como único tesouro alguns grãos de trigo. Os soldados riram-se na sua cara, afirmando que a doação de uma tal oferenda era uma ofensa ao grande general babilónico. Desembainharam as suas espadas e aproximaram-se da velha mulher, prestes a trespassá-la com as suas armas. Mas um homem alto e com barba prateada interveio. Um dos soldados ergueu a sua espada, mas não conseguiu derrubar o homem, como que impedido por uma força invisível. Então, este último abriu a boca e disse:

    “Porque quereis ferir a esta mulher? Enquanto os ricos senhores de Mari vos obsequiaram com inúmeras riquezas, ela ofereceu-vos tudo o que possuía. Gozais da sua doação, mas ela doou o que para ela é essencial, enquanto eles nada mais deram que o supérfluo. Tomai estes grãos de trigo e levai-os convosco: parecer-vos-ão bem pesados no coração do Inferno Lunar”. De seguida, dirigiu-se aos cofres e distribuiu o seu conteúdo entre todos os habitantes mais pobres e mais famintos de Mari. Os guardas não sabiam o que fazer perante um homem desarmado, que não ousavam atacar e cuja força assentava na sabedoria das suas palavras. Desapontados, levantaram o acampamento e regressaram a Babilónia.

    A viagem era longa até esta poderosa cidade. O calor era intenso e a humidade tornava o ar húmido e pesado ao longo das margens do Eufrates. Mas quando chegaram, qual não foi a surpresa logo que viram o homem da barba prateada esperando-os ao pé das gigantescas muralhas. O general perguntou-lhe:
    “ Mas quem és tu, tu que falas com tanta sabedoria?”. “Sou o Arcanjo Jorge, modesto servo do único Jah, aquele que esqueceste em prol de legiões de falsas divindades e de uma vida de pecado”, respondeu. Acrescentou: “Segue-me até ao templo e verás por ti mesmo o julgamento de Jah, como eu o vi há já muito tempo”. Então, o general e seus guardas seguiram o arcanjo até ao rés-do-chão de uma gigantesca torre com patamares sobre os quais crescia uma vegetação florescente, prova da omnipotência do rei Hammurabi da Babilónia.

    Então, São Jorge ergueu os braços e declamou:
    “Desde sempre, os filhos de Jah falaram uma só e única língua, porque os irmãos e irmãs devem compreender-se para se amar. Mas isto quebra-se hoje, porque se esqueceram do seu Pai e do Seu amor. Um dia virá, em que os profetas se sucederão para recordar-lhes de onde vêm e para onde vão. Entretanto, vocês serão julgados não pela vossa fé, mas pelo vosso amor ao mundo que vos rodeia. Aprendei a conhecê-lo e aprendereis a amá-lo. Para isto, Jah, na Sua grande misericórdia, decidiu dividir a palavra de Seus filhos em múltiplas línguas, a fim de que vocês devam fazer o esforço para se descobrirem um ao outro.”

    E São Jorge baixou os braços e a torre desabou numa imensa nuvem de pó. Desde este dia, a palavra dos filhos de Jah é múltipla e devemos aprender uns dos outros para viver. Fazendo isto, compreenderemos até que ponto as nossas diferenças são enganadoras e que todos nós somos irmãos e irmãs.

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