L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church
Forum RP de l'Eglise Aristotelicienne du jeu en ligne RR
Forum RP for the Aristotelic Church of the RK online game
 
Lien fonctionnel : Le DogmeLien fonctionnel : Le Droit CanonLien fonctionnel : Le Réseau
Lien fonctionnel : Le ParcheminLien fonctionnel : Les Registres
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Hagiographie de Saint Bernard

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum -> La Bibliothèque Romaine - The Roman Library - Die Römische Bibliothek - La Biblioteca Romana -> Le Dogme - The Dogma
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
vincent.diftain



Inscrit le: 10 Déc 2006
Messages: 7213
Localisation: Champagne

MessagePosté le: Mer Fév 27, 2008 10:21 am    Sujet du message: Hagiographie de Saint Bernard Répondre en citant

Frère Roger a écrit:
ernard



La très édifiante et inspirante vie pieuse de Saint Bernard, pionnier de l’ordre de Cîteaux (dit aussi "Ordo Cisternencis"), Saint patron des croisés et des chevaliers de Dieu.

Son débuts

Bernard naît en 1090 à Dijon, d’un père chevalier influent à la cour du duc de Bourgogne et d’une mère issue de la noblesse de robe d’une piété sans borne. Técelin, son père, était un homme d'antique et légitime chevalerie, fidèle serviteur de Dieu et strict observateur de la justice. Il passa sa jeune enfance avec ses plusieurs frères et sœurs à recevoir toute la bonté que deux parents peuvent donner à leur fils. Plus vieux, il eut accès à la meilleure et la plus pieuse éducation possible. Il apprit les langues modernes ainsi que les langues anciennes, il s’initia aux arts politiques, de la guerre. Il apprit à apprécier le travail artistique et il se forgea une forte rhétorique, ce qui devait lui servir ultérieurement. Entre-temps, sa mère eut un songe particulier qui présageait les futures destinées de cet enfant, car elle rêva qu'elle avait donnée naissance à un grand et fort lion qui rugissait; il avait tout le corps d’or, à l'exception du dos qui était blanc. Saisie d'une vive frayeur à ce songe, elle alla consulter un religieux qui, recevant en ce moment le don de prophétie dont était animé Oane quand il disait au Très-Haut : « La langue des lions de Dieu seront teintes du sang des ennemis de la création» répondit à cette femme que la crainte et l'anxiété agitaient: « N'ayez pas peur, vous êtes mère d'un grand et noble lion, qui sera le gardien de la maison de Dieu et qui fera entendre à sa porte de grands rugissements contre les ennemis de la foi. Ce sera, en effet, un prédicateur remarquable, et, tel un lion divin, de sa langue salutaire, il guérira en bien des gens de nombreuses plaies de l'âme ». La femme, pour rendre gloire à Dieu, décida de faire construire une église à Dijon qui plus tard devait passer du clergé séculier au clergé régulier par les soins de Saint Bernard. Bernard, quant à lui, s’était forgé une réputation d’habile orateur et de pieux élève. L’on dit même que grâce à une audace, il réussit à rester chaste malgré les viles avances des filles omnubilées par son physique.

C’est vers sa vingtième année que Bernard conçut le projet de se retirer du monde; et il réussit en peu de temps à faire partager ses vues à tous ses frères, à quelques-uns de ses proches et à un certain nombre de ses amis. Dans ce premier apostolat, sa force de persuasion était telle, en dépit de sa jeunesse, que bientôt « il devint, dit son biographe, la terreur des mères et des épouses; les amis redoutaient de le voir aborder leurs amis ». Il y a déjà là quelque chose d’extraordinaire, et il serait assurément insuffisant d’invoquer la puissance du « génie », au sens profane de ce mot, pour expliquer une semblable influence. Ne vaut-il pas mieux y reconnaître l’action de la grâce divine qui, pénétrant en quelque sorte toute la personne de l’apôtre et rayonnant au dehors par sa surabondance, se communiquait à travers lui comme par un canal, suivant la comparaison que lui-même emploiera plus tard en l’appliquant au prophète Aristote, et que l’on peut aussi, en en restreignant plus ou moins la portée, appliquer à tous les saints ? Quelques temps après, Bernard choisit la voie religieuse et intégra l’ordre cistercien, récemment fondé suite à une scission avec les dominicains, aujourd’hui disparus.

Ses talents de prédicateur hors pair furent vite remarqués au sein de l’ordre cistercien. Rapidement, l’ordre cistercien devint de plus en plus important à mesure que Saint Bernard invitait des fidèles de tous les horizons à rejoindre la vie monacale. Bien évidemment, il obtint une voix au chapitre. Au chapitre, il proposera la fondation d’une abbaye fille cistercienne dans sa bourgogne natale : L’Abbaye de La Bussière sur Ouche. Alors que les masses sont toujours rivées aux lèvres de celui que tous apprennent à connaître, et même à craindre chez les hérétiques et les schismatiques, celui qui devait devenir le premier abbé de La Bussière s’organise avec la noblesse locale. Le premier qui répondit au saint appel de Bernard fut le baron de Sombernon, qui proposa une de ses seigneuries, située près de Dijon, pour qu’y soit fondée l’abbaye. Bernard accepta rapidement et bénit le baron au cours d’une messe célébrée sur ladite seigneurie, à laquelle assistèrent de nombreux fidèles bourguignons qui furent automatiquement séduits par le prédicateur qu’était Bernard, qui devint alors le premier abbé de La Bussière au terme des travaux, qui se terminèrent somme tout rapidement. L’abbaye de La Bussière s’implanta donc rapidement en Bourgogne et l’ouverture d’une école au sein même de l’abbaye contribua grandement à sa renommée et aussi à enseigner l’aristotélicisme aux fidèles bourguignons. Aussitôt ouverte, et grâce à la renommée de son abbé, plusieurs nobles vinrent visiter les murs de l’abbaye pour leur retraite. Cette proximité avec les grands politiques de l’époque permit à Bernard de devenir de plus en plus influent.

L'Abbaye de La Bussière sur Ouche.



Sa renommée auprès des autorités laïques et religieuses locales atteignis bien assez vite les murs de la capitale de papes, où il fut éventuellement invité. À Rome, il profita des bibliothèques pour s’instruire et fit connaissance des figures de proues de la religion de l’époque. Il en convainc plusieurs par son discours de la bonne foi de l’ordre cistercien, qui gagna à être connu à Rome. Toutefois, l’abbaye rappela son abbé pour d’autres tâches. Revenu à La Bussière, Bernard entreprit de nouer des relations diplomatiques avec les jeunes ordres militaires et religieux naissants, créés dans la foulée de la redécouverte des enseignements de Kyrène. Ceux qui furent les plus forts à répondre à l’appel de l’abbé furent les Chevaliers d'un Ordre Militaire Romain, qui encore aujourd’hui sont profondément ancrés dans l’abbaye de La Bussière, où ils contribuèrent notamment à l’établissement de l’école qui encore aujourd’hui fait la renommée de La Bussière.

Son engagement militaro-religieux

Ce rapprochement avec les chevaliers, monde qu’il connaissait déjà beaucoup grâce à son père, le convainc du bien fondé d’un bras armé pour l’Église. Il entreprit de nombreuses recherches théologique qui aboutirent à de nombreux écrits comme son fameux essai : La sainte et justifiée violence, référence théologique de tous les chevaliers de Dieu.

La Sainte et Justifiée Violence (extrait) a écrit:
Ces mots de Saint Bernard sur "les chevaliers de Dieu" rappellent à tout Aristotélicien que la vie est un combat mené pour Dieu, dont l'issue est certaine, mais s'obtient à un prix qu'il faut payer avec joie : le don de nos vies. (...)Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons.


Lorsque, ultérieurement, le pape Honorius II convoqua un concile au sujet des ordres religieux, Bernard s’impliqua grandement prêchant la reconnaissance de plusieurs ordres religieux. Il joua énormément de son influence et devint presque simultanément la vedette de ce concile. Il convainc les rois de France et de Rome (le Saint Empereur Germanique) ainsi que sa sainteté du bien fondé de ces regroupements de fidèles se battant au nom de Dieu. D’abord homme de paix, Bernard écrira un projet de règle pour les Ordres Militaro-Religieux conciliant l'état monastique et idéal chevalresque et posa les bases de ce qui deviendrait la future Congrégation Romaine des Saintes Armées.

Toujours au sein du concile, Bernard sera confronté à Abélard, un sombre mais influent théologien, convaincu de la petitesse de l’homme, mais également orthodoxe, auquel Bernard rétorque ;
Citation:
C’est ainsi que les secrets de Dieu sont mis à jour et que les plus hautes questions jetées au vent?


Au terme de ce concile, Bernard tentera de convaincre les chevaliers de Dieu nouvellement reconnus d’aller reconquérir la Terre Sainte. À la Pâques Aristotélicienne, Bernard prêche une croisade à Vézelay dans un idéal d'unité et de paix. A Noël, il prêche à Spire. Il intervient aussi à Mayence, dans un élan de sainte bonté humaine, pour empêcher les massacres de spinozistes par des fanatiques endoctrinés par les pouvoirs laïcs. Admiré de tous, plusieurs le suivront sur les chemins vers la Terre Sainte pour y faire croisade sous son saint commandement.

Citation:
Qu'ils soient rejetés loin de la cité du Seigneur, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple aristotélicien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?"


En chemin, les chevaliers de Dieu rencontre de nombreux pèlerins et fidèles qui se joignent à eux. Ils traversent d’abord la Dalmatie et arrivent en Grèce, où ils se séparent à la recherche des saints lieux mentionnés dans la Vita d’Aristote avant de se reformer. Il traverse le Thésallonique où ils sont accueillis avec indifférence pour finalement arriver aux portes de Constantinople, où les aristotéliciens d’Orient leur donne hospitalisation comme s’ils étaient leurs frères, et ce malgré une religion différente. Les chevaliers continuèrent leurs routes entre vallées et plaines de l’Anatolie avant de finalement arriver aux portes d’Antioche, dont ils entreprennent d’en faire le siège, avec l’appui des quelques aristotéliciens locaux restés fidèles à la vraie foi.

Saint Bernard de La Bussière prêchant la croisade.



Peu de temps après, animés et excités par leur foi, les croisés se lancèrent à l’assaut des murs d’Antioche. Les averroïstes qui contrôlaient la ville alors étaient plus nombreux que les croisés, mais ils se battaient avec peu d’ardeur et de conviction, alors que les croisés semblaient infatigables. Devant l’ardeur de ses troupes, Bernard lança, comme s’il voulut prouver quoique ce soit à quiconque :

Citation:
Ils vivent sans avoir rien en propre, pas même leur volonté. Vêtus simplement et couverts de poussière, ils ont le visage brûlé des ardeurs du soleil, le regard fier et sévère : à l'approche du combat, ils s'arment de foi au dedans et de fer au dehors; leurs armes sont leur unique parure; ils s'en servent avec courage dans les plus grands des périls, sans craindre le nombre, ni la force des Barbares : toute leur confiance est dans le Dieu des armées; et en combattant pour Sa Cause, ils cherchent une victoire certaine ou une mort sainte et honorable. O l'heureux genre de vie, dans lequel on peut attendre la mort sans crainte, la désirer avec joie, et la recevoir avec assurance!


Les combats continuèrent et le sang infidèle baigna la terre sainte, mais Bernard était convaincu que telle était la volonté de Dieu. Finalement, après des mois de batailles intenses, Jérusalem redevinrent aristotélicienne, mettant fin à la reconquête de la Terre Sainte. Les croisés ramassèrent plusieurs reliques, érigèrent de nombreux forts et divisèrent la Terre Sainte en plusieurs comtés qu’ils se répartirent équitablement selon le mérite dont ils avaient fait preuve pendant la croisade. Entre-temps, les royaumes aristotéliciens occidentaux avaient préparés une importante flotte grâce à laquelle quelques croisés, dont Bernard, purent retourner chez eux.

Son apostolat

Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage, St Bernard est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés.

Bien plus tard, l’on demanda à Bernard de trancher entre deux papes qui affirmaient avoir respectivement remporté l’élection au conclave, Innocent II et Anaclet. Bernard trancha en faveur d’Innocent II, et grâce à ces talents de diplomates aguerris, acquis à force d’expérience, il rallia le Roi de France et l’Empereur, ainsi que de nombreuses villes italiennes qui s’étaient d’abord rangées pour Anaclet. Après cette ultime épisode, Saint Bernard, abbé de La Bussière sur Ouche, en Bourgogne, se retira dans son abbaye avec ces frères cisterciens.

Saint Bernard de La Bussière passa ses dernières années à poursuivre son instruction dans divers domaines, dont la cuisine, ainsi qu’à cultiver les terres du domaine de l’abbaye. Il se questionna beaucoup sur sa vie, sur la foi et fit le deuil de ce qu’il n’avait pas pu accomplir de son vivant, priant pour que son successeur puisse…

Bernard a pris une part décisive à toutes les controverses de son temps, mais il était un homme d'Église plutôt qu'un théologien, quoique le calendrier lui donne le titre de docteur de L’Église. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d'une nature mystique et contemplative, mais prompte à s'irriter contre tout ce qui peut alarmer ou distraire la piété; non seulement contre toutes les hérésies, mais contre toutes les témérités. Saint Bernard n'a pas été le fondateur de l'ordre de Cîteaux, mais son animateur, sa plus grande gloire : la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces « moines blancs » qui ont rénové en profondeur – et durablement – la vie religieuse de l’Occident.

Dénonciateur des écarts des autres ordres religieux : il n'aura de cesse de critiquer : les écarts faits à la règle de Saint Benoit : mets surabondants, coquetterie, habitudes et trains de vie princiers, le cadre de certains monastères, leur décoration, peintures ou sculptures évoquant des messages bibliques, qui sont utiles au fidèle mais pas au moine.

Saint Bernard a écrit:
"O vanité des vanités, mais plus insensée encore que vaine : l'église resplendit sur ses murailles et elle manque de tout dans ses pauvres". "Sans parler de l'immense élévation de vos oratoires, de leur longueur démesurée, de leur largeur excessive, de leur décoration somptueuse et de leurs peintures plaisantes dont l'effet est d'attirer sur elles l'attention des fidèles et de diminuer le recueillement".


Bernard de La Bussière fit son dernier souffle une journée froide de janvier 1153, après avoir reçu l’onction. Il laissa derrière lui plus de 160 moines à Noirlac nouvellement créée, tandis que la nouvelle famille cistercienne comptait déjà près de 350 abbayes. Ses reliques, composées de sa soutane, de son armure, de sa mitre et de sa crosse, ainsi que son gisant, reposent en l'abbaye de la Bussière.



=> L'Abbaye Fille Cistercienne de La Bussière sur Ouche <=

_________________
Vincent Diftain d'Embussy
Cardinal Romain
Chancelier de la Sainte Inquisition
Grand Inquisiteur
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
vincent.diftain



Inscrit le: 10 Déc 2006
Messages: 7213
Localisation: Champagne

MessagePosté le: Jeu Avr 03, 2008 3:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Frère Roger a écrit:
Saint Bernard et la Chasteté


Le premier biographe de Bernard, le frère cistercien Thalys, écrivit ce texte sur la chasteté de Saint Bernard. Ce qu'il décrit et la manière dont il le fait étant particulière, nous avons jugé bon de vous le présenter dans son intégralité et dans sa version originale. Il fut traduit du latin par Monseigneur Orier Bellecour.


Pureté et son amour de la Chasteté

Il était encore enfant lorsqu'il fut pris d'un violent mal de tête qui le força de se mettre au lit. On amena près de lui une espèce de femme, qui faisait profession de guérir les maladies en récitant des paroles magiques. En la voyant s'approcher de lui avec ses instruments d'incantation, il la repoussa loin de lui avec un cri d'indignation et la chassa de son lit. On était au grand jour de Noël, et selon la coutume tout ce monde se préparait aux vigiles solennelles de la fête, et comme l'office de la nuit se prolongeait un peu, il arriva que Bernard, qui était assis et en attendait la fin avec le reste des fidèles, la tête inclinée, s'endormit un peu. Alors ce saint enfant vit apparaître à lui le Saint Christos naissant, qui augmenta sa foi tendre encore, et jeta dans son âme les premiers germes de la divine contemplation. Il lui apparut comme un époux glorieux qui sort de sa couche nuptiale, et se montra à ses regards comme s'il était né de nouveau sous ses yeux, lui le Verbe enfant, du sein de Maria, beau entre tous les enfants des hommes, et il ravit les sentiments du jeune Bernard, qui déjà n'avaient plus rien d'enfantin. Il demeura persuadé depuis ce jour-là que l'heure où Jiésu lui était apparu, était l'heure même à laquelle il vint au monde. Il est facile, pour ceux qui l'ont suivi dans ses prédications, de remarquer de quelles bénédictions le Messie le prévint cette heure-là, car il semble qu'il n'est jamais plus profond et plus abondant que lorsqu'il parle sur le mystère de la naissance du Sauveur. C'est aussi ce qui, dans la suite, lui fit composer un opuscule à la gloire de la Mère et du Fils, et de la sainte naissance de celui-ci; ce fut une de ses premières oeuvres. Je ne dois pas non plus omettre quelque chose qu'il se plaisait à faire dès ses plus tendres années; sitôt qu'il avait quelque argent, il en faisait des largesses aux pauvres. Il pratiquait des couvres de piété en rapport avec son âge. Mais tandis que le temps s'écoulait ainsi, et qu'il grandissait en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes, le jeune Bernard sortait de l'enfance et entrait dans l'adolescence; alors sa mère, après avoir élevé ses enfants dans la foi, les laissa à l'entrée des voies du siècle, car, comme si elle avait fini sa tâche, elle eut le bonheur de retourner vers le Très-Haut. Elle s'endormit du sommeil de la mort au milieu des prières que des clercs réunis auprès de son lit chantaient entre eux et qu'elle chantait elle-même avec eux. Dans les derniers moments, quand on ne pouvait plus entendre sa voix, on la voyait remuer les lèvres et, d'une langue qui palpitait encore , continuer à chanter les louanges du Tout-Puissant. Enfin, pendant qu'on récitait les litanies, à ces mots : Per passionem et crucem tuam libera eam domine, on la vit se signer de la main et rendre (a) l’âme dans cette position, si bien qu'elle ne put abaisser la main qu'elle avait levée. A partir de ce moment-là. Bernard commença à vivre selon son goût et à sa façon. Il avait une taille avantageuse, une figure agréable, des moeurs douces, un esprit pénétrant, une élocution facile, c'était un jeune homme plein d'espérance. A l'âge où il allait faire son entrée dans le monde, plusieurs carrières s'ouvraient devant lui, et, dans chacune, s'offrait à lui la prospérité de la vie, partout les plus grandes espérances lui souriaient. De leur côté, les moeurs de ses compagnons, qui étaient loin de ressembler aux siennes, devenaient un danger pour le coeur bon et aimable de Bernard, et leur amitié turbulente s'efforçait de le rendre semblable à eue. S'il avait continué à trouver des charmes de ce côté, il n'aurait point tardé à trouver de l'amertume dans ce qui avait eu jusqu'alors pour son coeur la plus grande douceur, je veux parler de son amour de la chasteté. Aussi est-ce en ce sens que le serpent insidieux lui tendait les piéges de la tentation et s'efforçait en maintes rencontres de le mordre au talon. A peu près dans le même temps, une jeune fille, poussée par les instigations de la bête Sans-Nom, vint se placer tonte nue dans son lit; à peine Bernard la sentit-il à ses côtés, que, lui cédant paisiblement et sans mot dire la place qu'il occupait dans son petit lit, il se tourna de l'autre côté et se mit à dormir. La malheureuse créature, de son côté, demeura couchée pendant quelque temps et attendit, puis elle se mit à le toucher et à l’exciter; enfin, comme il demeurait immobile, elle finit malgré son effronterie par rougir d'elle-même, et, dans un double sentiment de confusion et d'admiration, elle se lève, le laisse seul et s'enfuit. Il arriva aussi à Bernard de descendre un jour, avec quelques uns de ses amis, chez une femme que sa beauté charma; elle se laissa prendre par ses propres regards comme dans un filet, et conçut une violente passion pour lui. Elle lui fait préparer une chambre à part comme étant le plus honorable de troupe; et. la nuit, elle se lève et a l'impudence de s'approcher de lui. En la sentant à ses côtés, Bernard, plein de présence d'esprit, se met à crier : Au voleur, au voleur! A ces mots, la femme s'enfuit; tous les gens de sa maison se lèvent, on allume un flambeau, on cherche le voleur; mais sans le trouver. Chacun regagne son lit, le silence se rétablit, toute la maison retombe dans les ténèbres comme auparavant, tout le monde repose, mais la malheureuse créature ne fait point comme tout le monde. Elle se lève une seconde fois, et gagne le lit de Bernard, et lui de recommencer à crier : Au voleur, au voleur! On se remet derechef en quête du voleur, mais on ne le trouve pas davantage, et celui qui le connaissait ne le dénonce à personne. Cette malheureuse femme se vit repoussée ainsi jusqu'à trois fois, et ne céda enfin que sous l'empire de la crainte ou vaincue par le désespoir. Le lendemain, la petite troupe s'étant remise en route, les compagnons de Bernard lui demandèrent ce qu'il avait eu à rêver tant de fois de voleur la nuit précédente; il leur répondit : Il n'est que trop vrai qu'il y avait un voleur; notre hôtesse en voulait au trésor incomparable de ma chasteté.



_________________
Vincent Diftain d'Embussy
Cardinal Romain
Chancelier de la Sainte Inquisition
Grand Inquisiteur
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Ignius



Inscrit le: 17 Nov 2010
Messages: 3431
Localisation: Catalunya

MessagePosté le: Mer Nov 30, 2011 2:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
San Bernardo



La muy edificante, inspiradora y piadosa vida de San Bernardo, fundador de la orden del Císter (llamada también “Ordo Cisterciensis”), Santo patrón de los cruzados y de los caballeros de Dios.

Sus comienzos

Bernardo nació en 1090 en Dijon, de un padre caballero influyente en la corte del duque de Borgoña y de una madre de una piedad sin límites perteneciente a la alta nobleza. Tecelino, su progenitor, era un hombre de antigua y legítima caballería, fiel servidor de Dios y estricto cumplidor de la justicia. Pasó su juventud con sus muchos hermanos y hermanas recibiendo toda la bondad que dos padres pueden dar a sus hijos. Más adelante tiene acceso a la mejor y más piadosa educación posible. Aprende las lenguas modernas al igual que las antiguas, se inicia en las artes políticas y de la guerra. Aprende a apreciar el arte y comienza a destacar en el manejo de la retórica, que le sería de gran utilidad más adelante.
En aquel tiempo, su madre tuvo un sueño muy extraño, que presagiaba el futuro del niño. Soñó que daba a luz a un rugiente león, grande y fuerte; tenía todo el cuerpo dorado a excepción de la espalda, que era blanca.
Invadida por un vivo temor a este sueño, fue a consultar a un religioso que, recibiendo en ese momento el don de la profecía por medio de Oane, a quien dijo el Altísimo: <<Las>>. Entonces le respondió a esta mujer a la que el miedo y la ansiedad agitaban: <<No>>.
La mujer, para adorar a Dios, decidió hacer construir una iglesia en Dijon que más tarde debía pasar del clero secular al clero regular de manos de San Bernardo.
Bernardo se forjó una reputación de gran orador y devoto. Se ha dicho incluso que gracias a su fortaleza espiritual, consiguió permanecer casto pese a las proposiciones osadas de las chicas obnubiladas por su físico.
Fue alrededor de su vigésimo cumpleaños cuando Bernardo decidió retirarse del mundo; y consiguió en poco tiempo que su punto de vista fuera compartido por todos sus hermanos, por algunas de sus personas más próximas y por muchas de sus amistades.
En este primer apostolado, su poder de persuasión era tal,que, a pesar de su juventud, pronto <<se>>. Ya había en ello algo extraordinario, y sería ciertamente insuficiente atribuirle el poder de <<genio>>, en el sentido profano de la palabra, para explicar una influencia semejante. No hace falta reconocer la acción de la gracia divina que, penetrada de alguna manera en toda la persona del apóstol y brillando por su abundancia, se comunicaba a través de él como por un canal, siguiendo la comparación que él mismo emplearía más tarde aplicándola al profeta Aristóteles, y que se puede también, en mayor o menos medida, aplicar a todos los santos.
Algún tiempo después, Bernardo eligió la vía religiosa y se integró en la orden cisterciense, recientemente fundada por una escisión con los dominicos, hoy en día desaparecidos.
Su talento como predicador inigualable fue inmediatamente reconocido en el seno de la orden del Císter.
Rápidamente, la orden cisterciense fue aumentando su importancia en gracias a que Bernardo persuadía a fieles de todo orígen a unirse a la vida monacal. Evidentemente, obtuvo un sitio en el Capítulo, en el que propuso la fundación de una abadía filial cisterciense en su Borgoña natal: La Abadía de “La Bussière sur Ouche”.
Mientras las masas permanecían atentas a los labios de aquel que se hacía comprender, y aprendían con temor sobre los herejes y cismáticos, del que se convertiría en el primer abad de La Bussière, organizándose con la nobleza local.
El primero que respondió a la santa llamada de Bernardo fue el Barón de Sombernon, que propuso uno de sus señoríos, situado cerca de Dijon, para que fuera fundada allí la Abadía. Bernardo aceptó de inmediato y bendijo al Barón en el transcurso de una misa celebrada en dicho señorío, a la que asistieron numerosos fieles de Borgoña que fueron seducidos al instante por el gran predicador que Bernardo estaba hecho, el cual se convirtió entonces en el primer abad de La Bussière en cuanto concluyeron las obras, que terminaron poco después. La abadía de La Bussière se implantó, por tanto, en Borgoña y la apertura de una escuela en el seno mismo de la abadía contribuyó enormemente a su reputación y también a enseñar el aristotelismo a los fieles del lugar. Tan pronto como estuvo abierta, y gracias a la reputación de su abad, muchos nobles fueron a visitar los muros de la abadía para su retiro. Esta proximidad a los grandes políticos de la época permitió a Bernardo volverse cada vez más influyente.


La Abadía de La Bussière sur Ouche.



Su reputación entre las autoridades laicas y religiosas locales llegó pronto a los muros de la ciudad sede de los Papas, a donde fue invitado. En Roma disfrutó de bibliotecas para instruirse y conoció a las figuras más destacadas de la religión en la época. Convenció a varios con su discurso de la buena fe de la orden cisterciense, que consiguió ser conocida en Roma. Sin embargo, la abadía reclamó a su abad para otros menesteres. De vuelta en La Bussière, Bernardo se propuso entablar relaciones diplomáticas con las recientemente surgidas órdenes militares y religiosas, surgidas por el redescubrimiento de las enseñanzas de Kirsten. Aquellos que fueron más decididos a la hora de responder a la llamada del abad fueron los Caballeros de una Orden Militar Romana, que todavía hoy están anclados profundamente en la abadía de La Bussière, donde han contribuido notoriamente en el establecimiento de la escuela que todavía hoy es el orgullo de La Bussière.

Su compromiso militar-religioso

Este acercamiento a la caballería, mundo que ya conocía bastante gracias a su padre, le empujó a decidirse para fundar un brazo armado al servicio de la Iglesia. Realizó cuantiosas búsquedas teológicas que dieron como resultado numerosos escritos como su famoso ensayo: La santa y justificada violencia, referencia teológica de todos los caballeros de Dios.

La Santa y Justificada Violencia (extracto) a écrit:
Estas palabras de San Bernardo sobre “los caballeros de Dios” recuerdan a todo aristotélico que la vida es un combate dirigido por Dios, cuyo resultado es seguro, pero se obtiene a un precio que se debe pagar con orgullo: el don de nuestras vidas. (…) Porque él no lleva la espada sin razón: es el ejecutor de la voluntad divina, sea para castigar a los malhechores o para glorificar a los buenos.


Mientras que, posteriormente, el Papa Honoro II convocó un Concilio a propósito de las órdenes religiosas, Bernardo se implicó enormemente predicando el reconocimiento de varias de esas órdenes. Utilizó su influencia y se convirtió en la figura de este Concilio. Convenció a los reyes de Francia y de Roma (el Santo Emperador Germano) al igual que a Su Santidad de que era correcta la fundación de estos agrupamientos de fieles que combatían en nombre de Dios. No obstante, Bernardo era un hombre de paz, y escribió un proyecto de reglas para las Órdenes Militar-Religiosas conciliando el estado monástico y el ideal caballeresco, asentando las bases de lo que más tarde sería la Congregación Romana de los Santos Ejércitos.
En el seno del Concilio, Bernardo se enfrentó con Abelardo, un teólogo oscuro pero influyente, convencido de la pequeñez del hombre pero igualmente ortodoxo, al que Bernardo preguntó:

Citation:
¿Es así como los secretos de Dios son puestos al día y las más altas cuestiones arrojadas al viento?


Al término de este concilio, Bernardo trató de convencer a los caballeros de Dios recientemente reconocidos para ir a reconquistar la Tierra Santa. En la Pascua Aristotélica, Bernardo predicó una cruzada en la ciudad de Vezelay, enmarcándola en un ideal de paz y unidad. En Navidad, predicó en Spire. Intervino también en Mayence, en un misericordioso acto de bondad, para impedir la masacre de espinosistas por los fanáticos adoctrinados por los poderes laicos. Admirado por todos, varios le siguieron por los caminos hacia Tierra Santa para hacer cruzada allí bajo su santa dirección.

Citation:
Que sean arrojados lejos de la ciudad del Señor aquellos que cometen las injusticias, aquellos que se esfuerzan en robar las invalorables riquezas que Jerusalén guarda al pueblo aristotélico, aquellos que quieren mancillar los Lugares Santos y apropiarse de los santuarios de Dios. Que las espadas de los fieles sean alzadas sobre la cabeza de los enemigos, para destruir a cualquiera que se levante contra la fe de Dios, que las naciones no se pregunten: ¿dónde está Dios?”


Por el camino, los caballeros de Dios encontraron varios peregrinos y fieles que se unieron a ellos. Atravesaron la Dalmacia y llegaron a Grecia, donde se separaron a la búsqueda de los santos lugares mencionados en la Vita de Aristóteles antes de reformarse. Atravesaron la Tesalónica donde fueron recibidos con indiferencia para finalmente llegar a las puertas de Constantinopla, donde los aristotélicos de Oriente les brindaron su hospitalidad como si fueran sus hermanos, pese a ser una religión diferente. Los caballeros continuaron sus rutas entres valles y llanuras de la Anatolia antes de finalmente llegar a las puertas de Antiocha, donde emprendieron el sitio, con el apoyo de algunos aristotélicos locales fieles a la verdadera fe.

San Bernardo de La Bussière predicando la cruzada.



Poco después, animados y excitados por su fe, los cruzados se lanzaron al asalto de los muros de la Antiocha. Los averroístas que controlaban la villa entonces eran más numerosos que los cruzados, pero ellos se batían con poco ardor y convicción, mientras que los cruzados parecían inagotables. Ante el ardor de sus tropas, Bernardo comenzó, como si quisiera probar algo a alguien:

Citation:
Viven sin tener nada propio, ni siquiera su voluntad. Vestidos de manera simple y cubiertos de polvo, tienen el rostro quemado por los ardores del sol, la mirada fiera y severa. Con la cercanía del combate, se arman por dentro de fe y por fuera de hierro; sus armas son su único complemento; se sirven de ellas con valor en el más grande de los peligros, sin temer el número ni la fuerza de los Bárbaros: toda su confianza esta en el Dios de las armas; y combatiendo por Su Causa, buscan una victoria segura o una muerte santa y honorable. ¡Este es el tipo de vida en el que podemos esperar la muerte sin temor, desearla con alegría, y recibirla con seguridad!


Los combates continuaban y la sangre infiel bañó la tierra santa, pero Bernardo estaba convencido de que esto era la voluntad de Dios. Finalmente, después de meses de batallas intensas, Jerusalén volvió a ser aristotélica, poniendo fin a la reconquista de Tierra Santa. Los cruzados recogieron varias reliquias, erigieron numerosos fuertes y dividieron Tierra Santa en numerosos condados que se repartieron justamente según el mérito del que hubieran hecho prueba durante la cruzada. Al mismo tiempo, los reinos aristotélicos occidentales habían preparado una importante flota gracias a la cual algunos cruzados, entre ellos Bernardo, pudieron volver a sus hogares.

Su apostolado

Poco comprometido con los caprichos tanto de Papas como de Príncipes, San Bernardo era también un predicador formidable, un escritor de altos vuelos, un asceta exigente y un místico de los más inspirados.
Bastante después, se le pidió a Bernardo que mediara entre dos papas que afirmaban haber ganado respectivamente las elecciones en el Cónclave, Inocencio II y Anacleto. Bernardo media a favor de Inocencio II, y gracias a estos talentos de diplomático experimentado, adquiridos a fuerza de experiencia, convenció al Rey de Francia y al Emperador, así como a numerosas ciudades italianas que estaban a favor de Anacleto. Después de este último episodio, San Bernardo, abad de La Bussière de Ouche, en Borgoña, se retira en su abadía con sus hermanos cistercienses.
San Bernardo pasó sus últimos años en La Bussière, continuando sus estudios en las más diversas áreas, como la cocina, así como cultivando las huertas de la abadía. Se preguntó mucho sobre la vida, sobre la fe; y se lamentó de lo que no pudo llegar a realizar en su vida, rezando para que su sucesor pudiese hacerlo…
Bernardo formó parte decisiva en todas las controversias de su época, pero era un hombre de la Iglesia más que un teólogo, aunque se le concedió el título de Doctor de la Iglesia. Su doctrina, como sus actos, refleja las inspiraciones de una naturaleza mística y contemplativa, pero rápida en irritarse contra todo aquello que pueda alarmar o distraer la piedad; no solo contra todas las herejías, sino contra todas las iniquidades. San Bernardo no fue el fundador de la orden del Císter, pero sí su impulsor, su mayor gloria: la figura más destacada del prodigioso desarrollo de los cistercienses, estos <<monjes>> que han renovado en profundidad –y duraderamente- la vida religiosa de Occidente.
Denunciante de los descarríos de las otras órdenes religiosas, no cesó en criticar la corrupción de los preceptos de la regla de San Benito: manjares abundantes, coquetería, hábitos y modos de vida principesca, partes de muchos monasterios, como su decoración, pinturas o esculturas que evocan mensajes bíblicos, que son útiles al fiel pero no al monje.

Saint Bernard a écrit:
“Oh vanidad de las vanidades, más insensata que vana: la iglesia resplandece sobre sus murallas pero les falta de todo a sus pobres”. “Sin hablar de la inmensa elevación de vuestros oratorios, de su longitud desmesurada, de su anchura excesiva, de su decoración suntuosa y de sus pinturas placenteras cuyo efecto es atraer sobre ellas la atención de los fieles y disminuir el recogimiento”.


Bernardo de La Bussière exhaló su último aliento un frío día de Enero de 1153, después de haber recibido la unción. Dejó tras él más de 160 monjes en Noirlac, de nueva creación, mientras que la nueva familia cisterciense cuenta ya con cerca de 350 monasterios. Sus reliquias compuestas por su sotana, su armadura, su mitra y su báculo, así como su cuerpo, reposan en la abadía de la Bussière.



=> L'Abbaye Fille Cistercienne de La Bussière sur Ouche <=

Traducción por Paskui
Revisión por Eduardo de Laguna

_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
Doron



Inscrit le: 19 Mai 2012
Messages: 327

MessagePosté le: Mar Nov 11, 2014 12:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
ernardus

Het zeer verheffend, inspirerend en devotionele leven van Sint-Bernardus, de stichter van de Cisterciënzer orde (ook wel "Orde Cisterciensis"), de heilige van de kruisvaarders en de Ridders van God.

Zijn begin


Bernardus werd geboren in 1090 in Dijon, hij had een invloedrijke vader in het hof van de hertog van Bourgondië en een moeder van een grenzeloze barmhartigheid, zij samen behoren tot de adel. Ecelino, zijn vader, was een man van oude en legitieme cavalerie. Hij was trouwe dienaar van God en een waarnemer van de justitie. Bernardus bracht zijn jeugd door met vele broers en zussen, zijn ouders zorgde ervoor dat hun kinderen de beste zorg en aandacht kregen. Zij zorgde dat hun kinderen later het beste en vroomste onderwijs konden volgen. Dit hielt vooral kunst en oorlog-beleid in. Zij leerde de kunst te waarderen en de retoriek toe te passen, dat zou het later nuttig zijn. Voor die tijd, had Bernardus zijn moeder een droom dat de toekomst voorspelde van een speciaal kind. Ze droomde dat ze was bevallen van een grote sterke leeuw, en hij had een lichaam van goud, met uitzondering van de achterkant die was wit. Met een diepe angst gecreëerd door deze droom, ging ze een geestelijke raadplegen, met de profectie van Oane zei de Allerhoogste: "De taal van de leeuwen van God zal worden gekleurd met het bloed van vijanden.” De vrouw keek vol angst en onrust. “Wees niet bang, jij bent de moeder van een groot en edele leeuw, die de bewaarder van het huis van God zal zijn en die de grote brult tegen de vijanden van het geloof bezitten. Het zal inderdaad een opmerkelijke predikant worden, en als leeuw, een goddelijke taal spreken. Hij zal mensen met wonden van de ziel genezen. " De vrouw besloot, om God eer te geven, een kerk te laten bouwen in Dijon die later het seculiere clerus zal dragen door de geestelijkheid en de reguliere zorg van Sint-Bernardus. Bernardushad ondertussen een reputatie van bekwame spreker en vrome student. Hij was zuiver en geloofde oprecht in God, ondanks de aandacht van de vele meisjes door zijn schoonheid.

In zijn twintigste jaar had Bernardus het plan om zich terug te trekken uit de wereld en hij slaagde er in om in korte tijd zijn broers, familieleden en een aantal vrienden te overtuigen om mee te gaan. In dit eerste apostolaat, toonde hij zijn krachten en liefde voor God. "Er is al iets bijzonders in deze wereld en het zou zeker onvoldoende zijn om op de kracht van eem "genie", beroep te laten doen om een soortgelijke invloeden uit te leggen. Zou het niet beter zijn om de werking van de goddelijke genade te herkennen, de mens te leren kennen en die te scheiden van de apostel. De apostel straalt in overvloed, hij communiceert als een kanaal, op basis van deze vergelijking zal later de profeet Aristoteles, die door slechte invloeden werd beheerst, denken dat dit van toepassing is op alle heiligen?” Enige tijd later, koos Bernardus de geestelijke weg van de Cisterciënzer orde, opgericht kort na een breuk met de Dominicanen. De ordewas uitgestorven.

Zijn talenten als prediker was uitstekend en al snel werd hij opgenomen in de Cisterciënzer orde. De Cisterciënzer orde werd steeds belangrijker toen Sint-Bernardus gelovigen van alle achtergronden van het monastieke leven vroeg aan te sluiten bij deze orde. Natuurlijk kreeg hij veel gehoord en kwamen er vele gelovigen op af. Sint-Bernardus schreef een stuk, waarin hij de oprichting van een Cisterciënzers abdij in zijn geboorteland Bourgondië voorgestelde: De Abdij van "De Bussière” op Ouche. Terwijl de gelovigen nog steeds aandachtig luisterde naar zijn woorden, en leren over de angst voor ketters, werd de eerste dienst van “De Bussière” georganiseerd in samenwerking met de plaatselijke adel. De eerste die gehoor gaf aan de oproep van Sint-Bernardus was Baron Sombernon. Hij stelde een van zijn landgoederen, in de buurt van Dijon, beschikbaar en stichtte een abdij. Bernardus was hier gauw over eens en zegende de Baron tijdens een mis, gevierd bij de abdij. Er woonden veel gelovigen in de Bourgogne, die automatisch werden aangetrokken door Bernardus, die de eerste abt van “De Bussiere” succesvol opnam. De rijkdommen van het abdij stegen hiermee aanzienlijk. De abdij van “De Bussière” wortel zo snel in Bourgogne en de opening van een school in de abdij droeg bij aan zijn reputatie en ook aan het aantal gelovigen die in Bourgondië onderwezen. Dankzij roem in zijn ambt, kwamen een aantal edelen de abdij te bezoeken voor hun pensioen. Door deze aandacht werd Bernardus steeds beroemder en rijker.

De abdij “De Bussiere” op Ouche.


Zijn bekendheid bereikte pausen en pastoren. Zo ook bereikte het Rome, waar Bernardus uiteindelijk werd uitgenodigd. In Rome, maakte hij gebruikt van bibliotheken en werd wijzer en bewuster gemaakt van de boegbeelden van de religie van de tijd. Hij overtuigde zijn toespraak voor de pausen door een aantal trouwe mannen en vrouwen van de Cisterciënzer orde. Echter, de Abdij herinnerde Bernardus voor andere taken. Terug in “De Bussiere”, begon hij diplomatieke betrekkingen met de jonge en snel groeiende geestelijkenmilitaire orders, opgericht in de leer van Kyrene. De sterkste orde die Bernardus graag hielpen heette de Romeinse Militaire Orde, die nog steeds diep geworteld is in de abdij van “De Bussière”. Ze droegen bij aan de school die zelfs vandaag de dag bekend staat als “De Bussière.”

Zijn militairgeestelijke toewijding

Met deze alliantie van ridders, wist Bernardus de hele wereld te overtuigen van de goedheid van deze militaire tak in de kerk. Zijn vader hielp hem met deze overtuiging. Hij heeft uitvoerig de theologische geschriften onderzocht, dat leidde tot zijn beroemde essay: Geheiligd en rechtvaardigde geweld, theologische referentie van alle ridders van God.


Justitie, geweld en de Heilige (uittreksel) a écrit:

Deze woorden van Sint-Bernardus op de "Ridders van God" zijn om elk Aristoteles eraan te herinneren dat het leven een strijd is voor God, waarvan de uitkomst vast staat, maar wordt verkregen tegen een prijs van grote vreugde: de gave van ons leven. (...) Want niet voor niets draagt hij het zwaard: hij is de uitvoerder van de goddelijke wil, of om de daders te straffen of om het goede te verheerlijken.


De paus Honorius II benoemde een raad van geestelijke ordes, Bernardus raakte verleidt om te predikte voor de erkenning van de verschillende geestelijke ordes. Hij had veel invloed en was misschien de machtigste van de raad. Hij overtuigde de koningen van Frankrijk en Rome (de heilige Germaanse keizer) en Zijne Heiligheid van deze groepen gelovigen die vochten voor het belang van God. Eerste de man van de vrede, Bernardus schreef een document aan de militairgeestelijke orde, het ontwerp was de afweging van de monastieke ideaal en het ridderlijke ideaal. Dit legde de basis voor wat in de toekomst de Romeinse Congregatie van de Heilige Hosts zal worden
In de raadszaal, werd Bernardus geconfronteerd met Abelard, een donker, maar invloedrijke theoloog, overtuigd van de nietigheid van de mens, maar ook orthodoxe, die Bernardus antwoordt;

Citation:
"Zouden Gods geheimen worden bijgewerkt en mogen de hoogste vragen naar de hemel worden gegooid?"


Aan het eind van deze raadsvergadering, probeert Bernardus de ridders van God te overtuigen van een tocht naar het Heilige Land. In de paas-aristotelis, predikte Bernardus een kruistocht in Vezelay over de idealen van eenheid en vrede. Met Kerstmis, predikte hij in Speyer. Hij was ook betrokken in Mainz, in een uitbarsting van menselijke goedheid, om de slachtingen van Spinoza te voorkomen door vriendjespolitiek van de hoge heren daar. Bewonderd door Bernardus, zullen vele de paden naar het Heilige Land volgen om in de kruistocht voor God te strijden.

Citation:
“Hen die kwaad doen, worden afgevoerd uit de buurt van de stad van de Heer, zij die proberen om de kostbare schatten te stelen dat Aristoteles in Jeruzalem voor de mensen bewaart, degenen die de heilige plaatsen verontreinigen om het heiligdom te eigenen van God. Dat de twee zwaarden van de gelovigen worden opgeheven over de hoofden van vijanden die tegen het geloof van God wil vechten, "dat de landen nooit hoeven te zeggen: Waar is God?"


Tijdens de reis, ontmoette de ridders van God vele pelgrims en gelovigen die zich bij hen voegen. Ze gingen eerst door Dalmatië en kwamen aan in Griekenland, waar ze in groepen op zoek gingen naar de heilige plaatsen die vermeld stonden in de Vita Aristoteles voorafgaand aan de hervorming. Een groep ging naar Thésallonique waar ze werden begroet met voorzichtigheid om uiteindelijk tot de poorten van Constantinopel te komen waar Aristoteles les gaf in een ziekenhuis. De inwoners behandelen hun gasten als hun broeders, ondanks de andere godsdienst. De andere ridders volgde hun route tussen de valleien en vlaktes van Anatolië. Na een lange reis kwamen zij aan bij Antiochië, waan zij zich verplichten om een stoet te maken, met de steun van enkele Aristoteles vrienden die trouw bleven aan het ware geloof.

Sint-Bernardus predikte voor een kruistocht in “De Bussiere” .


Kort na, het enthousiasme over hun geloof, vielen de kruisvaarders Antiochië aan. De averroïsten vochten dapper terug en verraste de kruisvaarders met hun sterke verdediging, maar ze vochten met weinig enthousiasme en overtuiging, terwijl de kruisvaarders onvermoeibaar leken. Door het enthousiasme van zijn troepen, sprak Bernardus, alsof hij iets wilde bewijzen aan iedereen:

Citation:
“Ze leven zonder dat er iets van eigen inzicht of eigen wil in zit. Gewoon gekleed en met stof bedekt, zij worden verbrand door de zon, op zoek naar trots. Dat is de aanpak van deze strijd. Ze proberen zich te wapenen met geloof binnen en buiten het ijzer, hun wapens zijn hun enige versiering , ze gebruiken hun moed in de grootste gevaren, zonder angst voor de dood. Hun vertrouwen in God van de hemelse machten, en het vechten voor zijn zaak, ze streven naar een zekere overwinning of een eervolle dood. O, het gelukkige zult leven, waar u kunt wachten voor de dood zonder angst, vol verlangen met vreugde, en vol met vertrouwen!”


De gevechten werden voortgezet en het onschuldige bloed stroomde over het heilige land, maar Bernardus was ervan overtuigd dat dit de wil van God was. Eindelijk, na maanden van intense gevechten, werd Jeruzalem weer van Aristoteles, het Heilige land was verovert. De kruisvaarders pakte verschillende relikwieën, daarmee richtte zij tal van forten en het Heilige Land werd onderverdeeld in verschillende provincies. Ondertussen hadden de West-Aristotelessen een grote vloot voorbereid waarmee de kruisvaardigers, waaronder Bernardus, naar huis terug konden keren.

Zijn apostolaat

De pausen vreesden Bernardus net als vorsten, vol jaloezie waren zij als zij gingen spreken, Sint-Bernardus was ook een groot prediker, een schrijver van groot kaliber, die een asceet en een mysticus leven leidde.

Veel later, werd Bernardus gevraagd te kiezen tussen twee pausen die beweerde de verkiezingen te hebben gewonnen in het conclaaf. Dit waren Anaclet en Innocentius II. Bernardus beslist in het voordeel van Innocentius II, omdat hij het talent diplomatieke kunsten had, verworven door ervaring. Bernardus trad toe tot de koning van Frankrijk en de keizer en reisde vele Italiaanse steden af. Na deze laatste reis van Sint-Bernardus, abt van “De Bussière”, trok hij zich terug in zijn abdij met de Cisterciënzer broerders.

Sint-Bernardus besteedde zijn laatste jaren in “De Bussiere” aan zijn opleiding om op diverse gebieden, inclusief de keuken en de landbouw om zijn kennis uit te breiden. Dit deed hij in het domein van de abdij. Hij vroeg veel over het leven, over geloof en rouwde wat hij niet had kunnen bereiken in zijn leven. En bidde voor zijn opvolgers.

Bernardus nam een beslissende rol in controversen van zijn tijd, maar hij was een predikant in plaats van een theoloog, maar zijn daden geven hem de titel Dokter van de Kerk. Zijn leer, zijn acties, weerspiegelt de inspiratie van een mystieke natuur en contemplatief. Hij was fel tegen alles wat niet vroom was. Tegen alle ketterijen en tegen alle onbezonnenheid. Sint-Bernardus was niet de oprichter van de Cisterciënzer orde, maar haar leider, de grootste glorie: Het voorbeeld van de Cisterciënzer orde, de 'witte monnik' die grondig gerenoveerd had – en de geestelijke vroomheid was.

Altijd informeerde hij naar de verschillen van andere geestelijke orden: hij heeft nooit opgehouden om kritiek te leveren. Hij las vaak de regel van Benedictus: overvloedig voedsel, koketterie, gewoonten en kansen van het prinselijke leven, onder bepaalde kloosters, hun decoraties, schilderijen of sculpturen die de Bijbelse boodschappen moeten oproepen, maar niet trouw zijn aan God.

Sint-Bernardus a écrit:

"O ijdelheid der ijdelheden, maar nog meer zinloos dan tevergeefs: de kerk schijnt gebrek te hebben aan van alles in haar armen. Niet om de enorme verhoging van uw welsprekendheid, hun enorme lengte, hun buitensporige breedte, hun weelderige inrichting en de aangenaamheid in hun schilderijen, waarvan het effect is op hen de aandacht van de gelovigen vestigen voor meditatie. "


Bernardus in “De Bussiere” nam zijn laatste adem op een koude dag in januari 1153, nadat hij gezalfd was. Hij liet meer dan 160 monniken bekeren, terwijl de nieuwe Cisterciënzer familie al bijna 350 abdijen hadden. Zijn relikwieën, bestaande uit zijn soutane, zijn harnas, zijn mijter en Crozier, en zijn woorden, zijn gevestigd in de Abdij van “De Bussière.”

_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Feliciana
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 28 Nov 2013
Messages: 770

MessagePosté le: Mer Jan 11, 2017 11:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:

Citation:

Bernardo

La molto edificante e ispirante vita di San Bernardo, pioniere dell’ordine dei Cistercensi (anche detto “Ordo Cistercensis”), Santo Patrono dei crociati e dei cavalieri di Dio

I suoi inizi

Bernardo nasce nel 1090 a Dijon, da un padre cavaliere influente alla corte del Duca di Borgogna e da una madre proveniente dalla nobiltà di toga, dalla pietà senza confini. Tecelino, suo padre, era un uomo di antica e legittima cavalleria, fedele servitore di Dio e severo osservatore della giustizia. Passò la sua prima infanzia con i suoi numerosi fratelli e sorelle a ricevere tutta la bontà che due genitori potessero dare ai propri figli. Essendo il maggiore, ebbe accesso alla migliore e più pia educazione possibile. Imparò le lingue moderne così come quelle antiche, s’iniziò alle arti politiche e della guerra. Imparò ad apprezzare il lavoro artistico, e si forgiò una forte retorica, cosa che avrebbe dovuto servirgli in futuro. Nel frattempo, sua madre ebbe un sogno particolare che presagiva]il futuro destinato a questo bambino, poiché sognò di aver fatto nascere un grande e forte leone che ruggiva; aveva tutto il corpo d’oro, ad eccezione del dorso che era bianco. Colta da un vivo timore per questo sogno, ella andò a consultare un religioso che, ricevendo in quel momento il dono della profezia da cui era animato Oane quando diceva all’Altissimo: “Le lingue dei leoni di Dio saranno tinte del sangue dei nemici della creazione”, rispose a questa donna agitata dal timore e dall’ansia: “Non abbiate paura, Voi siete madre di un grande e nobile leone, che sarà il guardiano della casa di Dio e che farà udire alla Sua porta dei grandi ruggiti contro i nemici della fede. Sarà, in effetti, un predicatore notevole, e, come un leone divino, con la sua lingua salutare, guarirà delle persone da numerose piaghe dell’anima”. La donna, per rendere gloria a Dio, decise di far costruire una chiesa a Dijon, la quale avrebbe dovuto passare dal clero secolare al clero regolare grazie alle cure di San Bernardo. Bernardo, quanto a lui, si era fatto una reputazione di abile oratore e di pio allievo. Si dice anche che grazie a un’audacia, riuscì a restare casto nonostante le vili]lusinghe delle ragazze obnubilate dal suo fisico.

È intorno al suo ventesimo anno d’età che Bernardo concepì il progetto di ritirarsi dal mondo; e riuscì in poco tempo a far condividere le sue vedute a tutti i suoi fratelli, ad alcuni dei suoi familiari e a un certo numero di suoi amici. In questo primo apostolato la sua forza di persuasione era tale, a dispetto della sua giovane età, che ben presto “divenne”, dice il suo biografo, “il terrore delle madri e delle spose; gli amici temevano di vederlo abbordare i loro amici”. Già qui c’è qualcosa di straordinario, e sarebbe sicuramente insufficiente invocare la potenza del “genio”, nel senso profano della parola, per spiegare una simile influenza. Non sarebbe meglio riconoscervi l’azione della grazia divina che, penetrando in qualche modo in tutta la persona dell’apostolo e risplendendo al di fuori per la sua sovrabbondanza, si comunicava attraverso di lui come per un canale, seguendo il paragone che lui stesso impiegherà più tardi applicandolo al profeta Aristotele, e che possiamo anche, ristrengendone più o meno la portata, applicare a tutti i santi? Qualche tempo dopo, Bernardo scelse la via religiosa, e si unì all’ordine cistercense, fondato di recente in seguito a una scissione dai domenicani, oggi scomparsi.

I suoi talenti di predicatore senza pari furono presto notati in seno all’ordine cistercense. Rapidamente, l’ordine cistercense divenne sempre più importante, mano a mano che San Bernardo invitava dei fedeli di ogni provenienza a scegliere la vita monastica. Come prevedibile, ottenne voce in capitolo. Al capitolo, proporrà la fondazione di un’abbazia figlia cistercense nella sua Borgogna natale: l’Abbazia di La Bussière sur Ouche. Mentre le masse pendevano sempre dalle labbra di colui che tutti imparavano a conoscere, e anche a temere presso gli eretici e gli scismatici, colui che doveva diventare il primo abate di La Bussière si organizza con la nobiltà locale. Il primo che rispose al santo appello di Bernard fu il barone di Somber non, che propose una delle sue signorie, situata vicino a Dijon, perché vi fosse fondata l’abbazia. Bernardo accettò rapidamente e benedì il barone durante una messa celebrata nella detta signoria, alla quale assistettero molti fedeli borgognoni che furono automaticamente sedotti dal predicatore che era Bernardo, che divenne allora il primo abate de La Bussière al termine dei lavori, che furono terminati tutto sommato rapidamente. L’abbazia di La Bussière si insediò dunque rapidamente in Borgogna e l’apertura di una scuola in seno alla stessa abbazia contribuì grandemente alla sua reputazione e pure ad insegnare l’aristotelismo ai fedeli borgognoni. Appena aperta, e grazie alla fama del suo abate, molti nobili vennero a visitare le mura dell’abbazia per il loro ritiro. Questa vicinanza con i grandi politici dell’epoca permise a Bernardo di diventare sempre più influente.


L’Abbazia de La Bussière sur Ouche

La sua fama presso delle autorità laiche e religiose locali raggiunse assai rapidamente i muri della capitale dei papi, dove fu presto invitato. A Roma, approfittò delle biblioteche per istruirsi e fece conoscenza con figure di prodi della religione dell’epoca. Ne convinse parecchi col suo discorso della buona fede dell’ordine cistercense, che ci guadagnò ad essere conosciuto a Roma. Tuttavia, l’abbazia richiamò il suo abate per altri compiti. Tornato a La Bussière, Bernardo intraprese ad allacciare delle relazioni diplomatiche con i giovani ordini militari e religiosi che stavano nascendo, creati nella foga della riscoperta degli insegnamenti di Chirene. Quelli che furono più forti a rispondere all’appello dell’abate furono i Cavalieri di un Ordine Militare Romano, che ancora oggi sono profondamente radicati nell’abbazia di La Bussière, dove contribuirono specialmente all’istituzione della scuola che ancora oggi è il fiore all’occhiello di La Bussière.

Il suo impegno militare-religioso

Questo riavvicinarsi con i cavalieri, mondo che conosceva già molto grazie a suo padre, lo convinse della bontà di un braccio armato per la Chiesa. Intraprende numerose ricerche teologiche che portarono a dei numerosi scritti come il suo famoso saggio: La santa e giustificata violenza, riferimento teologico di tutti i Cavalieri di Dio.

Citation:
Queste parole di San Bernardo sui “cavalieri di Dio” ricordano a ogni Aristotelico che la vita è un combattimento condotto per Dio, di cui il risultato è certo, ma si ottiene a un prezzo che bisogna pagare con gioia: il dono delle nostre vite. (…) Perché non è senza motivo che si porta la spada: è l’esecutrice della volontà divina, che si per castigare i malfattori o per glorificare i buoni.


Allorché, poi, il Papa Onorio II convocò un concilio in merito agli ordini religiosi, Bernardo s'impegnò grandemente predicando il riconoscimento di vari ordini religiosi. Sfruttò enormemente la sua influenza e divenne il protagonista di quel concilio. Convinse i Re di Francia e di Roma (il Santo Imperatore Germanico), così come Sua Santità, delle fondate ragioni di questi raggruppamenti di fedeli che si battevano nel nome di Dio. Prima uomo di pace, Bernardo scrisse poi un progetto di regola per gli Ordini Militari-Religiosi che conciliava stato monastico e ideale cavalleresco e posò le basi di quella che sarebbe poi diventata la futura Congregazione delle Sante Armate.

Sempre in seno al concilio, Bernardo si confrontò con Abelardo, un oscuro ma influente teologo, convinto della piccolezza dell’uomo, ma ugualmente ortodosso, al quale Bernardo replicò:
È così che i segreti di Dio sono aggiornati e che le più alte questioni sono gettate al vento?
Al termine di questo concilio, Bernardo cercò di convincere i cavalieri di Dio, nuovamente riconosciuti, ad andare a riconquistare la Terra Santa. Durante la Pasqua Aristotelica, Bernardo predicò una crociata a Vezelay in un ideale di unità e di pace. A Natale predicò a Spira. Intervenne anche a Mayence, in uno slancio di santa bontà umana, per impedire i massacri di spinozisti da parte dei fanatici indottrinati dai poteri laici. Ammirato da tutti, molti lo seguirono sui cammini verso la Terra Santa per farvi crociata sotto il suo santo comando.

Citation:
Che siano rigettati lontano dalla città del Signore, coloro che commettono l’ingiustizia, coloro che si sforzano di togliere le inestimabili ricchezze che Gerusalemme riserva al popolo aristotelico, coloro che vogliono insudiciare i Luoghi Santi e appropriarsi del santuario di Dio. Che i due gladii dei fedeli siano levate sulle teste dei nemici, per distruggere chiunque si elevi contro la fede di Dio, “perché le nazioni non dicano: dov’è il loro Dio?”

Durante il cammino, i cavalieri di Dio incontrano numerosi pellegrini e fedeli che si unirono a loro. Attraversarono prima la Dalmazia e arrivano in Grecia, dove si separaronno alla ricerca dei santi luoghi menzionati nella Vita di Aristotele prima di riunirsi. Attraversarono la Tessalonica, dove furono accolti con indifferenza, per arrivare infine alle porte di Costantinopoli, dove gli aristotelici d’Oriente li ospitarono come se fossero loro fratelli, e questo malgrado una religione differente. I cavalieri continuarono la loro strada fra vallate e pianure dell’Anatolia prima di arrivare infine alle porte di Antiochia, che si prepararono ad assediare, col sostegno di alcuni aristotelici locali rimasti fedeli alla vera fede.

San Bernardo di La Bussière che predica la crociata




Poco tempo dopo, animati ed eccitati dalla propria fede, i crociati si lanciarono all’assalto delle mura di Antiochia. Gli averroisti che controllavano la città erano allora più numerosi dei crociati, ma si batterono con poco ardore e convinzione, mentre i crociati parevano instancabili. Davanti all’ardore delle sue truppe, Bernardo esclamò, come se avesse voluto provare qualsiasi cosa a chicchesia:
Citation:
Vivono senza aver nulla di proprio, neanche la loro volontà. Vestiti semplicemente e coperti di polvere, hanno il volto bruciato dagli ardori del sole, lo sguardo fiero e severo: all’avvicinarsi del combattimento, si armano di fede all’interno e di ferro al di fuori; le loro armi sono il loro unico vezzo; se ne servono con coraggio nei più grandi dei pericoli, senza temere né il numero, né la forza dei Barbari: tutta la loro fiducia è nel Dio delle armate; e combattendo per la Sua Causa, cercano una vittoria certa o una morte santa e onorevole. O che felice genere di vita, nel quale si può aspettare la morte senza paura, desiderarla von gioia, e riceverla con sicurezza!

I combattimenti continuarono e il sangue infedele bagnò la terra santa, ma Bernardo era convinto che tale fosse la volontà di Dio. Infine, dopo mesi di battaglie intense, Gerusalemme ridivenne aristotelica, terminando la riconquista della Terra Santa. I crociati raccolsero varie reliquie, costruirono numerosi forti e divisero la Terra Santa in varie contee che si ripartirono equamente secondo il merito di cui avevano dato prova durante la crociata. Nel frattempo, i regni aristotelici occidentali avevano preparato una propria flotta grazie alla quale qualche crociato, fra cui Bernardo, poté tornare a casa.

Il suo apostolato
Monaco coinvolto in temuti capircci dai papi come dai principi, brutale dal momento in cui si impegnava, S. Bernardo era anche un predicatore formidabile, uno scrittore di alta levatura, un asceta esigente e un mistico fra i più ispirati.

Ben più tardi, si chiese a Bernardo di scegliere fra due papi che affermavano di aver rispettivamente riportato l’elezione al conclave, Innocenzo II e Anacleto. Bernardo si risolse in favore di Innocenzo II, e grazie a questi talenti da diplomato agguerrito, acquisiti con la forza dell’esperienza, schernì il Re di Francia e l’Imperatore, così come numerose città italiane che si erano prima pronunciate in favore di Anacleto. Dopo quest’ultimo episodio, San Bernardo, abate di La Bussière sur Ouche, in Borgogna, si ritirò nella sua abbazia con i suoi fratelli cistercensi.
San Bernardo di La Bussière passò i suoi ultimi anni a perseguire la sua istruzione in diversi campi, fra cui la cucina, così come a coltivare le terre di proprietà dell’abbazia. Si fece molte domande sulla sua vita e sulla fede, e fece penitenza per ciò che non era riuscito a compiere nel corso della sua vita, pregando perché il suo successore potesse…
Bernardo ebbe una parte decisiva in tutte le controversie del suo tempo, ma era un uomo della Chiesa piuttosto che un teologo, anche se il calendario gli dà il titolo di dottore della Chiesa. La sua dottrina, come le sue azioni, rifletteva le ispirazioni di una natura mistica e contemplativa, ma pronta ad irritarsi contro tutto ciò che può allarmare o distrarre la pietà; non solo contro tutte le eresie, ma anche contro tutte le temerarietà. San Bernardo non è stato il fondatore dell’ordine dei Cistercensi, ma il suo animatore, la sua più grande gloria: la figura di punta del prodigioso sviluppo dei cistercensi, questi «monaci bianchi» che hanno rinnovato in profondità – e durevolmente – la vita religiosa dell’Occidente.
Denunciatore delle scorrettezze degli altri ordini religiosi, non avrebbe mai smesso di criticare le violazioni alla regola di San Benedetto : pietanze sovrabbondanti, civetteria, abitudini e stili di vita principeschi, il lusso di certi monasteri, la loro decorazione, dipinti e sculture che evocavano messaggi biblici, che sono utili al fedele, ma non al monaco.

Citation:
”O vanità di vanità, ma più insensata ancorché vana: la chiesa risplende sulle sue muraglie e manca in tutto nei suoi poveri”.
“Senza parlare dell’immensa elevazione delle vostre oratorie, smisurate nella loro lunghezza, eccessive per la loro larghezza, sontuose per la loro decorazione e dalle pitture piacevoli, di cui l’effetto è attirare su di esse l’attenzione dei fedeli e di diminuire il raccoglimento”.

Bernardo di La Bussière esalò il suo ultimo respiro un freddo giorno del gennaio 1153, dopo aver ricevuto l’unzione. Lasciò dietro di sé più di 160 monaci a Noirlac appena creata, tanto che la nuova famiglia cistercense contava già quasi 350 abbazie. Le sue reliquie, composte dalla sua tonaca, dalla sua armatura, dalla sua mitria e dal suo pastorale, così come il suo monumento funebre riposano nell’abbazia di La Bussière.



Traduzione di Sciabola, revisione di Hipazia

_________________
Feliciana Maria Colonna
National Elector-Cardinal
Suffragan-Bishop of Regensburg
Prefect of the Villa San Loyats
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum -> La Bibliothèque Romaine - The Roman Library - Die Römische Bibliothek - La Biblioteca Romana -> Le Dogme - The Dogma Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com