L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church
Forum RP de l'Eglise Aristotelicienne du jeu en ligne RR
Forum RP for the Aristotelic Church of the RK online game
 
Lien fonctionnel : Le DogmeLien fonctionnel : Le Droit Canon
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

[RP] Basílica di Saint-Louis-des-Français
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum -> La place d'Aristote - Aristote's Square - Platz des Aristoteles - La Piazza di Aristotele -> Les faubourgs de Rome - The suburbs of Rome - Die Vororte von Rom - I Sobborghi di Roma
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Sam Mai 24, 2025 7:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Comme chaque dimanche désormais, les cloches sonnaient pour annoncer la traditionnelle messe de l'évêque-duc de Langres et cardinal émérite. Les fidèles entrèrent, prirent place et, cela fait, le cardinal s'avança pour commencer la cérémonie et appeler à se lever pour réciter la prière d'introduction pour attirer la grâce divine sur les présents.

Messe : Par amour ou par pitié ?

Citation:
Au nom du Très-Haut, d'Aristote et de Christos, Amen.

Seigneur Tout-Puissant,
Dans le silence sacré de ce lieu, nous venons en ta présence, humbles et reconnaissants.
Détache nos cœurs des tumultes du monde extérieur pour qu'ils puissent se reposer dans ta quiétude infinie.
Accorde-nous, par ta grâce, la clarté du silence intérieur, afin de percevoir la lumière de ta vérité et d'éveiller en nous la douceur de ton amour.
Que ce moment de recueillement soit pour nous un chemin vers la paix et la communion véritable avec toi, source de toute sagesse et de toute bonté.
Que notre esprit se libère des distractions et embrasse la profondeur de ta présence.
Dans cette solitude choisie, fais de ce silence un véritable espace de rencontre avec ton mystère divin, qui apaise et illumine nos vies.
Nous te remercions, Seigneur, pour cette opportunité de nous rapprocher de toi, et nous te confions nos âmes en toute humilité.

Amen.


Puis, les fidèles rassis, le cardinal entama son propos.

Messe : Par amour ou par pitié ?



Chers frères et sœurs,

Aujourd'hui, nous méditerons les paroles d'une chanson qui nous touche profondément par sa réflexion sur l'amour et la pitié. La chanson "Par amour, par pitié" interprétée par Soeur Sylvie Vartan nous invite, en effet, à réfléchir à ces deux sentiments et à leur place dans notre foi.

Dieu nous a enseigné par ses paroles et par ses actions à exercer la compassion envers nos prochains. Il a tendu la main aux plus démunis, guéri les malades et montré de la bonté envers les pécheurs. Pourtant, la compassion, telle qu'enseignée par ses prophètes, n'est pas une simple émotion ou une réaction spontanée ; elle s'affirme comme une vertu fondamentale — une vertu que l'on pourrait qualifier d'« aristotélicienne » — qui nous pousse à agir avec amour et bienveillance envers ceux qui souffrent.

Or, justement, les paroles de la chanson « Par amour, par pitié », interprétée par Sœur Sylvie Vartan, nous interrogent en posant cette question essentielle : « Par amour ou par pitié ? » Ce questionnement nous invite à réfléchir sur la nature de notre engagement. En évoquant des gestes concrets — recoller un livre abîmé, ramasser un oiseau tombé, offrir un sourire sincère — cette chanson va au-delà d'une simple démonstration de sympathie. Elle nous demande de nous interroger sur nos motivations profondes : réalisons-nous ces gestes uniquement par un instinct de pitié, une réaction qui nous maintiendrait à l'écart de la véritable communion, ou bien par un amour profond qui reconnaît, relève et restaure la dignité de l'autre ?

Or, le Livre des Vertus nous montre clairement cette différence. En effet, dans son hagiographie, il est souvent rapporté que Christos, devant les foules assemblées, est ému de compassion parce que celles-ci sont languissantes, abattues et souffrent de misère ou de maladie. Or, ce geste ne relève pas d'une pitié condescendante ; il illustre la manière dont Christos, en partageant la souffrance des hommes, s’engage pour leur redonner espoir et dignité.
De même, Dieu se révèle comme « miséricordieux, compatissant, lent à la colère et riche en bonté » — une invitation à dépasser la simple pitié pour embrasser une grâce active et vivifiante.

Les Pères de l’Église, tels que Jean Chrysostome, Augustin ou encore Tertullien, insistaient eux aussi sur cette dimension de la compassion. Ils soulignaient que l’essence de la charité aristotélicienne ne se réduit pas à l’émotion fugace de la pitié, qui peut parfois encourager une attitude de supériorité ou de condescendance. Pour eux, la véritable compassion impliquait de « souffrir avec » l’autre, de partager sa douleur et de s’engager activement à soulager sa souffrance. Ce n’est qu’en s’unissant dans le partage de la douleur que l’on élève véritablement l’âme et que l'on participe à la grâce rédemptrice du Très-Haut.

Ainsi, lorsque la chanson nous invite à « recoller un livre abîmé » ou à « ramasser un oiseau tombé », elle nous convie à une démarche qui dépasse le geste superficiel de la pitié. Agir « par amour » signifie reconnaître dans chaque être la beauté et la dignité que Dieu lui a conférées, et répondre à son appel en offrant un secours qui restaure, élève et transforme la souffrance en un chemin vers la rédemption.

En définitive, notre compassion ne doit pas se contenter d’un élan de pitié qui maintiendrait l’autre dans la faiblesse. Elle doit se muer en un véritable engagement, une vertu de l’âme qui s’inspire à la fois des commandements divins, des textes sacrés et de la sagesse des Pères de l’Église. C’est cet amour inconditionnel, ancré dans la miséricorde de Dieu, qui doit guider chacune de nos actions envers nos frères et sœurs, afin que jamais notre regard ne réduise l’autre à sa douleur.


Puis, l'homélie terminée, le cardinal invita à nouveau l'Assemblée à se lever pour la dernière prière avant de rendre chacun et chacune à ses occupations familières.

Citation:
Prière pour la Force et la Miséricorde

Seigneur, donne-nous la force d'être des témoins fidèles de ton amour inconditionnel et de porter ta miséricorde à ceux qui en ont besoin.
Aide-nous à refléter ta lumière dans nos actions et nos paroles et à être des messagers de paix et de compassion.
Que ton amour guide nos pas et nous inspire à servir les autres avec un cœur humble et généreux.

Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Sam Mai 31, 2025 10:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Comme chaque dimanche, les cloches de l'édifice sacré sonnèrent à toute volée pour la messe de l'évêque-duc de Langres et cardinal émérite, Pie de Valence. Une fois la foule entrée et installée, la cérémonie débuta par la prière visant à attirer la grâce divine sur l'Assemblée.



Messe du désespoir à l'espérance

Citation:
Seigneur Dieu Tout-Puissant,

Nous nous rassemblons en ce jour béni, unis par l’espérance et la foi, pour célébrer le mystère de ton immense amour. Dans la lumière de ta présence, nous déposons nos préoccupations et nos cœurs agités ; purifie nos esprits d’ici afin que nous puissions entendre ta voix et répondre à l’appel de ta grâce.

Amen.



Christos effrayé et doutant de son destin, Eugène Delacroix, 1827

Mes frères et sœurs bien-aimés,

Il arrive parfois que l’âme se fatigue, que le cœur s’inquiète, que la vie semble nous peser comme un fardeau trop lourd. Les jours passent, les difficultés s’accumulent, et l’on se demande : « Où est Dieu dans tout cela ? »

Mais la réponse, chers amis, n’est pas toujours dans les éclats du tonnerre ni dans les grandes manifestations de puissance. Elle est dans la douceur, dans l’humilité, dans le silence de la prière. Dieu ne nous parle pas toujours par des miracles spectaculaires—Il nous parle souvent comme un père parle à son enfant, doucement, avec patience.

Pensons à Christos effrayé et doutant de son destin. Il aurait pu réclamer l’aide d’anges. Il aurait pu faire descendre le feu du ciel. Mais non, refusant la facilité d’un miracle immédiat, il a prié. Il s’est confié au Père. Et ainsi, Il nous montre que le véritable courage, la véritable espérance, ne sont pas dans la fuite ou la révolte, mais dans l’abandon confiant à la volonté de Dieu.

Regardons la vie quotidienne : une mère qui se lève tôt pour s’occuper de ses enfants, un travailleur qui peine mais qui continue avec fidélité, un malade qui souffre mais qui garde la foi—ce sont là autant de petits Christos doutant, des "lieux" où nous apprenons à dire avec lui : « Père, que ta volonté soit faite. »

Alors, ne nous laissons pas écraser par l’inquiétude. Soyons simples. Soyons confiants. Sourions, même dans l’épreuve, car Dieu est là, toujours. Peut-être ne verrons-nous pas tout de suite Son œuvre, mais nous pouvons être sûrs que, derrière chaque croix, il y a la lumière d’une résurrection.

C’est cela, l’espérance aristotélicienne. Non pas une espérance naïve ou irréaliste, mais une certitude profonde que Dieu nous aime, qu’Il nous soutient, et qu’Il ne nous abandonne jamais.

Alors, mes frères et sœurs, vivez dans cette espérance. Gardez confiance, et surtout, ne perdez jamais votre sourire !


A présent, avant de rendre chacun et chacune à ses obligations, le cardinal fit dire une dernière prière.

Citation:
Seigneur notre Dieu,

alors que nous achevons cette célébration sacrée, nous te remercions pour la présence de ton Esprit qui nous a unis en un seul cœur. Nous avons écouté ta parole et partagé ta grâce durant ce temps de communion. Alors que nous nous séparons, fais en sorte que chaque pas que nous ferons rayonne de l’espérance et de l’amour que tu as semés en nous.
Aussi, Nous te demandons de bénir chacun de nos pas, que nous soyons des reflets de ta miséricorde et de ta vérité dans notre vie quotidienne,

Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Sam Juin 07, 2025 8:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapelain de luxe, le cardinal vint, comme chaque dimanche, diffuser la Parole du Très-Haut auprès des fidèles et des curieux.



Lorsque les cloches se furent tues, le cardinal fit réciter une traditionnelle prière pour attirer la bénédiction du Très-Haut sur l'Assemblée.

Citation:
Seigneur tout-puissant et miséricordieux,

Nous voici rassemblés en ton nom, portant dans nos cœurs nos joies, nos peines et nos doutes.
Dans le silence et l’attente, nous cherchons ta lumière, nous espérons ton amour, nous nous confions à ta paix.
Ouvre nos âmes à ta présence, apaise nos esprits troublés, et fais de cette célébration un moment de rencontre véritable, où ta voix résonne dans les profondeurs de nos vies.
Que ton Esprit nous guide, que ta sagesse nous éclaire, et que cette prière soit le premier pas vers une communion renouvelée avec toi.

Amen.


Messe : Partir ? Ne pas partir ? La question de la séparation et du divorce ("Téléphone-moi", Nicolle Croisille)


Homme méditant dans le Désert, Ivan Kramskoï (1872)


Frères et sœurs,

Dans la vie de chacun, il arrive des moments où le cœur se trouve en quête d'une parole salvatrice, d'une voix qui rassure et guide. La chanson "Téléphone-moi" exprime ce désir intense que nous connaissons tous : celui d’attendre un appel, une réponse qui viendrait combler le vide intérieur et apporter la consolation.
Or, ce cri du cœur trouve un écho profond dans notre tradition aristotélicienne où la prière et l’écoute font corps pour révéler la présence vivifiante de Dieu.

L’héroïne de la chanson se trouve à la croisée des chemins, hésitante, en proie au doute. Elle attend un signe, cette voix qui viendra—comme un appel salvateur—la libérer de son affliction, car, comme nous l'enseigne le Livre des Vertus, toute âme, tiraillée entre la tristesse du péché et l'espérance de la grâce, est en quête de la lumière qui illumine le chemin.
Ainsi, le désir de « téléphoner » n'est pas seulement l'attente d'un message humain, mais l'appel intérieur d'un cœur à entrer en dialogue avec Celui qui a créé toute beauté et toute tendresse alors que cette attente devient même souffrance ("J'ai besoin d'entendre ta voix, le courage me manque, aide-moi")

Mais Dieu ne nous abandonne pas. Il n’est pas un silence froid, mais une voix pleine d’amour. Son amour n'est pas distant, il est vivant, réel.
Prenons l'exemple de la prière. Elle n'est jamais un monologue. Elle est un réel échange, un dialogue où notre cœur s’ouvre et écoute. Trop souvent, nous prions sans attendre la réponse de Dieu. Mais Lui nous parle par les événements de notre vie, par les rencontres, par l’Esprit qui agit en nous. Si nous faisons silence, si nous lui ouvrons profondément notre cœur, nous percevrons sa réponse.  

Ainsi, si au terme de cette méditation ton cœur aspire à un renouveau – si la voie de la séparation t’apparaît comme le chemin vers une plus grande vérité et paix intérieures – alors pars en confiance. Mais si, à la lumière de la prière, tu découvres que rester et œuvrer à une transformation dans la relation peut être le vecteur d’une guérison et d’un amour renouvelé, choisis alors la patience et laisse la lumière divine opérer en toi.  

Frères et sœurs, n’ayons pas peur d’appeler Dieu, de lui parler et d’attendre sa réponse. Il ne nous laisse jamais dans l'incertitude, il nous guide. Et quand le doute ou la peur nous envahissent, souvenons-nous que nous ne sommes jamais seuls. Puisse notre vie de prière et de contemplation être ce pont vivant entre nos âmes et la miséricorde inépuisable du Seigneur.

Que le Seigneur nous bénisse et nous donne la paix de ceux qui savent que leur appel ne reste jamais sans réponse.

Amen.


L'homélie terminée, le cardinal donna l'ite missa est à l'Assemblée, la rendant à ses occupations personnelles par une dernière prière.

Citation:
Seigneur bienveillant et fidèle,

Ensemble, nous avons partagé ta parole, nous avons accueilli ta lumière, nous avons goûté à la joie de ta présence.
Alors que nous repartons dans nos vies, ne nous laisse pas seuls sur le chemin, reste notre force dans l’épreuve, notre espérance dans le doute, notre paix dans l’inquiétude.
Fortifie nos cœurs pour être témoins de ton amour, inspire nos paroles et nos gestes afin qu’ils portent le reflet de ta miséricorde.
Dans la confiance et la gratitude, nous te remettons nos jours à venir, afin que chacun de nos pas soit guidé par ta sagesse.
Que ta bénédiction nous accompagne, et que nous avancions avec foi et paix, jusqu’au jour où nous serons réunis en toi, dans l’éternelle lumière.

Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Juin 15, 2025 8:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Comme chaque dimanche, les cloches sacrées s'animèrent sous l'égide du cardinal de Valence, venu dire la messe à ses ouailles.



Messe : l'enfant et la comète (chapitre I de la Vita d'Aristote)

Une fois chacun entré et installé, une prière d'introduction visant à attirer l'attention bienveillante de Dieu sur l'Assemblée fut dite.


Saint Jérôme dans son étude, Van Eyck, 1442

Citation:
Seigneur notre Dieu, nous voici rassemblés en ton Nom, appelés par ta lumière et portés par ton amour. Ouvre nos cœurs à ta présence, purifie nos pensées, et fais descendre sur nous ton Esprit Saint.Que cette célébration nous renouvelle, qu’elle nous unisse dans la foi, et qu’en chantant, en écoutant ta Parole, et en partageant le Pain de Vie, nous devenions davantage ton peuple, à l’image d'Aristote et de Christos, eux qui vivent et règnent avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.
Amen.


La prière dite, tout le monde se rassit et le cardinal entama son prêche.

Bien-aimés frères et soeurs,
Gloire à Dieu pour toutes choses !

En ce jour, il nous est donné de contempler un récit aux allures d’icône vivante : la naissance du juste Aristote, marquée par l’apparition d’un signe dans les cieux.

Une comète traverse le firmament — et le monde chancelle, vacille dans l’interprétation. Les hommes s’agitent, mais ne comprennent pas. Ils parlent, mais leurs cœurs restent sourds. Car comment l’homme charnel pourrait-il discerner les signes du Royaume, lui qui vit encore dans les ténèbres de l’idolâtrie ?

Cependant, au cœur de cette confusion, un silence parle. Ce silence, c’est celui du père, l’homme juste, qui, loin des bavardages de l’agora, retourne chez lui. Car c’est dans l’intimité de la maison, non dans le tumulte des grandes assemblées, que Dieu opère les naissances les plus profondes. N’est-ce pas dans une bicoque délabrée de Bethléem qu’est né Christos ? Et dans le silence du sein sa mère que Dieu forma le grand Patriarche Oane ?

Le père s’agenouille et élève l’enfant. Il ne réclame rien, il confie. C’est là la prière véritable : un abandon. Il ne demande pas la gloire ni la richesse, mais la droiture, la sagesse, la pureté de cœur. Ce sont là les vraies couronnes du juste. Il ne veut pas que son fils soit puissant aux yeux du monde, mais qu’il devienne un arbre de paix pour ceux qui souffrent — un chêne dont l’ombre guérit.

Voyez, frères, comme le mystère de la vie s’unit ici au mystère céleste. La comète ne prédit pas une catastrophe, mais une naissance. Et cette naissance n’est pas seulement celle d’un enfant, mais celle d’un dessein divin. Cette lumière céleste nous invite ainsi à reconnaître la venue d’un témoin de la Vérité.

Que cette lecture nous apprenne la vigilance. Soyons attentifs aux signes de Dieu — non pas dans les prodiges bruyants, mais dans les naissances silencieuses, dans les cœurs offerts, dans les prières du père pour son fils.

Et que, par les prières de tous les justes et des saints philosophes éclairés par le Logos, nos âmes soient rendues dignes de porter, nous aussi, une étincelle de la sagesse véritable. Car toute naissance du juste est une victoire de la lumière sur l’ignorance, une prophétie en acte de la venue du Royaume.

Au Nom du Très-Haut, d'Aristote et de Christos,
Amen.


Le cardinal invita alors l'Assemblée à venir communier dans la distribution du pain de l'amitié aristotélicienne avant de lui donner, par la prière, le signal de retourner à ses occupations quotidiennes.

Citation:
Dieu notre Père, nous te rendons grâce pour ce moment de grâce et de paix, où Christos s’est fait pain pour notre route. Fortifiés par ta Parole et ton Eucharistie, nous repartons dans le monde, envoyés comme témoins de ton amour. Donne-nous de vivre ce que nous avons célébré, de servir avec joie, et d’annoncer par toute notre vie la Bonne Nouvelle du Paradis solaire,
Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Juin 22, 2025 2:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un peu oublié aujourd'hui, Jean Chrysostome, avait été autrefois l'une des grandes figures de l'époque des Pères de l'Eglise et, parfois, le cardinal ne dédaignait pas de le citer. Aussi décida-t-il, pour cette messe, de consacrer son homélie à la façon dont ce personnage concevait la cité idéale, un thème sur lequel bien d'autres penseurs (Platon, Aristote, Augustin...) s'étaient aussi penchés avec des réponses et des bonheurs divers. Sans doute, le cardinal, aurait un jour ou l'autre, l'occasion de présenter ces diverses visions afin que chaque fidèle puisse se conformer au modèle qui lui semblerait le plus proche de sa propre définition de la cité idéale.



Après la sonnerie des cloches, l'entrée des fidèles et leur installation, la prière de bienveillance commença la cérémonie.


Messe : la cité idéale selon Jean Chrysostome


La cité idéale d'Urbino, anonyme (années 1480)

Citation:
Ô Père céleste, nous venons devant Toi, humbles et contrits, en quête de Ta lumière. Que, par l'intercession de nos saints pères, Ton Esprit Saint descende sur nous pour purifier nos âmes et éclairer nos cœurs en ce moment sacré de rassemblement.
Seigneur, en ce temps de recueillement, fais de nous des instruments de Ta paix. Ouvre nos esprits à la compréhension du mystère divin et renouvelle en nous l'amour aristotélicien. Que ta grâce vienne nous fortifier, et que nos prières, élevées en un chant d'espérance, puissent se joindre à la louange universelle qui monte vers Toi.
Seigneur, aie pitié de nous. Seigneur, aie pitié de nous. Seigneur, aie pitié de nous.
Accorde-nous de goûter à la douceur de Ta présence en ce jour, afin que, par la ferveur de notre adoration, nous soyons transformés et illuminés par Ton amour éternel.

Gloire au Père, et à ses prophètes, Aristote et Christos, et au Saint-Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles. Amen.


Puis, le cardinal exposa le thème de la messe du jour qui était de présenter la vision de la cité idéale vue par Jean Chrysostome.


Mes frères, mes sœurs,

En ces temps troublés où les cœurs se laissent souvent égarer par l’orgueil et la soif insatiable de richesse, écoutons l’appel vibrant du Très-Haut. Notre Seigneur nous convie à dépasser les bâtisses éphémères et superficielles pour édifier, à la place, des cités d’esprit et de vertu. Dans un monde assombri par l’injustice, où l’ambition étouffe la charité et où l’amour du prochain se fait trop rare, il est grand temps de rompre avec le système actuel pour instaurer un ordre nouveau, fondé sur la justice, l’humilité et la bienveillance.

Regardez autour de vous, mes bien-aimés : la cité terrestre, telle que nous la connaissons, est gangrenée par l’ambition et la vanité, ces fléaux qui détournent les âmes de la voie du salut. Pourtant, la véritable cité idéale ne se mesure pas en pierre ou en trésors matériels. Elle s’élève sur le roc impassible de la foi et se construit dans le cœur de ceux qui, guidés par le Livre des Vertus, se retournent vers les plus vulnérables, vers les pauvres et les opprimés. En chacun de nous sommeille l’étincelle divine, ce joyau précieux qu’il nous incombe de raviver par l’amour fraternel et la solidarité sincère.

Ne vous y méprenez point : bâtir une cité idéale ne se fait ni par de fastueuses constructions ni par des artifices extérieurs. C’est dans l’humilité de l’âme, dans ce don de soi devant le Créateur, que s’opère la véritable transformation. L’Église, loin d’être un simple sanctuaire où l’on se recueille, est le phare lumineux qui guide nos pas vers une société empreinte de justice et d’équité. Chaque geste de charité, chaque acte de miséricorde, se présente comme un maillon essentiel dans la grande chaîne qui prépare le chemin vers la cité céleste du Paradis solaire, cette communauté éternelle si promise par notre Seigneur.

Aujourd’hui, je vous exhorte à devenir les artisans de ce renouveau. Que chacune de vos paroles et chacun de vos gestes retentisse tel un hymne d’espérance, un acte de foi vivifiant. N’ayez crainte de rompre avec la voie de l’égoïsme et du luxe illusoire, car c’est en suivant la voie de la vertu et du sacrifice que vous édifierez une cité digne de la grâce divine. En vous unissant avec amour et compassion, vous toucherez le cœur de Dieu, et, ici-bas, se manifestera peu à peu la cité idéale, prélude à l’éternelle demeure des élus.

Amen.


Avant de vous rendre à vos actions quotidiennes, je vous invite à une dernière prière.

Citation:
Frères et sœurs,
la Divine Liturgie touche à sa fin. Ayant été nourris de cette vision de Jean Chrysostome, nous repartons dans le monde fortifiés par sa grâce et éclairés par sa parole.
Seigneur, véritable lumière pour nos âmes, Nous Te remercions pour le mystère sacré que nous avons célébré en communion. Par le don de Ton amour et la miséricorde infinie offerte en ce sacrement, guide chacun de nos pas sur le chemin étroit de la vérité et de la vie.
Que, par l’action puissante du Saint-Esprit, Ta paix, qui surpasse toute intelligence, vienne garder nos cœurs et nos esprits et, nous enveloppant, se manifeste à travers nos actions, et que nous soyons, dans notre quotidien, porteurs de Ta lumière.

Que la bénédiction du Très-Haut repose sur chacun de vous, Aujourd’hui, demain et pour les siècles des siècles.
Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Juil 06, 2025 2:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Messe-hommage à Thierry du Mont d’Hor

Comme chaque fin de semaine, les cloches résonnèrent pour la messe.



Quand les cloches se furent tues et que tout le monde se fut installé, le cardinal-évêque de Langres fit réciter la traditionnelle prière de bienveillance.

Citation:
Seigneur notre Dieu,
Toi qui es lumière dans nos ténèbres et paix dans nos tourments,
Nous nous tenons devant Toi avec humilité et foi.
Ouvre nos cœurs à ta Parole vivifiante,
Éclaire nos esprits pour que nous comprenions ta volonté,
Et accorde-nous la grâce de recevoir ton message avec joie et discernement.
Que ton Esprit Saint nous guide dans cette assemblée,
Afin que tout ce qui sera dit et entendu nous rapproche de Toi,
Par Aristote et Christos.

Amen.



Thierry du Mont d'Hor

Frères et sœurs bien-aimés,

Aujourd’hui, nous célébrons Thierry du Mont d’Hor, un homme dont la vie fut un refus du tumulte du monde pour embrasser la paix du Paradis solaire.


Né au tout début du VIᵉ siècle près de Reims, Thierry est issu d’une famille franque de petite noblesse : son père, Marcard, petit seigneur chevalier désargenté, gouvernait son domaine en véritable « brigand » respecté pour sa poigne et ses raids contre les terres voisines pour faire face à son train de vie dispendieux. Dès son enfance, Thierry en reçut une instruction chevaleresque : archerie, équitation, maniement de la lance et de l'épée, ainsi que l'apprentissage du rituel de l’hommage, sacrement profane unissant le vassal à son seigneur. Pourtant, derrière cette éducation guerrière, une aspiration profonde à une vie plus aristotélicienne mûrissait en lui, comme une flamme discrète sous la braise.

Or, il advint que le jour de ses noces, alors que fête, divertissements et libations emplissaient la demeure seigneuriale, Thierry entendit en son cœur un plus haut appel : renoncer au monde et vivre pour être tout à Dieu. Sa jeune épouse, effrayée de ce projet, refusa la continence qu’il lui proposa. Face à ce refus, il porta son cœur contrit devant l’archevêque saint Rémi, qui, de son autorité apostolique, annula le mariage non consumé et reçut Thierry parmi ses clercs. Ainsi coiffé de la tonsure, il abandonna toute gloire humaine pour « suivre Christos sur la voie étroite »

Libéré de ses liens temporels, il quitta le monde et se retira sur la colline du Mont d’Hor, où il bâtit d’abord un simple ermitage puis un cénobium inspiré des traditions de Tours et de Lérins. De ses mains laborieuses, il sillonna vigne et champ, associa le chant des psaumes aux travaux des frères, institua jeûnes, veilles et lectures sacrées. Tempéré par l’ascèse, affermi par l’obéissance et éclairé par la prière, il devint phare de vérité et de douceur.

Sa réputation grandit très vite : on lui attribue notamment la guérison de l’œil du roi Thierry Ier, fils de Clovis, miraculeusement restauré par la bénédiction de l’abbé. En remerciement, les souverains sacres à Reims venaient partager le festin monastique de l'abbaye du Mont d'Hor, témoignage d’une reconnaissance royale singulière.

Thierry s’éteignit le 1er juillet 533 et fut inhumé dans l’abbaye qu’il avait fondée. Son tombeau devint dès lors un lieu de pèlerinage : on invoquait sa protection contre les maladies des yeux et pour obtenir force et humilité. Son culte, célébré chaque 1er juillet, perdure aujourd’hui dans le diocèse de Reims et en Champagne.


La vie de Thierry présentée, Pie en tira la méditation du jour.


Frères et sœurs, que nous enseigne la vie de saint Thierry ?

Que la sainteté ne naît pas dans le confort, mais dans le combat intérieur. Que la vraie noblesse est celle du cœur tourné vers Dieu. Que chaque désert peut devenir un lieu de rencontre avec le Seigneur.

En ce jour, demandons à Thierry de nous aider à discerner notre propre appel et à ne pas craindre de quitter ce qui nous attache au monde pour embrasser ce qui nous unit à Dieu et que, comme lui, nous puissions dire : « Je choisis la voie de Dieu, même si elle est étroite, car elle mène à la Vie. »


La messe touchait à sa fin. Avant de rendre chaque à ses occupations, une dernière prière fut récitée.
Citation:

Pour l’Église, afin qu’elle continue d’appeler avec audace les cœurs à l’image de Thierry qui quitta tout pour suivre le Christ, prions le Seigneur.
Pour les jeunes en quête de sens, que l’appel de Dieu résonne plus fort que les séductions du monde, et qu’ils trouvent le courage de répondre avec foi, prions le Seigneur.
Pour les époux et les familles, que l’amour conjugal soit toujours éclairé par la lumière de Livre des Vertus, et que les choix de vie soient guidés par la paix intérieure, prions le Seigneur.
Pour les moines, ermites et consacrés, que leur vie cachée soit un phare pour ceux qui cherchent Dieu dans le silence, et que leur fidélité soit source de fécondité spirituelle, prions le Seigneur.
Pour les malades, en particulier ceux qui souffrent des yeux, que l’intercession de Thierry leur apporte guérison et consolation, et qu’ils découvrent en Dieu un refuge, prions le Seigneur.
Pour notre communauté réunie aujourd’hui, que nous soyons inspirés par la vie de Thierry à choisir la voie étroite, celle qui mène à la Vie éternelle, prions le Seigneur.


Amen.
_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Juil 13, 2025 2:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Messe en l'honneur de saint Benoît



Comme chaque semaine, fidèle au poste, l'évêque-duc de Langres et cardinal émérite Pie de Valence, soucieux de répandre la parole divine et de continuer à faire vivifier le courant renaissant de l'Eglise aristotélicienne dont il était le représentant le plus emblématique, vint diffuser la Parole du Très-Haut auprès des fidèles et des curieux.

Les fidèles entrèrent, s'installèrent puis, guidés par le cardinal-évêque, récitèrent la traditionnelle prière pour attirer le bienveillance du Très-Haut.

Citation:
Seigneur notre Dieu,
Nous voici rassemblés en ton nom, dans la paix et la joie, pour célébrer ta présence au milieu de nous.
Ouvre nos cœurs à ta Parole, remplis-nous de ton Esprit, et fais de cette assemblée un lieu d’amour, de foi et d’espérance.
Que cette célébration soit pour chacun un moment de grâce et de renouveau.
Amen.


Alors, le cardinal-évêque aborda le coeur de la cérémonie avec l'hommage au père du monachisme occidental.

[justify]Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour reconnaître qu’en saint Benoît, c’est la vie même du Livre des Vertus qui s’est incarnée ; que c’est la beauté de la raison alliée à la tendresse du Très-Haut qui a trouvé son visage.



Lorsque Benoît quitta les fastes de Rome pour le silence des montagnes, il ne chercha ni la gloire ni l’isolement vain ; il cherchait Dieu dans le plus humble des rochers et la plus discrète des tâches. En effet, la sainteté n’est pas un exploit héroïque, mais un attachement quotidien aux petites choses : par exemple, la fidélité à la prière au lever du jour... à la lecture et à la méditation silencieuse d’un passage de notre livre sacré... au partage d’une coupe de vin, fruit généreux de la vigne offerte par la terre... Si peu et tant à la fois.

Dans la vision qu'il reçut de la Tablette d’Oane, Dieu lui rappela que la Loi divine n’est pas un fardeau, mais une source d’unité : là où la Parole de Dieu est gravée avec amour, le cœur humain ne reste pas isolé ; il bat à l’unisson avec le Verbe, avec la raison, avec ses frères et sœurs. Benoît sut alors, mieux que quiconque, que la forêt peut devenir sanctuaire quand un homme humble y dépose ses outils, et que la cité, même la plus barbare, peut s’ouvrir à la tendresse divine quand on y apporte le soin et le respect.

Les douze préceptes qu’il rédigea ne sont pas de froides maximes ; ce sont les douces mains de Dieu qui prennent notre existence en la tournant vers l’essentiel : adorer l’unique Créateur, respecter la parole donnée, observer le repos du Seigneur, honorer parents et supérieurs, éviter la violence, honorer la pureté du corps et du cœur, vivre la justice et la vérité, laisser la foi et la raison grandir ensemble, et ne louer que ce qui conduit à l’amour véritable.

Cette règle, si simple en apparence, est un chemin de libération : elle nous délivre de la convoitise en nous invitant à la mesure, nous délivre du tumulte du monde en nous offrant le silence, nous délivre de l’orgueil en nous mettant au service des plus petits. N’est-ce pas là l’essence-même du Livre des Vertus et de la Parole divine ? Selon certains témoignages apocryphes, Christos aurait dit : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur ». Benoît en a fait la pierre angulaire de toute une civilisation.

Frères et sœurs, nous ne pouvons pas vivre cette règle au seul bénéfice de nos murailles ; elle est faite pour sortir en route, pour apporter la joie, la paix, la sagesse dans les villages, aux malades, aux prisonniers. La véritable vie monastique ne se mesure pas au silence du cloître, mais à la capacité de porter au monde l’harmonie que l’on a trouvée dans la prière.

En cette solennité, apprenons de saint Benoît à travailler sans nous épuiser, car le travail est prière ; à étudier sans orgueil, car la connaissance est don ; et surtout à aimer sans calcul, car la charité est la plénitude de la Loi. Demandons au Seigneur, par l’intercession du bienheureux Benoît, de nous garder simples, humbles et joyeux : simples dans nos gestes, humbles dans nos paroles, joyeux dans notre espérance.

Que cette journée nous rappelle que la véritable sagesse est toujours fraternelle, que la raison sans tendresse se dessèche, et que la foi sans labeur devient superstition. Prenons donc la route, armés de notre Livre des Vertus et de nos labeurs, pour construire des ponts entre les Hommes et Dieu.

Que Dieu, dans son infinie bonté, nous donne la grâce de marcher sur les pas de Benoît ; et que Notre-Dame Sainte-Geneviève, Reine de la Paix, veille sur chacun de nos pas.

Amen.


Le temps de clore la cérémonie arrivée, l'Assemblée se leva pour la dernière prière avant de retourner à ses activités.

Citation:
Seigneur,

Nous avons partagé ton pain et ta Parole, nourris de ta grâce et éclairés par ton amour.
Alors que nous quittons cette église, fais de nous des témoins de ton Royaume.
Donne-nous force et paix pour vivre dans la charité, servir nos frères, et porter ta lumière dans le monde.
Reste avec nous tout au long du chemin.

Amen.



[/justify]
_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Sam Juil 19, 2025 8:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Messe : L'éveil de la Vertu dormante (chapitre VI de la Vita de Christos)


Christos consolateur, Thorvaldsen, 1833

Comme chaque semaine, le cardinal vint remplir son office dans l'édifice sacré et, pour marquer sa présence et la future messe, fit sonner les cloches à toute volée pour avertir les fidèles. Puis, ceux-ci entrés et installés, comme à chaque début de messe, on récita une prière pour attirer la bienveillance du Très-Haut sur l'Assemblée.

Citation:
Seigneur notre Dieu, toi qui appelles ton Église à vivre de ta Parole et de tes sacrements, purifie nos cœurs d’ombre et d’indifférence, afin que, rassemblés dans l’unité, nous entendions ta voix nous invitant à la conversion et partagions déjà la joie promise par le Paradis solaire.

Amen.


Aujourd'hui, mes frères et soeurs, nous allons commenter le chapitre Vi de la Vita de Christos.

Imaginez cette scène étonnante : au cœur du Temple, un grand prêtre dort, tandis que les fidèles attendent, enchaînés par son silence, l’éveil d’une parole salvatrice. Sauf que, dans ce chapitre Vi de la Vita de Christos, ce sommeil n’est pas un repos paisible, juste le signe d’une indifférence coupable, d’un cœur endurci qui ne perçoit plus les soupirs des âmes en détresse ou d'un homme qui occupe une fonction pour son titre mais pas pour l'accomplir effectivement.

Or, combien de fois notre propre vie peut-elle ressembler à ce sommeil coupable ?
Combien de fois, pour faire semblant de ne pas voir, fermons-nous les yeux sur le mal qui ronge notre Eglise, nos cités, notre foi ?
Combien de fois, comme ce prêtre coupable, oublions-nous que la mission du croyant est de veiller avec ardeur et compassion ?
Il suffit de regarder autour de nous, de regarder les grands de ce monde, de regarder les petits, de regarder les autres cultes-même parfois pour connaître la réponse, hélas !

Heureusement ici, Christos apparait, porteur de la Sagesse aristotélicienne et messager du Très-Haut. Il ne s’approche pas en saint homme courbé, mais il s’avance ferme, implacable, et interroge :


Citation:
“Toi, homme de peu de foi, que fais-tu pour répondre aux appels de ton peuple ?”


Dans ces mots retentit la voix même du Livre des Vertus : une parole vraie ne peut se taire devant le mal, et l’absence d’action est un vice plus grave que l’excès de paroles futiles.
De même, Christos nous rappelle la voie du juste milieu : Aristote enseignait la tempérance comme la vertu suprême, et pourtant notre grand prêtre bascule entre un mutisme lâche et un verbiage grossier.

Et nous-mêmes, combien de fois, très souvent, nous laissons-nous aller au silence par paresse spirituelle, ou bien parlons-nous sans mesure, alimentant les disputes plutôt que la paix ?
Apprenons à équilibrer notre langage et notre écoute : sachons proclamer la vérité au moment opportun et garder le silence quand nos mots risquent de blesser plutôt que d’édifier.

Mais Christos ne s’arrête pas à la réprimande. Il invite ses disciples à tout quitter — métiers, biens, projets — pour bâtir “l’instrument de paix” qu’est l’Église. Voilà la grandeur de l’abnégation : renoncer à soi pour servir l’autre, donner sans compter pour faire fleurir la charité. Dans un monde où l’individualisme attise nos égoïsmes, ce renoncement devient le germe d’une communion authentique, où chacun met son talent et son amour au service de la communauté.

Frères et sœurs,

l’heure est venue de nous réveiller. La voix de Christos résonne en chacun de nous : elle nous presse de veiller sans relâche, de parler avec justesse et douceur, et de tout sacrifier pour bâtir la paix. Que nos cœurs, jusque-là engourdis, se dressent dans une foi ardente ; que nos lèvres se fassent temples de la vérité ; et que nos mains travaillent sans trêve pour le bien de tous. Ainsi l’Église retrouvera sa vigueur originelle, et le monde, éclairé par la tempérance et l’abnégation, connaîtra la paix du Très-Haut.

Amen.


La messe arrivant à sa fin, le cardinal fit alors réciter une dernière prière avant de rendre chacun à ses occupations.

Citation:
Seigneur notre Dieu,

tu nous as nourris au banquet de ta Parole, fais de nous des artisans de paix et des témoins de ta miséricorde. Affermis notre foi, ranime en nos cœurs le feu de ton Esprit, pour que, envoyés dans le monde, nous irradiions ta lumière et vivions ta charité. Par Aristote et par Christos qui vivent et règnent avec toi et par le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Juil 27, 2025 10:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Messe : le chapitre VII de la Vita de Christos

Le soleil matinal filtrait à travers les ruelles étroites du quartier Campo Marzio, léchant les vieilles pierres de la façade de la basilique Saint-Louis-des-Français d’une lumière dorée. Les cloches vibrant allègrement, annonçaient l’approche de la messe dominicale.
À l’intérieur, le silence sacré fut progressivement ponctué par les pas feutrés des fidèles qui prenaient place entre les colonnes de marbre, leurs regards admirant les chefs-d"œuvre qui, ça et là, décoraient l'édifice.
Pendant ce temps, dans la sacristie, entouré de quelques acolytes vêtus de surplis immaculés, le cardinal de Valence, chapelain ordinaire et officieux du lieu, ajusta les plis de sa chape pourpre. Son visage, grave mais habité d’une paix intérieure, reflétait l’humilité sereine des jours consacrés. Son anneau cardinalice captait un rayon de lumière — signe discret d’une autorité spirituelle bien plus qu’institutionnelle.
Le vieux père Martelli, vicaire discret de la basilique, lui tendit alors le missel ouvert à la liturgie du jour. Le cardinal inclina la tête avec reconnaissance. Il ne parle pas — il prie.
Dans la nef, la rumeur s’apaisa lentement, puis le silence se fit. Un enfant glissa sa main dans celle de sa mère. Une touriste française ferma son guide, émue déjà par la simple annonce que la messe allait commencer. La voix du chantre s’éleva doucement, invitant les cœurs à l’unisson.
Le cardinal s’avança enfin dans la lumière tamisée du sanctuaire, précédé par la croix portée haute. Chacun se lèva, non par habitude, mais par respect — car ici, sous la coupole de Saint-Louis-des-Français, chaque dimanche est une épiphanie.


Enfin prêt, le cardinal invita les présents à la traditionnelle prière destinée à appeler la bienveillance du Très-Haut sur l'Assemblée.

Citation:
Seigneur notre Dieu, nous voici rassemblés en ton nom, dans la paix de ce lieu sacré, pour te louer, t'écouter et t'offrir notre prière.
Dispose nos cœurs à recevoir ta parole, ouvre nos esprits à ta présence, et fais de cette célébration un moment de grâce, où chacun se sent accueilli, aimé, et renouvelé.

Nous te remettons nos vies, nos joies, nos peines, et te demandons de guider notre chemin vers ta lumière.

Amen.


Puis, la prière dite, il annonça le thème de la messe du jour.
_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Lun Juil 28, 2025 7:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant


Le bon pasteur, Murillo, vers 1650

Très chers frères et sœurs,

En ce jour béni, portons nos regards vers le chapitre VII de la Vita de Christos qui nous exhorte à devenir des gardiens de l’amour divin, car, si cette histoire est ancienne, son enseignement, lui, est éternel.

Aux abords de la Basilique, une scène frappante se déploie : une foule divisée, en proie à la violence verbale et aux passions antagonistes est prête à s'écharper. Un pauvre mouton, entouré de cris et de menaces, totalement effrayé, est au cœur de cette tourmente. À gauche, des adeptes de cultes païens s’apprêtent à l’immoler. À droite, des dissidents, désabusés par la barbarie, tentent de faire entendre une voix plus juste.

Alors Christos s'approche et, sans rien dire, il se penche, tend la main vers l'animal pour le rassurer, lui caresse la tête, et l'invite juste à partir.


Citation:
Va, sois libre.


Et l’animal est parti, sauvé non par force, mais par la tendresse. Voilà la grandeur du Messie.
Il n’a pas seulement libéré un animal. Il a posé deux pierres angulaires : celle du respect de la vie, qu’elle soit humaine ou animale et celle du libre choix des individus à choisir leur destin, loin des tumultes et des criailleries, dans la liberté de leur conscience. Il fut celui qui ne force pas, mais libère. Celui qui ne prend pas, mais donne. Celui qui nous enseigne que l’amour vrai ne conquiert pas par domination mais par don total.

Et lorsque son regard a désarmé le prêtre païen, prêt au sacrifice, il a interrompu une tradition de cruauté souvent masquée derrière des rites. Christos devint alors l’antidote à la barbarie — le premier à affirmer, par l’exemple, que toute créature mérite de vivre dans la paix, posant ainsi une troisième pierre angulaire.


Citation:
Ce n’est pas la lame qui perce. C’est le regard qui désarme.


Ainsi, Christos devint, bien avant les chartes, les lois et les refuges, le premier protecteur des créatures innocentes. Il fut, d’une certaine manière, l’ancêtre spirituel de “Trente Millions d’Amis”,

Surgirent alors douze humains. Douze qui avaient compris sans mots que Christos n’était pas un homme ordinaire. Titus, Paulos, Thanos, et neuf autres âmes se réunirent autour de lui. Ils ne demandèrent ni preuve, ni miracle — juste comment le suivre.


Citation:
Voulez-vous me suivre et devenir apôtres de la parole de Dieu ?  leur dit Christos.


Et par cette invitation, ce n’est pas un dogme qui est lancé, mais un chemin. Un appel à devenir, chacun à sa manière, gardien de la paix, défenseur de l’amour, témoin de Dieu.

Mes frères et sœurs, le monde continue de crier. Des moutons se perdent. Des couteaux se lèvent. Des convictions s’affrontent. Et nous… que faisons-nous ? Sommes-nous les badauds ? Les juges ? Ou sommes-nous prêts à devenir les Douze ? À tendre la main ? À fixer le monde avec le regard de l’amour divin ?

Le récit des Douze nous invite à ne pas choisir le camp du bruit ou de la colère, mais celui du silence lumineux qui apaise, du geste qui sauve, du regard qui élève.


Puissions-nous être, à notre tour, de ces douze-là.

Puis, l'homélie achevée, le cardinal invita l'assistance à la prière de séparation avant de rendre chacun à ses activités.

Citation:
Seigneur, nous te rendons grâce pour ce moment de communion, pour ta parole qui nous a éclairés, et pour le pain de vie qui nous a nourris.
Que cette célébration nous transforme, que ta paix habite nos cœurs, et que ton amour guide nos pas dans la semaine à venir.
Fais de nous des témoins joyeux de ton Paradis solaire, des artisans de justice, de paix et de charité, dans notre famille, notre communauté et dans le monde.
Reste avec nous, aujourd’hui et à jamais.

Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Aoû 03, 2025 9:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant




La Bourgogne célébrant la fête de son saint-patron, saint Bynarr, Pie choisit d'interrompre momentanément le cycle consacré à la Vita de Christos pour faire connaître Bynarr hors des frontières de sa province d'origine et, pour cette messe, il en avait profité pour amener avec lui quelques tapisseries illustrant la vie du saint, de superbes tapisseries de 3m. de hauteur sur 5 de large, de laine peignée pour les aplats avec soie polie pour les accents lumineux et brins d'or pour les détails sacrés, tissées à haute-chaîne sur métier vertical.



Les cloches sonnèrent à la volée, les fidèles entrèrent, s'installèrent et, comme de tradition, le cardinal commença par la prière de bienveillance.


Citation:
Seigneur notre Dieu, nous voici rassemblés en ton nom, dans la paix de ce lieu sacré, pour te louer, t'écouter et t'offrir notre prière.
Dispose nos cœurs à recevoir ta parole, ouvre nos esprits à ta présence, et fais de cette célébration un moment de grâce, où chacun se sent accueilli, aimé, et renouvelé.
Nous te remettons nos vies, nos joies, nos peines, et te demandons de guider notre chemin dans lTa lumière.

Amen.


Mes frères et sioeurs, parce les Bourguignons célèbrent leur saint-patron, en la personne de saint Bynarr, j'aimerais aujourd'hui vous parler de ce saint qui marqua l'histoire de notre Eglise au début des années 1450.
_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Mar Aoû 05, 2025 8:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant


Mosaïque représentant un portrait présumé de saint Bynarr

Mes très chers frères, mes très chères sœurs,

Dieu ne cherche pas des géants. Saint Bynarr était un prêtre humble, un ami des âmes.
Il n’était pas né dans la richesse. Il n’avait pas la stature des héros, ni la force des conquérants. Il n’avait ni palais ni fortune, mais la sagesse de Dieu habitait en lui comme dans un sanctuaire. Le monde l’ignorait, mais le Ciel le contemplait.

De ses modestes origines, il a fait une source d’élan spirituel. De son intelligence, il a fait un outil de paix. De sa foi, il a fait un abri pour les âmes perdues.
Saint Bynarr, en effet, a compris, dès son plus jeune âge, que la grandeur ne résidait pas dans les titres ni les fonctions, mais dans le service. Il a servi l’Église, il a servi son peuple. Toujours avec douceur. Toujours avec charité. Curé, archevêque, cardinal… ces titres furent autant de chemins pour se rapprocher de ceux que le monde oublie : les pauvres, les malades, les enfants.

Ce n’est pas son ascension hiérarchique que nous célébrons, mais sa descente dans les cœurs.
ll n’a pas brandi le glaive, mais la parole douce. Il n’a pas dominé, mais prié et, par ses prières, les malades ont été guéris, les foules apaisées, les conflits résolus. Bynarr a vécu comme un vieux sage que l’on vient consulter non pour entendre des discours, mais pour recevoir un regard qui apaise, un silence qui guérit.
N’est-ce pas là plus grand que mille victoires ? Car ce que fait le soldat avec le fer, le saint le fait avec le silence et l’amour.

Ainsi, ce n’est pas par éclat extérieur qu’il a guidé son peuple, mais par le dépouillement intérieur, à l’image de Christos lavant les pieds de ses disciples. Il n’a pas guéri par pouvoir ou magie, mais par la puissance de la foi, et lorsque, mourant, il prit l’enfant malade dans ses bras, c’est toute la tendresse du Père céleste qui s’est manifestée. Le lys, cette fleur blanche aux pétales pures, devient alors icône du miracle : symbole de la Résurrection, de la guérison par la prière fervente, et du Paradis solaire à venir.
Il ne craignit ni la contagion, ni la mort, car il savait que la vie ne s’arrête pas ici-bas, mais commence là où le Seigneur l’appelle.

Ce lys qu’il tendit, ce lys qui fleurit sur le rebord du monde, ce lys est le symbole de ce que Dieu fait en nous quand nous nous abandonnons à Lui.

Alors, vous tous, qui entendez ces paroles : ne cherchez plus à être grands. Cherchez à être vrais. Car là où est l’humilité, là est le Très-Haut. Et là où est le Très-Haut, là sont les saints. Et là où sont les saints, là est notre patrie céleste.

À Dieu soit la gloire, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Citation:

Telle la source qui murmure dans le désert,
Tu as apaisé les âmes fatiguées, ô Bynarr,
Par ta voix de paix, par ton regard de tendresse,
Tu as fait fleurir la foi dans les âmes desséchées.
Toi, berger des lys, ami de l’enfant souffrant,
Nous te chantons avec joie, saint de Bourgogne,
Garde-nous dans l’humilité du Très-Haut et d'Aristote et Christos, ses prophètes.


Amen.
_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pie de Valence
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 04 Nov 2012
Messages: 7859
Localisation: Langres/Joinville

MessagePosté le: Dim Aoû 10, 2025 10:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Comme chaque dimanche, les cloches sonnèrent pour la messe et, comme chaque dimanche ou presque, on commença par la prière de bienveillance avant d'aborder le corps de la messe.

Citation:
Seigneur Tout-Puissant et plein d’amour, Nous voici rassemblés en ton Nom, comme tes enfants appelés à l’unité et à la joie. Ouvre nos cœurs à ta Parole, purifie nos pensées et nos intentions, et fais de cette célébration un moment de grâce. Que ton Esprit Saint nous guide, pour que nos chants, nos prières et nos gestes soient à ta gloire et au service de nos frères et sœurs.
Amen.


Messe : le chapitre VIII de la Vita de Christos


Le bon Samaritain, Aimé Morot, 1880


Mes frères, mes Sœurs,

nous avons entamé, il y a quelques semaines, un cycle consacré à l'étude des chapitres de la Vita de Christos. Je vous propose de continuer ce parcours avec le chapitre VIII de cette Vita.

Le Seigneur n’a pas voulu que l’homme chemine seul : Il nous a créés pour aimer et pour être aimés. Il a planté dans nos cœurs la soif de partager, car la vraie vie ne se mesure pas à ce que nous possédons, mais à ce que nous donnons.
Voyez comme Christos attire  les foules à lui : non par la promesse d’un chemin facile, mais par la certitude d’une lumière qui ne s’éteint pas.
Le monde offre des joies qui passent ; Lui donne une joie qui demeure. Le monde promet une paix fragile ; Lui offre une paix que rien ne renverse. Le monde donne des amours qui se brisent ; Lui donne un amour qui ne finit jamais.
Ce n’est pas la douceur mensongère du péché qu’Il propose, mais la joie solide de la vérité et du don de soi.

Christos, en effet, ne sépare pas l’amour de Dieu de l’amour du prochain : qui prétend servir l’un sans servir l’autre se trompe lui‑même et qui dit « j’aime Dieu » mais détourne les yeux du frère ment à sa propre âme.C’est pourquoi Il nous invite à marcher ensemble, à porter les fardeaux les uns des autres, afin que nul ne tombe sans qu’une main fraternelle ne se tende.

Ne craignons donc pas de nous dépouiller, non pour nous appauvrir, mais pour laisser l’Esprit Saint enrichir notre âme de sa présence. Ne craignons pas non plus l’effort : il forme en nous la ressemblance avec Christos, qui a tout donné par amour.
Ainsi, si nous répondons à cet appel avec humilité et constance, nous goûterons dès ici‑bas la joie de la communion, et, au jour fixé par Dieu, nous entrerons ensemble dans la maison du Père.

Amen.


Puis, la messe dite, on passa à la prière finale destinée à rendre chacun à ses occupations.


Citation:
Seigneur, nous avons reçu de Toi la Parole et le Pain de Vie. Rassasiés de ta présence et fortifiés par ton amour, envoie-nous porter la lumière et la paix à ceux que nous rencontrerons. Que nos paroles et nos gestes soient signes de ton Royaume au milieu du monde.
Amen.

_________________
"Le modernisme n'est ni une dérive, ni une horreur, ni une maladie honteuse. C'est le terreau de la rénovation de l'Eglise, la terreur des conservateurs, l'air pur qui vivifiera la foi" (Pie II de Valence)
"On n'est jamais dans le mensonge quand on prêche la paix et l'apaisement, toujours quand on prêche la haine d'autrui" (Pie II de Valence)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Tymothé de Nivellus
Cardinal
Cardinal


Inscrit le: 22 Nov 2017
Messages: 6741
Localisation: Cardinal Camerlingue de Rome et Chancelier de la Chambre Apostolique

MessagePosté le: Mar Aoû 12, 2025 10:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Amen !🙂
_________________

Père Tymothé de Nivellus | Cardinal-Evêque de Saint Trufaldini à la Porte Latine | Camerlingue de Rome et Chancelier de la Chambre Apostolique | Archevêque SC d'Avignon et Archevêque d'Embrun
"La puissance de Dieu donne toute sa mesure dans la faiblesse"

Cabinet du Cardinal
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
David de St Bertrand



Inscrit le: 05 Fév 2011
Messages: 1769
Localisation: SRING

MessagePosté le: Mar Aoû 12, 2025 5:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Frère David était de passage à Rome. Il se présenta donc à l'office célébré par son Eminence Pie. Il assista pieusement et silencieusement à toute la célébration. Une fois la dernière prière énoncée, il murmurra "Amen" et quitta la basilique pour poursuivre sa visite.
_________________
+ David de St Bertrand +
Prêtre
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Index du Forum -> La place d'Aristote - Aristote's Square - Platz des Aristoteles - La Piazza di Aristotele -> Les faubourgs de Rome - The suburbs of Rome - Die Vororte von Rom - I Sobborghi di Roma Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
Page 6 sur 7

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com