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L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Forum RP de l'Eglise Aristotelicienne du jeu en ligne RR Forum RP for the Aristotelic Church of the RK online game 
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Jeu Mar 25, 2010 11:29 pm Sujet du message: |
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- Les latrines, ben voyons…
- Adso ?
- Comme c’est fin…
- Adso ?
- J’l’ai jamais utilisée, tiens, celle-là, quand des maréchaux m’interrogeaient sur mon emploi du temps…
- Adso, ce serait pas le préchaillon de Lure ?
- Ouais, celui qui…
- Nan, de Verneuil…
- Oui, oui, qui s’était fait enlever…
- Nan, de Luxeuil…
- Tout-à-fait, oui, c’est-c’là…
- Ouais, enlevé par des républicains…
- Des alliés…
- Contre rançon…
’Évidemment, avec le terme « rançon », ça fait rêver, c’est normal, la grande vie, une plage dans les marais, rente à 3% garantie, de la pâture, des bois, vue sur le lac et son brouillard, tout ça…
- La rançon, la… Celle-là ?
- Ouais…
- Pfuiiiii…
- La légendaire ?
- Celle-là même, monseigneur…
- La, enfin, je veux dire, comment, heu, LA paire de bottes ? Toute la voix disait la majuscule, le respect admiratif…
- Ouais, une paire de bottes comtales, mon gars, c’est rien que de te le dire…
- Ouais, enfin, même ça, c’est de la légende…
- On dit que c’est pas le Franc-Comte le VRAI propriétaire initial des bottes…
- Ouais, enfin quand même, t’auras beau dire…
Les voix marquant un temps d’arrêt, les visages se retournent, souriants, vers Adso…
Le sourire du Lion quand son futur repas vient de dire : « Ô Seigneur Deos, inspirez des sentiments aristotéliciens à cet animal », et que le félin répond : « Seigneur Deos, bénissez le repas que je vais prendre… »
On se regarde à nouveau.
- Tu crois que ?
- On pourrait ?
- On emploie la rançon à quoi ?
- Ben, inutile de se casser la tête, une autre paire de bottes, pour Kirkwood ?
- Ah, c’estions sympa, mais ?
- Hé ! Y’a pas de raison ! J’ai pas changé les miennes depuis…
- Oh, hé, les tiennes puent, mais l’odeur reste supportable, au moins !
- Moi je dirais que l’odeur reste du domaine de l’humain…
- Ah ? J’aurais pas osé, moi…
- Non, mais vous exagérationnez, c’estions juste un brin vif…
- Vif ? J’aurais dit « pourri » ?
- Nan, fallions point dire ça…
- Pourquoi ? Tu pense que la pourriture va porter plainte pour diffamation ?
- J’ai connu des cadavres plus vifs, après une bataille…
- Et toi, tu dis rien ?
- A mon avis, les mots sont franchement insuffisants pour décrire ce que je ressens…
- Ah ? Moi, j’aurais dit : « impuissants »…
- Ah ben noan, moi j’disions, vous disiez n’importe quoi !
- Je trouve « insuffisant » plus joli ?
- Ouais, p’têt ben, mais carrément moins descriptif…
- Boah, « mortel » est largement aussi efficace…
- C’est d’un commun… _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ?
Dernière édition par kirkwood le Ven Mar 26, 2010 12:45 am; édité 1 fois |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Jeu Mar 25, 2010 11:50 pm Sujet du message: |
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| Bigus Dickus a écrit: | Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh…
Lahqrem pleurait à chaudes larmes…
La honte l’avait envahi. Comme en terrain conquis qu’elle se comportait, la garce… Il croyait voir toute sa famille hurler de rire.
Entre deux sanglots, il distingua Ptôme qui riait. Dignement, faut le reconnaître, mais bon, il se foutait carrément de lui, faut bien l’avouer…
Crise de rage, montée d’adrénaline, envie de tout buter, faut pas vous faire un dessin apriori, tout le monde a déjà testé au moins une fois dans sa vie ?
Bon, pour un vampire, ou même pour un fantôme, c’est sûr, pour ce qui est de l’adrénaline, faut prétendre savoir, alors, un vampire fantôme, n’en parlons pas…
Cela étant, pour le résultat, c’est du pareil au même.
Lahqrem se jeta sur Ptôme, toutes canines fantômes dehors sur l’autre revenant…
Gniiiiaaaaarrrggggghhhh ! |
_________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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Adso

Inscrit le: 16 Jan 2009 Messages: 6549
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Posté le: Ven Mar 26, 2010 10:28 am Sujet du message: |
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Ah oui... Ils étaient pas si bêtes qu'ils en avaient l'air, finalement... Et c'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd... En même temps, Adso n'était pas peu fier que sa réputation soit venue jusqu'aux oreilles de mendiants romains...
Cà les lui rendait presque sympathiques...
Une expression flottant dans l'Ether qui, comme chacun sait, met en contact étroit l'esprit des prêtres avec le Monde des Idées, vint s'imprimer dans son esprit. C'était pas toujours compréhensible, mais çà lui arrivait de plus en plus souvent, à Adso. Non pas que ce fut désagréable, au contraire : çà s'accompagnait souvent d'une douce sensation d'euphorie... "Saint Drôme du Stock d'aulnes"... Allez savoir qui c'était... il y en avait tellement, ils se reproduisaient comme des petits pains... Tiens, qu'est-ce que çà pouvait bien signifier, çà aussi ?
Adso se sentait tout à coup beaucoup moins angoissé.
Vous avez entendu parler de mon enlèvement ? Terrible, n'est-ce pas ?
La curiosité était la plus forte :
Vous avez l'air d'en savoir beaucoup sur cet événement... J'ai entendu parler de cette histoire de bottes, comme quoi elles seraient spéciales... Vous pourriez m'en dire plus ?
En leur rendant leur sourire :
Dites, maintenant que nous avons fait davantage connaissance, et que nous sommes presque des amis... Vous ne pourriez pas me détacher ? Je dois avouer que cette position est assez inconfortable pour discuter... _________________
Cardinal émérite - Archevêque de Cambrai |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Ven Mar 26, 2010 10:31 pm Sujet du message: |
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| Bigus Dickus a écrit: | Gniiiiaaaaarrrggggghhhh !
Décrire l’agression d’un fantôme par un autre n’est pas chose évidente. Beaucoup renonceraient, faute de talent.
Sans compter ceux qui en feraient autant, par honnête modestie devant l’ampleur reconnue de la tâche.
Ni oublier les velléitaires, rebutés devant la complexité intellectuelle d’une telle évocation.
Ni même les prétentieux brutalement confrontés au réel néant de leurs compétences face à un pareil spectacle, qui réduirait au silence le plus intrépide des ivrognes assoiffés à qui l’on promettrait une tournée pour prix de ses services…
Bref, c’est pas rendu…
Mais le narrateur a plus d’un tour dans son sac.
Il sait, en vieux baroudeur averti des mythes, contes, légendes, facéties et autres billes-vézées, qu’il peut compter sur l’imaginaire des lecteurs.
Et il compte bien s’en contenter… *
Résultat, y’a pas plus à voir que dans un nuage au-milieu duquel deux chats de gouttière règlent des différents cadastraux.
Mais y’a quand même un truc.
La mort arrange beaucoup de choses, point de vue égalité fondamentale entre les individus.
Et si un revenant a plein de bonnes raisons pour éviter les crocs d’un confrère-vampire, il a aussi deux ou trois avantages interdits aux mortels dans un tel contexte…
Ainsi, le magnifique et vicieux coup-de-genou-dans-les-roustons que Ptôme réussit à placer à Lahqrem, judicieux souvenir de ses années d’études fastidieuses, laborieuses et méritantes dans les écoles byzantines de l’Aristotélicité, avant que les services de sécurité impériaux ne l’envoient évangéliser les barbares…
Lahqrem se rend compte que la sauce a tourné, et comme elle, il préfère laisser du mou.
Bref, il s’enfuit.
Ptôme, enragé, s’élance sur ses traces.
Rebelote pour la version « matous de gouttière en maraude sur le même territoire »…
Lahqrem sent la nécessité d’un repli stratégique et dispensateur de repos, histoire d’analyser un brin les nouvelles données de son existence (si le mot convient).
Bref, « se-barrer-vite-fait-bien-fait »…
Il possède l'esprit d'une mouche et s’enfuit à tire d’ailes.
Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Réaction fulgurante de Ptôme qui s’installe à son tour dans la psyché d’une grosse mouche verte et le poursuit.
Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Les deux bestiaux refont la Bataille d’Angleterre croisée avec les souvenirs de Papy Bowington, version Cloqua Maxima s’entend, autour de Kirkwood qui tente vainement d’éloigner les intrus en se mettant avec vigueur de très belles torgnoles dans la tronche, ce qui n’a pas franchement pour résultat de le calmer… |
* Les réclamations pour malhonnêteté intellectuelle sont à adresser à Izaac, grand maître de Kirkwood pour tout ce qui est guérilla intellectuelle…**
** Par contre, un tel niveau de prétention et de mauvaise foi, dont les volumes respectifs méritent carrément un code postal, Izaac a renoncé depuis longtemps à les atteindre devant l’admirable maîtrise de Kirk. L’essentiel, c’est souvent de savoir se compléter. _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Ven Mar 26, 2010 11:09 pm Sujet du message: |
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Silence chez les sicaires autour du pupitre sur lequel repose Adso enchevêtré…
- Heu…
- Presqu’amis ?
- Surtout « presque », non ?
- Ben, déjà, « presque », ça fait beaucoup, non ?
- Oui, mais…
- (Voix glaciale de Sanctus) Hum…
- Heu, ben, heu, faut pas te croire déjà rendu, l’préchaillon…
- Mais heu, attendez tous, là, pourquoi « amis », de toute façon ?! Ca, ça, ça n’a pas de sens ?
- Ouais, tu viens nous espionner et tu voudrais qu’on soit potes ?
- L’est pas bien, l’Romain ?
- Kiki, arrête de taper sur ces mouches qui t’ont rien fait et amène nous donc le fer chauffé au rouge…
- Tu te crois avec ta clientèle ?
- Ouais, y’a maldonne, je crois…
- Bon, Kirk, tu le fabriques, ce fer ? Bon, je le cherche, il est encore parti en vrille, l’Genevois…
- Non, mais, tu nous prends pour qui ?!
- Ouais, bonne question, à mon avis, y’a sérieusement gourance dans la compréhension d’la situation, j’crois…
- Dis-donc, préchaillon, on t’a posé une question : tu nous prends pour qui ? Et il faudrait que tu répondes, avant que le Sans-Nom lui-même prenne pitié de tes cris et que tu finisses en sa compagnie, dans l’Océan des Larmes qui attend le pêcheur après un vie éloignée de Deos…
Le sicaire saisit alors un gant, avec lequel il s’empare de l’extrémité du fer brûlant qu’on lui tend. Il le pose à quelques centimètres de la paume gauche d’Adso. Un autre sicaire commence à replier doucement les doigts du pauvre prêcheur, comme pour l’obliger à empoigner le métal rougi. _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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Adso

Inscrit le: 16 Jan 2009 Messages: 6549
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Posté le: Dim Mar 28, 2010 12:17 am Sujet du message: |
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Adso "dégrisa" aussi vite que son sentiment d'euphorie l'avait pris. Le fer rouge les lui rendait tout à coup nettement moins sympathiques...
| Citation: | | tu nous prends pour qui ? | Question idiote, il devait y avoir un piège (des années d'expériences)... Alors qu'on essayait de lui faire saisir le fer rouge, Adso était un peu paniqué. Et il avait du mal à réfléchir posément lorsqu'il était stressé. La réponse évidente était "Une bande de mendiants qui régente en sous-main les bas-fonds de Rome", mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la réponse qu'ils apprécieraient... Qu'est-ce qui pourrait être le plus éloigné et le plus improbable, histoire à la fois de ménager leur susceptibilité et d'éviter de montrer qu'il avait bien cerné leur organisation mafieuse ?
Euh... Vous êtes des espions du Lion de Juda qui essaient de subvertir la Sainte Institution Romaine en la faisant vaciller sur ses bases !
Tout à coup, un éclair fulgurant traversa l'esprit d'Adso. L'Ether vous faisait de sacrées surprises, parfois, question intelligence de la situation... Dommage qu'il s'y prenait souvent avec un peu trop de décalage par rapport à la nécessité... Tous les éléments se mettaient en place : les jurons par Averroès, "Kirkwood" (un nom qu'il avait déjà entendu, celui d'un "lecteur" du Lion, ou quelque chose comme çà), ces allusions à "Deos" !
C'étaient des sicaires du Lion...
La chose la plus improbable qui puisse arriver, le Lion à Rome, mais qui collait le mieux avec les éléments du puzzle.
Adso était dans l'excrementum jusqu'au cou. Et même un peu au-delà. Abandonnant son sens habituel de l'euphémisme, Adso en venait à penser tout de go que le pronostic vital était définitivement en jeu, en fait !
Euh... Dites, je disais çà pour rire, évidemment... Il est évident que vous êtes des pouilleux organisés en bande qui rançonnez les malheureux passants qui ont le malheur d'avoir besoin d'aller aux latrines au mauvais moment. Vous trouverez ce que vous cherchez dans la poche droite de ma robe, non, pas celle-là, c'est mon garde-manger... l'autre, là... On peut aussi vous obtenir plus, si vous voulez... Suffit de demander...
On essaie de se rattraper comme on peut... _________________
Cardinal émérite - Archevêque de Cambrai |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Dim Mar 28, 2010 10:05 pm Sujet du message: |
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Kirkwood devient fou, à force de subir les exploits des deux barons verts autour de ses oreilles.
ZzzzzzzzZZZZZzzzzZZzzzZZZzzzzZZZZZZZzzzzzzzzz
ZZZZZzzzzzzzzZZZZZZZzzzzzZZZZZzzzZZZzzzzz…
Bon, ça suffit, quand y’en a marre, y’en a marre, au diable les varices disait grand-mère, aux grands maux les grands remèdes et je te promets un chien de ma chienne…
Kirkwood aperçoit un torchon épais non loin d’un fer en train de rougir dans le foyer, saisit le premier puis s’empare du second et entame son nouveau combat perdu d’avance.
Écraser deux mouches avec une barre de fer…
Ca promet d’être intéressant. _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Dim Mar 28, 2010 10:06 pm Sujet du message: |
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Les sicaires autour d’Adso méditent quelques secondes les réponses de leur victime.
- Ah ouais, il nous a…
- Ta gueule, il prêche le faux pour savoir le vrai !
- Nan, il a une de ces têtes, ça doit être vrai !
- Heu ?
- Heu…
- Ouais, laquelle est vraie ? Lion ou mafia de l’urée ?
- De l’Urbs ?
- Non, laisse tomber, j’t’expliquerai…
- Ca suffit, fait la voix de Sanctus, ce gros niais veut nous enduire d’erreur. On a l’essentiel, il n’est pas venu pour nous. Par contre, il peut être utile pour le retour. Bâillonnez-le correctement, cette fois-ci, et vérifiez ses autres liens. En tout cas, on n’y touche pas plus que nécessaire.
Regard sur Adso : Rassuré, cureton ? Tu peux. On n’a aucune raison de te faire du mal plus que nécessaire, on t’en fera pas, sauf si tu nous y oblige, capito ?
- Faites gaffe, vl’a les sales bêtes, barrez-vous, j’écrase !
La voix de Kiki emplit l’espace.
Les sicaires n’ont que le temps de s’écarter.
La barre de fer brûlante loupe avec conscience les deux mouches et va s’écraser sur le bras gauche d’Adso.
Un hurlement chasse l’autre… _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Dim Mar 28, 2010 10:09 pm Sujet du message: |
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« Les brillantes facéties du féérique apprenti-bourreau, ou l’empaleur empalé », farce en 3 actes de Vittorio Ugolino dei Bardolino dei Parmigiano, 1465
a écrit: |
Acte II, scène 11
Personnages : les sicaires ; Adso ; chœur des séraphins, porteur de la morale.
(Kirkwood s’escrime avec ardeur à ouvrir la porte qui doit permettre aux sicaires de parvenir sous le socle de la statue de Constantin.)
Chœur des séraphins qui fredonne : Laïlaïlaïlaï
(Kirkwood use une hache sur les indestructibles ferrures de la porte).
Chœur des séraphins : Olééééé ! (Cuivres)
Chœur des séraphins qui fredonne : Laïlaïlaïlaï
(Kirkwood charge à plusieurs reprises la porte avec divers béliers de fortune qu’il fracasse avec constance).
Chœur des séraphins : Olééééé ! (Cuivres)
Chœur des séraphins qui fredonne : Laïlaïlaïlaï
(Kirkwood tente de creuser un tunnel pour contourner la porte avant de se rendre compte, après avoir buté trois pioches, que ça ne fonctionne pas…).
Chœur des séraphins : Olééééé ! (Cuivres)
Chœur des séraphins qui fredonne : Laïlaïlaïlaï
(Kirkwood construit un petit bûcher au pied de la porte, qui affiche un sourire sarcastique à tous les pyromanes du monde).
Chœur des séraphins : Olééééé ! (Cuivres)
Chœur des séraphins qui fredonne : Laïlaïlaïlaï
(Kirkwood négocie un tonneau de poudre noire avec Petitfrère, qui finit par céder, excédé plutôt que convaincu. Explosion. Regard méprisant de la porte. Petitfrère engueule Kirkwood…).
Chœur des séraphins : Olééééé ! (Cuivres) |
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Adso

Inscrit le: 16 Jan 2009 Messages: 6549
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Posté le: Dim Mar 28, 2010 11:04 pm Sujet du message: |
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Qu'est-ce qui est pire que d'avoir envie d'aller aux latrines quand il y a la queue ? ou que d'avoir le nez cassé de la façon la plus violente qui soit ? ou que de se retrouver enfermé dans une armoire qui sent le renfermé et surtout où il se produit des choses incompréhensibles qui vous glacent (au sens propre) le sang ? Probablement se faire brûler au fer rouge quand on s'y attend le moins. Et Adso avait eu droit à tout çà en même pas une heure...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA...*
Oui, les sicaires n'avaient pas encore remis son bâillon à Adso. Ils auraient peut-être préféré... Mais rien ne garantit que çà aurait atténué substantiellement les cris d'Adso.
Mais qu'est-ce qui vous prend ? Je n'ai rien fais ! Vous disiez que vous n'aviez aucune raison de me faire du mal si je me tenais tranquille ! Et d'abord, c'est interdit par la Convention de Ge... euh... Varsovie !**
Adso criait encore en disant cela : quiconque s'est déjà brûlé, par exemple, en saisissant le manche métallique d'un poêlon placé au dessus du feu, n'aura pas manqué de noter les vertus analgésiques du cri. Parce que, il faut bien le reconnaître, dans des cas semblables, çà défoule.
* Le lecteur pressé peut sauter un certain nombre de "A", que même le copiste n'a pas eu la patience de noter dans leur exhaustivité.
** Le lecteur moderne aura noté le comique de la situation : l'Ether, qui avait inspiré, fort anachroniquement mais à bon escient toute de même, le nom de cette convention qui protège les droits des prisonniers, mais dont le nom risquait trop de ramener l'esprit de ses agresseurs vers la pensée qu'Adso les avait identifié comme étant originaire de la ville "phare du monde connu, etc" comme disent ses habitants, ce même Ether, donc, lui souffle en remplacement le nom d'une ville qui, associée avec le même terme de "convention", constitue un texte qui traite aussi de la sécurité des biens et des personnes. Les esprits cyniques ne manqueront pas de noter que, si la Convention de Genève fixe quelques règles qui, si elles sont appliquées, auront pour conséquence de ramener le prisonnier en assez bonne condition chez lui, la Convention de Varsovie, elle, n'implique aucune obligation de moyens à celui qui vous a enfermé dans un aéronef, et se contente de fixer le montant du dédommagemment pécuniaire que recevra votre famille en cas de perte de vous ou vos bagages. Avec la consolation de savoir qu'une livre de chair humaine vaut plus qu'une livre de bagage (dans le meilleur des cas). _________________
Cardinal émérite - Archevêque de Cambrai |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Lun Mar 29, 2010 11:26 am Sujet du message: |
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Après le bazar fichu par Kirkwood, on met un certain temps à retrouver son calme, soigner un brin Adso et décrocher le cou de Kirkwood des (très grandes et larges) mains de Petitfrère.
On remarque alors Sancte qui traverse la salle sans quitter des yeux le manuscrit qu’il continue de lire tout en le commentant.
Il était bizarre, quand même, le moinillon qui enfermé ici.
Bon, on apprend moult choses intéressantes sur les monastères de l’époque, glisse-t-il dans un demi-sourire je me demande si les différences l’emportent sur les points communs ? En tout cas, ce monastère dédiait particulière ferveur à saint Titus, son invocation n’arrête point de revenir dans ses lignes.
A tel point que j’en viens à me demander s’il ne s’agit pas d’un péché, et de confondre l’agent de Deos et Deos lui-même, ce qui est erreur logique d’une part, mais aussi grand péché, non ?
Arrivé à la porte qui doit mener les sicaires sous le socle de la statue de Constantin, il cherche sans plus regarder, de la main, dans un recoin sombre, et en retire une clé, qu’il introduit dans la serrure.
La porte s’ouvre.
Une lumière divine envahit la pièce… _________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Lun Mar 29, 2010 11:27 am Sujet du message: |
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« Réel récit de la révélation de Raïka à Rome », croquis préliminaires pour mystère en 3 actes de Vittorio Ugolino dei Bardolino dei Parmigiano, 1466
a écrit: |
Raïka dans le scriptorium aperçoit la lumière divine
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Lun Mar 29, 2010 11:28 am Sujet du message: |
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« Réel récit de la révélation de Raïka à Rome », croquis préliminaires pour mystère en 3 actes de Vittorio Ugolino dei Bardolino dei Parmigiano, 1466
a écrit: |
Qui dira les fleuves de beauté qui se déversent sur le croyant quand vient à lui la Lumière de Deos ?
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_________________ La côté farce, je critique pas, mais pour le fair-play, y'aurait comme qui dirait de l'abus dans l'entourloupe, non ? |
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kirkwood

Inscrit le: 18 Déc 2009 Messages: 79
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Posté le: Lun Mar 29, 2010 11:29 am Sujet du message: |
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« Réel récit de la révélation de Raïka à Rome », croquis préliminaires pour mystère en 3 actes de Vittorio Ugolino dei Bardolino dei Parmigiano, 1466
a écrit: |
C’est vrai que ça surprend parfois…
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Cromwell.

Inscrit le: 19 Déc 2009 Messages: 30
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Posté le: Ven Avr 02, 2010 10:36 pm Sujet du message: |
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La porte de chêne s'ouvre non sans résistance. Il faut trois hommes pour la faire pivoter.
Sanctus pénètre le premier. Les autres suivent. L'atmosphère est lourde. Les torches éclairent une petite salle rectangulaire, au fond de laquelle on devine un tombeau, encadré de deux colonnes de facture antique
Les sicaires avancent groupés, tels les manchots sur la banquise, sicas sorties et torches brandies.
Le sarcophage est de taille, en marbre blanc de Carrare, le plus pur qui soit. Placé sur un piédestal contre le mur, seule la longue face est visible. On y devine de nombreux personnages qui semblent en encadrer un central. Les angles sont marqués par des croix aristotéliciennes. Peut-être s'agit-il d'un prélat romain ?
S'approchant de plus près, un léonide devine une inscription encore lisible en latin :
| Citation: | HIC SITUS EST
TITUS PONTIFEX MAXIMUS
VICIT ANNOS LXXX
SIT TIBI TERRA LEVIS |
Il la prononce à haute voix.
Sanctus, qui fut élève au petit séminaire dans sa jeunesse, fait alors un bond sur place et s'écrit :
Ici repose Titus, grand pontife, qui a vécu 80 ans. Que la terre te soit légère !
Se tournant vers les autres dont Petit Frère qui ne comprend rien à l'événement que tous sont en train de vivre.
Mes frères ! C'est un jour extraordinaire, béni de Deos ! Nous voici réunis devant le tombeau de Titus, celui qui fut le compagnon de Christos !
A genoux ! A genoux et prions pour ce moment extraordinaire !
Quand je pense que les Romains au-dessus de nos têtes marchent nuit et jour sur le corps du saint ! Mais ils ne sont plus à un blasphème près ! _________________ Cromwell dit Sanctus, dit Pépé, dit le Vieux Lion.
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