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[RP] Tour d'Astrologie de Rome
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jenjitaidecreullet



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MessagePosté le: Sam Fév 26, 2011 5:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

"OH.... mes frères seront ravis et moi de même d'ailleurs je les aime tant

Merci pour tout monseigneur je vais à présent reprendre la route
Et n'oubliez pas de venir vite nous rejoindre à Rouen, au conseil ducal et à Dieppe ca grogne, on reproche ouvertement votre absence et celà ne me plait vraiment pas"


Elle s'approcha lui baisa la main et s'en fut comme elle était venue
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Extinguo



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MessagePosté le: Mar Mar 01, 2011 1:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Suite à l'invitation lancée du haut de la Tour, Extinguo ouvrit la porte et grimpa les marches menant jusqu'au sommet, ou le Primat s'entretenait déjà avec quelqu'un.

Il attendit patiemment en retrait que le Primat termine sa conversation avec la jeune femme, en profitant pour admirer le paysage romain.

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Odoacre



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MessagePosté le: Mar Mar 01, 2011 2:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et le vieux Grec bénit la jeune femme qui s'en allait.

Puis accueillit le journaliste


Ah voici le bardieusien.... bienvenu mon fils, installez vous donc et servez vous, il reste du vin et des fruits !



Et Odoacre de s'installer confortablement sur l'un des fauteuils en plein air
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Dernière édition par Odoacre le Mer Mar 02, 2011 3:13 am; édité 1 fois
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Extinguo



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MessagePosté le: Mer Mar 02, 2011 1:00 am    Sujet du message: Répondre en citant

Extinguo ne put retenir un sourire à l'appellation du "bardieusien". Il ne s'attendait pas à un entretien policé et courtois, et s'était demandé si l'armure de plates ne lui serait pas plus utile qu'un vélin et une plume. Mais soit, il fallait parfois jouer le jeu, même si il était probable que les deux visions des choses, celle d'Odoacre et celle d'Extinguo, soient définitivement incompatibles.

Extinguo s'installa sur un des sièges, en face du Primat, sans se servir toutefois en fruits et vins. Un peu méfiant, juste un peu. Il sortit un vélin gratté, et une plume d'oie usagée, ainsi que de l'encre.


Le bonjour Monseigneur, merci de me recevoir.

Oui, affreusement poli également. Même si un instant Extinguo doute de l'étiquette sur l'appellation d'un primat. Ne sachant pas par quel bout prendre celui-ci (non pas de sous-entendu graveleux siouplé), Extinguo tâta le terrain.

Vous avez souhaité vous exprimer concernant l'article que j'ai écrit pour l'AAP sur la position cistercienne critiquant les lois canoniques rédigées par l'Assemblée Episcopale.

Peut-être pourriez-vous commencer par expliquer ce qui a conduit l'AEF a édicter une loi canonique portant sur les séminaires des ordres religieux ?

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Odoacre



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MessagePosté le: Mer Mar 02, 2011 3:16 am    Sujet du message: Répondre en citant

Carnassier, il sourit alors différemment.

Mais il n'y a eu aucune loi canonique.... ni autre pléonasme d'aucune sorte.... et encore moins de décision ou de règlementation pris à propos des séminaires théologiques ayant cours dans les ordres religieux...

Sévère

Savez-vous seulement de quoi vous parlez mon fils ? Ou s'il y a eu une quelconque modification concernant les séminaires, alors je vous en prie, montrez moi les documents !
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Extinguo



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MessagePosté le: Dim Mar 06, 2011 1:25 am    Sujet du message: Répondre en citant

Extinguo, même si il n'en pensait pas moins, nota les réponses du Primat.

Ai-je dis que les séminaires des ordres religieux étaient modifiés ? Non, il ne me semble pas...

Après, les canons votés par l'AEF portent bien sur les séminaires, puisqu'ils établissent une paperasserie avec les évêques pour l'enseignement des pastorales.
Peut-être que si vous ne vous placez que du point de vue du séculier, vous considérez que cela ne change rien, c'est sur...

Enfin, je ne vous apprend rien, j'imagine.


Le ton du journaliste restait très calme.

Souhaitez-vous continuer à digresser sur le vocabulaire encore un peu ? Je crains que cela manque de substance pour un entretien AAP... et messire di Firenze est un peu tatillon en ce moment.
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Odoacre



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MessagePosté le: Lun Mar 07, 2011 4:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ferme

Ce que vous appelez un comportement tatillon, j'appelle cela de la rigueur.

Et sans rigueur, on aboutit à la crédulité devant n'importe quelle brouillonne propagande.

Que dit exactement le Canon de Tour incriminé ?

Je vais vous le citer : "L'enseignement de la foy et l’administration des sacrements au sein des ordres religieux doivent être soumis à l'autorisation expresse de l'évêque dont dépend le fidèle."

Par ces mots, il est toujours à fait clair qu'il faut entendre, l'enseignement de la foi préalable à l'administration de sacrements, et il est notamment question des fameuse pastorales des catéchumènes.

Qu'est-ce qu'un diocèse ? C'est une circonscription territoriale spirituelle qui contient un peuple d'âme dont a la charge un évêque. Au nom de quoi ? Au nom de la succession apostolique... les évêques sont les descendants des apôtres, les compagnons de Christos, prophète qui ordonna la création de l'Eglise. Ces évêques sont comptables sur leur propre salut du salut des âmes qui leur sont confiées, leur mission est de conduire leur peuple vers le Soleil, via le nécessaire chemin des vertus.

Un impératif à cela, la réception des sacrements, qui fortifie l'âme, et même, lui donne la réalité de la Vie.

A un peuple donné correspond donc un évêque, qui délègue une partie des pouvoirs à des chanoines, des curés et des diacres pour l'assister. Toutes ces femmes et ces hommes constituent le clergé diocésain, qui est un clergé dit séculier, présent dans le siècle, près des hommes.

En parallèle, il existe des communautés de femmes et d'hommes qu'on appelle moines, qui à l'origine, étaient des personnes vivant soit seuls - moine vient du grec monos qui signifie "seul" - soit en communauté. Traditionnellement, les moines travaillaient à leur propre subsistance quand cela était nécessaire, ils priaient et pouvaient se consacrer à la copie de manuscrits, fabrication d'icône et naturellement, aux études.... si bien que la plupart des séminaires, ces écoles qui forment les théologiens, sont dans des monastères.

Mais les temps ont peu à peu changé.... aujourd'hui, trouver un moine qui est réellement un moine, vivant en ermite ou en réelle communauté, nous n'en trouvons plus.... un moine ne vit plus au monastère mais est curé d'une paroisse, évêque d'un diocèse... un mélange des genres et une confusion s'est opérée, jusqu'à amener parfois les ordres religieux à n'être que des réseaux d'influence au sein de l'Eglise ne cherchant plus vraiment la diffusion de la foi mais l'accaparement de puissance au sein de l'Eglise.... et cela, même parfois si ce doit être au détriment de l'autorité d'un évêque qui n'aurait plus aucun contrôle sur ses fidèles....

Car évêque vient du grec episkopos.... et signifie surveillant.... il y a une surveillance comme pasteur veille sur son troupeau....

Que se passerait-il si un pasteur à qui on a confié un troupeau n'avait aucunement son mot à dire sur les actions de bandes de pâtres qui, franc-tireurs ou organisés, venaient ici et là piocher une bête du troupeau, l'emmenaient un temps avec eux ou une demi-journée, l'alimentaient d'une certaine manière, l'accompagnait sur un sentier différent, puis le laisserait plus tard dans le troupeau d'origine ? Il y a là de quoi être dérouté et pour la bête et pour le pasteur dont la voix n'est plus toujours reconnue.

Le pasteur connait son troupeau et a soin de chacun de ses membres.

Le pasteur peut déléguer à un diacre, un curé, un chanoine.... il peut aussi déléguer à un moine mais un moine ne peut venir par surprise et emmener une bête à sa guise.

La pastorale est souvent le premier contact avec l'enseignement de la foi, en dehors des messes, et il appert essentiel que le futur fidèle voit son premier contact s'établir avec le clergé séculier car il appartient avant tout à une paroisse et à un diocèse.

Les séminaires sont des cursus beaucoup plus approfondis qui concernent malheureusement une minorité de personnes.


Après sa tirade

J'espère avoir été suffisamment explicite. Maintenant vous pouvez décider. Nous pouvons reprendre l'entretien, et je m'efforcerai de vous répondre selon un format adéquat à votre publication, à moins que vous souhaitiez effectuer une synthèse de ce que je viens de vous dire.... je pense cependant que la première solution serait meilleure, cela vous donnerait la possibilité d'éclaircir ce qui ne l'aura pas été, et de préciser certains points que j'imagine, vous auront paru insuffisants.
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Extinguo



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MessagePosté le: Mer Mar 09, 2011 6:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vous faites remarquer que bien souvent les moines ont également une charge dans le siècle. Je le déplore moi aussi, je pense que le cumul des charges n'est pas toujours le plus efficace.

Mais hélas, si le clergé séculier était aussi "fourni" qu'il devrait l'être, les membres du clergé régulier n'auraient pas a assurer aussi une présence auprès des fidèles dans la vie quotidienne. Il est difficile de nier que les vocations sont rares, que des paroisses sont vides, ou que certains membres du clergé séculier préfèrent le calme d'une retraite en monastère à l'assurance de leur charge.

A cela se pose la question : vaut-il mieux laisser des paroisses vides et l'enseignement non fourni, ou bien s'adjuger des membres du clergé régulier afin de remplir les missions de l'Eglise Aristotélicienne : transmettre les enseignements du Très Haut ?

Vous dites que les évêques sont comptables de leurs ouailles, mais ils sont, comme nous tous, humains. L'erreur est possible, l'absence, le manque de motivation, parfois les trois en même temps. Je doute qu'aucun évêque de France ne connaisse par le nom chacun de ses fidèles, et à ce titre, comment peut-il être garant de leur assiduité à la messe, de leur volonté de suivre la vertu ? Même avec quelques aides, vicaires, curés, peut-on vraiment surveiller des milliers d'âmes ?

Le Canon de Tours part du principe que tous les évêques remplissent parfaitement toutes leurs tâches, et qu'ils sont tous, finalement, omniscients.

Votre comparaison avec les pâtres franc-tireurs est biaisée, à mon sens. Le clergé séculier et régulier ne devraient pas être, en théorie, opposés. Et surtout ils sont censés œuvrer dans le même sens, bien que leurs méthodes soient différentes.

Je préférerais la comparaison avec le métier du tissage. Les croyants sont les fils de laine, bruts et sans couleur, qui passent ensuite dans les mains des tisserands, qui les assemblent, les mettent en communauté, puis ensuite ils se retrouvent parmi les teinturiers, qui leur donne leur couleur, leur brillance ?
Qu'importe alors, si ils sont teints et tissés, que cela par le soins d'une corporation, ou bien par des couturiers indépendants ?

L'objectif n'est-il pas au final qu'en faire de bons fidèles, et d'accepter de ne pas avoir un contrôle total sur ce qui est des plus évanescents en ce monde, c'est à dire des âmes ?

Car c'est finalement lorsque nous tentons d'emprisonner les choses qu'elles nous échappent le plus souvent...


Une pause, même si le journaliste ne se sert toujours pas en boisson ni en nourriture.

Pour le format de l'article, je m'en arrangerai.
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Hannibal de Corinthe



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2011 7:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Depuis plusieurs heures déjà pouvait-on voir tanguer un improbable esquif au beau milieu de la foule inégale que révélait la cité éternelle au fil de ses quartiers enchaînés au gré d’un hasard tempéré par la seule intervention de la direction du vent comme cause motrice et intelligible.
L’attirail se présentait de la manière suivante aux quelques badauds qui ne manquaient pas d’être un petit peu surpris à son passage (sans pour autant interrompre notablement le cours de leurs activités, n’exagérons rien !). De loin, la forme en paraissait quadrupède (pour peu que l’on eût disposé du loisir d’en faire le tour, ce qui, considérant la vitesse de croisière somnolente de l’ensemble n’était pas tout à fait impossible, mais dont la probabilité en tant qu’hypothèse se trouve tout de même gravement mise à mal par le fait tout aussi incontestable que l’intérêt de l’opération était somme toute extrêmement limité, même pour le plus aguerri des fonctionnaires de la nonciature). Vu d’en haut (en vous priant de faire abstraction du fait pourtant indubitable que l’on s’en fout totalement), l’édifice ressemblait plus au moins à un gros carré automoteur.
Toutefois, un examen plus attentif ne tardait pas à révéler une subtilité. En l’occurrence, les quatre pieds auxquels nous faisions référence plus haut se trouvaient constitués chacun d’un corps humain standard, animé d’un mouvement régulier au niveau des jambes (dont la duplicité nous oblige à requalifier d’octopode le bazar tout entier) dont la teneur ergonomique évoquait lointainement la marche. Disons une forme de marche extrêmement fastidieuse, comme entravée par une contrainte massive. En dehors de cela, les piliers semblaient plutôt en bonne santé, un peu maigres mais rien de grave, la peau foncée couverte de quelques morceaux d’étoffe assez mal agencés et l’air hagard.
Sur leurs épaules reposait une sorte de grande estrade en bois, large et longue de la taille d’un homme, sur laquelle était installé un clinquant ensemble de draperies et coussins en tous genres.

Au centre de tout ce fatras (nous en venons au point essentiel) était nonchalamment déposée une grosse masse de protoplasme*. Relativement aux normes de son espèce, notre spécimen était particulièrement généreux de lui-même. Ou plutôt, disons qu’il était gros. Cet état de fait se laissait remarquer malgré les vêtements très amples qui le vêtaient, et le paraient d’un style un peu orientalisant où s’exhibait un luxe tapageur et ostentatoire dont on devinait aisément le mauvais goût.
Pour le moment, notre homme était assoupi, et macérait au soleil en digérant son repas, dodelinant de la tête au gré des défaillances occasionnelles de ses porteurs manquant à chaque fois de peu de renverser l’édifice.


Néanmoins, avec pas mal de bol, tout ce petit monde fini par atteindre sa destination : la tour d’astrologie d’Odoacre de Corinthe.
Ayant acquis la certitude qu’ils avaient touché au but, les quatre porteurs avertirent leur passager, lequel ne répondit que par un ronflement étouffé. Ils entreprirent alors de le poser le plus délicatement possible, ce en quoi ils réussirent suffisamment pour se vanter de ne l’avoir pas réveillé.
Après un certain temps d’hésitations, l’un des quatre prit ses responsabilités et se fendit d’une petite bourrade légère à hauteur d’épaule pour réveiller le dormeur.
Si l’on passe sous silence les deux ou trois secondes d’émergement, la réaction ne se fit pas attendre :

Ανόητος !

Et le gros de ramasser une sorte de cravache qui se trouvait à côté de lui et d’en gratifier l’imprudent par trois coups vigoureux au visage. Puis, entrevoyant la tour, il réalisa qu’il était selon toutes vraisemblances arrivé à bon port, et se fendit d’un bref éclat de rire sonore et, l’air bonhomme et la mine réjouie, adressa un bon gros baiser paternaliste à distance à l’homme qui frottait encore sa mâchoire endolorie.
Au comble de l’enthousiasme, il se leva précipitamment, manquant de chavirer en arrière, et épousseta vigoureusement les éclats de noix qui constellaient sa tunique, reliquat de son dernier en-cas.

Il se posta fièrement devant la porte, rajusta son chapeau, et adressa cinq coups vigoureux sur le battant de la porte.




* Conscient que la vulgarisation scientifique n’est pas chose à prendre à la rigolade (si si !), et devant la répugnance qui est nôtre à user de qualificatifs aussi hasardeux que « graisse », « chair » ou « os », nous jugeons bien plus pertinent de donner tout simplement la constitution atomique de l’ensemble, par un souci d’exactitude.
- O 24%
- C 12%
- H 62%
- N 1%
- Ca 0,2%
- P 0.2%
- Le reste : traces (i.e. on s’en fout)
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Odoacre



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2011 8:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Odoacre se leva... ferma les yeux. Manifestement, il était difficile de communiquer avec le journaliste... ils ne se comprenaient pas. Et cela l'agaçait.

Cela l'agaçait même beaucoup.

Il prit alors sa décision. Il allait faire mine de chercher une autre carafe de vin et brusquement, une fois dans le dos d'Extinguo, il saisirait ce dernier par la ceinture et l'expédierait par dessus les créneaux.

Cela avait fait ses preuves par le passé.... deux prélats avaient péri de ses propres mains car ils l'agaçaient trop. Avait-il jamais été inquiété ? Non.

Odoacre ouvrit les yeux


Eh bien mon fils.... je vois que nous avons du mal à nous entendre... je ne saurais dire s'il faut vous taxer de crétinerie ou de malhonnêteté mais dans un cas comme dans l'autre, vous feriez un excellent citoyen en Guyenne, voire même un duc tout à fait passable là-bas...

Son sourire se fit carnassier

Mais je vous en prie.... je suis sûr qu'avec un peu plus de vin, je réussirai à vous plomber l'esprit comme se doit, ne bougez pas.

Le Primat de France se dirigea vers la trappe et l'escalier et, se faisant, passa dans le dos du journaliste.... il allait se jeter sur l'homme pour mettre son plan à exécution lorsque grands coups se firent entendre en bas de la porte....

Ravalant un juron, Odoacre se dirigea vers les créneaux et se pencha.

Ses sombres desseins et ses pensées homicides s'envolèrent aussitôt pour faire place à une joie non simulée.

Il interpela avec enthousiasme la masse tambourinante


Αγαπητέ μου Hannibal Καλώς ήλθατε στην Ρώμη! Ελάτε επάνω και να συμμετέχετε σε μένα, όπως φιλώ!

Puis se tournant vers le journaliste, la mine réjouie

Hannibal est à Rome !
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Hannibal de Corinthe



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MessagePosté le: Lun Mar 21, 2011 1:35 am    Sujet du message: Répondre en citant

Hannibal attendait là, planté devant la porte comme un beignet à la saucisse sur un étal de charcuterie, à la différence que son attention à lui était fermement tendue vers la porte qui lui faisait face (tandis que, reconnaissons-le, la chose est moins nette dans le cas du beignet à la saucisse).

Il fut dans un premier temps assez désorienté de ne pas percevoir un lien clair entre la réponse qu'il recevait, émanant d'en haut, et celle qu'il attendait qui était censée lui faire face.
Mais son esprit fut tout de même suffisamment vif pour s'adapter, et il ne mit que quelque secondes avant de songer à regarder vers le haut.

La silhouette qu'il discerna en contre-jour acheva de lui passer du baume au cœur, et il la salua en levant les bras au ciel avant de répondre à l'invitation qui lui avait été transmise.

Il ouvrit donc la porte et pénétra dans le bâtiment, ordonnant sans détour à ses porteurs de l'attendre devant.
Ayant pénétré à l'intérieur, il se heurta à un obstacle impromptu et, pour la première fois depuis au moins trente secondes, son enthousiasme s'en trouva quelque peu douché.

Un escalier.
Et un raide, en plus.

Remarquez, il aurait pu s'y attendre, c'est le genre de chose que l'on trouve assez communément dans une tour.
Il toisa son adversaire un moment, et en jaugea la menace. L'aspect exigu des lieux lui fit bien vite quoiqu'à regrets abandonner la possibilité d'un recours à la chaise à porteurs. Finalement, après un certain temps consacrés aux atermoiements divers, le gros corinthien s'élança courageusement à l'assaut de la difficulté.

Au terme de cette fastidieuse ascension, ponctuée d'arrêts à chaque étage, Hannibal parvint enfin au sommet de la tour, où l'attendait Odoacre.
Apercevant l'autre grec, il retrouva son sourire et fut pris de l'envie d'ouvrir grand les bras pour aller l'embrasser, ce qui, hyperventilé comme il l'était depuis cinq bonnes minutes, manqua de le faire chavirer en arrière et lui imposa une posture plus prudente, quoique moins conforme aux formalités d'usages.
Ce fut donc les mains sur les cuisses et soufflant comme un bœuf qu'il essaya de saluer le primat de france, tentative frappée d'insuccès, incapable qu'il était d'articuler le moindre mot.

Finalement, sans même faire attention à la seconde personne qui se trouvait face à lui, Hannibal fit l'ultime effort d'avancer de quelques mètres afin de se répandre sur le premier fauteuil venu.
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Odoacre



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MessagePosté le: Lun Mar 21, 2011 11:17 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bigre, le neveu avait encore forci depuis le départ du vieux de Grèce !

Et le Primat, chose qu'il ne faisait jamais, de s'empresser de porter une coupe pleine de vin grec sous le nez d'Hannibal. Et de parler machinalement en français...


Tiens, pour te remettre de cette rude ascension !

Se tournant vers le jounaliste

Mon fils, je vous présente mon neveu qui arrive tout droit de Grèce, Hannibal de Corinthe.

A Hannibal

Ανιψιό μου, εγώ θα παρουσιάσει ένα φτωχό γραφέα ο οποίος είναι πάρα πολύ λάτρης των μοναχών, που κάλεσε Extinguo!

S'asseyant à son tour

Pour nous départager, cher journaliste, puisque nous ne parvenons pas à nous entendre et même si ce n'est pas votre rôle de débattre.... je vous propose de poser vos question à mon neveu Hannibal, qui ne connait pas les canons de Tours et encore moins ces foutus Cisterciens.... vous aurez l'avis vierge d'un grec savant de mon sang.

Et de sourire.
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Frère Franck



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MessagePosté le: Ven Avr 01, 2011 5:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il avait fallu un certain temps à la maigre silhouette pour trouver l'endroit. Non que cela fut difficile, tant le bâtiment était reconnaissable entre tous. Mais le vicaire sarladais avait toujours cette habitude de se pâmer devant chaque novelté, qu'elle fut humaine ou purement animale. Comme ce curieux volatile, qui passa au dessus des toits, en grinçant du bec. Bref...

Ayant attendu plus que son compte devant un pauvre boutique, en vain, il décida de presser sa sandale et de se diriger vers le cœur... "LA" place ! et ainsi retrouver celui qui fut, un temps son supérieur direct. Et il fallut, à ce moment, un autre moment pour que le blond reprenne pied, justement.

L'édifice était haut... et les créneaux étaient assez fidèles à son propriétaire. Mais le plus étonnant était cette porte plus massive que celle de Jéricho, et sans doute plus inviolable que la bourse d'un Comte... Il y chercha, pour se faire connaitre, un heurtoir, et l'actionna. Le son qui en découla le fit trembler et se reculer, d'un pas.

Le saint barbu allait-il l'accueillir, au débotté ?

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Extinguo



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MessagePosté le: Mar Avr 05, 2011 9:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Décidément, la communication ce n'était pas cela. Loin d'imaginer les plans du Primat à son égard, même si le journaliste était peu rassuré par la situation, celui-ci regardait Odoacre aller et venir, et se mettre à parler en grec.
Un regret soudain de ne pas avoir mieux suivi ses leçons avec son précepteur, Extinguo vit débouler un autre invité. Le Primat fit les présentations, et les lèvres du journaliste se pincèrent. Assurément, cela n'était pas vraiment ce qu'il souhaitait.

Il se tourna vers le Primat.


Merci pour votre offre de vin, mais hélas, je ne bois guère assez pour en savourer toute la subtilité.

Je m'en voudrais de plus de troubler vos retrouvailles avec votre famille quoi qu'il en soit, je me retirerai donc. J'ai eu votre avis concernant cette affaire, c'était tout ce que je souhaitais. Et il serait... impertinent de requérir l'avis d'une personne n'ayant aucun lien avec l'objet de notre rencontre. En tout cas je doute que messire Di Firenze l'apprécie.

Je vous proposerai incessamment sous peu un article relatant cette rencontre, bien qu'elle fut courte, mais intense.


De surcroit, le journaliste ne souhaitait guère se retrouver en infériorité numérique, surtout qu'il ne faisait guère le poids.

Monseigneur, Messire, la bonne journée.

Et sans demander son reste, un peu content tout de même d'avoir une bonne excuse pour filer, le journaliste quitta la compagnie du Primat et de son invité.
Et fit attention en descendant les escaliers.


[les plus plates excuses du joueur pour le délai]
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Frère Franck



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MessagePosté le: Mer Avr 20, 2011 12:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours à la porte de l'édifice fort curieux, le maigre blond était perplexe... Alors qu'une rumeur montait de la grand place, il vit sortir un homme, le pas pressé...
Ne sachant s'il devait rester là, comme le sortant l'avait proprement ignoré, le blond religieux passait d'une sandale à une autre, tout en hésitant sur la marche à suivre. Mais il était arrivé devant la tour, et décida finalement de persévérer.
Il demanderait enfin au sage Hélène ce que la vie, qui est devant les fervents, prépare !

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