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[FR] Petit traité de Théologie

 
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Bender.B.Rodriguez
Cardinal
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2012 5:19 pm    Sujet du message: [FR] Petit traité de Théologie Répondre en citant

Citation:


Petit traité de Théologie

=> Qu'est-ce que la théologie ?

Etymologiquement, la théologie est la science de Dieu. Dans les faits, elle est à la fois réflexion sur Dieu lui-même, ses rapports avec les Hommes et la meilleure façon de se rapprocher de Dieu afin d'assurer son Salut.

=> Quelles sont les bases de la théologie ?

La théologie est une réflexion qui s'établit à partir de plusieurs données:
- ce que Dieu nous dit à travers les Ecritures (Le Mythe aristotélicien, le Duo prophétique)
- les commentaires qui en ont pu être faits soit par les Saints et Bienheureux, soit par les théologiens antérieurs (Livre des Hagiographies et Textes de référence dogmatiques)
- la Tradition et l'enseignement, c'est-à-dire la connaissance de la doctrine officielle de l'Eglise.

Le théologien se trouve donc à la croisée de ces trois influences pour mener sa propre réflexion personnelle et ses propres études qui peuvent le conduire à conforter, préciser ou infirmer tel ou tel point de la doctrine et de la réflexion de l'Eglise afin de progresser vers la connaissance de Dieu et donc la connaissance des chemins qui mènent au Salut.


=> De quels problèmes la théologie traite-t-elle ?

La théologie cherche à résoudre des problèmes très divers mais qui tous ont un lien avec notre rapport au monde et donc à Dieu: quelle place pour la liberté humaine dans ses rapports avec Dieu ? Comment définir l'esclavagisme ? Peut-on faire la traite d'être humains ? Comment trouver le Juste Milieu ? Voici une liste non-exhaustive des problèmes soulevés par la théologie et auxquels elle tente d'apporter une réponse qui puisse être utile au Salut de tous.

=> Qui peut-être théologue ?

La théologie est accessible à toute personne qui, ayant étudié les bases de la religion dans un Séminaire primaire et obtenu un diplôme de théologie, souhaite oeuvrer à approfondir la connaissance des textes sacrés et de la parole de nos anciens. Elle s'approfondit avec le temps, l'expérience, l'étude et la méditation.

=> Quel est le rapport entre le Saint-Office et la théologie ?

Le Saint-Office est un organisme officiel qui rassemble des théologiens qui sont chargés d'étudier, traduire, commenter les textes dogmatiques.
C'est auprès du Saint-Office que sont déposées les hagiographies aux fins d'étude pour leur conformité avec le dogme et la doctrine de l'Eglise.
C'est aussi auprès du Saint-Office qu'un théologien qui souhaite faire valider ses travaux ou obtenir un avis officiel sur ses travaux, doit les déposer.
Le Saint-Office permet, en outre, à chaque théologue de ne pas rester isolé dans son coin et de mettre, au contraire, ses compétences et ses connaissances au service de l'Eglise et des progrès de la Foi. Dans ces conditions, n'importe quel théologien dont les connaissances sont jugées intéressantes par le Cénacle des théologues du Saint-Office, peut être appelé à en faire partie.


=> Quelles sont les lignes directrices de la pensée théologique de l'Eglise actuellement ?

. Dieu

Pour notre religion, Dieu a toujours existé de toute éternité, même avant que le monde devînt monde. Ceci explique qu'il soit le créateur de toute chose (mouvement, vie, hommes, bien, mal ...) et que son infini et son éternité en fassent l'Etre Parfait sur lequel rien n'a de prise. Son infinité lui permet en outre, d'être présent partout et d'avoir connaissance de tout et de tous. Ceci le rend, naturellement, tout puissant.

Citation:
Mais Dieu est supérieur à tout, y compris au Néant. Il n’a pas de commencement ni de fin. Il est donc l’Infini et l’Eternel. Il est l’Être Parfait, sur qui rien n’a de prise, rien ne peut agir, rien ne peut interférer. Il Lui suffit d’une simple pensée pour que quelque chose passe du Néant à l’Existence et d’une autre simple pensée pour que cela retourne de l’Existence au Néant. Tout Lui est donc possible et tout Lui doit donc son existence.
Dieu est la Matière Première à partir de laquelle tout est créé. La matière, l’énergie, le mouvement et le temps sont eux-mêmes composés de Lui. Ceci fait que tout ce qui existe, ainsi que le Néant lui-même, fait partie de Lui. Il est aussi le Créateur de toute chose. C’est Lui qui crée tout ce qui existe et lui donne sa forme et son contenu. Il est enfin le Très Haut, car Il est la cause même de l’existence de toute chose, y compris du Néant.
De ce fait, Dieu sait tout, car le savoir même fait partie de Lui, est créé par Lui et trouve sa cause en Lui. On dit ainsi qu’Il est omniscient. De plus, Il est partout car, aussi loin que l’on aille, on se trouve toujours en Lui. On le qualifie donc d’omniprésent. Enfin, Il peut agir partout car, étant partout et sachant tout, rien ne peut entraver Son action. (La Création, chapitre 1: L'Univers)


. Les mystères de la Grâce

Notre Eglise nous enseigne que Dieu étant tout-puissant n'est lié à aucune règle commune, aucune loi terrestre. Sa toute-puissance lui permet de modifier le cours des choses à sa guise, c'est pourquoi nous devons toujours avoir foi en Lui et en l'immensité de ses pouvoirs qui se manifestent sous le forme de la Grâce. Accepter cette Grâce, c'est reconnaître pleinement les mystères de la Foi et l'immensité divine.
Citation:

« grands sont les mystères de la foi, et notre capacité à raisonner n’est rien en comparaison des desseins de Dieu qui seront toujours inconnus aux pauvres mortels que nous sommes ». Il poursuivit en affirmant que « la nature peut toujours être infléchie par la Grâce, qui n’est que son œuvre, et lorsque la seconde agit sur la première par la force du miracle, elle nous laisse, comme des insectes, dans l’incompréhension » (Hagiographie de St-Thomas, chapitre 2)


. Foi et raison

L'Eglise a toujours considéré que la raison et la foi constituent une harmonie céleste propre à parler aux intelligences comme aux coeurs. C'est pourquoi elle recommande, autant que possible, de s'appuyer sur ces deux facettes pour toucher les fidèles dans leurs âmes.

Citation:
Foi et Raison sont comme les deux facettes d'une même réalité. Cette vérité constitue donc un seul ensemble harmonieux d'une grande beauté, ensemble qui est comme le reflet de la beauté sublime de l'union harmonieuse deux révélateurs de la parole Divine. Par Aristote, emblème de la Raison, les pauvres d'esprits apprendront la science, et par Christos, porteur de la Foi, les savants progresseront dans la sagesse et dans la piété.
Car la pureté de la Foi dépend de la pureté des idées. Et sans la Foi les idées sont vaines. L'équilibre divin trouve là son fondement. (Les deux sources de la foi)


. L'Eglise

L'Eglise fut instituée par Christos, même si elle est le fruit d'une longue maturation comme l'Histoire de l'Eglise peut le montrer. Elle a été voulue par Dieu pour donner des lois et des guides aux Hommes afin de préserver leur moralité et partant pour les garder dans le chemin de la Vertu.
Cependant, l'Eglise ne peut être vertueuse que si elle conserve son indépendance vis-à-vis des pouvoirs temporels et si jamais un clerc participe à la vie politique de son pays afin que les lois civiles intègrent les lois morales aristotéliciennes parce qu'il en va du Salut des âmes, il se doit d'agir toujours en clerc, soucieux du bien-être de tous et ne pas favoriser des intérêts particuliers.


Citation:
« Christos, me dit-il, était très conscient de la supériorité de Dieu sur les Hommes et il voulait absolument empêcher que la pureté de la loi divine soit souillée par le péché ; c’est sans doute la raison pour laquelle il institua l’Eglise.
Dieu est souverain en toutes choses.
De cette souveraineté dérive la Loi et pour la plupart des Hommes de tous les pays la morale.
L’Eglise a été voulue par Christos pour représenter cette souveraineté divine.
C'est pourquoi l'Eglise agit et légifère en son nom.
C’est l’Eglise que Dieu a délégué aux hommes pour fixer la Loi et la morale en suivant ses paroles contenues dans le Livre des Vertus.
D’où la nécessité de la liberté absolue de l’Eglise et des hommes qui la composent.
Comment veux-tu qu’un homme d’Eglise, s’il devient l’homme d’un autre homme, puisse préserver cette liberté ? Et comment ne pas voir que les intérêts privés de l’homme auquel il a prêté serment pourraient polluer la pureté divine ?
- Mais, Frère Nikolos, je ne comprends pas pourquoi Christos interdit aux hommes d’Eglise de faire de la politique alors qu’Aristote pense l’inverse.
- Sénèque, à l’époque où Aristote vivait, l’Eglise n’existait pas ; les choses sont donc différentes entre l’époque d’Aristote et l’époque de Christos. Mais ce que Christos voulait dire, c’est qu’un homme d’Eglise, même s’il exerce une fonction publique, doit se comporter en homme d’Eglise et faire prévaloir la morale divine sur les intérêts particuliers afin de préserver la pureté divine et ne pas souiller le nom de Dieu » (Hagiographie de l'apôtre Nikolos).


. Origine du pouvoir temporel

Pour l'Eglise, la volonté du peuple exprime la volonté de Dieu. Le pouvoir vient donc de Dieu via le peuple. Seul le non-respect des valeurs et des serviteurs de l'Eglise par le pouvoir temporel peut légitimer une révolte.

Citation:
"Dans nos cités, chaque gouvernement est institué selon la volonté du peuple, laquelle ne peut être que la volonté de Dieu, car, en vérité, il ne saurait y avoir de pouvoirs sans que Dieu n’y ait consenti, sinon, cela signifierait que Dieu n’est pas une être parfait. Ainsi, il n’appartient pas à un Aristotélicien de se rebeller contre un gouvernement légitimement établi et qui respecte les serviteurs d’Aristote et de Christos, car il se rebellerait contre Dieu lui-même ».
C’est à cette occasion qu’il affirma une phrase qui devait par la suite devenir célèbre : « Dieu s’exprime par le suffrage ; qui conteste les résultats du suffrage librement exprimé, conteste Dieu »" (Hagiographie de l'apôtre Nikolos)


. Rapport entre pouvoirs temporels et pouvoirs spirituels

Pour l'Eglise, s'il y a un bien un pouvoir temporel et un pouvoir spirituel distincts, il n'en reste pas moins que le pouvoir temporel n'est pas autonome et doit se conformer aux principes et préceptes dictés par l'Eglise. Le pouvoir temporel est donc naturellement soumis au pouvoir spirituel.

Citation:
" Tout pouvoir vient de Dieu par le peuple. L’autorité temporelle n’est autonome qu’autant qu’elle conserve ce principe en mémoire. Elle ne peut donc gouverner que dans le respect de la norme qui la fonde, par là même avec l’assentiment de l’Eglise. Elle doit conformer ses actions aux opinions du clergé, et en particulier à celle de sa Sainteté le Pape, souverain de tous les souverains" (Hagiographie de St-Thomas, chapitre IV)


. Le roi et l'Eglise

Les pouvoirs du roi sont de nature divine. L'autorité politique a été donnée aux rois par Dieu et se marque par la cérémonie du sacre. Les rois sont donc les vassaux de l'Eglise qui représente Dieu sur terre. Cela implique que le roi doive gouverner dans l'intérêt commun et se conformer aux principes de la Vertu en suivant les prescriptions de l'Eglise.


Citation:
Les rois sont les vassaux de l’Eglise. Rien n’est plus vrai que cet enseignement de Saint Thomas, ce superbe véhicule du message divin.
A l’origine, le Tout-Puissant, dans son infinie mansuétude, et laissant aux hommes leur libre arbitre, a conféré à iceux la possibilité de gouverner à leurs propres destinées terrestres, en formant ce que l’on a l’habitude d’appeler la société politique, c'est-à-dire la cité. Cette communauté d’intérêts, dépositaire d’un pouvoir sur elle-même que lui a conféré le Très-Haut, devait alors faire un choix, celui du souverain à qui elle déléguerait, à son tour, l’autorité politique, l’imperium séculaire.
Comme toute convention, icelle impliquait une réciprocité, à savoir l’obligation pour le souverain, d’une part de gouverner selon l’intérêt commun et non selon l’intérêt des factions, et d’autre part de respecter un ordre juridique tiré de la nature des choses, qui lui impose le respect des lois fondamentales organisant son règne et sa succession comme autant de clauses au contrat de société, mais aussi de conformer son principat aux enseignements de la religion et aux impératifs de la vertu, le pouvoir dont il bénéficiait lui venant de Dieu par le truchement de son peuple.
Tout pouvoir est de nature divine, aussi est-il naturel que les clercs, qui sont ceux des hommes qui ont la connaissance la plus étendue des principes de la foy, sont ceux qui peuvent le mieux régner dans le respect de l’essence même de l’autorité politique. Toutesfois, il est vrai que les laïcs, qui n’ont point encore été illuminés par la révélation aristotélicienne, le prophète ayant vu en rêve ce qu’était la cité idéale, et son gouvernement par la caste des philosophes-roys, ne sont pas prêts à recevoir cette vérité intangible. Au clergé d’être patient et consensuel.
Ceci étant, nonobstant ce qui s’oppose au règne immédiat du Très Saint Père, roy des roys, sur la totalité du monde connu, ainsi que l’exige la raison, il reste que les souverains de l’ordre temporel n’ont d’autre choix de se soumettre aux justes prescriptions de l’Eglise, dépositaire des principes de la vraye foy qui est au fondement de leur pouvoir, ainsi que nous venons de l’affirmer (De la nature divine du pouvoir)


. L'Eglise, les hérétiques, les croisades

Pour l'Eglise, les hérétiques sont des Hommes et/ou fidèles qui se sont égarés ou qui n'ont encore jamais reçu le message divin et qu'il convient d'abord de ramener dans le droit chemin par le dialogue, l'écoute et l'attention à leurs problèmes. Seuls les plus endurcis qui refusent de reconnaître la vérité de la Vraie Foi font l'objet d'une procédure visant à les déclarer hérétiques et à transmettre au bras séculier qui peut les brûler s'il considère que ces hérétiques sont un trouble à l'ordre public.
Les croisades, par contre, sont des guerres saintes menées non contre des Hommes mais contre des territoires non-aristotéliciens sur ordre de l'Eglise. Seuls ceux des hérétiques qui s'opposent par les armes aux Saintes Armées parties à la conquête de ces territoires sont tués, mais il faut tenter de ramener par la raison les autres dans la Vraie Foi autant que possible.


Citation:
« Maître, cette terre est peuplée d’hérétiques. C’est désespérant. J’ai une brillante idée : pourquoi ne dresserions nous pas un immense bûcher où nous placerions tous ces égarés ? De la sorte, nous en serions débarrassés, et nous gagnerions du temps ».
Thomas entendit cette proposition, et fit cette réponse : « Ton idée est tout sauf brillante, mon fils. D’abord, ces hétérodoxes sont des hommes avant d’être des égarés, et en tant que créatures de Dieu nous ne pouvons les détruire nous mêmes. Ensuite, ce serait gâcher de grandes quantités de bois, pour un bien piètre usage ». Le disciple ne fut pas satisfait de la leçon de Thomas, et crut pouvoir le prendre en défaut : « Mais, maître, s’il advenait que des hérétiques n’abjurent point, il est bien permis d’en brûler quelques uns. Et puis, lorsque l’Eglise lance des croisades, n’est-ce pas la mort qu’elle apporte parmi les égarés ? ».
Thomas reprit ainsi : « Ca n’est jamais l’Eglise elle même qui dresse les bûchers, mais le bras séculier auquel sont livrés les hérétiques. Ainsi, elle garde toujours les mains propres. Et puis les croisades, c’est tout à fait différent. Elles sont lancées contre les terres tenues par les égarés, et ne sont tués que ceux qui se placent en travers du chemin des armées de Dieu. La croisade est une guerre juste, ad majorem dei gloriam. Et puis maintenant, va voir là haut si j’y suis ». Et le disciple se ravisa, avant de demander pardon. (Vie de St-Thomas, Le prêche miraculeux)


. La confession et la pénitence

La confession est l'acte par lequel le fidèle reconnait sa faute parce qu'il en a pris conscience et demande le Pardon de Dieu. C'est ainsi qu'il se rapproche du Très-Haut après s'en être éloigné. Cependant, si la faute commise a entraîné du tort envers autrui, une pénitence s'avère nécessaire pour réparer pleinement cette faute et recouvrer la santé spirituelle.

Citation:
La confession même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, le pécheur regarde en face les fautes dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau aux autres.
S’il est croyant, il s’ouvre à son Créateur par l’intermédiaire du confesseur. Il retrouve la communion avec les Saints et la communauté des fidèles.
Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela. Mais en plus, le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec la Création et l’éloigne du Très Haut.. L’absolution enlève le péché, mais elle ne remédie pas à tous les désordres que le péché a causés.
Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit " satisfaire " de manière appropriée ou " expier " ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi " pénitence ". (La confession des péchés)


. Le culte des saints

Le culte des saints a été voulu par l'Eglise afin de donner aux fidèles des modèles de vie vertueuse à imiter afin de se rapprocher de la Vertu et du Paradis solaire. Les prières aux saints sont parfaitement autorisées mais ses excès doivent être contrôlés.

Citation:
"Prenez garde que, priant les saints, vous ne vous fabriquiez de nouvelles idoles païennes, et qu'oubliant Dieu, vous ne vivassiez de pratiques supersticieuses destinées à s'attirer leurs bonnes grâces et à vivre non dans l'amour divin, mais dans la crainte de ces derniers, comme s'ils étaient de nouvelles idoles.
Songez toujours que les saints doivent être imités en leur vie vertueuse et non priés en quémandeurs craintifs par peur de quelque calamité s'il devait en être autrement, car assurément, vous auriez vite fait d'oublier le nom de Dieu pour laisser la crainte pénétrer dans vos coeurs et y remplacer l'amour". (Epître de Nikolos sur le culte des saints)


. L'esclavagisme

L'Eglise, depuis Christos condamne tout recours à l'esclavagisme. Elle a fixé une règle à la fois souple et ferme qui permet de savoir ce qui est esclavagisme de ce qui ne l'est pas: seuls les salaires égaux ou légèrement inférieurs à celui des mineurs peuvent être considérés comme normaux, ceux qui s'en éloignent trop vers le bas sont des salaires esclavagistes.


Citation:
Dieu définit l'esclavagisme comme toute pratique qui consiste à payer d'honnêtes travailleurs des champs et de l'artisanat à un salaire minimum dégradant. Non qu'il faille que tous reçoivent un salaire minimum de mineur car Dieu comprend le souci que nous avons tous de remplir nos mines! mais il faut que ce salaire soit honnête et ne soit pas trop en-dessous de celui-ci pour que le fort n'écrase pas le faible sinon nous ne serions pas meilleurs que les Humains qui obéirent à la Créature Sans Nom (De l'esclavagisme, par St-Possidonio)


. la traite humaine et la réduction en servitude

La doctrine de l'Eglise est claire à ce sujet: le commerce d'humains par d'autres humains est interdit et utiliser de la main-d'oeuvre issue de cet honteux commerce est aussi interdit. De tels esclaves doivent être affranchis sur le champ. Ce sujet a fait un rappel récent dans De la soumission et du commerce de l'Homme par l'Homme qui se fonde sur la vie du Bienheureux Théodore


Citation:
"Il enseigna alors dans cette maison les principes de l'Aristotélisme : l'unicité et l'amour de Dieu pour les créatures et pour l'homme, l'égalité de tous les hommes en face du Créateur et l'importance de la collaboration dans le travail et dans la vie sociale. Il parla tant et bien qu'à la fin la famille se convertit à cette nouvelle religion. Venantios affranchit donc ses propres esclaves et commença à discuter de sa nouvelle foi avec ses concitoyens" (Hagiographie du Bienheureux Théodore)


Rédigé par Monseigneur Jerem.

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