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Vita de Sainte Ménehould - Sainte locale

 
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hull
Cardinal
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MessagePosté le: Ven Juin 30, 2017 5:15 am    Sujet du message: Vita de Sainte Ménehould - Sainte locale Répondre en citant

Citation:






    Vita de Sainte Ménehould - Sainte locale
    Sainte patronne des veuves et des orphelins, sainte patronne de la ville de Sainte-Ménehould (Duché de Champagne)



    I - Jeunesse et mariage



    La guerre, ainsi que la misère et l’incertitude qui en découlait régnaient alors en maîtres. Sombre était cette époque où les petits-fils de Charlemagne se disputaient le trône de leur aïeul sans qu’ils ne décidassent de s’épargner les uns les autres, pas plus qu’à leurs peuples, aucune bassesse ni aucune vilénie. Au milieu de ce jeu de quilles : la comté de Champagne, jusqu’alors paisible, prospère et riante contrée, que le Très-Haut avait bénie sous les heureux auspices de Saint Rémi, mais qui subissait désormais les affres de la lutte sanglante qui déchirait les héritiers de l’Empire carolingiens. Et comme si cela ne suffisait pas, ces rois, contraints de céder du pouvoir à leurs vassaux pour pouvoir mener leur guerre fratricide ne les contrôlaient plus… la loi n’était plus celle que du plus fort.

    C’est dans ce climat de grande instabilité que grandit la fille unique du seigneur Roland de Perthois et de Bathilde de Conflans, la jeune Ménehould, enfant née alors que la paix et Louis le Pieux vivaient encore, aux environs de l’An 830 à Perthes, une forte seigneurie proche de Saint-Dizier. Ménehould reçut une saine et pieuse éducation et fut tentée de prendre le voile. Cependant, les rigueurs du temps forçaient son père à trouver de puissantes alliances pour protéger les siens. Il lui fallait marier Ménehould, ce à quoi la jeune fille se résolut à contrecœur.

    Néanmoins, la tâche ne serait guère aisée, puisque la jeune fille était réputée ne point être jolie. Frêle et peu amène, la revêche Ménehould n’avait pour seuls arguments que sa piété et son héritage. Ce qui n’était pas si mal… ou du moins suffisant pour que certains rejetons de noble naissance des environs s’y aventurent… sans qu’aucun ne pousse l’audace à poursuivre.

    Néanmoins, le hasard fit bien les choses pour Roland. Jean, Vicomte d’Épernay, alors qu’il n’était que de passage par Perthes, s'entendit à merveille avec Ménehould, à tel point que la curieuse alchimie de l’amour fit son œuvre. Extérieurement, aucun couple n’eut pu être si peu assorti : Jean était aussi beau et grand que Ménehould était laide et fluette. Cependant, leurs cœurs se trouvèrent, à la plus grande surprise de tous, surtout, dit-on, parce qu’ils partageaient l’un et l’autre de fort hautes valeurs morales que Jean n’avait retrouvé en aucune femme sinon celle qui deviendrait son épouse.

    Le mariage fut célébré trois mois plus tard à Epernay.


    II - Du temps du bonheur à celui des pleurs


    L’union était heureuse et les deux époux semblaient épanouis ensemble. De son côté, le peuple profitait des bontés de la nouvelle vicomtesse qui ne manquait jamais une occasion de pourvoir aux besoins spirituels et matériels des gens d’Epernay. Elle y gagna le respect et l’admiration de ceux qui la rencontraient. Cependant, si les mois passaient, le couple n’attendait toujours guère d’enfant, suscitant l’inquiétude des deux familles.

    Malheureusement, les mois n’eurent guère l’occasion de beaucoup passer. Bientôt, un énième conflit éclata entre Germaniques, Lotharingiens et Français : Jean partit à la guerre et n’en revint pas.

    La nouvelle atteignit Ménehould de plein fouet et la laissa profondément prostrée. Longtemps, elle demanda à Dieu de l’aider à surmonter sa peine, mais celle-ci ne s’estompait guère. Cependant, elle ne perdit pas foi et attendit encore et encore le message divin. Celui-ci lui fut délivré en rêve par l’archange Georges. En songe, il murmura à la jeune veuve : « Les enfants, Ménehould, les enfants ! »

    La guerre avait jeté sur les routes de nombreux enfants qui fuyaient l’avancée de la soldatesque de tous les camps. Nombre d’entre eux étaient orphelins ou ignoraient ce qu’étaient devenus leurs parents. Ayant entendu le message de l’archange, Ménehould sortit enfin de sa prostration et releva ses manches.


    III - Premier miracle : la multiplication des grains de maïs


    Ne ménageant pas sa peine, elle et nombre de ses gens partirent sur les routes avec, pour sainte mission, de trouver et ramener à Epernay tous ces enfants errants. Bientôt, ceux-ci furent si nombreux que la population dut se priver pour les accueillir. « Pourquoi devrions-nous nous charger de ces bouches qui ne produisent rien alors que nous n’avons même pas assez pour nous-mêmes ? » disaient-ils. Invariablement, Ménehould répondait : « Parce que ce que nous donnons ici-bas, le Très-Haut nous le rendra en mille le jour du Jugement. » Mais cela ne suffirait bientôt plus. Epernay ne pouvait recueillir toute cette misère sans prendre le risque de périr elle-même.

    Alors que la contestation grondait, l’hiver arrivait et les greniers se vidaient à vue d’œil. De toute part, Ménehould demanda de l’aide : au Comte, à l’archevêque, au Roy… tous se disaient sensibles et désireux d’aider, mais aucun ne pouvait se priver de ses propres réserves en cette époque de grande pénurie. La prière fut donc son dernier recours. Elle pria et pria encore, et Georges lui parla à nouveau en songe : « Ce que tu donnes ici-bas, le Seigneur a décidé de te le rendre au centuple tout de suite. Vas demain dans les greniers à maïs et ordonne que l’on mette leur contenu dans des sacs. »

    Le lendemain, la sainte femme, pleine de foi dans le dessein divin, fit comme on le lui avait ordonné… les préposés étaient sceptiques et se demandaient quel plan se cachait derrière les ordres de Ménehould, cependant, ils commencèrent à s’exécuter. La rumeur gagna, elle, très vite tous les quartiers de la petite ville. Bientôt, une foule en colère se rassemblait près des silos, craignant qu’on la prive de ses moyens de subsistance, que leur maîtresse cache la nourriture et les en prive au profit exclusif de son cher projet… La tension était à son comble alors que les sacs s’empilaient sur les charrettes… vingt sacs, trente sacs, cinquante, quatre-vingts sacs… les habitants regardaient leurs réserves se vider devant leurs yeux furieux… Quant à Ménehould, elle ne savait à quoi s’attendre tout en gardant foi au message de son Créateur qu’il arriverait quelque chose. Et c’est là que le miracle se produisit. L’intendant, curieux de savoir ce qu’il restait dans le grenier alors que déjà cent sacs avaient été prélevés, alla vérifier les niveaux de grains restant… et quelle ne fut pas sa surprise de constater que le grenier était toujours aussi rempli que quand ils avaient commencé à remplir les sacs.

    « Les greniers sont toujours pleins ! » Cria-t-il ! « Nous sommes sauvés ! »
    La foule sembla ne pas tout de suite comprendre ce qui était en train de se produire, mais Ménehould, elle, le sut instantanément et tomba à genoux et pria. Venant s’agenouiller devant elle, l’intendant, les larmes aux yeux lui dit : « Ma dame-lige, pardonnez-moi, car j’ai douté de vous… vous êtes bénie de Dieu. » La sainte femme le prit dans ses bras et le pardonna en lui disant qu’il devait réserver ses louanges au Très-Haut seul.

    Les habitants d’Epernay, eux, ayant saisi que chaque sac de maïs rempli était un sac offert par la providence étaient en liesse ou en prière, ou les deux à la fois. La ville allait pouvoir accueillir encore bien du monde et prévoir pour les années à venir.


    IV - Deuxième miracle : la cavalcade interrompue


    Après cet épisode inouï, la réputation de Ménehould se répandit rapidement dans toute la Champagne. Spontanément, des groupes d’enfants orphelins ou abandonnés se rassemblaient pour aller vers Epernay, tandis que Ménehould continuait à arpenter les routes pour les guider. Ces groupes, parfois fort larges, inquiétaient de plus en plus les troupes de Louis-le-Germanique qui était reparti en guerre contre son frère Charles-le-Chauve. Ils craignaient que cette jeunesse en mouvement serve en fait d’espions aux Français et révèle leurs positions. Aussi, ordre avait-il été donné de ne faire aucun quartier et de massacrer ces innocents qui arpentaient les routes.

    Ménehould, ayant eu vent de cette instruction cruelle, en fut absolument révoltée, et redoubla d’efforts pour essayer de ramener les enfants saints et sauf vers l’abri qu’elle leur avait construit à Epernay.
    Un jour, alors qu’elle cheminait, elle trouva un groupe de près de cent gamins qui marchaient le long d’un chemin, observé par un groupe d’une cinquantaine de cavaliers germains. Ceux-ci, manifestement, se préparaient à charger. N’écoutant que son cœur, la sainte femme se porta au-devant des soldats avec un drapeau blanc pour négocier et assurer qu’il ne s’agissait que d’innocents enfants. Les hommes de Louis n’en avaient cure, et n’attendirent même pas qu’elle soit à portée de voix pour déferler sur le juvénile attroupement.

    Ménehould sentait le sol trembler et voyait déjà sa dernière heure arriver alors que les lances des cavaliers lancés au galop s’abaissaient. Elle en ferma les yeux, mais le silence se fit et le sol cessa de trembler. Quand elle rouvrit les yeux, elle constata que les chevaux étaient arrêtés à cinq mètres d’elles. Leurs cavaliers avaient beau leur frapper les flancs de leurs talons et de leur ordonner de reprendre leur route, les destriers refusaient d’obéir, et au lieu de cela, les canassons allèrent vers Ménehould et posèrent un genou à terre, s’inclinant devant elle, tandis qu’un rayon de lumière, perçant les nuages, l’illuminait.

    Le chef des cavaliers, un rugueux Saxon qui vilipendait quelques secondes plus tôt sa monture, en descendit, vint à la rencontre de la sainte et s’agenouilla à son tour devant elle.

    « Partonne-moi, parce que ch’ai pêché ! »

    « J’entends ton repentir, mais c’est Dieu qui seul peut t’accorder Son pardon. Vis dans l’enseignement de la Vertu qu’Il nous a enseignée et tu seras pardonné et aimé... »

    Conscient que Dieu accompagnait Ménehould, le Saxon escorta la sainte et les enfants jusqu’Epernay et promis de faire de même chaque fois qu’il croiserait des enfants. Ainsi cessèrent les massacres d'enfants.


    V - L’œuvre de Ménehould


    Ménehould poursuivit son œuvre durant de longues années encore. Après ces événements, sa renommée fut immense, et nombre de Champenois voulurent suivre son miséricordieux et généreux exemple. De nombreuses femmes ouvrirent des maisons où principalement des veuves s’occupaient des orphelins, et leur donnaient une éducation. Ménehould ne manquait jamais d’offrir son aide et son patronage à ceux et celles qui entendaient créer des institutions de ce type.

    Modèle de vertu et de piété, Ménehould ne se remaria jamais par fidélité à son époux et continua à servir la communauté comme elle le pouvait, tout en gérant en bonne mère de famille la vicomté d’Epernay ainsi que la seigneurie du Perthois.

    Tombant malade, au crépuscule d’une longue vie vertueuse passée à aider les autres et surtout les plus fragiles, elle s’inquiéta encore des autres, et c’est elle qui recommanda l’âme du curé qui vint la réconforter à Dieu… Ainsi mourut Ménehould, demandant encore à Dieu de venir au secours de son prochain.

    Son décès plongea la Champagne dans la désolation et de nombreuses prières s’envolèrent au ciel pour elle. L’archevêque de Reims et l’Eglise, conscients de l’exemple édifiant qui était le sien ne tardèrent guère à instruire son dossier en béatification qui fut officialisée dès le 21 août de l’An 965. Fort attachées à la Sainte Vicomtesse Ménehould d’Epernay, Dame du Perthois, afin que son souvenir subsiste, la ville d’Epernay prit le nom de Sainte-Ménehould, ainsi qu’une bourgade du Perthois où elle aimait à se ressourcer et où elle avait bâti l’un de ses nombreux orphelinats. Son cœur repose dans la première ville, auprès de son tendre et doux époux, tandis que le reste de son corps a été inhumé en l’église de la seconde localité, en Perthois.


    VI - Reliques connues :

    - Couronne de Sainte-Ménehould conservée à Reims dans le trésor de la cathédrale.
    - Châsse de Sainte-Ménehould dans laquelle repose son cœur : église de Sainte-Ménehould
    - Gisant de Sainte-Ménehould : Chapelle (inactive) Sainte-Ménehould en Perthois.
    - Os de la jambe d’un des chevaux de la cavalcade interrompue : Rome, Salle Trufaldinienne
    - Sac de jute ayant servi à remplir les grains de maïs multipliés : Chapelle royale du Louvre

    Sainte fêtée le 21 août


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