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L'Eglise Aristotelicienne Romaine The Roman and Aristotelic Church Forum RP de l'Eglise Aristotelicienne du jeu en ligne RR Forum RP for the Aristotelic Church of the RK online game 
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Message |
Don.Camillo

Inscrit le: 23 Juil 2019 Messages: 92
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Posté le: Lun Déc 29, 2025 5:26 pm Sujet du message: |
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Ce que Don Camillo détestait encore plus que Peponne, c'était les courbettes des curetons...
Cardi...quoi?! Qu'est-ce qu'ils nous ont encore inventé comme charge pour satisfaire à l'égo d'un prêtre? Et ça consiste en quoi un cardimachin ?! Faut vous faire la courbette?
Et comment qu'on dit? Éminence ? Monseigneur ? Excellence?
Non mais à un moment le fondamental c'est les prêtres et les curés ! Les messes et les fidèles ! Faut pas nous bassiner avec vos titres, vos charges et vos fonctions de perlimpinpin et à rallonge... ça met des paillettes dans vos cheveux, c'est de l'artifice tout ça!
Enfin moi j'dis ça... J'suis qu'un curé de campagne et ça me suffit parfaitement!
Don Camillo s'était confesse directement au Très-Haut. Mais... Il s'avança quand même histoire de faire mieux...il s'approcha du confessionnal. Puis regarda la cardinarche vous étiez avant moi... Vous voulez toujours y aller? Ou vous avez la pétoche de vous chopper la foudre? _________________
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Blanche...

Inscrit le: 28 Aoû 2023 Messages: 23
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Posté le: Dim Sep 27, 2026 10:08 am Sujet du message: |
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Les changements de saison amènent toujours leur petit lot de difficultés aux âmes plus fragiles.
C’est pourquoi une demande simple glissa par la fente, sur le côté de la porte.
| Citation: | Un panier de pommes vous attend sur le banc devant le confessionnal. Je n’ai commis aucune bêtise. Ne vous inquiétez pas.
J’ai seulement besoin de partager ce silence que nous connaissons tous les deux.
Celui qui parle sans mots, celui qui apaise quand l’inconnu fait peur.
J’ai besoin de cette petite boîte sombre qui referme le vaste monde,
qui le réduit à un compartiment paisible, délimité, respirable.
Rester dans le silence, avec un pilier à mes côtés.
Flotter un instant dans un moment vide, avant de redevenir forte
et de monter dans ce qui me semble être la chose la plus effrayante du monde…
Un bateau pour aller combattre des hérétiques. |
Il y avait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlé, allait-il se souvenir d'elle par un simple écrit? _________________
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Laodin Cardinal


Inscrit le: 26 Mai 2017 Messages: 1748 Localisation: Entre fantaisie et rigueur
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Posté le: Mer Sep 30, 2026 10:37 pm Sujet du message: |
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-----Le message avait été reçu, quoiqu'avec une once d'interrogation. Sans nom pour le guider, Laodin avait relu à de multiples reprises ces mots cryptiques, qui lui rappelaient une certaine personne de sa connaissance. Il se souvenait de Blanche, bien sûr, de ses errements, de son calvaire, de son comportement qui pouvait parfois être qualifié d'étrange, mais dégageait une telle franchise d'âme. Il se souvenait d'elle, si unique, malgré le fait qu'elle appartenait à une grande famille et que des consœurs aux profils si différents se croisaient dans son quotidien.
-----Il n'avait besoin de rien dire, de rien faire, tant qu'une présence familière n'apparaissait pas dans la loge opposée. Mais y aurait-il besoin de dire et de faire quelque chose, une fois qu'elle y serait ? Ce silence qui lui était demandé risquait d'être difficile à assumer, à l'intérieur d'un confessionnal normalement fait pour les longs échanges. Il ignorait comment une telle chose allait être rendue possible. Hormis par les yeux, ils seraient muets et sourds, séparés par le bois et le silence... Laodin n'aurait pas d'autre choix que d'entamer la conversation, d'une manière ou d'une autre.
-----Il était dans le flou. Cette personne ne pouvait être que Blanche, du moins parmi celles qu'il connaissait. Selon elle, elle n'avait commis aucune bêtise... Cela trahissait un peu le sens même du confessionnal, et il n'était pas certain de répondre favorablement à une telle demande. Une rencontre dans une salle privée aurait tout aussi bien fait l'affaire. Cependant, elle devait probablement chercher la pénombre, cet espace restreint qui inspirait à la fois le calme et se trouvait sous le toit de Dieu. « Un bateau pour aller combattre des hérétiques », écrivait-elle. Cela correspondait étonnamment bien à un confessionnal, qui, immobile, donnait malgré tout l'impression de voguer sur les flots. Ainsi, même si elle n'avait rien à se reprocher, elle avait besoin de se ressourcer en volonté face aux obstacles de sa vie tumultueuse. C'était quelque chose qu'il pouvait lui donner, et si cela se traduisait par ne rien dire, il ne lui en coûterait que peu d'essayer.
-----Comme promis dans le message, un panier de pommes l'attendait devant l'habitacle sans voile et sans roues. Déposé par une autre personne, la tentative de corruption aurait été une possibilité ; néanmoins, avec Blanche, il savait qu'il n'en était absolument rien. Il croyait profondément en son honnêteté, et une exécution maladroite n'était pas incompatible avec les meilleures intentions. Elle avait voulu lui faire plaisir, tout simplement, malgré l'aspect insolite du lieu et du contexte. Alors, il se pencha vers le panier, y glissa le message qu'il avait lui-même rédigé, et ouvrit la porte qui gardait la loge centrale. Il goûterait aux pommes une fois sorti de la Sainte-Chapelle, quand le moment serait plus approprié. Et en faire une tarte, ou de la compote ? Il pourrait aussi donner celles restantes aux plus démunis, s'il trouvait en même temps des miches pour leur faire un repas complet.
-----Il pivota le battant encadré de deux anges, et étendit délicatement ses pieds après s'être assis sur l'unique siège. De l'extérieur, on pouvait voir que quelqu'un, forcément un clerc attendait un autre clerc, et l'on devinait son identité à son allure longiligne. Dans cette position et en marge des ornements dantesques de la Sainte-Chapelle, il lui devint facile, voire instinctif de se plonger dans ses pensées. Cet état, entre transe et parfaite quiétude, le préparerait doucement au rôle qu'il s'apprêtait à jouer, lorsque Blanche prendrait la place opposée et que tous deux parleraient en silence.
| Citation: | Je suis disponible et à l'écoute. Merci pour les pommes.
Laodin |
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Blanche...

Inscrit le: 28 Aoû 2023 Messages: 23
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Posté le: Dim Oct 04, 2026 5:47 pm Sujet du message: |
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Blanche n’entra jamais dans un lieu sacré comme les autres. Elle ne poussait pas une porte : elle glissait dans un monde parallèle, quittant un monde un peu trop vaste pour elle, un peu trop lumineux, un peu trop chargé.
La Sainte-Chapelle respirait comme un animal endormi. Les vitraux retenaient leur éclat, la nef murmurait à peine, et le confessionnal, cette petite barque de bois, semblait attendre quelqu’un longtemps.
Elle s’arrêta devant le panier de pommes. Un sourire lui échappa, discret, presque timide.
Il avait compris.
Il avait répondu.
Il était là.
Elle inspira profondément, comme si l’air lui brûlait un peu la poitrine. Les saisons changeaient, oui. Et elle avec elles.
Ses doigts effleurèrent le bois sculpté du battant, comme lorsqu'elle frôlait ceux des murs.
Elle ne voulait pas faire de bruit.
Elle ne voulait pas troubler quoi que ce soit.
Elle voulait juste… entrer.
Entrer dans ce silence qui ne juge pas, qui ne demande rien, qui ne pèse pas.
Elle poussa la porte de son habrit, avec une lenteur presque cérémonielle. La pénombre l’accueillit immédiatement, refermant derrière elle le vaste monde comme on referme un manteau trop lourd. Elle s’assit, sans un mot, ses mains jointes sur ses genoux, son souffle un peu court qui prenait le temps de ce calmer.
Elle ne voyait de Laodin qu’une silhouette, un contour, une présence. Mais c’était suffisant. El voir plus l'emporterait autre part dans son esprit.
Il était son pilier de marbre, son réconfort.C’était exactement ce qu’elle était venue chercher.
Elle resta immobile un long moment, laissant le silence se déposer entre eux comme une couverture chaude calmant son tourbillon interne.
Puis, très doucement, sans lever les yeux :
« Je suis là. »
Ce n’était pas une confession.Ce n’était pas une demande.
C’était une vérité simple, offerte comme une pomme dans un panier.
Elle ajouta, presque en chuchotant, avec cette petite maladresse tendre qui lui appartenait :
« Merci… d’être un pilier quand mes jambes tremblent un peu. »
Et elle se tut.Pour de vrai.Pour un moment. _________________
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